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03/12/2013

DEPUIS L'AN I - REVOLTES CONTRE IMPOTS ET TAXES EN TOUS GENRES...

An I , ROME

AUGUSTE prend de nouvelles dispositions en matière d'impôts directs. Le versement des primes de congé à ses vétérans nécessitait de nombreuses liquidités. Il a donc décidé de créer une nouvelle caisse des primes, alimentée par le produit de trois nouveaux impôts directs sur les citoyens : le vingtième sur les successions et le centième sur les opérations commerciales, puis sur les ventes ou affranchissements d'esclaves. Ces mesures rencontrent une vive réprobation, les citoyens contestant le montant des prélèvements jugés exorbitant.


GROGNE EN GAULE CONTRE LES IMPOTS

GAULE

Les dépenses militaires augmentent le déficit des finances publiques et Tibère décide la suppression des immunités fiscales dont jouissaient certaines cités gauloises, comme le peuple libre des Trévires ou le peuple ami et allié des Eduens. Cette mesure, annoncée comme provisoire et exceptionnelle, frappe la Gaule depuis plus de trois ans. Les tributs sont bien trop lourds, les dettes ne cessent de s'accroître et le mécontentement grandit. L'impôt foncier en Gaule est basé sur le recensement et l'établissement du cadastre datant du gouvernement d'Agrippa. .. Le propriétaire foncier déclare les proportions de bois, de prairies et de terres arables qui composent son domaine. La parcelle reste l'unité de mesure même si elle est par la suite morcellée. Le même régime s'applique aux parcelles des bourgs libres avec responsabilité collective de l'impôt. Ces tributs payés en espèces ou en nature sont perçus par les notables des cités, de petits fermiers ou des procurateurs.

L'augmentation subite du montant des impôts provoque un malaise croissant parmi la population gauloise.


MOINS D'IMPOTS POUR LES EDUENS


TREVES, fin juillet 311

Les Eduens écrasés d'impôts ont obtenu satisfaction. Ils envoient un rhéteur de la ville d'Autun auprès de Constantin pour exprimer leur contentement.


En effet, c'est une ville exsangue, à l'agriculture déclinante, lourdement taxée par les réformes fiscales de Dioclétien, qui tient à remercier le prince pour les dégrèvements fiscaux qu'il leur a accordés.
Dioclétien

... Constantin a donc décidé une remise de 7 000 capita, dégrèvement qui ne concerne que l'impôt foncier ainsi que la remise de tous les arriérés d'impôts, tant personnels que fonciers, touchant les cinq dernières années.


GREGOIRE DE TOURS CONTRE L'IMPOT

Tours, 588

"Cette ville n'a jamais eu à se plaindre d'aucun impôt" : Grégoire de TOURS défend le privilège de sa cité, dont il est l'évêque. Les percepteurs réclament à la population le paiement de l'impôt foncier, se fondant sur un cadastre prouvant qu'elle le payait auparavant. Faux ! répond Grégoire. Si des cadastres ont bien été dressés, au temps de Clotaire, ce dernier les brûla par égard pour Saint Martin. Ses successeurs n'ont jamais rien exigé.Les percepteurs affirmant détenir un rôle d'impôt, l'évêque subodore qu'une querelle entre les habitants en est à l'origine, et, dans ces conditions, laisse à Dieu le soin d'exercer sa justice. Le roi, sollicité, devait annoncer que la ville sainte ne sera pas imposée.


LA LIBERTE POUR 12 DENIERS PAR AN


File:Denier à la masse Philippe le Bel.jpg


LANGUEDOC, avril 1298

Philippe le BEL est toujours à la recherche d'argent frais. Il vient de vendre aux serfs de Toulouse et de Carcassonne leur affranchissement ainsi que la propriété des terres qu'ils cultivent, contre un impôt annuel de 12 deniers tournois. Ces mesures sont l'heureux dénouement d'une affaire d'exaction fiscale qui secouait la province depuis le début de l'année. De nombreuses plaintes avaient été adressées au roi concernant les méthodes malhonnêtes des deux commissaires chargés de procéder au recouvrement des droits dus par les serfs. Cette ordonnance vient à point pour calmer les esprits, tout en contribuant à renflouer les finances royales.


Le double denier tournois, appelé communément double tournois, est une ancienne monnaie d'une valeur de deux deniers tournois émise par les rois de France à partir de la fin du XIIIe siècle


LA GABELLE ETENDUE A TOUT LE ROYAUME

 

La gabelle est une taxe sur le sel ayant existé en France au Moyen-Age et à l'époque moderne. C'était alors l'une des aides ou taxe indirecte. Les gabelous se chargeaient de la récolte de la gabelle.

Le mot vient de l'ancien provençal gabela car à l'origine la gabelle désignait un impôt indirect, prélevé notamment sur des articles de la production industrielle ou agricole en France durant le Moyen Âge et l'Ancien Régime (gabelle des vins, des draps, du blé)



France, 16 mars 1341

Le sel financera la guerre. Les caisses du royaume sont vides. Philippe VI est à la recherche d'argent frais pour payer ses troupes et ses équipements. Aussi a-t-il décidé de généraliser la taxe sur le seul déjà en vigueur dans certaines provinces. La vente du sel devient ainsi un monopole royal sur tout le territoire...A chaque transaction, le roi percevra son pourcentage, la "gabelle". Les récalcitrants seront punis de prison et leurs biens confisqués.


