« 2008-08-11 | Page d'accueil | 2008-08-13 »
12.08.2008
SI NOUS LE VOULONS ... NOUS SERONS UN PEUPLE
Mahmoud DARWICH, né le 13 mars 1941 à AL-BIRWAH en GALILEE (PALESTINE sous mandat britannique) est mort le 9 août 2008 à HOUSTON (TEXAS), loin des oliviers de son pays natal qu'il n'a cessé de chanter dans ses poèmes.
POETE DE LA PALESTINE, chantant l'amour des femmes, des fleurs et de la vie... POETE DES EXILS...
A l'âge de sept ans, lors de l'établissement de l'Etat d'Israël en 1948, son village natal de Galilée, Al Birweh, fut rasé comme des centaines d'autres. Jeté sur les routes parmi ces 800 000 réfugiés, il s'enfuit au Liban puis retour clandestin dans ce qui était devenu un autre pays : Israël.
Expérience amère dans laquelle il se forgeau une âme solitaire et solidaire à la fois, en même temps qu'une identité de rebelle.
m'a changé en bombe...
Mahmoud Darwich
Après l'horreur du siège de BEYROUTH, de SABRA et CHATILA commence une série de nouveaux exils, plus douloureux, plus déchirants les uns que les autres.
En mai 1996, il avait été autorisé à fouler le sol d’Israël pour la première fois depuis son exil afin d’assister aux funérailles de l’écrivain arabe israélien Emile Habibi.
En 2004, Mahmoud Darwich avait reçu à La Haye le prestigieux prix Prince Claus pour "son œuvre impressionnante"
Un rêve brisé que ce retour dans une PALESTINE qu'il reconnaissait à peine, morcelée, hérissée de barrages et de barbelés, défigurée par l'occupation militaire et les colons. Il craignait plus que tout, la déshumanisation dans laquelle la dureté de l'occupation entraînait son peuple. Et il en souffrait comme d'une blessure intime, personnelle, qui l'atteignait jusqu'au fond d'un coeur déjà fragile.
.. Jusqu'à la dernière déchirure, la pire qui fut à ses yeux... LA GUERRE ENTRE LES SIENS, ENTRE HAMAS ET FATAH.
SI NOUS LE VOULONS
Nous serons un peuple, si nous le voulons,
lorsque nous saurons que nous ne sommes pas des anges
et que le mal n'est pas l'apanage des autres.
Nous serons un peuple lorsque nous ne dirons pas
une prière d'actions de grâce à la patrie sacrée chaque fois que
le pauvre aura trouvé de quoi dîner.
Nous serons un peuple lorsque nous insulterons le sultan et
le chambellan du sultant, sans être jugés.
Nous serons un peuple lorsque le poète pourra faire
une description érotique du ventre de la danseuse.
Nous serons un peuple lorsque nous oublierons ce que nous
dit la tribu ... que l'individu s'attachera aux petits détails.
Nous serons un peuple lorsque l'écrivain regardera les
étoiles sans dire : notre patrie est encore plus élevée ...
et plus belle !
Nous serons un peuple lorsque la police des moeurs
protégera la prostituée et la femme adultère contre
les bastonnades dans les rues.
Nous serons un peuple lorsque le Palestinien ne se souviendra de son
drapeau que sur les stades, dans les concours de beauté et lors des commémorations
de la Nakba. Seulement.
Nous serons un peuple lorsque le chanteur sera autorisé
à psalmodier un verset de la sourate du rahman dans un
mariage mixte.
Nous serons un peuple lorsque nous respecterons
la justesse et que nous respecterons l'erreur.
l'écrivain israélien A.B. YEHOSHUA
de renommée internationale
a rendu hommage à "son ami et adversaire" dans un texte publié dans le quotidien israélien Mauriv.
"Apprendre la poésie de DARWICH dans les écoles israéliennes était une bonne idée, car les Arabes et les Palestiniens ne sont pas seulement des ennemis, ce sont aussi des voisins avec lesquels il nous faut trouver un modus vivendi.
Il nous faut connaître nos voisins, leurs rêves et leurs blessures".
MA MERE
J'ai la nostalgie du pain de ma mere,
Du café de ma mere,
Des caresses de ma mere…
Et l'enfance grandit en moi,
Jour après jour,
Et je chéris ma vie, car
Si je mourais,
J'aurais honte des larmes de ma mere!
Fais de moi, si je rentre un jour,
Une ombrelle pour tes paupières.
Recouvre mes os de cette herbe
Baptisée sous tes talons innocents.
Attache-moi
Avec une mèche de tes cheveux,
Un fil qui pend à l'ourlet de ta robe…
Et je serai, peut-être, un dieu,
Peut-être un dieu,
Si j'effleurais ton Coeur!
Si je rentre, enfouis-moi!
Bûche, dans ton âtre.
Et suspends-moi,
Corde à linge, sur le toit de ta maison.
Je ne tiens pas debout
Sans ta prière du jour.
J'ai vieilli. Ramène les étoiles de l'enfance
Et je partagerai avec les petits des oiseaux,
Le chemin du retour…
Au nid de ton attente!
www.jehat.com
*****
IL AVAIT EU LES HONNEURS DE FRANCE 3 en 1997
Auteurs : Simone Bitton et EliasSanbar.
Réalisation : Simone Bitton.
Production : France 3, Point du Jour, avec la participation du ministère des Affaires étrangères, 1997.
Distribution : Point du Jour International.
