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08.04.2008
GERALD BLONCOURT expose à PARIS



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je dis tu à tous ceux que j'aime"...(J.Prévert)
gerald.bloncourt@club-internet.fr
18-20 rue Faidherbe - 75011 Paris
Métro Faiherbe-Chaligny
Un témoignage photographique de Gérald Bloncourt

Manifestation du 13 mai 1968
©Gérald Bloncourt

rue Gay Lussac à Paris 10/11 mai 1968
©Gérald Bloncourt
le samedi 24 mai à partir de 15 heures
Espace Berardo
POUR UNE VIE MEILLEURE

Poème
d'André LAUDE
(qui fut un ami d'André Breton)
un vent de soleil se lève
à GERALD BLONCOURT
dans la violence du temps
dans la violence de la mémoire
épine au flanc d'un Christ vaudou
Un homme
de terre et d'eau
de grandes feuilles vertes
et d'oiseaux
plus vastes que toutes
les mers réunies
et la cuite de Baron Bravo.
Un homme qui fait langue
Au pays des Loas
et des longues nuits de tyrans
Un homme jeune coq
de foudre et de roc
frère de ma terre d'Oc
fouilleur de chaque semeur de merde
et de feu
La vie vaut bien qu'on la perde
un soir de pleine lune
de tout bois
au coin d'un bois
alors qu'on traîne la savate
en compagnie
d'un certain André Breton
Sans domicile fixe
et sans vraie profession
sinon celle d'orpailleur
au bord du fleuve
cher à ce vieil Héraclite
Un homme qu'Eros prend au piège
de ses filets bleus
Un homme qui
à l'image du Petit Poucet
sème ses yeux
de braise et de crucifix
le long du chemin
des sans-chemise
Un homme qui torse nu
dans la forge du verbe
chante au milieu des étincelles
comme chante la sentinelle
au rempart des Barbares
pour croire à sa part de ciel
Un homme fou de femmes
fou d'alcools
de peintures pures
Un homme armé
jusqu'aux dents de colère
parce qu'il y a du crime
dans l'air
Un homme peau noire
peau rouge un homme
qui danse avec les lucioles
les fusils des rebelles,
les astres et les poissons
et le pollen
Un homme qui hurle "je hais"
parce qu'il aime
plus que tout
la grande marée noire,
la jeune mariée, l'abeille
le sang dans les veines
de la grande forêt
Un homme très beau
qui vieillit bien
comme le vin et l'espoir
Un homme en guerre
-Guerre de dix mille ans -
Parce que vivre à genoux
n'est pas vivre,
parce que dans son corps à moitié
est tuer l'autre dans le désir
le délire des sens
Un homme en partance
par-delà les "mornes"
Vers le grand large
où gerbent la lune et la baleine
Un homme de ruines
et d'opiniâtres renaissances
aux ongles de glaise
au front creusé
par la fièvre corsaire
Un homme immense
de la rose qui s'acharne
à fleurir parmi nous les morts
mal enterrés
aux quatre coins du pays
Paris le 16 Février 1991
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___________________A voir absolument
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J'avais entendu prononcer son nom dans les manifestations
lorsque j'étais "détachée" à la Fédération CGT des PTT
dans les années 70
Je crois même l'avoir aperçu l'oeil dans le viseur...
et tout à fait par hasard
j'ai découvert son site riche de son militantisme, de son talent
Nous avons fait connaissance
*****
Je viens d’atteindre ma quatre-vingtième année. J’arrive en bout de course.Puisque vous êtes sur mon site, prenez le temps de regarder le témoignage d’un ancien toujours présent. Des photographies, des digigraphies, des textes, autant de petits bouts d’un long parcours. Plus d’un demi-siècle de mémoire pour dire notre planète et ses habitants comme je l’ai vécu.
Des rencontres à tout va, des poignées de mains, des rires et des larmes, et cette fraternité accomplie, au sens large du terme.
Merci à toutes celles et à tous ceux qui m’ont aidé à parcourir ce chemin.
Je ne peux citer aucun nom tant la liste en serait longue. Je n’oublie personne.
Pourtant, une exception! Pour deux Gérard que j’ai croisés entre ombre et lumière de leur création photographique.
L’un, Gérard Lavalette, qui
accomplit depuis des années la mise en page des émotions humaines de son quartier, avec raffinement, précision, et délicatesse.
Voyez vous-même. Rendez lui visite sur:
L’autre, Gérard Laurent, son ami, qui ne cesse de parcourir le monde et d’y glaner les milles mosaïques qui composent son œuvre immense.
Apprenez aussi à le connaître sur:
http://www.lapanse.com/photos/
Le comble! Ils ont même un site commun!:
Je leur dois, à tous les deux, cette part d’amitié qui réconforte et donne envie de vivre et d’aller de l’avant. En les connaissant mieux, j’ai eu presque envie d’ôter le «l» de mon prénom pour tenter d’être le troisième Gérard de cette rencontre chaleureuse...
Si vous pouvez naviguer aujourd’hui sur mon site actuel c’est grâce à Gérard Laurent. Non seulement c’est un artiste au sens vrai du terme, mais il allie à son talent d’étonnantes connaissances du Web qu’il me dispense généreusement..
Je ne saurais séparer l’un de l’autre ces deux Gérard qui sont devenus pour moi d’authentiques compagnons. Je me sens rassuré de les connaître et de partager avec eux notre passion commune. Je me sens repartir pour un tour. Pour combien de temps?
