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31/05/2014

Les mamans de l'année à HABAS

samedi 31 mai 2014
 

Habas a fêté les mamans

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Publié le 24/05/2014 à 17h16 , modifié le 24/05/2014 à 17h37

Ce vendredi 23 mai 2014, à l’occasion de la traditionnelle mais toujours conviviale et vivifiante célébration de la fête des mères, M. Jean François Lataste, maire de Habas, entouré des membres de son Conseil Municipal avait convié tous ses administrés, à rendre hommage à toutes les mamans du village et plus particulièrement aux quatorze d’entre elles, qui ont mis au monde un enfant, au cours de l’année écoulée.

Après un plaisant prélude musical, proposé par les jeunes élèves de l’Ecole Municipale de musique, sous la direction de Serge Dutournier, Monsieur le maire souhaitait la bienvenue à tous et adressait ses plus sincères vœux de bonheur aux nouveaux petits habassais et habassaises ainsi que toutes ses félicitations aux heureux parents. Rejoint par son équipe municipale, il remettait à chacune des « mamans de l’année » un magnifique bouquet de fleurs avec les compliments de la  municipalité.

Capture FETE DES MERES 2014.PNG

 

Mon ami André MARIMPOUY, -auteur des photos et de l'article- ne m'en voudra pas

de le relayer sur mon blog

pour les mamans qui n'auraient pas lu Sud-Ouest

C'est pour la bonne cause !

joyeux anniversaire mon Juju

Récemment mis à jour103.jpg

Que le temps passe vite, trop vite !

Mais j'ai la chance d'avoir des petits-enfants

charmants, adorables

 

Juju fête ses 21 ans aujourd'hui

et son père ses 50 ans samedi

Nous serons de la fête !

et je compte bien en profiter puisque j'ai le bonheur

d'être encore en vie

Des gens très bien qui sont très moches

Scandale dans le viseur : Jean Jardin, alias le Nain Jaune, fut le bras droit de Pierre Laval, chef du gouvernement du maréchal Pétain. Le matin de la rafle du Vel' d'Hiv', le 16 juillet 1942, il est en poste. Il ne dit rien. Ne tente rien. "Acteur capital, sans jamais se renier par la suite, de l'un des plus criminels régimes de l'histoire de France", "collaborateur intime du plus vil des collabos", "l'homme dont je tiens mon patronyme" fut "aussi influent qu'un René Bousquet, plus décisif qu'un Paul Touvier et infiniment plus central qu'un Maurice Papon". Auquel cas il aurait aussi été le plus doué des collabos. Épargné, discret, influent...

Alexandre Jardin, "souillé de l'hérédité, réfrigéré par mon ADN", dit oser ce livre pour refuser la cécité familiale, "un exercice de trahison de ma lignée, une volte-face qui m'interdit sans doute un jour d'être enterré auprès des miens. La complicité familiale me fait vomir. C'est plus facile, en effet, à la troisième génération, c'est supportable."

Le fils Pascal aurait-il choisi d'édulcorer les silences complices du père, que seule la génération suivante pourra, libérée par la mort et le temps, révéler ? "Notre famille est construite sur un secret, le nôtre est particulier, il est montré pour qu'on ne le voie pas", commente Alexandre. Ainsi, pour éviter qu'on ne cherche à comprendre ce que fit, sut et feint de ne pas voir son père, Pascal aurait empilé les récits en trompe-l'oeil. Pourtant, n'en déplaise à l'imprécateur de 2010, Pascal Jardin, s'il trompette allègrement les fanfaronnades paternelles, ne fut pour autant pas complètement dupe : "Oui, mon père était un homme impossible, mystérieux, inclassable, et à une certaine époque certains l'eussent volontiers collé à un mur devant douze fusils, mais voilà, c'était mon père, il était épatant et insupportable, et je l'aimais.

 ****

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 Une confession sans fausse note, à la fois ter­rifiée et soulagée, qui se parcourt la gorge sèche.