Poète de l’exil et de la tragédie palestinienne, Mahmoud Darwich est né en 1942 dans un village de Galilée. Enfant, il a participé à l’exode des réfugiés palestiniens de 1948. Revenu en Israël, Arabe israélien réfugié dans sa propre patrie, il a commencé à écrire dès 1965, alors que la population arabe de l’état d’Israël était encore soumise à un régime spécial d’administration militaire. La blessure qu’il porte en lui est une blessure collective, aussi s’impose-t-il un peu comme la voix de son peuple. En 1971, il décide de s’exiler. C’est alors un long parcours qui se dessine, dans une solitude à laquelle il est désormais attaché. La popularité des poètes est immense en Orient où la poésie est considérée comme un art vivant. Lorsque Mahmoud Darwich donne un récital au Caire, à Beyrouth ou à Alger, des foules considérables viennent scander ses vers avec lui. C’est cette ferveur populaire, cette émotion que le film tente de faire partager. Aux antipodes d’une littérature militante, tout en étant profondément engagée, sa langue poétique a su trouver une voix entre le particulier palestinien et la souffrance universelle.
***
22:25 Publié dans Poésies au coeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
RAP .. R'NB...etc.. des goûts et des couleurs jeunes
THOMAS (17 ans)
THE CURE - Boy's dont' cry
et MORIARTY - JIMMY
envoyé par naiverecords
À la suite d'un spectacle, le groupe est repéré en 2005 par Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff[1], qui co-produiront par la suite le premier album avec le label naïve. Au même moment, ils remportent le Prix Paris Jeunes Talents.
Le groupe se fait repérer lors de son passage au Printemps de Bourges 2006 sur la scène Pression live puis à nouveau en 2007 sur cette même scène. Lancé par un premier single Jimmy issu de leur premier album "Gee Whiz But This is A Lonesome Town" sorti en octobre 2007, le groupe connaît alors un succès certain qui lui permet de jouer à La Cigale à guichets fermés et l'album se vend a plus de 50 000 exemplaires en quelques mois[2].
....
En 2008, les Moriarty étaient pour la seconde fois au festival Solidays où ils avaient déjà eu l'occasion de jouer trois ans auparavant grâce au prix Paris Jeune Talent[3]. Moriarty a également donné un concert au festival des Eurockéennes de Belfort 2008 et des Francofolies 2008. Ils se produiront en octobre 2008 dans la salle de L'Olympia à Paris de nouveau à guichets fermés, ainsi que sur la grande scène de la Fête de l'Humanité le 13 septembre.
Le groupe puise son inspiration dans la musique traditionnelle irlandaise, la country et le blues, avec des instruments comme la contrebasse, l'harmonica, le kazoo, tout en ajoutant dans ses compositions originales les sons d'une machine à écrire, d'une valise, d'une cloche d'hôtel. Le groupe joue autour d'un seul micro sur scène, habitude prise lorsqu'il faisait des premières parties de concert, où la qualité du mixage est souvent inégale.
RAPP avec DJ UNK
Il débute en 1998. Après un meeting passé aux côtés de DJ Jelly et DJ Montay, il rejoint leur entourage, "the Southern Style DJs". Au début ils exercent leurs talents de Dj dans des bals d'étudiants et dans de nombreuses fêtes de l'état de Géorgie. En 2000 Big Oomp fait signer Unk sur son label Big Oomp Records. Il sort son premier album appellé Beat'n Down Yo Block! le 3 octobre 2006, vendu a ce jour a plus de 300 000 exemplaires.
MARINA (17 ans)
JEFF BUCKLEY - Alleluiah
Il entre dans la musique avec un groupe qui chantait "comme du gospel mais pour les mosquées"[réf. nécessaire]. En 1995, il monte le groupe KDB (Kids Dog Black) avec Segnor Alonzo, Don Vicenzo et Sya Style, qui deviendront les Psy 4 de la rime. Soprano en plus de son groupe crée le label Street Skillz composé de Léa, Mino, Cesarë, Mino, La Swija,...
Côté solo, avant son premier album "Puisqu'il Faut Vivre..." sorti en 2007, il sort une mixtape nommée "Psychanalyse Avant L'album". Tournant toujours autour du même concept, il va reprendre l'idée de la série télévisée les Sopranos, où le héros se confie souvent à son psy. C'est pourquoi dans son album ainsi que dans sa mixtape, on peut retrouver des interludes rhétoriques entre lui et sa psy (la voix familière de Pascale Clark) où il exprime en toute liberté sa mélancolie apparente et confie "ce qu'il y a dans ma tête". Soprano a un fils qu'il n'a jamais connu. Il a été placé à la DASS à sa naissance par sa mére. Sa fille, Inaya est née le 12 juillet 2007.
Le groupe prend le nom de BB Brunes, qui tire son origine à la fois de la chanson de Serge Gainsbourg, Initials BB et du boulevard Brune à Paris, où le groupe répète à l'époque[4]. Les influences musicales du groupe sont les groupes punk et rock des années 1960 et 1970, mais aussi des groupes plus actuels comme The Strokes, The Libertines, Paul Bul, The Clash, David Bowie, Ray Charles, Serge Gainsbourg, Jacques Dutronc[3], etc. et ils composent désormais en français. C'est Adrien Gallo qui compose et écrit la musique[3].
Deux compositions de Hangover sont reprises plus tard par les BB Brunes : Summers Days et You Belong to me.
L'acteur Jules Sitruk est l'un de leurs amis de lycée[3] : c'est à lui qu'ils passent leur première maquette car son père est l'ancien chanteur du groupe Les Costars, et il vient alors de monter le label Kurtis Productions. Il apprécie leur musique et les aide à démarcher.
16:50 Publié dans paroles et musique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note





