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31/03/2007

C'EST GRAVE DOCTEUR ?

Hello les amis, devinez ! je suis à Sainte-Luce sur Loire pour le week-end. Nous revenons lundi avec la petite Célia. Les nantais sont en vacances avant les parisiens.

Hier matin, après l'envoi de ma poésie d'Emile Verhaeren, je prenais mon temps (vu le temps !) en me disant : aujourd'hui je vais repasser tranquillement etc. A 11 h 30, je descends au rez-de-chaussée et m'apprête à ouvrir les volets encore fermés à cette heure et m'en étonne. Je m'apprête à ouvrir la fenêtre quand j'entends mon cher et tendre me dire calmement mais fermement : "Qu'est-ce que tu fais ? -Ben j'ouvre les volets, il fait noir- "Tu ouvres pourquoi faire ? On part dans une heure !" -Comment ? On part où ?- "On part à Nantes ! tu ne m'as pas dit que c'était vendredi ?" - T'es complètement fou, on est Jeudi !- "Non mais c'est toi qui est folle, on est vendredi".

-Mon Dieu ! ce n'est pas possible ! je suis dingue ou quoi ?-

"J'te l'fais pas dire ! ma pauvre fille !"

Et voilà, la course ... vite on remplit deux petits sacs pour deux jours et me voilà arrivée à STE LUCE depuis hier soir. 

Je vous bises. A plus. Bonne journée. 

30/03/2007

LE CHANT DE L'EAU

il pleut, alors vous avez le temps de lire entre trois gouttes.... c'est si beau ! Le temps paraîtra moins tristounet...

LE CHANT DE L'EAU 

L'entendez-vous, l'entendez-vous
Le menu flot sur les cailloux ?
Il passe et court et glisse
Et doucement dédie aux branches,
Qui sur son cours se penchent,
Sa chanson lisse.

Là-bas,
Le petit bois de cornouillers
Où l'on disait que Mélusine
Jadis, sur un tapis de perles fines,
Au clair de lune, en blancs souliers,
Dansa ;
Le petit bois de cornouillers
Et tous ses hôtes familiers
Et les putois et les fouines
Et les souris et les mulots
Ecoutent
Loin des sentes et loin des routes
Le bruit de l'eau.

Aubes voilées,
Vous étendez en vain,
Dans les vallées,
Vos tissus blêmes,
La rivière,
Sous vos duvets épais, dès le prime matin,
Coule de pierre en pierre
Et murmure quand même.
Si quelquefois, pendant l'été,
Elle tarit sa volupté
D'être sonore et frémissante et fraîche,
C'est que le dur juillet
La hait
Et l'accable et l'assèche.
Mais néanmoins, oui, même alors
En ses anses, sous les broussailles
Elle tressaille
Et se ranime encor,
Quand la belle gardeuse d'oies
Lui livre ingénument la joie
Brusque et rouge de tout son corps.

Oh! les belles épousailles
De l'eau lucide et de la chair,
Dans le vent et dans l'air,
Sur un lit transparent de mousse et de rocailles ;
Et les baisers multipliés du flot
Sur la nuque et le dos,
Et les courbes et les anneaux
De l'onduleuse chevelure
Ornant les deux seins triomphaux
D'une ample et flexible parure ;
Et les vagues violettes ou roses
Qui se brisent ou tout à coup se juxtaposent
Autour des flancs, autour des reins ;
Et tout là-haut le ciel divin
Qui rit à la santé lumineuse des choses !

La belle fille aux cheveux roux
Pose un pied clair sur les cailloux.
Elle allonge le bras et la hanche et s'inclina
Pour recueillir au bord,
Parmi les lotiers d'or,
La menthe fine ;
Ou bien encor
S'amuse à soulever les pierres
Et provoque la fuite
Droite et subite
Des truites
Au fil luisant de la rivière.

Avec des fleurs de pourpre aux deux coins de sa bouche,
Elle s'étend ensuite et rit et se recouche,
Les pieds dans l'eau, mais le torse au soleil ;
Et les oiseaux vifs et vermeils
Volent et volent,
Et l'ombre de leurs ailes
Passe sur elle.

Ainsi fait-elle encor
A l'entour de son corps
Même aux mois chauds
Chanter les flots.
Et ce n'est qu'en septembre
Que sous les branches d'or et d'ambre,
Sa nudité
Ne mire plus dans l'eau sa mobile clarté,
Mais c'est qu'alors sont revenues
Vers notre ciel les lourdes nues
Avec l'averse entre leurs plis
Et que déjà la brume
Du fond des prés et des taillis
S'exhume.

Pluie aux gouttes rondes et claires,
Bulles de joie et de lumière,
Le sinueux ruisseau gaiement vous fait accueil,
Car tout l'automne en deuil
Le jonche en vain de mousse et de feuilles tombées.
Son flot rechante au long des berges recourbées,
Parmi les prés, parmi les bois ;
Chaque caillou que le courant remue
Fait entendre sa voix menue
Comme autrefois ;
Et peut-être que Mélusine,
Quand la lune, à minuit, répand comme à foison
Sur les gazons
Ses perles fines,
S'éveille et lentement décroise ses pieds d'or,
Et, suivant que le flot anime sa cadence,
Danse encor
Et danse.

