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21/02/2014

emigration massive, enfants déracinés, trompés par l'Etat Français

 

www.slate.fr/story/81217/pupilles-reunion-creuse

Quand Debré envoyait des enfants réunionnais dans la Creuse repeupler la France: le cinquantenaire oublié

De 1963 à 1981, 1.600 enfants «abandonnés ou non» ont été immatriculés de force et envoyés en métropole. Certains ont été adoptés, d'autres placés en foyer, en couvent, ou à gages, pour aider aux travaux des champs ou dans l'entreprise familiale. Aujourd'hui, ces ex-pupilles demandent excuses et réparation à l'Etat.

 

On les appelle "les enfants réunionnais de la Creuse".

Entre 1963 et 1982, plus de 1 600 enfants de l'île de la Réunion, reconnus pupilles de l'Etat (souvent sans réel consentement de leurs parents), ont été transférés en métropole et "accueillis" dans 64 départements ruraux, afin de repeupler ces territoires.

Mardi 18 février, l'Assemblée nationale vote une résolution mémorielle pour sortir de l'ombre cet épisode méconnu. Un moment de "reconnaissance" pour Jean-Philippe Jean-Marie, président de l'association des enfants réunionnais exilés de force Rasinn Anler, lui-même victime de ce "déracinement forcé".

 

 


Une enfance en exil - réunionnais de la creuse... par tikreolrenyone

Cette douloureuse page de l’histoire contemporaine reste aujourd’hui encore largement ignorée. Une méconnaissance que combat ardemment la députée réunionnaise Éricka Bareigts.

Mardi, elle a présenté une résolution devant l’Assemblée nationale pour "contribuer à la restauration de ce passé et à la résorption des fractures passées". "Aujourd’hui nous devons reconnaître aux victimes un droit à la mémoire, c’est un minimum. Nous devons apprendre et connaître cette histoire pour mieux tourner la page, à La Réunion et en France", explique l’élue, interrogée à FRANCE 24.

 

 

Dans les années 60, La Réunion connaît une surpopulation dramatique, avec, en moyenne, 9 enfants par foyer, et un taux de chômage frôlant les 40 %. Sur l’île, le climat social est explosif. Parallèlement, en métropole, l’exode rural fait des ravages dans les campagnes désertées, et le besoin de main d’œuvre dans les fermes devient criant. Pour le député de La Réunion, Michel Debré, le calcul est simple : il suffit de "déplacer le trop plein vers le trop vide", résume Philippe Vitale. L’élu met en place la politique d’une promotion de l’émigration massive vers la France métropolitaine grâce au Bumidom, le Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’Outre Mer. À La Réunion, mais également à la Martinique et en Guadeloupe, l’administration française promet des études et des emplois aux candidats au départ. Un volet de la mission du Bumidom concerne les pupilles réunionnais.

Bumidom

« Bimidom, bimidom ou vol nout bann frer.
Bimidom, bimidom ramas pa manter.
Bimidom, bimidom ou fé mal nout ker.
Bimidom, bimidom na kas ton bann fer
. »

Traduit du créole réunionnais au français, ce texte signifie :

« Bumidom, Bumidom, tu nous voles nos frères.
Bumidom, Bumidom, ne mens pas.
Bumidom, Bumidom, tu fais mal à nos cœurs.
Bumidom, Bumidom, nous casserons tes fers
. »

(Extrait de la chanson Bumidom de Ziskakan)

 la FRANCE n'a pas de leçons

à donner à quiconque après ça

IGNOBLE !

**

 

"Pur produit d’une affaire d’État"

"Pour Michel Debré, un Corse, un Breton ou un Réunionnais, c’était la même chose, il avait cette idée d’assimilation. À cette époque, on ne s’embarrassait pas de psychologie infantile, poursuit le chercheur. Ces enfants-là sont le pur produit d’une affaire d’État et d’un abus de pouvoir : on a menti aux familles et rien demandé aux enfants alors qu’on avait promis des nouvelles et des retours possibles".

Jean-Jacques Martial n’a racheté son billet retour pour La Réunion qu’en 2001, après deux ans de recherches sur sa famille. Il a retrouvé son frère, sa sœur et sa mère. Il s’est, depuis, réinstallé sur son île natale. Il l’a quittée brièvement pour, mardi, assister, sur les bancs de l’Assemblée nationale, à la lecture de la "résolution relative aux enfants réunionnais placés en métropole dans les années 1960 et 1970". Lorsqu'il est sorti du Palais Bourbon, en cet après-midi nuageux de février, le soulagement était visible sur les traits du quinquagénaire : "Je me sens léger, léger..."

 

 
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