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26/01/2015

Comprendre où conduit la négation de l'humanité

 

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Auschwitz : comprendre où conduit la négation de l’humanité

Jean-Paul Piérot
Mardi, 27 Janvier, 2015
L'Humanité
 
70 ans après la découverte du génocide de plus de 6 millions de juifs et de 300 000 Tsiganes, dire l’horreur est indispensable. Mais pour prévenir les abominations de demain, la mémoire doit s’accompagner d’une réflexion toujours plus solide, étayée, sur les voies que peut emprunter l’inhumanité.

«Ce que nous avons vu dépassait tout ce que nous avions connu jusque-là. Imaginez une peau tendue sur des os et les yeux, surtout les yeux. C’était effrayant. Sur les visages, il y avait des larmes, des sourires, mais nous ne voyions en fait qu’une grimace. »

 

journal l'humanité,auschwitz

 

Ces images se sont imprimées à jamais dans la mémoire de ce soldat soviétique, qui, plusieurs décennies plus tard, tentait de décrire pour l’Humanité le choc qu’il ressentit en ce 27 janvier 1945 quand son unité franchit les portes du camp d’Auschwitz.

Quelques milliers de corps décharnés, à bout de forces, des hommes qui semblaient « indifférents, hébétés », 
des enfants terrorisés jusqu’à ce qu’ils 
comprissent que ces militaires n’étaient pas des SS, mais leurs libérateurs.

Les SS, eux, étaient partis depuis le 18 janvier, jetant sur les routes de ce glacial hiver polonais des dizaines de milliers de déportés vers d’autres camps plus à l’ouest, sur le territoire allemand, Ravensbrück, Buchenwald

Les « marches de la mort » allaient décimer la cohorte des survivants. Ces scènes apocalyptiques se déroulent alors que le sort de l’Allemagne nazie est scellé depuis longtemps.

Des êtres humains continuent d’endurer d’indescriptibles souffrances, de subir la sélection qui les mène à la chambre à gaz, d’alimenter les fours crématoires alors que les Américains ont déjà débarqué, que l’Armée rouge fonce sur Berlin, que Paris est déjà libéré, et que la Résistance a chassé les traîtres de Vichy.

Ce cruel décalage ne facilitera pas la prise de parole des survivants pour témoigner, à leur retour. Ils sont plus enclins à partager la joie de la liberté recouvrée avec leurs proches qu’à tenter d’exprimer l’indicible. Certains termineront leur vie en gardant pour eux seuls ce terrible passé.

Jorge Semprun attendra près de vingt ans pour publier le Grand Voyage qui relate sa déportation à Buchenwald.

Auschwitz, gigantesque complexe de la mort industrielle, usine du génocide où plus d’un million de déportés, juifs pour la plupart, ont été assassinés.

La « solution finale » édictée en 1942 à la conférence de Wannsee se soldera par l’extermination de six millions de juifs dans les camps, dans les ghettos, au cours des pogroms perpétrés par les Einsatzgruppen sur le territoire soviétique.

Dans les quatre mois qui vont suivre, tout le système concentrationnaire du Reich sera détruit par l’avancée des troupes alliées, soviétiques, américaines et britanniques, et dans plusieurs cas, en liaison avec des soulèvements des détenus organisés par les organisations clandestines de résistance. Ainsi lorsque l’armée 
américaine pénétra dans le camp de 
Buchenwald, les résistants venaient de se rendre maîtres des lieux. Indicible.

Difficile transmission quand les mots sont toujours trop faibles. Marie-Claude Vaillant-Couturier, déportée à Auschwitz en janvier 1943 puis transférée à Ravensbrück à l’été 1944, qui livra le premier grand témoignage public face aux bourreaux jugés au procès de Nuremberg, observait en concluant une déposition bouleversante de sobriété et d’humanité :

« Il est difficile de donner une idée juste des camps de concentration quand on n’y a pas été soi-même, parce qu’on ne peut que citer les exemples d’horreur, mais on ne peut pas donner l’impression de cette lente monotonie, et quand on demande qu’est-ce qui était le pire, il est impossible de répondre, parce que tout était atroce : c’est atroce de mourir de faim, de mourir de soif, d’être malade, de voir mourir autour de soi toutes ses 
compagnes, sans rien pouvoir faire, de penser à ses enfants, à son pays qu’on ne reverra pas, et par moments nous nous demandions nous-mêmes si ce n’était pas un cauchemar tellement cette vie nous semblait irréelle dans son horreur. »

Confronté à l’impossibilité de qualifier l’entreprise nazie de simple crime de guerre ou de crime contre la paix, le tribunal de Nuremberg a défini la notion de crime contre l’humanité, caractérisé par la volonté d’écarter un groupe humain de la communauté humaine.

Cet instrument juridique a permis de faire passer la justice sur d’autres entreprises criminelles de type génocidaire au 
Cambodge, au Rwanda, dans l’ex-Yougoslavie.

