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28/06/2014

LEGION D'HONNEUR A MON AMI ET CAMARADE BERRICHON

 

 Jean-Claude Sandrier s'est vu remettre les insignes de chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur, vendredi 27 juin à 18 heures dans la salle Madeleine-Sologne à Vierzon par Nicolas Quillet, préfet d’Eure-et-Loir et ancien préfet du Cher. VIERZON une ville qui m'est chère au coeur.

Ancien maire de Bourges, député honoraire, Jean-Claude Sandrier est président de la communauté de communes de Vierzon.

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Il y a quelques jours je recevais un mail de Jean-Claude m'invitant à la cérémonie

"Michelle, merci pour ton message. En effet j'ai fait réimprimer le livre de mon père car
 on m'en demande toujours. J'y ai ajouté le programme du CNR et le discours d'Ida devant
 le conseil municipal de Châteaumeillant ainsi que le mien lors de l'inauguration de la plaque
 posée en hommage aux castelmeillantais qui ont hébergé et sauvé des familles juives.
 Par ailleurs je t'informe que je reçois la légion d'honneur le 27 juin prochain à 18h à Vierzon.

Bien sûr je t'invite ainsi que ta petite soeur et vos maris
Ida et Marcel Apeloig seront présents.
Bien amicalement en vous embrassant. Claudette et J.Claude"

Il répondait à un message reçu sur mon blog que je lui avais transmis
suite a un article concernant la remise de la Légion d'Honneur à Ida APELOIG-ROZENBERG:

 

"... Je viens d'acheter le livre de Roger Sandrier "Après l'oubli...La résistance" dont la réédition est due à son fils Jean-Claude. Jean-Claude Sandrier dont j'ai lu en 2004, le magnifique, l'admirable "George Sand, le Parti du Peuple".


Par mes parents, communistes, ma soeur et moi avons su, presque petit enfant, l'innommable, le génocide, le crime nazi.

J'ai 73 ans et cette horreur ne me quitte pas. Comment des hommes ont-ils-pu faire cela??? Il ne s'agissait pas d'êtres venus de je ne sais quelle planète Je suis toujours à expliquer qu'il s'agissait de nos voisins, européens, les plus proches, les Allemands dont la culture, musicale et littéraire, la peinture rayonne de par le monde, Jean-Sébastien Bach, Beethoven, Brahms, Goethe... Heinrich Mann, Thomas Mann. Klaus Mann quitta l'Allemagne, fut déchu de sa nationalité (quel exemple extraordinaire!) et écrivit des livres qui pour moi sont tous des chefs d'oeuvre.
Avec le livre de Roger Sandrier, j'apprends à moins désespérer de l'être humain.

 

Chateaumeillant "Juste parmi les justes", Chateaumeillant à 9 km de Sainte-Sévère-sur Indre, Je ne suis pas Berrichon et, cependant, c'est là que j'ai choisi de poser mes valises, près de George Sand et de Jacques Tati.


La terrible histoire de Madame Apeloig-Rozenberg me bouleverse et avec ces quelques lignes écrites, je voudrais lui rendre hommage.

 

Guy Gauthier
Chassières
36160 VIGOULANT----

***

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Interne à Châteaumeillant (Cher) pendant deux années : 1953 et 1954, ses parents m'accueillaient un dimanche sur trois. J'ai encore en papilles les endives au jambon et en mémoire les leçons de latin récitées par Jean-Claude.

 

*

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 http://www.gilblog.fr/livres_a_partager/resistance-le-fils-et-la.html

JC-Sandrier-et-son-livre

"Qu'on partage, ou pas, les opinions de Jean-Claude Sandrier, on doit reconnaître que cet enfant de Châteaumeillant a l'amour filial, et du Berry, chevillés au corps. D'où ce petit livre souvenir de cent vingt pages, à la fois livre d'histoire et de mémoire, à la fois hommage à un père courageux et aux justes de Châteaumeillant. C'est aussi un livre très moderne puisqu'il donne à lire un document fondateur de la République. D'où son titre :" Avant l'oubli, Résistance".

Jean-Claude Sandrier présentait son ouvrage mercredi 29 avril à l'amphitéâtre des Archives départementales en présence d'Alain Raffesthain et devant une salle où figuraient de nombreux anciens résistants. La précédente édition est épuisée.Le livre est une réédition des mémoires de Roger Sandrier (novembre 1921-mai 1997), augmentée de plusieurs textes et documents. La précédente édition est épuisée.

couv-Sandrier

L'ouvrage comprend trois parties principales.

 Les souvenirs de Roger Sandrier, élément principal du livre, qui relatent son activité de résistant dès 1940 dans la France occupée, et de combattant durant l'offensive de l'Armée du Rhin contre les armées allemandes. Un récit particulièrement vivant, qui nous fait entrer d'une manière très concrète dans la vie d'un résistant de la première heure. En effet, Roger Sandrier accomplit ses premiers actes de résistant à dix-neuf ans, à Châteaumeillant où il est membre du groupe de direction du PCF clandestin.

