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01/09/2014

3 JOURS DE CONCERTS a la FETE DE L'HUMA

La fête de l'Huma, c'est quand?

C'est les 12 13 et 14 septembre 2014.

La fête de l'Huma, c'est où?

C'est comme tous les ans au parc départemental Georges Valbon, à La Courneuve

La fête de l'Huma, c'est qui?

Ce sont d'abord des centaines de milliers de participant-e-s chaque année, venu-e-s de toute la France pour partager trois jours de fête, de fraternité, de convivialité, de musique et de paix ! Ce sont aussi des milliers de militants communistes, français et étrangers qui, devenus bénévoles pendant trois jours, animent la plus grande fête populaire de France.

Enfin, ce sont des musiciens exceptionnels : IAM, Scorpions, Massive Attack, Temples, Bernard Lavilliers, Ayo, Alpha Blondy, Puggy, Les ogres de Barback et des centaines d'autres artistes qui jouent sur 4 scènes éphémères. 

La fête de l'Huma, c'est combien?

La vignette militante vous donne droit aux trois jours de fête

et de concerts,

pour seulement 21€ !

C'est 30€ chez vos distributeurs habituels, et 32€ si vous achetez sur place.


GRANDE SCENE

Scorpions

Les légendes du hard rock et du heavy metal viennent enflammer la...

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Massive Attack

Les “vauriens de Bristol” investissent la grande scène de la Fête...

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Bernard Lavilliers

Après 50 ans de carrière et 20 albums entre chanson française, rock...

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IAM

Qui ne connaît pas encore les ambassadeurs du rap français, auteurs...

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Les Ogres de Barback

20 ans ! Ce n’est même pas l’âge qu’avaient Alice, Mathilde, Sam ou...

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Concert pour la Palestine

Kery James, Médine, HK et Gaza Team. Un concert commun pour...

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Temples

Nous ne sommes pas en 1973 pourtant, mais bien fin 2013, et ces...

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Alpha Blondy

Star dans toute l’Afrique de l’Ouest, la figure du reggae ivoirien...

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Ayo

Elle s’appelle Joy Olasunmibo Ogunmakin, mais est plus connue sous...

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Puggy

C’est l’histoire d’un groupe différent, né autrement sur le coup de 4...

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Orchestre symphonique Divertimento

Création sur la chanson « Jaurès » de J. Brel Claude Debussy Clair de...

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Les Grande Bouches et le Bal républicain

« La Fête à Jaurès » sur la Grande scène, avec les Ogres de Barback,...

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*

ZEBROCK

 

Yves Jamait

Amor Fati, c’est le titre du cinquième album d’Yves Jamait qui lui a...

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Outernational

Samedi 13 - 20h30 - Zebrock
Après une tournée aussi remarquée que réussie, les Américains...

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Feloche

Hey toi ! Féloche interpelle. Avec sa mandoline insolente, sa joie...

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The Lone John Harps

Samedi 13 - 15h40 - Zebrock
La fascination pour le phrasé de Dylan, la joie de vivre musicale...

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Le bal des 10 ans !

Le Petit Orchestre parisien fête les dix ans de la scène Zebrock....

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Florent Marchet

Le titre de son dernier album, Bambi Galaxy, donne le ton. Ce...

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Tigers Can Swim

Avec leurs mélodies aux intonations britanniques, rythmiques...

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The Psychotic Monks

Samedi 13 - 19h00 - Zebrock
Power trio alliant le son puissant d’un stoner-blues aux harmonies...

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Leïla Ssina

Auteure, mélodiste et interprète, Leïla Ssina évolue dans un monde...

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Nevche

Samedi 13 - 14h00 - Zebrock
Appelé désormais “Nevché” pour plus de commodité, Nevchehirlian avance...

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Vex

Du rock, mais pas n’importe lequel : un rock rageur mêlé à une...

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Tom Fire

Samedi 13 - 22h20 - Zebrock
Tom Fire est le projet de K-Mille (machines, claviers),...

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CongopunQ

Samedi 13 - 17h10 - Zebrock
L’ovni sonore et visuel parisien qui rassemble le batteur Cyril...

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Jazz’Hum’Ah !

 

Francesco Bearzatti Tinissima 4et

L’un des projets les plus aboutis et créatifs du saxophoniste...

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Papanosh

Composé de cinq musiciens, parmi les meilleurs jazzmen français,...

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Louis Winsberg/Trio Gypsy Eyes

Le guitariste de Sixun s’est entouré de deux virtuoses de la...

