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08.04.2008

UN AUTRE 7 AVRIL .. passé sous silence

 14ème ANNIVERSAIRE DU GENOCIDE AU RWANDA

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Je suis vraiment une enquiquineuse... je viens troubler la sérénité ambiante médiatique...
en évoquant un anniversaire, des chiffres  800 000 morts !
 
PASSE SOUS SILENCE 
 
A la lecture des infos recherchées sur le Net, je m'interroge
 
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C'était en 1994. 

Dans mon Huma du jour, je feuillette les pages sombres des nouvelles du front

et je m'attarde tout de même sur ce titre ensanglanté

GENOCIDE : La justice française face à ses responsabilités ... RWANDA. La peine de mort étant abolie, l'argument de PARIS pour refuser l'extradition des génocidaires présumés est désormais sans raison légale. 

 Lundi 7 avril 2008, quatorzième anniversaire du génocide rwandais. Une commémoration résolument passée sous silence par des autorités françaises soucieuses de faire oublier une certaine "opération Turquoise" *** qui, en juin-juillet 1994, avait permis l'exfiltration des principaux acteurs de ce carnage politico-raciste.

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Certains d'entre eux ont trouvé protection en FRANCE. Inexpulsables jusqu'à la fin de l'été dernier où l'Assemblée Nationale rwandaise a voté une loi abolissant la peine de mort.

Jusqu'à présent, à Paris, tout s'est déroulé comme si personne ne s'était aperçu de ce changement et lesdits "réfugiés" continuent de se sentir garantis de l'impunité. Notamment, le plus célèbre d'entre eux, l'abbé Wenceslas MANYESHYALKA, aujourd'hui en poste dans une paroisse de Normandie...

 

A ce jour des plaintes sont sur le bureau des juges d'instruction parisiens...

Reste à savoir maintenant si la justice française donnera aux juges en charge des dossiers les moyens de les instruire..

 ***


*** OPERATION TURQUOISE

L’histoire de l’engagement international au Rwanda et celle des responsabilités dans le génocide de 1994 sont l’objet d’enquêtes, dont celles du Tribunal pénal international pour le Rwanda. La France, critiquée pour son opération Turquoise qui avait assuré la création d’une zone humanitaire sûre afin d’assurer la sécurité des réfugiés, pour les uns, l’exfiltration de responsables rwandais, pour les autres, refuse toujours de reconnaître sa responsabilité.
 
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***

 

1990-1994: The genocide and war in Rwanda



Between half a million and a million people out of Rwanda's total population of 8 million, died in a few weeks between April and June 1994. This article gives a brief account of how, and why and what role Western governments played.

For a background history of Rwanda and neighbouring Buruni, we recommend reading our article Rwanda and Burundi – A History, 1894-1990.

The United Nations is often condemned for its role during the genocide. Usually the UN is accused of a cowardly reluctance to act forcefully enough to prevent the killings. In truth the United Nations was complicit in key stages of a monumental crime against humanity. The accusation of cowardice comes because UN troops were withdrawn from the country just as the massacres were beginning, and a later contingent of French forces, mandated by the UN to intervene, arrived in Rwanda only as the slaughter was tailing off.

 

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The real problem however is that these French troops were aiding the Rwandan army and its Hutu militia allies, the very forces butchering Rwanda's minority Tutsi population. France had been arming, training and funding the Habyarimana regime in Rwanda for years, years during which the Tutsi minority had already been subjected to ferocious persecution. The UN and great powers behind it must have known this very well before they endorsed the French intervention. 
 
 
survie-france.org/
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5 juillet 2007. FRANCE-RWANDA (Archives de l’Elysée). Poursuivre sur le chemin de la vérité et de la justice. Communiqué de la Commission d’enquête citoyenne

Commission d’enquête citoyenne sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda

Le 3 février 2005, la Commission d’Enquête Citoyenne (CEC) présentait à la presse son rapport intitulé L’horreur qui nous prend au visage. L’Etat français et le génocide au Rwanda (Karthala), dans lequel sont contenus tous les éléments qu’elle a pu réunir durant plusieurs mois de recherches et cinq journées d’auditions de témoins et experts (1).

Ces éléments montraient la profondeur de l’implication des autorités françaises dans les événements du Rwanda de 1990 à 1994, et même au-delà de cette date en ce qui concerne le soutien à des membres éminents du régime génocidaire en déroute au Zaïre et dans de nombreux autres pays dont la France.

A cette occasion les avocats Antoine Comte et William Bourdon avaient annoncé le dépôt de plaintes de victimes rwandaises pour « complicité de génocide et crimes contre l’humanité » contre X, visant des militaires français de l’Opération Turquoise (opération militaro-humanitaire lancée par la France du 22 juin au 22 août 1994) (2).

Depuis lors, nous avons pris connaissance de documents de l’Elysée concernant la période de 1990 à 1994 que Maîtres Antoine Comte et William Bourdon ont transmis à la Juge d’instruction du Tribunal aux Armées et dont quelques uns ont été publiés depuis plusieurs mois sur notre site Internet (http://www.enquete-citoyenne-rwanda.org/).

Dans son édition du 3 juillet 2007, et après avoir également pris connaissance des archives de l’Elysée, le journal Le Monde révélait la gravité des éléments qu’elles contiennent, à savoir :

-  la connaissance par les plus hautes autorités françaises de l’époque de la dérive génocidaire du régime rwandais et des risques de massacres à grande échelle

-   et la poursuite, malgré ces informations, du soutien français (notamment militaire) à ce même régime

Entre temps, une vague de publications a tenté de brouiller les pistes sur la réalité du génocide et de marginaliser nos travaux, ainsi que ceux d’universitaires et de journalistes, afin de défendre le rôle de la France au Rwanda.