Clandestin en mars 1943, il occupe différentes responsabilités dans plusieurs départements. Capitaine chez les Francs Tireurs et Partisans Français (FTPF), il participe à de nombreuses actions armées et aux libérations de Montluçon et Moulins. Après une formation "officielle" à l'École Militaire, il part rejoindre l'Armée du Rhin avec le grade de Capitaine.
Roger Sandrier a été nommé Chevalier de la Légion d'Honneur le 22 septembre 1953. Il est aussi titulaire de la Croix de guerre et de la Croix du Combattant volontaire de la Résistance.

Le Programme du Conseil national de la résistance (CNR). Un document à la fois historique et d'actualité qui voulait pour notre pays un ordre social plus juste. Un projet mis à mal dans la France actuelle, soumise à une politique qui considère les êtres humains comme des objets dans une guerre économique délirante.

 Le discours d'Ida Apeloig-Rozenberg à la cérémonie de Châteaumeillant le 3 juin 2004  lu devant le Conseil Municipal

Dans ce texte émouvant elle remercie la population de Châteaumeillant pour son action qui a permi de cacher une centaine de juifs (dont son père), recherchés par le régime de Vichy, et de les sauver des camps d'extermination nazis.

plaque-chateaumeillant-1

(Après les rafles de 1942, 141 juifs, originaires du XIe arrondissement de Paris pour la plupart arrivent à Châteaumeillant situé à quelques kilomètres au sud de la ligne de démarcation.

Certains se cachent dans des fermes ou sous de fausses identités, d'autres vivent presque normalement, envoyant leurs enfants à l'école communale, dont Ida Rozenberg-Apeloig.

Grâce à la complicité de la population et de gendarmes trahissant les ordres de Vichy, le village est presque épargné. 

Vingt personnes seront arrêtées et trois seront déportés.

Le 20 novembre 2004, une plaque a été posée sur l'ancienne église du village, aujourd'hui occupée par la mairie).

 

Et Jean-Claude Sandrier conclut en ces mots :"Je pense à mon père qui s'est longtemps interrogé sur l'utilité d'écrire sur son expérience de Résistant. J'ai envie de lui dire : Tu vois, ça sert à ça ! A ne pas oublier, à honorer les combattants de la Liberté, parfois combattants de l'ombre, à continuer sans relâche le combat pour le respect des Hommes. Car, j'en suis convaincu, l'esprit de résistance reste, aujourd'hui comme hier, la condition première de toute espérance.
Merci de ce que tu as fait, avec beaucoup d'autres, pour que notre génération et les suivantes vivent dans un pays libre, selon les principes républicains, même si je sais que tu aurais souhaité que ces principes et ces valeurs soient un peu plus fortement affirmés et plus concrètement appliqués. Mais cela c'est peut-être à d'autres générations de l'accomplir.
Ton témoignage atteindra son but : rendre hommage à celles et ceux qui, par leur courage, leur volonté, leur audace, ont fait honneur à notre pays en rejetant le fascisme et ses monstruosités." 

  "Avant l'oubli, Résistance". Mémoires de Roger Sandrier, ancien résistant, Chevalier de la Légion d'honneur. Suivi du Programme du Conseil national de la résistance. Un livre broché et illustré de documents d'époque. Format 14X20 centimètres. 120 pages. Prix 15 euros. En vente dans les librairies du Cher, à Henrichemont et à la Librairie La Poterne à Bourges.

 Jean-Claude Sandrier, a aussi publié chez A à Z "George Sand, le parti du peuple", une étude qui éclaire un aspect méconnu du grand écrivain. Une George Sand très éloignée de l'image "consensuelle" et carrément amputée (pour ne pas dire censurée) qu'on donne d'elle de nos jours. Un livre qui étonnera plus d'un lecteur (et qui devrait rejoindre ma bibliothèque).


Jean-Claude Sandrier a passé sa jeunesse à Châteaumeillant.

Il a été Conseiller général du Cher de 1988 à 1998.

Il a été maire de Bourges de 1993 à 1995.

Il a été député du Cher de 1997 à 2012.

> Illustrations, de haut en bas. 1/Jean Claude Sandrier présente le livre de souvenirs de son père. 2/ La couverture de l'ouvrage. 3/ Plaque dévoilée lors de la cérémonie du 4 novembre 2004 à Châteaumeillant (cliquez sur la photo pour l'agrandir).

> Pour ceux qui veulent en savoir plus :

Conseil national de la Résistance. Je recommande la video de cette conférence de l'historienne Annie Lacroix-Riz (agrégée d'histoire, docteur-ès-Lettres, professeur d'Histoire contemporaine à l'université Paris VII-Denis Diderot).  >>> Lien.

> Le Programme du CNR dans Wikipedia. >>> Lien."