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Emmanuel Bex, Nico Morelli, Mike Ladd

B2BILL, « un hommage moderne à Bill Evans », c’est le titre de leur...

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Duo Dabrowski Reiter

Sans jamais trop clairement citer ses sources, ce duo compose et...

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Jean-Marie Ecay trio

Le guitariste basco français joue depuis 2006 dans le groupe de...

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Yves Rousseau quartet

Akasha : mot venant du sanskrit signifiant « éther » et symbolisant...

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Théâtre avec Les amis de la Commune

 

Le Bal républicain avec les Grandes Bouches

 

Apéro-swing avec Marc Perrone

 

Bal avec la compagnie Lubat

 

Et les rêves prendront leur revanche

Récital d’Angélique Ionatos, accompagnée de la guitariste Katerina...

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31/08/2014

LA MUSICALE DES GAVES...LA VOILA LA BELLE EQUIPE !

Cet ensemble de 60 musiciens, d'une moyenne d'âge de moins de 30 ans, réunit des élèves

et des professeurs de La Musicale des Gaves

sous la direction de Serge Dutournier

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Ils vont prochainement accompagner Natasha Saint-Pier à PEYREHORADE

 

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Le Music Tour, orchestre de la Musicale des Gaves

et son chanteur Christophe Dupeyroux

 

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organise un Show case avec Natasha Saint-Pier 

 

MUSICALE DES GAVES

le Samedi 4 octobre 2014 à 21H00 à la salle d'Aspremont

Soirée au profit de l'oeuvre sociale et des Pupilles des Sapeurs Pompiers des Landes

Billetterie à partir du 1er septembre / musictour@orange.fr et office du tourisme de Peyrehorade (05.58.73.00.52 - 06.46.74.60.20)   

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Un magnifique spectacle en perspective

 

 

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 Au passage, nous reconnaissons quelques visages familiers

de la Lyre Habassaise

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28/08/2014

LE BASKET C'EST CHOUETTE ! C'EST LA FETE !

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SAMEDI ... C'est BASKET

Envoyons les "VALLSER" le plus vite possible ! ça urge !

Melenchon avait dit : "du balai !" et les chochottes avaient été choquées

Je suis bien plus choquée de voir ce qu'on a laissé faire  !

SI ON AVAIT RUE DANS LES BRANCARDS

on en serait peut-être pas là aujourd'hui !

DU BALAI ! oui DU BALAI !

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Politis.fr

Manuel Valls dépose les armes de la gauche devant le Medef

C’est un discours proprement inouï qu’a prononcé cet après-midi le Premier ministre devant l’université d’été du Medef, après avoir reçu un accueil jamais vu. Les centaines de patrons présents lui ont fait, à son arrivée, une standing ovation inédite pour un chef de gouvernement dit « de gauche ». Au point que Manuel Valls lui-même a cru bon de leur dire dès ses premiers mots que cette réception « fera des commentaires ». Grisé par l’enthousiasme de ses hôtes, qui ne l’avoueront certainement pas, il a tant et si bien devancé leurs attentes qu’à l’issue de son discours on a pu voir furtivement, au premier rang de cette assistance de chefs d’entreprise qui l’applaudissaient debout, Geoffroy Roux de Bézieux se tourner vers son voisin avec un air de contentement qu’on ne lui connaissait pas.

 

« J’aime l’entreprise... J’aime l’entreprise. » Cette phrase, répétée deux fois pour répondre aux applaudissements que son énoncé venait de susciter, a toutes les chances de passer à la postérité comme le symbole d’un discours dans lequel Manuel Valls n’aura rien fait d’autre que de déposer les armes de la gauche au pied d’un parterre de patrons. A commencer par la lutte des classes, dont la négation a toujours été la marque de la droite :

 

« Cessons d’opposer systématiquement Etat et entreprises, chefs d’entreprise et salariés, organisations patronales et syndicats ! Cherchons plutôt à coopérer. »

 

Avant de discréditer tous ceux qui, à gauche, y compris au sein du PS, critiquent le CICE et le Pacte de responsabilité :

 

« Il n’y a pas d’emplois sans employeurs, C’est pourquoi il est absurde de parler de « cadeau fait aux patrons ». Ce langage n’a pas de sens. »

 