Le 19 décembre 2005, la CEC a donc publié en réponse, un communiqué rappelant ce qui, en droit, constitue la complicité de génocide (3).

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Nous rappelons aujourd’hui la nécessité que l’implication française au Rwanda soit examinée par une véritable Commission d’enquête parlementaire qui aura plus de pouvoir d’investigation que la Mission d’information parlementaire qui s’est tenue en 1998.

Une telle commission doit pouvoir faire toute la lumière sur cette « tragédie » et en tirer toutes les conséquences. Notamment, elle doit permettre la citation devant les tribunaux de responsables français et rwandais se trouvant en France et de jeter les bases d’une attitude de réparation de la France à l’égard des rescapés.

Dans une démocratie digne de ce nom, il n’est pas concevable qu’il faille attendre que des plaintes soient déposées au Tribunal aux Armées de Paris par des victimes lointaines, soumises à des contraintes économiques aiguës, ne parlant pas le français et ignorant tout de la justice française, pour que des responsables français, qui ont déshonoré les Français à travers les drames personnels de ces personnes, soient interrogés par la justice.

D’autre part, il apparaît indispensable que les parlementaires puissent exercer un contrôle sur la politique étrangère de la France, notamment quand des projets engagent notre armée à l’extérieur de notre territoire.

Les interventions en Côte d’Ivoire, au Tchad, en Centrafrique et dans d’autres pays sont de cette nature, avec notamment l’engagement (comme au Rwanda dans les années 1990) des troupes d’élite du Commandement des Opérations Spéciales (COS), hors de tout contrôle démocratique.

Tous les citoyens français doivent comprendre qu’il ne suffit pas de participer massivement à une élection présidentielle pour être quitte de son devoir de citoyen.

Il est de la responsabilité de chacun, citoyens comme Parlementaires, d’agir afin de créer les conditions permettant la fin de l’impunité des crimes de la France au Rwanda et en Afrique en général.

 

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(1) La Commission d’enquête citoyenne a été mise en place par les associations Survie, Aircrige et Obsarm ainsi que des citoyens français. Ses auditions se sont déroulées du 22 au 26 mars 2004 à Paris.

(2) Ces plaintes ont été déposées le 16 février 2005 auprès du Tribunal aux Armées de Paris (TAP), seul compétent à juger les crimes commis par des militaires français en opération à l’étranger. Le 23 décembre 2005, le TAP a ouvert une information judiciaire contre X.

(3) Voir le communiqué sur http://cec.rwanda.free.fr/pilotage/Communique-2005-12-19.pdf

***
 
LE TIBET... LE RWANDA
 
***
 
Ce n'est pas la même chose ?
Ah bon ! 
Je suis nulle sans doute
 
***
 
QU'ON N'EN PARLE PAS, AU PAYS DES LIBERTES
DES DONNEURS DE LECON DE DEMOCRATIE AU MONDE
JE SUIS PERPLEXE 
 
 
 

Commentaires

Miche, tu as raison de soulever la question.
La France est génée dans son rôle et il n'y a maintenant aucune raison de ne pas livrer les criminels à la justice de leur pays. Même si je crains qu'elle soit un peu expéditive.
Le drame du Rwanda s'est déroulé en peu de temps et le pays s'est embrasé sous les rancoeurs entre deux communautés. Le génocide a duré 3 mois, durée infinie pour les victimes, durée bien courte pour mobiliser efficacement une communauté internationale. La solution d'envoyer la France était la plus rapide, et notre pays ne pouvait refuser ! Envoyer une force internationale aurait demandé des mois de tractations et coûté ( mot affreux) des centaines de milliers de morts en plus !
Faut il aujourd'hui envoyer des soldats français au Kenya où une partition ethnique est en cours ? En Afghanistan, où, en recherchant des tabibans, on protége les planteurs d'opium ? Qui choisir ?

Pas facile de décider, Miche ! Et il y a bien des fois où je ne sais pas choisir !

Bises du grillon

Ecrit par : christian | 08.04.2008

Préparer la PAIX pour éviter d'avoir à faire les guerres ! on est encore loin!
amitiès

Ecrit par : ventdamont | 08.04.2008

La France a joué un rôle très négatif dans ce génocide...Pourquoi? Période de cohabition en France, période pré électorale également...
Tout le monde a vite oublié cette vilaine époque...

Bises.

Jean Claude

Ecrit par : Jérémie Ménerlache | 08.04.2008

Merci Miche de rappeler cette tragédie !
Ce souvenir pour que "ça" ne recommance pas là, la-bas, ici ou ailleurs !
La devise des Déportés, Internés, Résistants était à la fin de la seconde guerre mondiale :
"PLUS JAMAIS CA"

Bises

Ecrit par : Biche | 08.04.2008

il est à craindre que l'enquête stagne quelques décennies dans les tiroirs .... rôle peut glorieux pour la France cette période, comme d'autres d'ailleurs.... J'ai visionné dernièrement un film sur cette période de l'histoire du RWANDA... j'ai eu bien du mal à aller jusqu'au bout ... bouleversant tout en étant édifiant ....
Je papillotte alors je tire les rideaux.... les loupiots se lèvent tôt pendant les vacances, enfin tôt pour moi ....
Bisous
ANNIE

Ecrit par : Maminie | 10.04.2008