En tout cas, pour l’instant ne comptez pas le vôtre et naviguez dans bloncourt.net. J’espère que vous ne vous ennuierez pas…En attendant que le site soit terminé, cliquez sur «Photographies»…
Soyez les bienvenus...
Gérald BLONCOURT
L'EXIL
il n'y avait
que le vide des voix-fantômes
par les rues de la ville
qu'on fusillait en moi
Il n'y avait
que l'écho des bruits
que l'ombre des uniformes
que la veille et les avant-veilles
de ce matin de Février
que le passé
que des lambeaux de souvenirs
Mon coeur meurtri
déchirait en cadence
des sentiments brûlés
Le monstre prit son essor
et du hublot
oeil étonné encore
ouvert sur Port-au-Prince
j'embrassais la rade, la Gonave,
le Morne l'Hôpital
L'horizon bascula
quand l'avion prit son cap...
et la Saline, Bel-Air,
se mirent en page
une dernière fois
Port-au-Prince
mosaïque de la misère
saignant à mort
de tous ses bidonvilles
tuiles-fer-blanc-rouillés
à l'infini...
Le ciel était immense
Je suis venu au monde
J'avais pourtant vingt ans...
(L'exil...
Février 1946-
Extrait de
"J'ai rompu le silence"
Gérald BLONCOURT)
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QUAND J'AIME JE NE COMPTE PAS... VOUS L'AUREZ COMPRIS
14:00 Publié dans Mes couleurs,mes passions,mes révoltes | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Commentaires
Bonjour Miche,
Je n'ai pas fini ma visite. Je continue mon tour sur ta note et je reviendrai après.
A plus.
Bises.
Danièle
Ecrit par : PourMarie | 08.04.2008
INGRID BETANCOURT 2235 DIAS ENJAULADA
Ustedes que me leeis, desde Colombia, desde Bogotá o desde cualquier lugar...
.. Por favor, transmitidle esta carta
Ignoras quien soy yo. Mi nombre y mi persona no tienen ninguna importancia, pero lo que si es importante, es lo que tengo que decirte.
Te escribo desde un apacible lugar de Francia, un país donde no hace falta tomar armas para cambiar un gobierno.
Si mi mensaje te llega, que sepas que detrás de mi, no hay ninguna organización, ningún partido político, ningunos amigos o enemigos de tu causa. Tu causa, es la tuya, el combate que elegiste llevar es el tuyo y no te juzgo.
Desde hace unos años, escucho hablar de ti, pero sobre todo, desde hace años y por encima de ti, escucho hablar de los prisioneros y los rehenes que tú y tus amigos retenéis en la jungla. Quizás tu causa es justa, es la historia quien nos dirá si has tenido razón de vivir o de morir por ella.
Pero no tienes el derecho, en nombre de tu combate, de mantener prisioneros, lejos de sus famillas y de sus amigos, de la gente, hombres y mujeres extranjeros de la guerra que llevas en contra de las autoridades de tu país.
Privando a esta gente de su libertad, haciendo de ellos seres desgraciados y desesperados, robándoles varios años de su vida, resulta que estas haciéndole mas daños a tu causa , a la que crees defender, incluso por encima del que podrían hacerle tus enemigos.
Haciéndote carcelero de estos inocentes, dejas de ser un combatiente, te vuelves un verdugo. En un verdugo que cada vez más aparece ante los ojos del mundo entero, si tu y tus camaradas no liberáis ya a todos vuestros prisioneros.
Te pido, y es también por ti mismo que debes de hacerlo, que devuelvas a tus prisioneros la libertad a la cual tiene derecho cada ser humano en esta tierra, en prioridad a los que están enfermos, y seguidamente a todos los demás.
Y piensa que si jamás uno o una, como Ingrid Betancourt, que se escucha por allí que esta muy enferma, llegara a morirse, tu, no solamente serías un verdugo, ¡serias también un asesino!
¿Que mirada obtendrás de tus amigos, de tus hijos, si mantienes a unos inocentes enjaulados, y les dejas morir?
Entonces, es tiempo ya, libera pronto a los rehenes. Haciéndolo, tú también quedarás liberado.
Su libertad, ¡es también la tuya!
Ecrit par : framboisine | 08.04.2008
Ta 4ème photo ma plongée d'abord dans les souvenirs d'un livre puis de son film "Elise ou la vraie vie" de Claire Etcheverry. C'est fou la mémoire.
Ecrit par : Biche | 08.04.2008
quand le calme sera revenu... les loupiots ont la forme ..... j'irais refaire un tour par chez lui.
à bientôt
Annie
Ecrit par : Maminie | 10.04.2008
Miche
je voudrais bien te connaître en vrai et non plus à travers la toile, comme on dit.
Donnes-moi ton e-mail, car je n'arrive pas à le trouver sur ton blog.
Je suis profondément touché parce que tu as donné à voir...
Pourrions nous nous rencontrer? Si tu viens à la Blibliothèque Faidherbe j'habite à deux pas.
Envoie-moi un e-mail. Je t'embrasse, Gérald Bloncourt
Ecrit par : BLONCOURT | 11.04.2008
le mail est envoyé. Oui j'irai à l'expo début avril... Bises à toi. Miche
Ecrit par : miche | 11.04.2008
Bonjour....
ravie que Gérald ait une fan de plus.... c'est bien de diffuser des infos sur les expos....
il mérite tellement que tout le monde le connaisse....
Merci pour lui ;-)
Ecrit par : romy | 11.04.2008
Un grand merci de m'avoir fait l'honneur de me faire figurer ici. Je suis trés touché.
Je n'ai pas fini d'explorer ce site mais je vais de bonnes surprises en bonnes surprises.
Toute mon amitié.
Allan.
Ecrit par : Allan Bleck | 18.04.2008