A ces patrons, Manuel Valls a offert bien plus qu’une séance de calinothérapie. Il est venu dire qu’il avait choisi son camp, et que le gouvernement qu’il dirige non seulement les avait compris : « Il n’y a pas que les impôts et les cotisations sociales (sic) qui pèsent sur notre économie » ; « nous vivons au-dessus de nos moyens depuis 40 ans ». Et admet que « notre droit du travail est perçu comme contraignant, nos prélèvements comme trop lourds, et nos dépenses comme trop élevées ».Mais qu’en conséquence il va leur donner satisfaction en engageant par « la négociation » (on connaît la chanson) une simplification du code du travail, incluant « la question des seuils » sociaux qui est, a-t-il dit, « légitime ». Cette simplification touchera aussi les conventions collectives : « 700 ! C’est trop ! » s’est-il exclamé. « Il faut simplifier, alléger et regrouper les branches » qui structurent notre espace économique et social. Avec cet horizon qui fait de la « concurrence libre et non faussée » l’alpha et l’oméga des politiques dites modernes :

 

« Nous allons accroître la concurrence, alléger certaines règles, je pense à celles relatives au travail du dimanche ou à l’urbanisme commercial. »

 

Cette reddition aurait été incomplète sans une pique anti-écologiste : « La filière nucléaire est plus que jamais une filière d’avenir », a lancé Manuel Valls, emporté par son élan liquidateur des promesses de 2012.

 

FRANCE TV. INFO

L’histoire retiendra qu’en ce 27 août 2014, à Jouy-en-Josas, devant le syndicat patronal, l’homme qui, il y a six ans, voulait en finir avec le vieux socialisme... pour être simplement de gauche a décidé d’en finir avec cette dernière. Aux députés, qui auront d’ici quelques semaines à se prononcer sur un vote de confiance, à en tirer les conséquences.

 l a 36 ans, n'avait jamais été ministre, mais sa nomination au gouvernement, mardi 26 août, est de loin celle qui fait couler le plus d'encre. Inconnu du grand public, Emmanuel Macron est le nouveau ministre de l'Economie. La gauche du PS hurle contre l'arrivée de l'ancien conseiller de François Hollande à Bercy, en lui faisant un procès en socialisme. Qu'en est-il réellement ? Eléments de biographie.

Brillant intellectuel, il s'engage au PS à la fin
de ses études

À Amiens (Picardie), sa ville natale, Macron grandit dans un milieu aisé. Son père y est neurochirurgien, sa mère médecin-pédiatre. Elevé chez les jésuites, il poursuit sa scolarité dans le privé plutôt que dans le public, et fréquente des familles bourgeoises. Amoureux du piano, il se passionne peu à peu pour l'opéra. Elève talentueux et travailleur, il quitte Amiens pour Paris et le prestigieux lycée Henri IV, où il obtient – à 16 ans et avec une mention très bien – son baccalauréat scientifique. La suite n'est pas moins brillante : khâgne, Sciences Po, DEA de philosophie, et enfin l'ENA, dont il sortira cinquième de promotion…

Il prend parallèlement sa carte au PS, expliquant devoir son engagement de gauche à sa grand-mère, une directrice de collège dont les parents étaient illettrés. "Elle n'était pas encartée, mais appartenait à cette gauche concrète qui prône l'émancipation par l'éducation et le travail", explique-t-il dans Le Nouvel Observateur

Propriétaire avec sa femme d'une maison au Touquet, station balnéaire huppée du Pas-de-Calais, il se rapproche en 2005-2006 de la section PS d'Etaples, petit port de pêche voisin. "Il hésitait à s'investir pour avoir un mandat local, mais ça ne s'est pas fait, commente un responsable local du parti, joint par francetv info. En tout cas, il n'a jamais milité au sens propre du terme, ni participé à la moindre réunion de section." Des propos qui contredisent au passage ceux d'Emmanuel Macron, qui assurait en décembre 2012, dans Le Nouvel Obs, avoir "beaucoup milité dans le Pas-de-Calais".

Erudit et passionné de philosophie, il entretient en revanche des liens étroits avec la gauche intellectuelle. Membre du comité de rédaction de la revue Esprit, il participe aussi aux travaux de la fondation Jean-Jaurès, un think tank proche du PS. 

Proche des grands patrons, il défend une politique
de soutien aux entreprises

A sa sortie de l'ENA, Macron choisit l'Inspection générale des finances (IGF), avant d'entrer, à 31 ans, chez Rothschild, l'une des banques d'affaires les plus prestigieuses. En quelques années, son carnet d'adresses s'étoffe. Il côtoie de grands patrons, mais aussi des personnalités comme Jacques Attali, Alain Minc ou Jean-Pierre Jouyet, et finit par rencontrer François Hollande, en 2006.

