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20/03/2014

GAUCHE ? DROITE ?

 "Maman c'est quoi la différence entre gauche et droite ?"

 

Résumé en deux mots :

"La droite défend l'ordre et les privilèges"

L'Ordre ? Quel ordre ?

"La gauche défend l'intérêt général, l'intérêt collectif, 

travaille au bien commun"

Oui, là j'ai compris. C'est pas pour sa bobine,

c'est pour que ça profite à tous.

- Oui, c'est ça !

****

Tiens, je vais te citer un exemple précis :

A GAGNY, quand le maire (communiste) de l'époque, a demandé leur avis, aux habitants d'un quartier d'une zone pavillonnaire pour la réalisation d'un gymnase à côté de votre école, ils ont tous refusé :

"Non, on n'en veut pas, ça dévaloriserait notre pavillon, on le vendrait moins cher". "et puis on veut notre tranquillité, etc.."

Quid de l'intérêt des enfants ?

Et les élèves du Primaire ont continué à se rendre à pied au stade, perdant du temps sur leur cours de gymnastique, empruntant un trajet à risque avec la circulation des véhicules.

ça c'est un comportement de droite.

On défend son bien personnel, son intérêt particulier.

***

*

 

Depuis quand les notions de gauche et de droite ?

Rappelons-nous

Gravure satirique de la Révolution française :
le tiers état écrasé par la taille, les impôts et les corvées

 

L'Ancien Régime se caractérisait par une monarchie absolue et de droit divin et une inégalité sociale fondée sur des privilèges de naissance pour la Noblesse et le rôle important joué par le Clergé.

Il n'y a pas de constitution écrite et c'est le roi qui incarne l'Etat.

Bien que symbolisée par la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, l'abolition de l'Ancien Régime s'est déroulée en plusieurs étapes :
- Abolition des droits féodaux et des privilèges le 4 août 1789,
- Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen, le 26 août 1789,
- première Constitution écrite en 1791,
- abolition de la monarchie et proclamation de la République le 21 septembre 1792.

 

Atteinte dans ses biens après l'avoir été dans son orgueil par la suppression des ordres (noblesse, clergé) et des privilèges, la Noblesse a voué à la Révolution une haine inexpiable.

Historiquement, lors de la Révolution Française, les membres de l'Assemblée Constituante qui étaient favorables au roi avait pris l'habitude de se placer à droite de l'hémicycle, tandis que ses opposants s'installaient à gauche.

 

Ce positionnement droite/gauche au sein de l'Assemblée Nationale est demeuré, même après la fin du monarchisme, hormis pendant la première Assemblée nationale structurée en "gironde", en bas, (députés proches du pouvoir) et en "montagne", en haut (députés de l'opposition).

**

Les notions de droite et de gauche renvoient à une opposition en politique, qui depuis la France de 1789, s'est étendue dans une grande partie des systèmes politiques d'assemblée.

Politiquement, le terme "droite" désigne des courants ou partis mettant en avant la rigueur morale et un certain conservatisme, ce qui fait qu'en France, les hommes politiques ont longtemps refusé de se définir comme étant de "droite".

L'ordre, le travail, la famille et la responsabilité individuelle sont plutôt considérés comme des valeurs de droite,

tandis que la gauche s'intéresse davantage à la justice sociale, l'égalité, la solidarité, l'humanisme, la laïcité.

 

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Le parti de l'Ordre était en France en 1848, sous la Deuxième République, le regroupement non réellement structuré de personnalités conservatrices, partisanes – comme l'indique son nom – de l'ordre, de la sécurité et des bonnes mœurs.

Le parti était composé de monarchistes légitimistes, surtout d'orléanistes mais aussi de républicains adeptes de la république américaine. Ses chefs de file étaient Adolphe Thiers, François Guizot, le comte de Montalembert, le comte de Falloux ou encore Alexis de Tocqueville.

 Cette comparaison historique n'a pour mérite que de rappeler que le concept d'ordre traverse les différents courants politiques de droite en France depuis maintenant plus d'un siècle.

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*

PARTI DE L'ORDRE... QUEL ORDRE AUJOURD'HUI ?

François FILLON, n'a pas dit autre chose quand il a affirmé devant les députés de la majorité sortante en février dernier: «L'UMP doit dire qu'elle est le parti de l'ordre.»

