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24/01/2007

6.leçons de littérature française 1835..NIDS DES OISEAUX

On continue nos lectures anciennes, les "morceaux choisis dans nos écrivains les plus distingués du XIXème siècle" avec les "observations tirées des  meilleurs critiques modernes sur les différents genres de composition".

Une admirable Providence se fait remarquer dans les nids des oiseaux. On ne peut contempler, sans être attendri, cette bonté divine qui donne l'industrie au faible, et la prévoyance à l'insouciant.

Aussitôt que les arbres ont développé leurs fleurs, mille ouvriers commencent leurs travaux ; ceux-ci portent de longues pailles dans le trou d'un vieux mur ; ceux-là maçonnent des bâtiments aux fenêtres d'une église, d'autres cherchent un crin à une cavale ou le brin de laine que la brebis a laissé suspendu à la ronce. Il y a des bûcherons qui croisent des branches dans la cîme d'un arbre ; il y a des filandières qui recueillent la soie sur un chardon.

Mille palais s'élèvent, et chaque palais est un nid ; chaque nid voit des métamorphoses charmantes ; un oeuf brillant, ensuite un petit couvert de duvet. Ce nourrisson prend des plumes ; sa mère lui apprend à se soulever sur sa couche, bientôt il va jusqu'à se pencher sur le bord de son berceau, d'où il jette un premier coup d'oeil sur la nature. Effrayé et ravi, il se précipite parmi ses frères qui n'ont point encore vu ce spectacle ; mais, rappelé par la voix de ses parents, il sort une seconde fois de sa couche, et ce jeune roi des airs, qui porte encore la couronne de l'enfance autour de sa tête, ose déjà contempler le vaste ciel, la cime ondoyante des pins, et les abîmes de verdure au-dessous du chêne paternel. Et pourtant, tandis que les forêts se réjouissent en recevant leur nouvel hôte, un vieil oiseau, qui se sent abandonné de ses ailes, vient s'abattre auprès d'un courant d'eau ; là, résigné et solitaire, il attend tranquillement la mort au bord du même fleuve où il chanta ses plaisirs, et dont les arbres portent encore son nid et sa postérité harmonieuse.

Châteaubriand, Génie du Christianisme

des génies ces écrivains...

(autre note .. 7.Voyages des oiseaux)

Commentaires

Qu'il fait bon sur ma colline
Dormir tout là-haut
Là-haut sur ma colline
La colline aux oiseaux...
----------------
Merles pinsons, bergeronnettes
Se réveillant tous à la fois
Comme au bon temps des pâquerettes
Soudain font retentir les bois
Voyant que la neige étincelle
Et que l'étoile brille aux cieux
Ces chers mignons battant de l'aile
Redisent dans leurs chants joyeux
----------
Si tous les oiseaux qui ont chanté au ciel de mai
Si tous ces oiseaux pouvaient un jour nous raconter
Tout ce qu'ils ont vu, ce qu'ils ont vu et entendu
Quand ils se posaient dans les feuillages revenus
Sur les mousses vertes, les prairies désertes
Au creux des vallons ensoleillés, au bord des cascades
Dans leurs embuscades que d'amours ils ont vu commencer
Si tous les oiseaux qui ont chanté au ciel de mai
Si tous ces oiseaux pouvaient un jour nous raconter
Tous ces grands bonheurs et tous ces pleurs vite séchés
Ces robes froissées qu'un autre amour a repassé..........
--------------
cuicuicui
A +
ANNIE

Écrit par : MAMINIE | 25/01/2007

Maminie, tu me laisses sans voix... trop forte pour moi. Bises

Écrit par : miche | 25/01/2007

 
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