Brillant, affable, volontiers blagueur… Emmanuel Macron tape dans l'œil de celui qui devient, en 2012, président de la République. La victoire acquise, le voilà nommé, à 34 ans, secrétaire général adjoint de l'Elysée, où il devient la "porte d'entrée" des grands patrons au château, selon les mots du PDG de France Télécom, Stéphane Richard. "Emmanuel est un précieux relais de la voix des entreprises", acquiesce l'ancienne patronne du Medef, Laurence Parisot, dans L'Express.

Le président de la République, François Hollande, le ministre des Finances, Michel Sapin, et le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, à la sortie du conseil des ministres, le 27 août 2014 à l'Elysée.Le président de la République, François Hollande, le ministre des Finances, Michel Sapin, et le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, à la sortie du conseil des ministres, le 27 août 2014 à l'Elysée. (MAXPPP)

Au chef de l'Etat, Macron prépare des notes, et distille des éléments de langage. De la crise de l'euro aux lois de finances, tous les dossiers économiques passent dans ses mains. Dans les arcanes du pouvoir, certains le voient comme "le vice-président", ou "le ministre de l'Economie bis". Partisan d'un marché du travail plus flexible, d'une politique de l'offre plutôt que de la demande, et d'un redressement accéléré des comptes publics, il bâtit en coulisses le crédit d'impôt-compétitivité, et le pacte de responsabilité. Deux dispositifs pro-entreprises qui font hurler la gauche du PS, mais qui satisfont pleinement les organisations patronales.

Il veut passer de la "gauche classique"
à la "gauche moderne"

Alors celui qui est aujourd'hui ministre de l'Economie est-il de gauche ? "Je n’aime pas être enfermé dans une case", esquive-t-il dans Libé. Est-il libéral ? "Réaliste", corrige-t-il dans Challenges.

Dans un entretien accordé à Mediapart en 2013, celui qui a pour mentor l'ancien Premier ministre, Michel Rocard, développe sa pensée politique. Pour lui, "la gauche classique" – celle qui défend "l'extension infinie des droits", qui est "contre l'expulsion des étrangers" et qui pense "qu'il faut systématiquement augmenter les salaires" – est semblable à "une étoile morte". "L’idéologie de la gauche classique ne permet pas de penser le réel tel qu’il est", enfonce-t-il.

Lui préfère "la gauche moderne", qui reconnaît l'entreprise comme "un moteur dans l'économie". Et appelle à "revisiter un des réflexes de la gauche, selon lequel l’entreprise est le lieu de la lutte des classes et d’un désalignement profond d’intérêts".

"Moi qui suis marxiste, il m'a convaincu que la compétitivité de la France était un réel problème et que la politique de l'offre n'était pas un gros mot", commente l'ancien député Julien Dray dans Le Monde. Tous, au PS, ne semblent pas encore convertis. 

A l'abri du besoin, il ne fait pas de l'argent
"une fin en soi"

Le profil d'Emmanuel Macron fait d'autant plus jaser à gauche que son portefeuille semble bien garni. Un peu trop peut-être, au goût de certains, par jalousie ou par idéologie. Après tout, François Hollande lui-même n'avait-il pas "convenu", en 2006, qu'il "n'aimait pas les riches" ? Chez Rothschild, le plus beau coup d'Emmanuel Macron – le rachat par Nestlé de la branche nutrition de Pfizer pour 9 milliards d'euros – lui aurait permis d'empocher autour d'un million d'euros, selon L'Express.

Lorsqu'il a quitté la haute fonction publique pour la finance, l'intéressé reconnaît que "l’idée était aussi de me mettre à l’abri financièrement""J'accorde beaucoup de prix à mon indépendance", ajoute-t-il dans Libération. On comprend alors mieux pourquoi, lorsque le candidat François Hollande dégaine la proposition de taxer à 75% les très hauts revenus, le jeune banquier s'étrangle : "C'est Cuba sans le soleil !". Et de finalement le convaincre peu à peu de lâcher du lest sur ce dossier.

Anticipant les critiques, Macron, qui possède un appartement dans le XVe arrondissement de Paris, jure toutefois que l'argent n'est pas la première de ses priorités. "Cela ne saurait être une fin en soi", assure-t-il dans Challenges. Pour preuve, il souligne aux journalistes qui l'interrogent qu'en choisissant de quitter la finance pour l'Elysée, il a accepté, sans regret, de diviser son salaire par dix. Quant à ceux qui doutent encore de son engagement, Emmanuel Macron lance : "Jugez-moi sur les actes et sur les paroles. Il n'y a que ça qui compte. C'est ma religion."

 

 
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