La bombe est lancée dès la première page : « Mon grand-père, Jean Jardin, dit le Nain jaune, fut, du 20 avril 1942 au 30 octobre 1943, le principal collaborateur du plus collabo des hommes d'Etat français : Pierre ­Laval, chef du gouvernement du maréchal Pétain. Le matin de la rafle du Vél' d'Hiv, le 16 juillet 1942, il était donc son directeur de cabinet ; son double. Ses yeux, son flair, sa bouche, sa main. Pour ne pas dire sa conscience. »

Comment ne pas lire dans cette description physique, débitée au hachoir, le dégoût de ses propres origines, l'effroi de l'inéluctable symbiose génétique ?

.... Du sang vicié qui coule dans ses veines, l'héritier tente aujourd'hui d'extraire le poison.

... Loin de se ménager, Alexandre Jardin pratique l'égra­tignement de soi avec un courage et une élégance rares. « A quarante-quatre ans, essoufflé de menteries, je prends donc la plume pour fendre mon costume d'arlequin », confesse-t-il dans l'élan de sincérité qui propulse tout le livre.
 
En savoir plus sur http://www.telerama.fr/livres/des-gens-tres-bien,64352.php#vMpj4dCHT43lVLYX.99
 
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"C'est effrayant"
 
"La souveraineté nationale est sacrée, ils vont sacrifier des Juifs"
 
"Ne pas être antisémite, c'était bizarre... partagé par l'Eglise, par les gens très bien"
 
"Il n'est pas nécessaire d'être un monstre pour participer au pire"
 
"Aucun directeur de Cabinet n'a eu de procès après la guerre... Il (son père) est devenu un des grands financiers de France"
 
"C'est toujours la morale qui précède les crimes"
 
Son jeune fils  :"Tu as bien fait d'écrire le bouquin, j'aurai pas à le faire. On n'est pas responsables mais on ne couvre pas, on n'est pas complices"
 
Parmi ces gens très bien ... MITTERRAND
 
*
*
 

 Les documents qui remontent à la surface proviennent des Archives de BERLIN,

celles de FRANCE ont disparu.

 

Wikipédia doit revoir ses fiches et modifier

"Sa responsabilité directe dans la rafle du Vélodrome d'Hiver de juillet 1942 reste incertaine. Il n'y a pas de documents d'archive connus démontrant que Jean Jardin était informé des rafles des 16 et 17 juillet 1942 ou qu'il y ait participé..."

Mais, selon plusieurs historiens spécialisés dans cette période, il était, en tant que directeur du cabinet de Laval, probablement au courant des préparatifs de cette opération. En revanche, il est difficile d'établir dans quelle mesure il était conscient des conséquences de ces rafles et des déportations..."

 

"Jean Jardin reste comme exilé en Suisse jusqu'en 1947. L’anticommunisme de la Guerre froide fait rentrer à Paris beaucoup d'anciens vichystes et le remet en selle. L'avènement de la Quatrième République, régime parlementaire, est favorable à ce type d’éminence grise ayant de l'entregent.

 

Jean Jardin connait admirablement le Tout-Paris de la politique et des affaires ; il met en relation, propose ses services, suggère conseils et avis discrets à tous ceux qui comptent. Il reçoit ses amis et relations, Couve de Murville, Wilfrid Baumgartner (gouverneur de la banque de France), Edgar Faure, des hommes politiques de toutes tendances ainsi que de très nombreux hommes d'affaires . Proche du CNPF (Georges Villiers en est le premier président de 1946 à 1966) il conseille le patronat dans ses relations avec les partis et leur financement occulte. En 1952, il devient un des proches conseillers d'Antoine Pinay, devenu Président du Conseil.

En 1955, il participe à la création d'un quotidien concurrent du Monde, jugé trop à gauche par les milieux d'affaires, Le Temps de Paris, opération qui reste sans suite : ce quotidien ne paraîtra que pendant quelques mois"

 **

Certains doivent trembler qu'on mette son nez dans les Archives de Berlin !

