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16/05/2010

PAIN SANS NAPPE vaut mieux que NAPPE SANS PAIN

Tous les ans, en mai, le pain est célébré afin qu'enfants et adultes

apprennent à apprécier cet aliment de base.

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Il était un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître

celui où nos parents, leurs grands-parents, leurs lointains ancêtres luttaient pour le PAIN.

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Il me semble important de le rappeler à cette occasion

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S'ils n'ont pas de pain qu'ils mangent de la brioche ! 

La légende prête ces mots à Marie-Antoinette, Reine de France et épouse de Louis XVI. Elle les aurait prononcées à la fenêtre du chateau de Versailles, devant le peuple Parisien venu auprès du Roi se plaindre de l'augmentation du prix du pain.

Cette épisode se situe en octobre 1789, quelques mois après la prise de la Bastille et l'abolition des privilèges. Toutefois, en cette fin d'année, le peuple est toujours aussi miséreux et il ne peut plus supporter l'augmentation des prix, notamment celui du pain.

Le 2 octobre, l’Assemblée vote une Constitution assurant un droit de veto suspensif du Roi, une chambre unique et la permanence de l’Assemblée. Le Roi tergiverse pour accepter cette Constitution. Le 5 octobre, des femmes venues de la capitale arrivent à Versailles en réclamant du pain. Le Roi reçoit une délégation de femmes, dont une jeune ouvrière, Louison Chabry, à laquelle le Roi offrira un baiser et du vin dans un gobelet d’or ; cette jeune femme sera huée par la foule en ressortant du Palais. Les députés pressent le Roi d’accepter la Déclaration des Droits de l’Homme et la Constitution. Louis XVI signe enfin le décret dans la soirée.

Le lendemain, le peuple, qui est resté devant le château de Versailles, s’excite et certains envahissent le château en réclamant le retour de la famille royale à Paris. Le Roi cède et, dans l’après-midi, "le boulanger, la boulangère et le petit mitron" sont emmenés sur un chariot, au milieu du peuple de la capitale portant en triomphe les têtes décapitées de certains gardes du corps du Roi ; ils sont conduits aux Tuileries où ils seront dès lors retenus prisonniers.

C'est lors de ces deux journées qu'auraient été prononcées les paroles attribuées à Marie-Antoinette.

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LE PAIN ... POUR SE NOURRIR...

Le pain, cet aliment si précieux pour la vie

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 « Pain, paix, liberté »

... Lors de la célébration du 14 juillet 1935, toute la gauche est rassemblée aux portes du pouvoir. Devant 500 000 manifestants réunis au vélodrome Buffalo de Montrouge, les trois partenaires prêtent le serment du Front populaire. Une commission tripartite - radicaux, socialistes et communistes - se met à préparer le programme du rassemblement autour du slogan de la future campagne : « pain, paix, liberté ». L'espoir du peuple est immense.

 

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Un extrait  de "la revue prolétarienne"

Tiens ! déjà une crise économique ?

ça n'a pas empêché les Congés Payés, les premiers

On a pourtant bien dû leur dire sous tous les tons à ces "bolcheviques"

qu'il n'y avait rien à faire, que c'était la crise !

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... L'esclavage dans l'usine moderne, la souffrance accumulée pendant des années, tout ce que le patronat avait réussi à imposer depuis la défaite ouvrière de 1919-1920, sur laquelle étaient venues s'appesantir la rationalisation, puis la crise économique, voilà la cause profonde, la cause essentielle des dernières grèves. Le facteur décisif de leur déclenchement, ç'a été la venue du gouvernement de Front populaire. Enfin la police ne serait plus au service du patron ! Enfin le gouvernement serait, sinon bienveillant, au moins neutre ! Du coup, on n'a pas eu la force de supporter plus longtemps. Pas même d'attendre que le nouveau gouvernement soit formé. La grande détente s'est produite.

C'a été la grève de la métallurgie parisienne. Puis son extension à presque toutes les corporations de l'industrie privée. Paris et sa région forment le plus grand centre ouvrier de ce pays, on le méconnaît trop. Non seulement le plus grand centre métallurgiste, mais le plus grand centre de produits chimiques, le plus grand port de France, de beaucoup le plus grand centre de chemin de fer, sans compter tout le reste. De la région parisienne, la grève a gagné tout le pays.

Une même souffrance, jointe à une même espérance, a trouvé son expression dans une forme nouvelle de grève.

Gardons-nous de perdre de vue la cause profonde de ce vaste mouvement. C'est en ayant sans cesse à l'esprit son caractère de force naturelle que nous éviterons d'en laisser rapetisser les résultats. Un tel mouvement n'a pas d'un coup donné tout ce qu'il apportait. Il n'est pas épuisé, ni terminé; il continue: pour défendre ce qui a été obtenu; pour que les corporations en retard arrachent à leur tour leur morceau de pain, leur lambeau de liberté pendant le travail. 

 

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8 juin 1936

"l'unité pour le pain a vaincu !"

Avec le recul, je trouve cette revendication "violente"

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"ils viennent manger le pain des français"

 

 

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AU PAIN SEC ET A L'EAU
si tu n'es pas sage
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ou
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PAIN PERDU
PAS PERDU POUR TOUT LE MONDE
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  • 1/2 litre de lait
  • 2 œufs
  • 50 g de sucre
  • 2 cuil. à soupe de sucre vanillé
  • 100 g de beurre
  • 6 tranches de pain de mie ou de pain rassi
  • cannelle (facultatif)
  • sucre poudre
  • Fouetter les œufs avec le lait et le sucre vanillé.
  • Tremper les tranches de pain.
  • Les égoutter légèrement et les cuire à la poêle dans le beurre bien chaud sur les deux faces.
  • Lorsqu'elles sont bien dorées, les retirer et les saupoudrer de sucre.

 

Commentaires

Bonjour Miche la passionnée,

Tu réussis à partir d'une tranche de pain qui nous met l'eau à la bouche à nous entrainer sur les barricades et le front populaire. Un beau parcours révolutionnaire !

Heureusement, tout espoir n'est pas perdu, tu termines par la recette du crouton sec du même nom, où tu rajoutes plein de bonnes choses . Et alors, je t'imagine fouettant les oeufs ! Mais ils ne t'ont rien faits, ces oeufs, et tu les traites comme jadis on traitait les esclaves ! Alors, quand tu fais du pain perdu, fais les fouetter par un autre !

Bises du grillon qui aime et mange trois fois par jour du bon main au levain, cuit au feu de bois.

Écrit par : Christian | 17/05/2010

Christian, je croque à pleines dents dans tes commentaires toujours savoureux comme .. du bon pain cuit au feu de bois chez toi... bises de miche

Écrit par : miche | 17/05/2010

 
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