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14/01/2015

BLASPHEME ET CONCORDAT en Alsace et Moselle : Jean-Luc MELENCHON écrit sa façon de voir


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/01/12/les-lois-anti-blaspheme-un-outil-de-repression-qui-menace-l-ensemble-de-la-planete_4554610_3232.html#t7ZH1dclqu3urMgz.99

Il a écrit sur sa page facebook

 

Ma façon de voir. Les assassins avaient des buts politiques. C’est eux qu’il faut mettre en échec. La réplique doit donc être politique. C’est-à-dire qu’il faut renforcer les anti-corps républicains au fanatisme religieux. Notamment l’attachement inconditionnel à la liberté d’expression telle que définie par la déclaration des droits de l’homme (avec pour seule limite celle que fixe la loi).

Exemple de mesure concrète: défendre la presse d’opinion.

Notamment en la subventionnant davantage que la presse de divertissement. Est-il normal que le monde diplomatique reçoive moins qu’un journal de programme télé ? Est-il normal que « l’Humanité » reçoive si peu par rapport à des journaux qui ne prennent aucun des risques du combat d’idées ?

Autre exemple : faire comprendre le sens de la laïcité comme garantie fondamentale de la paix civile et non comme une « opinion » moquée sous les traits du « laïcard ».

N’avions-nous pas raison de demander que le délit de blasphème soit supprimé là où il existe en France et en Europe ?

Dois-je rappeler à Manuel Valls que le délit de blasphème existe en France dans les départements ou s’applique le Concordat ? Dois-je rappeler que François Hollande a prétendu pendant la campagne présidentielle inclure le Concordat dans la Constitution ?

Je l’avais dénoncé dans l’indifférence moqueuse des « observateurs » de la campagne.

Révélation : c’est la seule garantie que j’ai demandée au téléphone à François Hollande au moment où j’appelai à voter pour lui : pas de Concordat dans la Constitution et pas de contrat au-dessus de la loi comme il l’avait annoncé dans des tribunes de presse passées inaperçues. Il m’avait répondu après un silence : « cela, on ne le fera pas ».

A présent, les religieux d’Alsace Moselle, départements où s’applique le Concordat qu’il faudrait abroger entièrement, viennent eux-mêmes de demander l’abolition du délit de blasphème ! Pourtant, comme nous avons été brocardés quand nous avions proposé cette idée dans le projet de loi laïque déposé par les parlementaires du Parti de Gauche !

Ne devrait-on pas en faire une revendication européenne quand ce délit de blasphème existe dans le droit de l’Allemagne, l’Italie, l’Irlande et combien d’autres ?

Enfin l’anticorps républicain consiste surtout à  impliquer le peuple dans la défense des libertés fondamentales et de la protection du territoire national.

Dans son livre sur la sur la lutte contre la délinquance (http://bit.ly/1506fud) mon camarade François Delapierre reprenait l’idée d’une conscription mixte vouée à cette tâche.

Cette méthode, c’est le contraire du « Patriot Act », loi de réduction des libertés légalisant, entre autre, la torture. Pour moi la solution c’est toujours l’intervention populaire. C’est pourquoi je crois que la revendication d’une nouvelle république, la 6ème, rétablissant la souveraineté populaire dans tous les domaines, y compris celui de la sureté intérieure est une revendication en plein dans le besoin du moment.

Je vous donne rendez vous sur le site M6R.fr (https://www.m6r.fr/nouslepeuple/) pour discuter ces propositions.

JLM

 

LE CONCORDAT

 

En Alsace et en Moselle le régime concordataire est toujours en vigueur : un avis du Conseil d’État du 24 janvier 1925 déclare que la loi du 18 germinal an X est toujours en vigueur.

En effet, la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905, mettant fin au Concordat de 1801, a été votée alors que ces régions étaient rattachées à l’Allemagne (à la suite de la défaite de janvier 1871).

Concrètement, la loi de séparation de 1905 n’est pas appliquée en Alsace-Moselle et les quatre cultes catholique, luthérien, réformé et juif y bénéficient d’un statut officiel. Prêtres et laïcs en mission, pasteurs et rabbins y sont rémunérés par l’État. Les évêques de Strasbourg et Metz sont nommés par le chef de l’État.

De fait, l’Élysée suit désormais le souhait du Saint-Siège.

Le président de l’Église protestante de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine (EPCAAL), dont le nom est proposé par un vote du consistoire supérieur de cette Église, est lui aussi nommé par l’État. Les membres laïcs élus des consistoires israélites des trois départements doivent avoir l’agrément du Premier ministre.

 

 France Info

Lors de son discours mardi devant l'Assemblée national, le Premier ministre a assuré que "le blasphème n'est pas dans notre droit et il ne le sera jamais". Et pourtant, il est bien présent dans le droit local d'Alsace-Moselle et est puni de trois ans de prison.

Manuel Valls à l'Assemblée : "le blasphème n'est pas dans notre droit et il ne le sera jamais"

Manuel Valls a donc oublié qu'il existait en France un délit de blasphème.

En l'occurence, l'Alsace et la Moselle sont soumises à un régime juridique bien particulier, fruit d'un mélange d'héritages allemands et français. Or ces trois départements se démarquent notamment du reste de la France sur les questions religieuses.

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Les lois anti-blasphème, un outil de répression qui menace l’ensemble de la planète

Le Monde.fr | 12.01.2015 à 16h15

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/01/12/les-lois-anti-blaspheme-un-outil-de-repression-qui-menace-l-ensemble-de-la-planete_4554610_3232.html#t7ZH1dclqu3urMgz.99

 Extraits :

L’attaque terroriste contre Charlie Hebdo nous renvoie aux réactions démesurées de certains pays où des foules de djihadistes tuent pour défendre des lois « anti blasphème ». On est très loin du contexte français. Bien que la France s’oppose à de telles lois, elle en subit les conséquences. C’est dire à quel point cette problématique soulève des enjeux internationaux.

Près d’un pays sur deux (47 %) disposent de lois ou de politiques qui pénalisent le blasphème (insulte à la religion), l’apostasie (abandon de la foi) ou la diffamation (dénigrement ou critique de certaines religions ou de la religion, en général), selon une étude du Pew research center, réalisée en 2011.

Les lois contre le blasphème visent à criminaliser toute insulte contre la religion ou les symboles religieux. Les minorités religieuses ou athées sont directement visées. Une interprétation textuelle divergente de la version étatique peut être sanctionnée. Des intellectuels musulmans exprimant des opinions minoritaires en sont aussi les victimes. Ces lois prévoient des sanctions pouvant aller jusqu’à la peine de mort dans certains pays (par exemple au Pakistan et en Iran), des arrestations ou des emprisonnements arbitraires (par exemple en Egypte, Arabie Saoudite ou

 


L'émouvant hommage de Sophia Aram à Charlie Hebdo par franceinter

 

 
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