DES AGENTS DU FISC TUES A MONTPELLIER

Montpellier, 25 octobre 1379

La haine pour les collecteurs d'impôts a atteint son point culminant : un seul des sept commissaires royaux a pu échapper à la foule. Les six autres, avec adjoints et serviteurs, ont été massacrés, puis leurs cadavres atrocement mutilés. Absent de la ville au moment de l'agression, le duc d'Anjou, lieutenant du roi sur les terres du Languedoc, est résolu à châtier les criminels comme il se doit.


LES ROUENNAIS EN REVOLTE CONTRE L'IMPOT


La Révolte de la Harelle est une révolte populaire survenue en Normandie, à Rouen, au XIVe siècle. C'est l'une des nombreuses révoltes, qui éclatent dans tout le royaume de France au cours de l'année 1382, comme celle des « Maillotins » à PARIS ou celle des « Tuchins » en LANGUEDOC, et voient le peuple se soulever pour protester (entre autres) contre l'oppression fiscale. Les collecteurs de taxes et les usuriers sont les principales victimes du soulèvement populaire.

Rouen, 24 février 1382

Toute la journée, ROUEN a été livrée à la violence et au pillage. Ce qui n'était au départ qu'un coup de colère du petit peuple rouennais a tourné à l'émeute sociale.

A l'origine, une nouvelle taxe sur la vente des marchandises.

En signe de protestation, ouvriers et marchands se sont dirigés alors sur l'hôtel de ville, appelant le reste de la population à les rejoindre. Très vite, ils se sont donné un chef, Jean le Gras, un bourgeois célèbre pour son embonpoint. Improvisé "roi de Rouen", il fut promené sur une charrette à travers toute la ville jusqu'à son trône, place du Vieux-Marché.

Là, il abolit tous les impôts et confirma les privilèges de la ville.

Mais, très vite, le climat allait changer. D'abord, on courut relâcher les prisonniers de l'officialité. Puis la foule s'en prit à tous les riches de la ville.


STRASBOURG CONTRE LES NOBLES


Pendant près de deux années, les deux partis, noblesse et ville, vont se dévaster mutuellement leurs propriétés, semant mort et misère à travers une grande partie de l'Alsace.

Strasbourg, 1420

Les nobles sont désormais minoritaires au conseil de la ville. Les bourgeois, artisans et commerçants, détiennent les deux tiers des sièges. Les nobles refusaient de payer leurs impôts tout en résidant dans la ville.

Le gouvernement s'en est indigné et les a menacés de bannissement. Ils ont alors demandé la destitution du maire. Les échevins ont riposté en réduisant le nombre de leurs sièges au conseil.


DES IMPOTS POUR FORTIFIER PERPIGNAN


Depuis plus de dix ans déjà, on construit une enceinte autour de l'ancien château des rois de Majorque. L'édification de ces fortifications devient ruineuse pour les habitants du Roussillon. Aussi Philippe II, roi de Sicile et d'Espagne, va faire porter la contribution aux travaux sur une partie de la Catalogne.

L'impôt vient d'être approuvé par les assemblées concernées. Ces bastions si coûteux suscitent aussi la grogne de la population et des querelles éclatent entre soldats et civils. Il est urgent de les achever.


Jean Siméon CHARDIN - Le château de cartes

1739 - Les taxes qui pèsent sur la fabrication des cartes à jouer sont en effet très lourdes et réduisent les bénéfices des cartiers.

Aussi ces derniers ont-ils organisé des ateliers clandestins de fabrication.

Le royaume est ainsi inondé de jeux "pirates". Les perquisitions et les arrestations ne sont pas parvenues jusqu'à présent endiguer le phénomène.



FRANCE, 2013
Le Président de la République et son gouvernement continuent de marcher sur les traces de SARKOZY et appliquent les directives de la Banque Mondiale, de l’Europe et du FMI sur les retraites.
Quel contraste entre les mesures prises par la Commune au bénéfice des travailleurs et ces mesures iniques qui vont priver des milliers de français du droit chèrement acquis d’une retraite à 60 ans avec une pension décente. Ces droits gagnés par des luttes (1936, 1945, 1968…) des travailleurs dignes descendants des Communards.
Quand les grandes sociétés françaises annoncent des profits en hausse tout en ne payant que très peu d’impôts.
Non content de cette injustice, ce gouvernement attaque le pouvoir d’achat des salariés par des impôts déguisés…TVA, etc.

Manifestation du Parti de Gauche, dimanche 1er décemnre, à Paris.


La France est en 1788. Le système de l’impôt est rejeté par tout le monde car tous savent qu’il protège les privilégiés fortunés. Pourtant, il n’y a pas d’alternative : sans impôt, il n’y a plus d’Etat. Il faut donc établir un impôt universel et juste. Et abolir les privilèges. Tous les efforts reposent sur la classe moyenne. Les très riches et les très grandes entreprises ne contribuent pas à la hauteur de leurs moyens. Au contraire, ils se servent à pleines mains. Voyez le cas de M. Varin (patron de PSA) !

 
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