Comme le dit mon Minou :

"Il y avait plus de collaborateurs que de résistants !"

Ce week-end à HABAS

Capture EXPO PEINTURES.PNG

29/05/2014

Résistance ... Ils avaient l'âge de mes petits-enfants

 

BOULEVERSEE ! et pourtant je ne découvre pas 

 

 Pour sa deuxième soirée, la fiction sur la jeunesse résistante écrite par Dan Franck perd 1,6 millions de téléspectateurs en une semaine. Le premier épisode s'établit à 4 millions de personnes, là où la fiction en attirait 5,6 millions.

 

Plus je prends de l'âge et plus j'enrage !

Ils lui ont préféré l'Amour est dans le pré... Et le vote FN en prime !

Dans un pays où il y a eu tant de collabos, tant de traîtres, pas étonnant !

***

*

Je viens de voir l'épisode que j'avais enregistré pour ne pas le rater

et je suis bouleversée encore et toujours pour toujours

dénonciations, trahisons, prison, tortures, fusillés, internés, déportés

**

Les jeunes comédiens sont magnifiques, authentiques.

"Les comédiens César Domboy et Pauline Burlet sont revenus sur les scènes difficiles à jouer.

La fiction écrite par Dan Franck traverse toute la période de l’Occupation allemande. À l’écran, à force d’ellipse, l’histoire d’amour entre Lili et René dit « Le gosse » n’aura pas duré très longtemps. En effet, le personnage incarné César Domboy disparaît dès la fin de l’épisode 3. « Le gosse » est arrêté et fusillé avec certains de ses camarades, dont le chef du réseau, Boris.

« Ça m’a bouleversé d’arriver sur le plateau et de voir toute la cérémonie de la mort. »

« J’ai dû jouer ma mise à mort. J’ai cru que ça allait être une expérience [d’acteur] en plus. Ça m’amusait de faire une chose nouvelle dans un film. Mais ça m’a bouleversé d’arriver sur le plateau et de voir toute la cérémonie de la mort de ce môme » a expliqué l’acteur. On tournait au Mont Valérien, là où le gars a été exécuté. C’est donc très facile de laisser les fantômes s’emparer de soi. J’avais une boule dans la gorge pendant six heures (c’était une scène très découpée).

On a beau savoir que l’on a des figurants en face de soi, ils sont en costumes et tout d’un coup, ils visent. C’est facile de se projeter et de se dire « quel pauvre gars de vingt ans. On lui a retiré sa vie pour vraiment trois fois rien. Quelle punition extrême. C’est abominable. » Je ne m’y attendais pas, mais c’était très intense."

***

Très intense pour moi aussi.

Eux ont été emprisonnés, condamnés à mort, fusillés et d'autres,

comme mon oncle George, ont été internés, déportés

et me voilà de nouveau à dévorer ces documents précieux pour moi

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Après un séjour en prison à VIERZON  où il s'était rendu pour faire libérer son père, mon grand-père Alphonse, arrêté à sa place faute d'avoir mis la main sur le fugitif, il a été  condamné à un an d'emprisonnement pour MENEES DE NATURE COMMUNISTE, mais il a en fait été interné 2 ans au CAMP DE MAUZAC en Dordogne du 12 août 42 au 30 juillet 44, comme le stipulent les documents.

Les prisons où étaient jetés les résistants étaient très mauvaises, sales, et les conditions d’hygiène très rudimentaires. Les repas consistaient souvent en une " gamelle " contenant une soupe claire avec quelques légumes dans le fond : choux verts, carottes. Les prisonniers politiques étaient astreints à la même discipline que les détenus de droit commun.

Extrait : (Alexandre Drevet est arrêté pour rédaction et diffusion de tracts en décembre 1940. Il est transféré à la prison de Clermont-Ferrand, jugé en juin 1941 il est condamné à un an de détention. Il est transféré au camp de Mauzac en Dordogne. )

"Les conditions de détention sont épouvantables, manque total d'hygiène, de nourriture, de chauffage. Les décès y sont nombreux"."

