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07/02/2015

SYRIZA CERNEE... Chantage de la B.C.E.

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Le coup d’État financier de la BCE contre la Grèce

La décision des banquiers centraux menace d’asphyxier financièrement l’Etat grec pour obliger le gouvernement d’Alexis Tsipras à renoncer à ses engagements.

.... Le nouveau pouvoir grec a bien saisi la nature du message. « La Grèce ne se soumettra à aucun chantage », ont réagi les dirigeants à Athènes ce jeudi matin.

« La Grèce ne souhaite exercer de chantage sur personne mais n’a pas l’intention d’accepter elle-même un chantage », a indiqué une source gouvernementale aux médias.

La même source a réaffirmé qu’en dépit de la « pression » que représente la décision de la BCE, « la liquidité des banques grecques est totalement assurée » grâce aux autres canaux de liquidités toujours disponibles.

A ce jour, si les Vingt-huit ne ramènent pas la BCE à la raison (et rien n’indique qu’ils en aient la volonté, François Hollande sans doute moins que d’autres), la BCE ne laisse guère d’autre choix au gouvernement d’Alexis Tsipras que l’austérité ou la sortie de l’euro.


Pour l’Europe, l’heure de vérité a bel et bien sonné.

 

 

 

 

http://blog.mondediplo.net/2015-02-06-Syriza-cernee

Extrait : Le Monde diplomatique

Syriza cernée

vendredi 6 février 2015, par Frédéric Lordon

 

... Le chantage de la BCE, ou la nudité du rapport de force

Avec un talent confirmé d’étrangleur, c’est l’UE et ses restrictions aveugles qui ont précipité la Grèce dans une dépression dont on ne trouve plus d’équivalent qu’en celle des Etats-Unis dans les années 1930.

Si bien que ce que, par paresse intellectuelle, on nomme « la dette grecque » n’est en fait pas la dette des Grecs : l’explosion des déficits et l’effondrement de la croissance à partir de 2010 sont moins le produit de l’incurie grecque que d’un assassinat de politique économique administré par l’Union en guise de « sauvetage ».

De sorte que lorsque les Etats-membres prêtent pour tenir la Grèce à flot, c’est en bonne partie pour écoper le naufrage qu’ils ont eux-mêmes causé.

On pourrait dire par court-circuit qu’au travers de la Grèce, l’UE prête pour l’UE ! Splendide opération qui aurait toute sa place dans un théâtre de l’absurde – si l’on excepte les investisseurs dont certains, en dépit de la restructuration, auront bien profité au passage.

En tout cas la redistribution de pouvoir d’achat en direction de ceux dont on est bien certain qu’ils le dépenseront intégralement est la plus rationnelle des politiques économiques – mais d’une rationalité qui a depuis belle lurette déserté les esprits européens.

C’est en vue du financement intermédiaire d’un déficit temporaire qui avait de bonnes chances de s’auto-couvrir que le gouvernement grec s’était tourné vers la BCE.

Nous connaissons maintenant la réponse et nous savons quel degré d’aide les institutions européennes sont disposées à apporter au peuple grec, dont le tableau des misères devrait leur faire honte : nul.

 
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