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19/05/2015

Licencié au Conseil des Prud'hommes !

« Quand un système de travail vous oblige à devenir un homme minable, ça questionne fondamentalement l'intime, notre propre éthique. Est-ce que pour un travail, on est obligé de tout accepter ?"

 

LA PROVENCE.COM

Le conseil de prud'hommes d'Avignon a validé ce mardi le licenciement d'un salarié de Veolia qui avait refusé d'effectuer des coupures d'eau pour des factures impayées.

Marc Fazio, âgé de 50 ans, a été débouté mardi de l'intégralité de ses demandes, il réclamait 362 062 euros d'indemnités ou sa réintégration au sein de Veolia, son employeur depuis 1994.

M. Fazio avait reçu une lettre de licenciement, datée du 4 avril 2013, pour "insubordination et désorganisation du service" à la suite de son refus d'effectuer depuis 2009 les coupures d'eau consécutives à des impayés.

Il avait expliqué refuser d'effectuer cette tâche qui lui incombait depuis une réorganisation des services à Avignon en 2005. Il disait préférer inciter les clients à solliciter un échéancier auprès du service de recouvrement de Veolia eau, ou une prise en charge par les services sociaux.

Lors des audiences, l'avocat de Veolia, Me Christian Delplancke, avait expliqué que M. Fazio avait cessé radicalement le recouvrement des impayés après le refus de la direction d'accorder aux sept employés de son service une prime mensuelle de 300 euros, et avait rejeté une revalorisation salariale mensuelle de 60 euros.

A l'issue d'une première audience en mars 2014, le conseil de prud'hommes n'était pas parvenu à trancher le litige et avait renvoyé l'affaire devant un juge départiteur qui avait examiné l'affaire en audience publique le 13 mars dernier.

 

Marc Fazio peut faire appel de cette décision.

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Cette douloureuse histoire me ramène au film  qui a le plus secoué la Croisette : présenté en sélection officielle lundi, La Loi du marché, de Stéphane Brizé, a séduit le public et les critiques, et son acteur principal, Vincent Lindon, a eu droit à plus de dix minutes d’applaudissements nourris à l’issue de la projection. Une standing-ovation qui le place en tête des pronostics pour le Prix d’interprétation masculine du Festival.

Dans ce film qui flirte avec le documentaire social, Vincent Lindon se montre une nouvelle fois magistral dans le rôle d’un chômeur de longue durée qui après plusieurs tests d’embauche et humiliations, accepte un poste de vigile dans un supermarché. En charge de la vidéosurveillance dans les rayons, il va alors se retrouver dans une situation intenable, forcé d'espionner ses collègues alors que le directeur souhaite licencier du personnel.

« J'avais vraiment envie de montrer la brutalité de ces situations, non pas parce qu'elles sont organisées par des gens brutaux, mais juste parce que le système peut être très brutal », explique Stéphane Brizé, qui a choisi pour son troisième film des acteurs non-professionnels, sauf Vincent Lindon.

« Quand un système de travail vous oblige à devenir un homme minable, ça questionne fondamentalement l'intime, notre propre éthique. Est-ce que pour un travail, on est obligé de tout accepter ? C'est la question que pose le film ».

 

La Loi du marché sort sur les écrans français mercredi.

 Un film brutalement contemporain… Dans le bien nommé « La Loi du marché », Stéphane Brizé (« Mademoiselle Chambon », « Quelques heures de printemps ») met en scène au plus près un homme d’aujourd’hui, ballotté par une « logique » sociale, qui ne fait aucun cadeau à ceux qui se retrouvent au bord de la route, sacrifiés sur l’autel des restructurations économiques et de la rentabilité vraiment à tout prix.

 
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