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08/01/2014

UN SI TERRIBLE HIVER


EN 1709 !

Dans le royaume, il gèle à pierre fendre et la bise se mêle à la neige. Voilà un siècle que la France n'avait pas connu pareil hiver. La Seine est prise par les glaces et les bateaux du port de la Grève, câbles rompus, dérivent en tous sens. Le Rhône charrie des glaçons sur quatre mètres de hauteur et, partout, sur terre comme sur mer, les communications sont coupées.

On a fermé les écoles et les gens se sont calfeutrés chez eux. En Provence, les arbres fruitiers éclatent sous le froid ; il n'y aura ni olives ni raisin. Le bétail et le gibier meurent de faim et seuls les loups rôdent près des villes.

Et à la Cour

Nobles et favoris n'échappent pas au sort du commun des mortels. Dans ce palais de corridors, de pierre, de marbre et de fenêtres, grippes et pneumonies déciment l'entourage du roi. Seule la chambre royale est chauffée jour et nuit.

Le froid est si vif que les flacons de parfum et de liqueur de la reine de Hongrie ont éclaté et que le vin a gelé dans la chambre du marquis de Villeroy. Et si le roi continue, imperturbable, ses promenades quotidiennes dans le parc, il a suspendu revues et parades par égard pour les nez gelés et les yeux larmoyants de ses courtisans.

Quand la faim ... nourrit la révolte

Plus un grain de blé ! La terre est glacée et la totalité de la récolte de l'année est perdue. Lyon s'est associée avec Marseille pour importer des céréales du Levant ; mais à cause de la guerre, les caisses du royaume sont vides et, de plus, la flotte anglaise intercepte les navires. Seuls les spéculateurs parviennent encore à survivre. Blé mêlé au chiendent, pain de fougère et d'avoine ou racines bouillies composent les maigres repas.

Les campagnes souffrent de la famine autant que les villes et, en Bourgogne, des femmes et des enfants affamés raclent la terre avec leurs ongles et dévorent des racines gelées. Les fossés le long des chemins sont jonchés de cadavres.

"Mort de faim" écrivent le curés sur les registres paroissiaux.

Les gens ont l'énergie du désespoir. Il n'y a plus de vivres, mais on en trouvera !

Dans les villes, les boulangeries et les marchés sont pillés chaque jour. Sur les routes les convois de blé sont attaqués malgré les escortes. Des bandes de mendiants et de déserteurs errent dans la campagne et prennent d'assaut les couvents et les châteaux pour y fouiller greniers et caves.

... Le carrosse du dauphin a été arrêté par une foule furieuse qui réclamait du pain des femmes en haillons se sont accrochées aux grilles de Versailles et les gardes ne les ont pas repoussées de peur d'être massacrés.


Le peuple souffre et il le crie.


***

Ils avaient de bonnes raisons de se plaindre de la Météo

La fin du monde n'est peut-être pas pour demain ?

 
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