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04/05/2014

ALICE GUY... une pionnière au cinéma

Alice Guy Blaché, est née le 1er juillet 1873à Saint-Mandé et morte le 24 mars 1968 à Wayne, dans l'État du New Jersey aux Etats-Unis, est une réalisatrice franco-américaine.

Avec La Fée aux choux, qu'elle tourne en 1896, elle est la première réalisatrice de l'histoire du cinéma. En 1910, elle est aussi la première femme créatrice d’une société de production de films, la Solax Film Co.

Je la découvre en feuilletant

"Femmes Egalité de 1789 à nos jours"

réalisé en collaboration avec la Revue Antoinette

Le saviez-vous ?

La foule se presse ce soir de 1895 sur le boulevard des Capucines à Paris...

... elle a 22 ans. Secrétaire de la maison Gaumont, qui n'est encore que le Comptoir général de la Photographie, elle assiste aux côtés de son patron à l'inauguration privée du tout premier appareil à projeter des films, inventé par les frères Lumière, et dont elle va revoir leurs courts petits films.

Voilà un an et demi qu'elle est entrée chez Gaumont. Un an et demi que, de huit heures du matin à huit heures du soir, six jours par semaine, elle doit répondre aux coups de sonnette impérieux du bureau directorial, ouvrir, annoter, distribuer le courrier, vérifier les travaux, surveiller les emballages des envois d'apparils-photo, et le renouvellement des stocks...

En un an elle a tout appris de cet art qui règne alors en maître sur le monde scientifique, artistique, sur les "grands" et les autres. La photo pour elle, de sont les appareils, les objectifs, les produits chimiques. Mais ce soir-là, devant ces documents qui défilent, les tout-premiers de l'histoire du cinéma, elle rêve. Elle a une idée en tête. Qu'elle est la seule à avoir. Qu'elle est la seule à avoir. Pour Gaumont et Lumière, le cinématographe n'est ni plus ni moins qu'une machine de plus à vendre à la clientèle. Celle-ci cherche surtout à filmer l'actualité, les défilés de troupes ou le bain de bébé.

Alice, elle, imagine d'autres merveilles : pourquoi ne pas se servir de cet appareil pour inventer, raconter des histoires, faire de la fiction ? Quelques jours plus tard, elle propose à Gaumont d'écrire une ou deux saynètes, de les faire jouer par des amis et de les filmer : "Si on avait prévu le développement que prendrait l'affaire, je n'aurais jamais obtenu ce consentement" raconte-t-elle dans ses Mémoires "Ma jeunesse, mon inexpérience, mon sexe, tout conspirait contre moi".

Léon Gaumont accepte néanmoins, à la condition absolue que cela ne gêne en rien ses fonctions de secrétaire ...

C'est dans ce jardin de ce pavillon qu'elle plante son premier appareil de prise de vue avec Anatole, son opérateur de la première heure. Et c'est avec lui, serrée dans son corset, juchée sur ses bottines, en chapeau ou en "cheveux" qu'elle part à l'aventure du cinéma de fiction.

"Un drap peint par un éventailliste du voisinage, un vague décor, des rangs de choux découpés par des menuisiers, des costumes loués ici et là autour de la porte St-Martin ... Comme artistes, mes camarades, un bébé braillard, une mère inquiète bondissant à chaque instant dans le champ de l'objectif : et mon premier film, la Fée aux choux, vit le jour".

http://ekladata.com/FKL9aJss_diuFg86OK8COzp58JM.jpg

 

Il n'a pas grande valeur artistique ce film, mais c'est aujourd'hui un classique de la cinémathèque pour la valeur historique.

La première réalisation d'Alice est aussi le tout premier film de fiction pure jamais réalisé. A cette réserve près qu'à quelques kilomètres de là, à Montreuil, Méliès, le magicien du cinéma, est en train d'inventer de son côté le cinéma d'animation (de trucage), pour lequel il fait de vrais chefs-d'oeuvre.

Disons qu'à eux deux ils ont mis au monde le cinéma, cet art qui fera rêver des générations de cinéphiles. Pour l'instant ce n'est pas encore son âge d'or, juste celui des pionniers. Celui des poètes qui font les choses par amour, avec humour souvent, toujours par passion....

 

C'est l'équipe d'Alice GUY qui fit les premiers essais au monde du cinéma parlant, toujours sur sa petite terrasse de Belleville. Elle tournera plus de cent scènes. Elle a essuyé les plâtres, s'est débrouillée seule dans les pires difficultés. Mais la Gaumont se rend maintenant compte que l'affaire est lucrative. Alice lui a fait faire de substantiels bénéfices. Le Conseil d'Administration de la société décide de construire un studio, un vrai et d'en confier la direction à quelqu'un d'autre. Alice se bat. Elle trouve un défenseur en Gustave Eiffel qui préside le Conseil d'Administration.

Elle restera donc en post onze ans jusqu'en 1907. Elle dirige le studio comme un chef d'entreprise ...

Elle a réalisé 400 films pour la Gaumont. Courts et longs métrages.

Plus tard elle tournera encore 73 films aux USA au sein de la Solax, société qu'elle fonde avec son mari et qui sera la rivale des premières grandes sociétés américaines comme la Fox. Mais le cinéma est devenu une industrie, prise en main par les trusts. La Solax sera brisée...

Revenue en France elle se rend aux studios de la Victorine à Nice, où elle a quelques intérêts. On lui propose d'en prendre la direction à condition de la financer. Elle n'a pas le premier sou. L'aventure du cinéma s'arrête alors pour elle. C'est en 1920. Elle a 37 ans ...

 

****

*

Cette femme courageuse, battante, méritait bien une note de Miche à quelques jours

de l'Ouverture du Festival de CANNES... Qui se souvient d'elle ?

 LA FEE AUX CHOUX

Mais oui les garçons naissaient dans les choux dans ces années-là

 
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