Le 70e anniversaire de la libération des camps est percuté par une actualité lourde. Des caricaturistes assassinés dans une salle de rédaction, des hommes ciblés parce que juifs dans un supermarché casher, la multiplication d’actes islamophobes, des Roms méprisés, dont le dénuement est perçu comme une menace L’antisémitisme n’a pas été éradiqué, le racisme post- colonial fait toujours des ravages, les phobies irrationnelles se multiplient en temps de crise.

Et en Ukraine, où entre 1941 et 1944 les Einsatzgruppen massacrèrent plusieurs centaines de milliers de juifs et de communistes soviétiques, des milices extrémistes se réclament du collaborateur pro-nazi Stepan Bandera.

La question n’est pas de se livrer à des comparaisons abusives, mais de réfléchir aux abominations auxquelles a pu conduire, il y a moins d’un siècle, la négation de l’humanité.

 

CAMP d'AUSCHWITZ-BIRKENAU : 70ème anniversaire libération du camp

http://www.humanite.fr/blanche-finger-la-voix-des-survivants-seteint-563676

HUIT HEURES POUR EXPLIQUER LES MÉCANISMES DE L’HORREUR.

 

Six millions de juifs, enfants, femmes et hommes, sont morts assassinés par les nazis et ceux qui ont collaboré avec eux. À l’occasion du 70e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau, Blanche Finger et William Karel cosignent une série documentaire de 8 x 52 minutes sur l’histoire de la Shoah.

Huit films pour expliquer les mécanismes qui ont conduit dès 1933, avec l’arrivée d’Hitler au pouvoir, à l’assassinat de masse méthodique des populations juives d’Europe. « Jusqu’au dernier : la destruction des juifs d’Europe », une entreprise documentaire immense conduite avec rigueur et minutie avec l’aide des plus grands historiens spécialistes en Europe, aux États-Unis et en Israël.

 

HD. Dans un projet comme celui-là, le choix des images est encore plus délicat que dans tout autre travail documentaire...

Blanche Finger. Toutes nos images sont des images prises par les Allemands et notamment par les compagnies de propagande. Il fallait donc expliquer au spectateur d’où viennent ces films et qui tient la caméra. Il y a très peu de documents filmiques et pas de contrepoint. Les juifs du ghetto de Varsovie n’avaient pas de caméras et n’ont pas pu tourner d’images de ce qu’était vraiment la situation. Donc, nous n’avions à notre disposition que l’image que les Allemands voulaient donner des juifs. Nous avons choisi les documents avec la préoccupation de ne pas montrer une violence brute. Il fallait que les images aient un sens. La violence était là de temps en temps. Mais nous ne souhaitions pas faire un inventaire de l’horreur. À partir des déportations, il n’y a plus d’images. Tout le monde peut d’ailleurs se poser la question : qu’aurait-on fait de ces images ? On n’a pas eu à se poser cette question, et heureusement.

 

HD. Les survivants disparaissent, cela rend-il un travail comme le vôtre encore plus nécessaire ? Vous évoquez notamment le phénomène que les historiens américains appellent « Holocaust Fatigue », la fatigue de l’Holocauste, qui est assez effrayant.

Blanche Finger. Je le pense. Cette voix qui a existé va s’éteindre. Le rapport direct que l’on a avec un survivant n’existera plus. En ce qui concerne le phénomène que vous rappelez, très souvent et même en France, il y a des réactions : « encore un film sur la Shoah ! ». C’est une antienne qu’on entend. Certains événements historiques donnent lieu à de nombreux films et ne donnent pourtant jamais lieu à ce type de commentaires. Je n’ai pas vraiment d’explications. J’ai toujours eu un peu le sentiment que cette histoire, même si on en parle beaucoup jusque dans les écoles, est quand même encore une histoire de juifs. Ce n’est pas une histoire dont le monde a peut-être pris la mesure. Comme si ces commémorations étaient réservées aux juifs. Je ne remets pas en cause le travail des institutions. Je ne crois pas que cela soit faute d’informations. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Nous avons soulevé ce point car des historiens l’ont soulevé.

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http://evry-mosaique91.hautetfort.com/archive/2015/01/26/auschwitz-70-ans-apres-un-liberateur-de-l-armee-rouge-se-sou-5544500.html

Auschwitz: 70 ans après, un libérateur de l’Armée rouge se souvient de l’horreur

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M comme MELINA, MOUSTAKI, MYKIS, MOUSCOURI

 Merveilleuse Melina... Comme elle serait heureuse ce soir !

Elle a toujours le pouvoir de m'émouvoir jusqu'au fond de l'âme .Elle fut créée quand Melina Mercouri et Vangelis étaient en exil en France pour fuir le régime fasciste qui sévissait en Grèce .

Privée de ses droits civiques à la suite du coup d'État fomenté en Grèce par les colonels en 1967, Melina Mercouri s'exile en France. Dans des tournées internationales, elle se fait dès lors le chantre de la résistance grecque à la dictature.

