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30/04/2015

V comme VIETNAM ET VICTOIRE

V comme Vietnam et Victoire

PAR PATRICK APEL-MULLER
JEUDI, 30 AVRIL, 2015
L'HUMANITÉ
L'éditorial de Patrick Apel-Muller : "En France, le 30 avril 1975 fut un moment de joie. Ils n’étaient pas si nombreux ceux qui, avec les communistes et l’Humanité, s’étaient dressés contre la sale guerre d’Indochine"

Le ballet de fer et de feu des hélicoptères s’était mué en une fuite éperdue du haut de l’ambassade américaine à Saïgon. Les occupants américains et leurs collaborateurs fuyaient dans une cohue anxieuse. La fiction du régime du Sud s’effondrait. Trente ans d’une guerre sans fin s’achevaient par la déroute du plus puissant des pays au monde. Les Etats-Unis pliaient devant un peuple qu’ils avaient noyé sous le napalm, l’agent Orange et les tapis de bombe. La défaite, sous les caméras du monde, ouvrait, semblait-il, une nouvelle ère où les peuples auraient le dernier mot face à l’impérialisme qui avait pris le relais des anciens colonisateurs.

En France, le 30 avril 1975 fut un moment de joie. Ils n’étaient pas si nombreux ceux qui, avec les communistes et l’Humanité, s’étaient dressés contre la sale guerre d’Indochine, se couchant sur les voies des trains d’armes, s’opposant au chargement des navires qui approvisionnaient les troupes coloniales. La suite fut un long combat de solidarité associant aux militants de la première heure des progressistes, des chrétiens, des gens de cœur. La figure rayonnante et modeste de l’Oncle Ho, Ho-Chi-Minh, symbolisait un peuple tandis que la photo d’une fillette, le dos en flamme sous le napalm, devenait l’acte d’accusation irréfutable des crimes américains.

La victoire ne signait pas la fin des difficultés pour ce peuple entravé par sourd blocus. Il fallait reconstruire un pays dévasté, panser une nature défolié, inventer un futur de paix. Le Vietnam s’est mis en marche, trébuchant parfois, se relevant toujours. Nous continuons à croire en son avenir.

Patrick Apel-Muller

 

Vietnam : « Plutôt se sacrifier que perdre

notre indépendance »

LINA SANKARI
JEUDI, 30 AVRIL, 2015

L'HUMANITÉ

 Ce matin, armée, vétérans, travailleurs, femmes et artistes ont défilé pour célébrer les quarante ans de la libération de Saigon. Un anniversaire résolument tourné vers l’avenir.

Hô Chi Minh-Ville (Vietnam), envoyée spéciale
Il était 6 heures du matin, ce 30 avril 1975, lorsque l’assaut final fut donné par les troupes nord-vietnamiennes afin de libérer Saigon. Quarante ans plus tard, à la même heure, les différents corps de l’armée et les organisations de la société civile s’affairent. Le soleil peine à se lever sur Hô Chi Minh-Ville mais les jeunes communistes ajustent leur chemise bleue, les paysans cherchent les fleurs avec lesquelles ils doivent défiler, certains ont du mal à se réveiller. Les drapeaux rouges frappés de l’étoile jaune forment encore un tas désordonné sur la pelouse qui jouxte les cérémonies de la réunification. Jour férié au Vietnam, ce 30 avril était placé sous le signe de l’unité nationale et de la transmission de la mémoire aux générations futures par la présence des différents groupes ethniques et d’enfants. 
Emblématiques de la culture nationale, des fleurs de lotus, portées par des danseurs, symbolisent la fidélité aux idées de la révolution et la pureté. Deux thèmes centraux du discours du Premier ministre Nguyen Tan Dung qui a ponctué le défilé. Après un hommage appuyé aux vétérans et à l’héroïsme des mères de famille pendant la guerre, le chef du gouvernement a rappelé le sens de cette journée. « Après avoir vaincu les colonialistes français, le peuple du Vietnam aspirait à vivre en paix, dans l’unité, la liberté et la prospérité (…). Les impérialistes américains et leurs sbires ont imposé un régime néocolonial pour transformer le sud du pays en une base militaire américaine, réprimer brutalement la révolution dans le sud et mené une guerre dévastatrice au nord (…) Nous préférions endurer et nous sacrifier plutôt que perdre notre indépendance et être des esclaves». 
Trente ans de guerres presque ininterrompues, 7,8 millions de bombes larguées à partir de 1965 (deux fois plus que pendant la Seconde Guerre mondiale), 1 350 000 morts et entre 2,1 et 4,8 millions de personnes répartis dans 20 000 villages directement affectées par l’épandage d’agent orange…  Le Vietnam est dévasté mais doit désormais faire face à l’embargo américain et aux deux guerres successives contre les Khmers rouges cambodgiens et le puissant voisin chinois. « D’une nation sous-développée, nous sommes devenus un pays à revenus intermédiaires avec une croissance moyenne de 7% », a souligné Nguyen Tan Dung. A plusieurs égards, le Premier ministre a expliqué que de nombreux défis restaient à relever, malgré la mise en place, en 2012, d’un système de protection sociale et la réduction du taux de pauvreté à moins de 6%. Loin d’être achevé, le processus d’industrialisation reste trop lent, a-t-il reconnu. « L’écart de développement entre notre pays et le reste de la région n’a pas été réduit comme prévu. (…) L’écart entre les riches et les pauvres s’est creusé». Enfin, le chef du gouvernement a mis en garde contre le niveau de corruption et le train de vie de certains cadres du parti communiste. « Nous devons nous concentrer à rendre notre parti propre, fort et vraiment éthique et civilisé comme l’Oncle Hô l’a toujours souhaité », a expliqué Nguyen Tan Dung, appelant à la mise sur pied d’un « Etat de droit socialiste », à l’amélioration des droits de l’homme et du citoyen et à l’accélération des réformes. Avant de conclure : « Partant de la tradition de paix et d’amitié, nous portons une politique consistant à mettre le passé derrière nous pour regarder vers l’avenir ». 

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Vietnam « J’étouffais sous les morts mais je n’osais pas crier »

30 avril 1975, le Vietnam libéré
MADELEINE RIFFAUD
JEUDI, 30 AVRIL, 2015
Le 12 novembre 1970, l’Humanité publie les paroles poignantes de la petite Da, douze ans, rescapée 
d’un des multiples massacres de civils, recueillies à Stockholm par la grande reporter de guerre Madeleine Riffaud.
 
 

 Nous sommes le seul peuple à avoir vaincu une telle invasion »

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Toute la semaine, les vétérans ont afflué vers Hô Chi Minh-Ville afin d’assister aux multiples commémorations du quarantième anniversaire 
de la libération du Vietnam. La question de la mémoire aux jeunes générations reste posée.
 
 
 
 
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