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Puis déporté, après une tentative d'évasion, au CAMP de BUCKENWALD du 31 juillet 1944 au 12 mai 1945. Pendant sa fugue, les allemands qui s'étaient rendus au domicile de mon oncle à Vierzon, espérant le cueillir là, ont violé ma tante.

A Buchenwald, il n’y avait pas d’hommes, mais des " Häftling ", vêtus du fameux habit rayé (de Schutzhaftlager). Il fallait voir avec quel mépris les SS prononçaient ce mot. Les soldats de la Werchmart étaient remplacés par les tueurs à gage SS, avec le Schutzhaftlagerführer, ses officiers, sous-officiers et soldats.

Les détenus étaient logés dans des baraques en planche, sur des châlits à étages (trois châlits superposés). Une paillasse de fibre de bois, large de 80 cm, dure comme fer pour deux hommes. Lever : 5 heures. Il fallait se nettoyer, boire le " café ", eau tiède vaguement colorée, légèrement sucré une fois par mois. Chacun touchait un morceau de pain et à 5 h ½, tout le monde sur la place d’appel. Alors tout le camp, environ vingt à trente mille hommes suivant les jours, montait sur l’immense place, en rang par dix, et débouchant de cinq côtés à la fois. Ce n’était là qu’un rassemblement qui durait quelques minutes avant le groupement par commando.

A la tête de chaque commando un Kapo, généralement un allemand, détenu politique, mais qui n’en avait pas moins pour autant, bien des fois plus de haine à l’égard de ceux qu’il commandait, surtout à l’égard des détenus français. Depuis dix ans dans le camp, le Kapo s’était fait le complice des SS qui lui faisaient toute confiance, puisqu’ils ne pénétraient que rarement dans le camp. Sous les ordres du Kapo, plusieurs Vorausbeiter (contremaîtres), eux-mêmes commandant quelques Schieber (surveillants).

Chaque soir, il y avait, à la porte de chaque baraque, une centaine de Häftling qui ne pouvaient rentrer et qui devaient passer la nuit dehors par –10 à –15°. Dans ces conditions, la mortalité augmenta dans des proportions incroyables, pour atteindre près de quatre cent par jour (environ un pour cent). L’Allemagne encerclée manquait de charbon, et le Krematorium était à l’arrêt. Comme il fallait faire disparaître ces morts, causes possible d’épidémies, les SS les firent ensevelir dans une ancienne carrière, immense trou de 50 mètres de diamètre et de 20 mètres de profondeur, où ils les faisaient jeter d’en haut, pêle mêle, alternant une couche de chaux et une couche de détenus, réduits par la faim à l’état squelettique.

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l’appel à Buchenwald était encore une de ces inventions diaboliques

qui firent la sinistre réputation du camp.

Après le travail, les détenus rentraient au camp. Ils descendaient à leur block où ils touchaient un litre de soupe. Le block était commandé par un blockältesker (doyen de bloc), qui avait sous ses ordres plusieurs Stubedieust (service de la chambre). Le chef de block était un personnage aussi influent que le Kapo d’un commando. Comme ce dernier, il avait droit de vie et de mort. Il jouait évidemment au caïd. Les stubedieust également à qui devaient incomber normalement les corvées du block. En réalité, ils désignaient des volontaires et eux passaient leur journée à ne rien faire. Le soir, vers 7 heures, quand le Häftling harassé était à peine rentré du travail, avait juste le temps d’avaler sa soupe, il lui fallait monter à l’appel. Petite promenade dont il se serait passé bien volontiers.