Comme l'a très bien énoncé Henri GUAINO à plusieurs reprises pendant la campagne, «la droite représente l'ordre et l'autorité, la gauche la justice et le progrès».

Cette présentation a le mérite de montrer que la ligne de partage entre la droite et la gauche traverse le cœur de chaque citoyen.

Il ne s'agit pas d'être manichéen en disant que la droite ne se soucie pas de justice ou la gauche pas d'autorité,

mais de reconnaître que ces deux grandes forces politiques, ...  ne mettent pas les mêmes principes ni les mêmes valeurs en avant.

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 En cela, l'ordre est l'exact antithèse du progressisme dont se réclame le plus souvent la gauche, qui voit le progrès comme un mouvement irrésistible qu'il s'agit d'accompagner et non de construire.

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L'ORDRE

Au-delà de la demande légitime de sécurité

 

L'ORDRE ECONOMIQUE

coût du travail

... Équilibre dans les échanges commerciaux avec la nécessité de redonner à la France de la compétitivité face à l'aggravation de son déficit commercial.

Cela passe par la question du coût du travail (et en particulier du financement de la protection sociale)

 

L'ORDRE SOCIAL

Les élus de droite et d'extrême-droite dans le cortège de la "Manif pour tous" à Paris (Thomas Samson/AFP)

En matière juridique, cela impose notamment de ne modifier le Code civil qu'avec beaucoup de précaution. Sans s'enfermer dans un conservatisme rigide, il est du devoir du politique de résister à certaines modes ou pressions issues de groupes sociaux. La droite agit trop souvent en réaction au progressisme de la gauche sur ces questions de société : c'est ce qui a conduit le groupe UMP de l'Assemblée nationale, sous l'impulsion du député Hervé Mariton, à lancer une réflexion en 2009 qui a aboutit à un très bon rapport intitulé "REPRENDRE LA MAIN SUR LES QUESTIONS DE SOCIETE.


L'ORDRE INSTITUTIONNEL

LES MODES DE SCRUTIN

L'ordre institutionnel passe aussi par un mode de scrutin qui permette de dégager clairement une majorité qui puisse appliquer son programme sans donner lieu à d'interminables négociations entre les partis d'une coalition gouvernementale.

La droite doit donc défendre jusqu'au bout la logique de le Ve République en refusant la proportionnelle et en faisant du président de la République le chef naturel de la majorité parlementaire.

 L'ordre est le principe qui semble le mieux correspondre à ce qu'est la droite,

et dépasse largement le seul sujet de la sécurité

***

 

... La droite obéit à l’idée d’un univers qui la précède, la légitime, et qu’elle doit soutenir.

La gauche est plus un projet (de vie moins dure, de plus grande justice, de recherche d’égalité) qu’une certitude qui s’appuierait sur un « ordre » préexistant ou sacré.

Si la droite soutient le monde, la gauche le construit.

Si la droite légitime l’ordre des choses, la gauche le conteste.

La droite c’est le choix de l’ordre, divin ou naturel, immémorial et sacré. Les hommes et la société doivent le maintenir et non le subvertir.

L’ordre des choses ne satisfait pas la gauche. Comme elle ne le trouve pas forcément respectable, elle est plus sensible à ses contraintes, ses abus, qu’à son caractère « sacré ».

La pauvreté, la domination politique, l’exploitation sont les manifestations concrètes de cet ordre, des réalités que la gauche conteste.

... Ainsi la droite croit en des frontières rigides balisant la vie sociale. Elle veut que chacun soit à sa place, que l’homme soit homme et la femme femme, que le serviteur soit le serviteur et le maître le maître, que le nègre soit le nègre et le blanc blanc, que les enfants soient les enfants et les parents les parents, etc. ...

Les Blancs et les Noirs, les patrons et les ouvriers, les juifs et les chrétiens, les Asiatiques et les Américains, les voyous et les princes, les gens de bonne éducation et les grossiers personnages ne doivent en aucun cas se mêler.

Et ils le font pourtant et justement où ? Au plumard. Car en effet, les femmes et les hommes doivent se mêler. Et se mêler au plus près, physiquement en quelque sorte. C’est le seul cas où les frontières doivent être franchies...

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Tout ça c'est pas moi qui l'invente

*

 Alors, gauche, droite ?

Chacun fait ce qui lui plaît, plaît, plaît, plaît

EN TOUTE CONNAISSANCE DE CAUSE et ... EFFETS SECONDAIRES

 

 

 

 
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