 

 

 

 

 

 il était une époque où elles et ils tournaient en boucle à la maison

 

GRECE ! Après la souffrance et l'humiliation : L'ESPOIR POUR LA GRECE ET POUR les peuples d'EUROPE

Jean-Luc Mélenchon, Alexis Tsipras et Pierre Laurent à Paris le 12 avril 2014, lors d'une manifestation contre les mesures d'austérité du gouvernement.

SYRIZA ...  5% il y a 5 ans !

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LE PARTI ANTI - AUSTERITE A GAGNE

 

Son succès, Syriza le doit également au discrédit des grands partis. "Ces cinq dernières années, les Grecs ont eu droit à tout : un gouvernement mené par le Parti socialiste (le Pasok), par la droite (Nouvelle démocratie), par les deux à la fois, et même un gouvernement de technocrates entre-temps", récapitule Kostas Vergopoulos, professeur émérite de sciences économiques à l'université Paris-VIII et ancien expert auprès des Nations unies et de l’Union européenne.

"A chaque fois, ces gouvernements pourtant souverains ont exécuté directement les mesures préconisées par la troïka, sans jamais essayer de négocier. Aujourd'hui, la majorité des électeurs se trouve dans une situation de désarroi, et se tourne par défaut vers Syriza", continue l'économiste.

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Jean-Luc Mélenchon a qualifié dimanche de «moment historique» pour l’Europe la victoire de la gauche radicale Syriza en Grèce. «C’est une page nouvelle pour l’Europe. Peut-être que nous tenons l’occasion de refonder l’Europe, qui est devenue l’Europe fédérale des libéraux», a affirmé le leader du Parti de gauche sur BFMTV, pour qui le succès de Syriza «est une lame de fond». Selon lui, «les Grecs sont peut-être en train de faire sauter ce carcan et grâce à eux, peut-être qu’on va pouvoir remettre sur la table toutes les données qui nous rendent la vie infernale en Europe. Peut-être, oui, je le dis, c’est un moment historique». «J’espère» qu’en France «nous (serons) capables de créer un élan comparable à celui de Syriza en Grèce», a dit M. Mélenchon. «Le PS, son sort est réglé, c’est une affaire de temps» car «son logiciel est totalement périmé», a-t-il ajouté.

De son côté, interrogé sur la même chaîne, le numéro un du PCF Pierre Laurent s’est dit «absolument ravi». «Maintenant que la victoire semble extrêmement large, beaucoup plus large que ce qu’on pouvait imaginer, c’est un immense espoir qui nous saisit, un vrai bonheur pour le peuple grec, mais au-delà du bonheur pour nous tous en Europe». «Ce soir, le peuple grec […] a vaincu la peur […] Je crois qu’en France tous les espoirs sont permis après une victoire pareille en Grèce. En tout cas, c’est un encouragement extraordinaire pour nous qui travaillons au rassemblement des forces de gauche anti-austérité».

 

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En Espagne, le parti antilibéral Podemos avait fêté dès dimanche après-midi la victoire de son allié Syriza sans même attendre le résultat final. «L’espoir arrive, la peur s’en va. Syriza, Podemos: nous vaincrons», a lancé le chef de file de Podemos, Pablo Iglesias, aux quelque 8.000 militants de son parti rassemblés dans l’après-midi à Valence, dans l’est de l’Espagne.

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En France, la gauche de la gauche se prend à rêver. Plusieurs de ses responsables politiques se sont réjouis, dimanche 25 janvier, de l'arrivée en tête des législatives grecques du parti de la gauche radicale Syriza. Ce score envoie, selon eux, un signal au reste de l'Europe.

Jean-Luc Mélenchon, qui dit travailler en France à une alliance avec les écologistes sur le modèle de Syriza, a affirmé sur France 2 avoir le sentiment "d'un moment historique". "C'est un encouragement pour nous, vous voyez, c'est possible de faire autrement", a ajouté l'ancien candidat à la présidentielle pour le Front de gauche.

 

Sur BFM TV

Pour Eric BRUNET, c"est "une tragédie de l'intelligence", de ce que nous avons inventé pour l'Europe. C'est très triste !" 

pfff !

"Silence assourdissant de la droite", dit Hondelatte

 

En France, la gauche de la gauche se prend à rêver. Plusieurs de ses responsables politiques se sont réjouis, dimanche 25 janvier, de l'arrivée en tête des législatives grecques du parti de la gauche radicale Syriza. Ce score envoie, selon eux, un signal au reste de l'Europe. Jean-Luc Mélenchon, qui dit travailler en France à une alliance avec les écologistes sur le modèle de Syriza, a affirmé sur France 2 avoir le sentiment "d'un moment historique". "C'est un encouragement pour nous, vous voyez, c'est possible de faire autrement", a ajouté l'ancien candidat à la présidentielle pour le Front de gauche.

25/01/2015

LA SEMAINE DE CHARB dans l'HUMA

Avant de me séparer de mon Huma-Dimanche de 2014, j'ai pris mes ciseaux.

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Humanité du 22 au 28 janvier 2015


 

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L'Humanité du 22 janvier 2015


Mélenchon : « Les athées en ont par-dessus la... par lepartidegauche

 
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