Tout le camp montait, block par block , au pas, en rangs par dix et au son de la musique du camp. Ils se rassemblaient. Le SS comptait, recomptait, et comme les allemands ne savent pas compter d’une part, comme d’autre part il y avait toujours un homme sur vingt-cinq mille qui s’était soit trompé de block, soit endormi exténué sur sa paillasse au moment de l’appel, il y avait toujours une chance sur deux pour que l’appel fut faux. On faisait alors contre appel. Et cela durait, jusqu’à ce qu’on eut trouvé l’erreur, ou bien l’endormi qui était tiré de son sommeil à coups de bâton. Les appels les plus courts duraient une heure, les plus longs duraient trois heures et même plus. Il y en eut un qui, retardé par les alertes aériennes, commença à 10 h ½ pour finir à minuit. Qu’importe, il fallait être debout à 5 heures. Heureux étaient les vingt-cinq mille hommes de la place lorsque ces heures passées debout par tous les temps, neige, pluie, tempête, entendaient le haut-parleur annoncer le " fertig " final. Puis c’était le " Alles Stillstand " (tout le monde au garde à vous). Vingt-cinq mille paires de galoches claquaient sous le vent Mützen ab (chapeau bas), et les vingt-cinq mille têtes laissaient tomber ce qui leur servait de coiffure (calot, etc...) laissant voir vingt-cinq mille crânes tondus. On les tondait en laissant une crête de ½ cm au milieu ; quinze jours plus tard un coup de tondeuse enlevait cette crête, puis ainsi de suite de sorte que le détenu avait toujours l’air d’un coq avec sa crête ou avec sa strasse (rue), un air des plus abrutis s’il en est.

...

La vie dans ces camps était bestiale et brute. Les SS voulaient anéantir toute pensée. Ils avaient même été jusqu’à condamner de la peine de mort tout acte extérieur de religion. Tout écart à la discipline était sérieusement condamné et il n’y avait pas de pardon. Parmi les méthodes les plus en vue pour faire disparaître quelqu’un, il y avait la pendaison. Le crématoire possédait d’ailleurs quatre crochets qui servaient de potence. D’autre part, il y avait une potence portative que les boches amenaient sur la place ‘appel et ils pendirent un soir d’hiver 1944 un polonais accusé de tentative d’évasion devant tout le camp réuni. Ils avaient bien pris soin d’éclairer la scène avec de puissants projecteurs. Une autre fois, ils exposèrent quatre hommes, tous nus, en plein vent, pendant une longue nuit d’hiver.

 

Mon oncle a été libéré de justesse par les Russes alors qu'il était, avec ses camarades, véhiculé vers les carrières pour y être fusillé.

***

3 ans d'internement, loin des siens ;  3 ans de souffrances terribles

mais comment peut-on s'en sortir et s'en sortir intact ?

c'est impossible !

medium_oncle_GEORGES_0602.3.jpg

 

resistance,t.v.,camps,déportation

 

*

Qu'étaient donc ces menées communistes ?

Qui étaient ces "terroristes",

ainsi nommés par l'occupant et les pétainistes de Vichy

qui combattaient l'envahisseur,

menaient des actions clandestines pour aider leurs compatriotes traqués par les autorités d'occupation à franchir la ligne de démarcation à Vierzon ?

 

Vierzon est coupée en deux par la ligne de démarcation : le poste-frontière est rue André-Henaut.

 

resistance,t.v.,camps,déportation

Un panneau qui se passe de commentaire. D’un côté, la France dite « libre » administrée par le Gouvernement de Vichy. De l’autre, la France occupée par les troupes allemandes. La ligne de démarcation va être une véritable frontière entre Français jusqu’au 11 novembre 1942, date à laquelle l’occupant décide d’y mettre un terme en envahissant tout le pays.(En réalité, la « Ligne » subsistera
jusqu’au 1er mars 1943

La Gestapo s'installe dans la villa Turquet, boulevard de la Liberté.
La gare est strictement contrôlée par la police et la gendarmerie françaises, la Gestapo, la police des frontières et les douaniers allemands.