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*

 http://pcf-bourges.org/archives/www.pcf-bourges.org/Hommage-aux-150-communistes-du,189.html

Hommage aux 150 communistes du Cher morts pour la France

Intervention de Jean-Claude Sandrier, Député du Cher le 7 septembre 2004 devant la stèle du PCF.

... "Ce sont les noms de communistes qui se sont levés contre le fascisme, la barbarie nazie, pour la liberté de notre peuple et lui permettre de construire un monde plus juste, plus humain, plus fraternel. Car tous rêvaient d’une libération nationale et d’un nouveau progrès social et démocratique. Certains l’ont payé de leur vie ; leurs noms sont sur cette stèle. D’autres nous ont quitté au fil des années. D’autres, enfin, sont parmi nous et témoignent jour après jour de leur engagement, de leur engagement de communiste.

(JPEG)
Les communistes rassemblées le 7 septembre 2004

Car, pourquoi le cacher ? Pourquoi le taire ? Les communistes ont été au premier rang des combattants de la liberté, ce que François Mauriac a traduit par ces mots : « La classe ouvrière, seule dans sa masse, est restée fidèle à la France profanée ». Au-delà de l’hommage que nous devons rendre aujourd’hui à toutes celles et tous ceux qui ont combattu le nazisme - quelles que soient leur religion, leur préférence philosophique ou politique - il nous revient à nous communistes d’aujourd’hui de rappeler ce rôle essentiel tenu par les communistes français pour redonner ses couleurs à la France.

Certes, la légende est tenace qui veut que les communistes ne soient entrés en résistance qu’après l’entrée en guerre de l’Union Soviétique. C’est une injure à tous ces communistes arrêtés, emprisonnés, fusillés pour certains, entre juin 40 et juin 41, pour actes de résistance, confirmés en décembre 40 par le préfet du Cher déclarant que « le PCF dans le Cher est la seule organisation politique faisant preuve d’une activité qui ne soit pas individuelle et isolée ».

 Il faut sans doute bien évoquer cette période pour comprendre et se permettre de juger. Dans « Avant l’oubli ... Résistance » mon père écrit sur cette période de fin 40 début 41 : « La vie s’écoulait bercée par la presse de Vichy et par Radio-Paris. En dehors des cireurs de bottes de Pétain, il y avait les nouvelles des bombardements de Londres, de même que les arrestations de communistes et les premières exécutions. La plupart des gens étaient sans réactions, certains même applaudissaient à ces évènements. L’esprit de la Résistance ne devait naître que progressivement, d’abord chez un petit nombre ». Et je tiens à le répéter, dans ce petit nombre, il y avait un grand nombre de communistes."...

 

Pourtant, l'argent coule à flots...


Crise, dette, compétitivité, réduction des déficits publics, rigueur... Les mots qui reviennent au fil de l’actualité véhiculent une mystification : il n’y aurait plus d’argent ! Pourtant, l’argent coule à flots, mais les richesses créées échappent en grande partie à celles et ceux qui les produisent. C'est la conviction de Jean-Claude Sandrier, député du Cher de 1997 à 2012. La crise n’est pas une fatalité mathématique : elle découle de choix politiques. Pour ne pas en rester à des réflexes populistes sans issue, il faut donc faire la clarté et convaincre : l’argent et les propositions existent si l’on veut faire autrement. En s’appuyant sur son expérience de parlementaire et avec un vrai souci d’éducation populaire, Jean-Claude Sandrier ouvre des pistes. L’occasion pour lui de réaffirmer le sens de son engagement communiste et de le confronter dans la seconde partie du livre, avec quatre autres députés, habités par une question commune : comment faire pour changer le monde ? J'ai été heureux de la confiance dont il m'a témoigné en me demandant de l'accompagner et d'animer ce débat avec André Chassaigne, Daniel Paul, Roland Muzeau et Michel Vaxès. Un beau moment de partage et de débat. Etre simple mais pas simpliste, populaire mais pas populiste, voilà le parti pris de ce livre qui donne des chiffres édifiants et des arguments solides à l'heure où l'enfûmage est toujours de mise et l'austérité encore au menu. Un livre utile et engagé, où l'on découvre au fil de la plume un personnage attachant et les chemins de son combat politique, qui ne prend sens que par l'engagement des citoyennes et des citoyens pour changer le cours des choses...

 

Commentaires

Merci Michèle de relater la belle cérémonie de vendredi dernier, pour l'hommage que la République française a rendu à notre cher ami commun Jean-Claude Sandrier.350 personnes ont pu apprécier " l'homme " qu'il est. Jean-Claude n'a pas oublié de citer et d'honorer ce que j'ai fait pour Châteaumeillant. Son père Roger, ton père Maurice et le mien Samuel sont pour moi des héros !!! Je te serre. Ida

Écrit par : Ida Apeloig | 30/06/2014

 
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