29/03/2007

un autre 28 MARS...1939 Fin de la guerre civile en Espagne

MAIS HELAS AVEC L'ENTREE DES TROUPES FRANQUISTES. FRANCO ME DONNE ENCORE FROID DANS LE DOS medium_ESPAGNE_FRANCO_T.2_1940.jpgmedium_espagne_Front_Populaire_ouvrier_agricole_région_de_Tolède938.jpgmedium_Espagne_paysans_et_soldats_républicains_1939.jpg
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La fuite vers la France
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Le prix de la victoire
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Les bombardements
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Une femme qui pleure (1937) PICASSO
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UN AUTRE 28 MARS ... avec Rafael ALBERTI

...
L'année 1931 voit naître la République Espagnole pour laquelle il s'engage de toute sa poésie et quand la Guerre d'Espagne éclate, il se trouve à Madrid en compagnie de Pablo Neruda, Miguel Hernandez et de quelques autres poète qui vont prendre fait et cause pour le camp républicain. ....
....
En Espagne, la dictature franquiste s'éternise et continue de faire des victimes. En décembre 1970, à Burgos, six militants basques sont condamnés à mort et exécutés. En septembre 1973, au Chili, c'est la mort de l'ami, celle de son "frère" Pablo Neruda, quelques jours après le coup d'État de Pinochet.

temps triste, temps féroce
de condamnations à mort qui se prolongent en
hurlements et en sanglots
On ne peut plus dormir et si l'on dort
le sommeil est une prison fermée à double tour. "
....
Le 20 novembre 1975, Franco meurt. Le jeune roi d'Espagne, Juan Carlos, de passage à Rome demande à Alberti de revenir dans son pays. A l'aéroport de Barajas, il déclare à ceux qui l'accueillent : "Je suis parti le poing fermé car c'était le temps de la guerre et je reviens la main ouverte, tendue à l'amitié de tous. "

Ensuite est venu le temps des hommages et des honneurs dans son pays natal retrouvé.



Il a écrit en particulier "A Galopar", dont Paco Ibanez fera, en le chantant, l'un des hymnes de la lutte des Républicains ainsi que le poème ci-après, dédia "A Niebla", qui n'était autre que son petit chien offert par Neruda et dont le nom signifie brouillard:


"Niebla", toi tu ne comprends pas : c'est ce que
chantent tes oreilles,
le tabac innocent, naïf, de ton regard
et les longs flamboiements que dans le bois tu laisses,
en sautant, tendre éclair de rien échevelé.

Regarde ces chiens troubles, orphelins, circonspects,
qui, surgissant soudain des brumes déchirées,
traînent dans leurs timides pas désorientés
tout le récent effroi de leur maison en ruine.

Malgré ces fugaces voitures, sans convoi,
qui transportent la mort dans un caisse nue ;
et malgré cet enfant qui observe, réjoui,
la bataille là-haut, qui aurait pu l'assassiner ;

malgré le meilleur compagnon perdu, malgré
ma sordide famille qui ne comprend pas
ce que j'aurais voulu surtout qu'elle eût compris,
et malgré cet ami qui déserte et nous vend ;

"Niebla", mon camarade,
tu n'en sais rien, bien sûr, mais il nous reste encore,
au milieu de cette héroïque peine bombardée,
la foi, qui est la joie ; la foi : la joie, la joie.

28/03/2007

Je déterre la hache de guerre !

medium_Iturria_S.OUEST_1931.jpg

Je cogite, je cogite... Je crains tellement le coup de massue que j'ai vraiment envie de déterrer la hache de guerre. Je ne cesse de remuer le couteau dans la plaie et j'ai bien envie de mettre le feu aux poudres .

Je passe en revue l'arsenal des candidats qui se mettent en campagne et je crois bien que je vais prendre les armes.

Fine lame, j'embarquerai avec moi pour me soutenir, de jeunes guerriers pour qui ce sera le baptême du feu, qui feront leurs premières armes. Ils devront tout de même fourbir leurs armes. Puis nous croiserons le fer .

Je préfère rompre les lances, voire même obtenir quelque chose à la pointe de l'épée, plutôt qu'on me plante un couteau dans le dos ou sous la gorge, un coup d'épée dans les reins
Je serai peut-être à couteaux tirés, mais je ne souhaite pas qu'on me mène à la trique. On va me remuer le couteau dans la plaie, me donner de véritables coups de poignard mais je suis prête à faire arme de tout, à faire flèche de tout bois.

Ce sera toujours mieux que de manier sous mon nez la carotte et le bâton

Je n'ai pas envie de passer l'arme à gauche tranquillement dans mon lit. Je préfère mourir les armes à la main.

Je crois bien que je vais me faire sabrer mais je ne changerai pas mon fusil d'épaule. Tant pis si j'ai donné un coup d'épée dans l'eau. Je ne vais tout de même pas rester l'arme au pied avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

J'ai l'air de tirer à boulets rouges ? Mais non ..si vous le pensez vraiment, je m'en vais dormir en chien de fusil et réfléchir à toutes ces armes à double tranchant..

J'aimerais tellement enterrer la hache de guerre et partir gentiment en croisade, mais vous voyez que ça n'a rien donné. En 1961 déjà j'essayais de prêcher le bon sens. Mais on se payait ma tête.. J'entendais des horreurs. J'ai bien essayé de recoller les morceaux, mais rien à faire..medium_Miche_en_1961_THEATRE_1934.jpg C'était Rabelaisien .. PICROCHOLE ET LES COQUECIGRUES.

medium_Miche_THEATRE_1961_1935.2.jpg

medium_Miche_1961_THEATRE_1936.jpg

En tout cas, je suis au moins sûre d'une chose, je ne voterai pas pour celui qui a un visage en lame de couteau.

 

 

 
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