L'activité des passeurs est cependant intense, grâce aux faux convois funèbres organisés entre le cimetière (en zone libre) et l'église (en zone occupée) et les travaux de reconstruction du pont sur le Cher

 Tout est bon pour passer la ligne, à pied ou en barque, à la barbe de l'occupant. Mais pas toujours avec un dénouement heureux. Noyades, fusillades, chiens aux trousses...

 

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La photo du milieu représente le point de passage entre la zone libre et occupée à Bourgneuf.

 

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****

**

Les camps d'internement sont apparus dès 1939 afin de regrouper, notamment, les réfugiés étrangers allemands ou de la guerre civile espagnole. Entre 1940 et 1944, les camps se multiplièrent sur l'ensemble du territoire. Y étaient internés les victimes des législations antisémites et de manière générale de persécutions raciales, ainsi que les opposants au régime de Vichy, comme par exemple les résistants ou les communistes. Certains de ces camps furent le point de départ vers les camps d'extermination. Initialement, l'administration des camps d'internement français fut confiée au ministère de la Guerre avant d'être rattachée, en novembre 1940, au secrétariat général à la police du ministère de l'Intérieur.

Parmi les événements majeurs du XXe siècle, il en est un dont on ne mesure pas encore aujourd’hui toute l’ampleur. Il s’agit de l’effondrement brutal et imprévu de juin 1940 : déroute de l’armée française, humiliation de la défaite, fuite du gouvernement Reynaud quittant Paris le 10 juin, prélude à l’exode qui jeta sur les routes de France des millions d’hommes, de femmes et d’enfants, « le peuple du désastre », entrée des Allemands dans Paris le 14 juin, signature de l’armistice franco-allemand...

L’un des aspects méconnus de la débâcle concerne l’exode pénitentiaire. Intéressons-nous plus particulièrement à celui des prisons parisiennes et, parmi elles, à celle qui reçoit en novembre 1940 le titre de « prison militaire de Paris repliée à Mauzac ». Cette prison de l’exode regroupe tant les Parisiens du Cherche-Midi que ceux de la Santé.

 

 Prison-militaire-de-Mauzac

 

1er novembre 1940 : l’implantation à Mauzac, en Dordogne, d’un camp d’internement devant servir de repli à la « prison militaire de Paris », est le fruit d’une situation conjoncturelle directement liée au contexte politique de la France des années 1939-1940. Deux facteurs sans lien apparent se conjuguent : d’une part la montée du fascisme en Europe conduisant le gouvernement à engager un vaste programme d’armement, d’autre part et ensuite, la politique répressive de Vichy rendant nécessaire la création de nouveaux lieux de détention.

Le 16 octobre 1940, la direction générale de la sûreté nationale adresse un télégramme au préfet de la Dordogne, le priant de « prendre d’extrême urgence toutes dispositions pour aménager un camp d’indésirables près de Bergerac, susceptible de recevoir un nombre de 2 000 internés, un personnel de direction de 25 personnes et un personnel de surveillance de 400unités ». Les regards se tournent naturellement vers les cantonnements d’ouvriers de la poudrerie de Mauzac…

En fait, c’est l’autorité militaire qui va s’approprier le lieu. La présence à Périgueux du tribunal de la 12e région militaire rend nécessaire la création d’une nouvelle prison militaire dans le département. Trois rangées de barbelés et quelques miradors sont rapidement dressés autour du « Camp nord », au lieu-dit Sauvebœuf, commune de Lalinde, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Bergerac.

L'un des miradors de la prison militaire de Paris repliée à Mauzac. C'est un GMR qui assure la garde.

 http://prisons-cherche-midi-mauzac.com/ blog de Jacky TRENEL

Ainsi naît la « prison militaire de Paris repliée à Mauzac », le 1er novembre 1940, sur le site de la poudrerie de Mauzac.

Y sont internés des déserteurs, insoumis, communistes, gaullistes et droits communs.

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Si certains ont parlé , d'autres n'ont jamais pu le faire

Alors je le fais à leur place avec les témoignages poignants des victimes qui s'en sont sorties

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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