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27/05/2015

Les Allemands exportent leurs retraités en Europe de l’Est et en Asie

4) Quelques articles et unes de presse sur l’antimodèle allemand

RECYCLAGE – Les Allemands exportent leurs retraités

en Europe de l’Est et en Asie
28 décembre 2012 – Le Monde

De plus en plus de vieux Allemands malades sont envoyés dans des maisons de retraite et des centres de rééducation à l'étranger en raison de la hausse des prix et de la dégradation de la qualité des traitements en Allemagne. En 2011, environ 7 140 Allemands vivaient dans des maisons de retraite en Hongrie, 3 000 en République tchèque, et un peu plus de 600 en Slovaquie – un flux qualifié de "déportation inhumaine" par les organisations sociales.

Et la tendance n'est pas près de diminuer, compte tenu du système de santé allemand, trop cher (entre 2 900 euros et 3 400 euros par mois pour une chambre dans une maison de retraite), et du vieillissement de la population. Pour les experts interrogés par The Guardian, c'est une "bombe à retardement". Alors que pendant des années les migrants d'Europe de l'Est ont pallié la pénurie d'infirmiers en Allemagne, le départ des retraités de Hambourg, Berlin ou Francfort vers la Pologne ou la Hongrie indique que même l'arrivée de travailleurs non qualifiés n'a pas permis de résoudre la crise du secteur.

L'Association sociale d'Allemagne (Sozialverband Deutschland – VdK) "tire la sonnette d'alarme" et réclame une intervention des pouvoirs publics. "On ne peut tout simplement pas laisser ces personnes, qui ont construit l'Allemagne telle qu'elle est aujourd'hui, être déportées", a déclaré Ulrike Mascher, présidente du VdK.

Selon les statistiques gouvernementales, 400 000 seniors allemands seraient dans l'impossibilité de payer leur maison de retraite – une tendance qui augmente de 5 % par an. The Guardian a rencontré de nombreux retraités allemands partis en Hongrie, en Thaïlande ou en Grèce, ainsi que de nombreux entrepreneurs à l'origine de nouvelles maisons de retraite dédiées à ce marché florissant.

 

Wolfgang Schäuble, le Teuton flingueur
19 avril 2015 – Le Dauphiné

De l’équilibre budgétaire, le ministre allemand des Finances s’est fait une religion. Et l’âme expansionniste, avec ça. Pape de l’austérité outre-Rhin, il excommunie les États voisins qui tardent à adopter le même régime. Le continent entier doit adopter son dogme, et vite. Ce Savonarole des déficits publics semble déjà prêt à conduire au bûcher les Grecs impies et dépensiers.

Si encore l’inquisiteur mettait les formes à ses imprécations, mais non. À peu près aussi sociable qu’un bull-dog privé de pitance, Wolfgang Schäuble donne la leçon. Jusqu’à aboyer depuis Washington, dans la niche du FMI, une énormité qui ne passe pas. S’agissant de voter des réformes douloureuses, le Teuton flingueur déclare : « La France serait contente que quelqu’un force le Parlement ». Une catin à brusquer, la France, qui adore le fouet et rêve de soumission. Ah, si le Palais-Bourbon pouvait ressembler au Reichstag des années 30 ! Il suffirait alors d’un petit incendie pour mettre au pas les frileux députés et laisser le champ libre à un pouvoir fort. Terminés les « blablas » démocratiques, de l’action, enfin !

On le savait dépourvu de délicatesse, d’humilité et du moindre sens politique. En plus, le Grand Argentier germanique n’a pas de mémoire. « Un odieux personnage, Bismarck d’opérette dont les propos illustrent la nouvelle arrogance allemande » tonne aussitôt Jean-Luc Mélenchon. M.M. Sapin et Macron, pour une fois, n’ont pas osé le démentir. Avec des types comme Schäuble à Berlin, défendre l’Europe devient un casse-tête.

Le patronat allemand invite Merkel à revoir sa politique
23 avril 2015 – Les Echos

Moins connu du grand public que Warren Buffett ou George Soros, Bill Gross fait partie des gourous de la finance. Autrement dit, quand il parle, les marchés l'écoutent. Ce fut le cas mercredi, lorsque l'investisseur américain a invité sur Twitter à parier contre les obligations de l'Etat allemand, connues dans le jargon sous le nom de « Bund ». Selon le « roi des obligations », les taux allemands, historiquement bas, sont appelés à grimper. Bref, la solvabilité de l'Allemagne est surévaluée. Il faut être « short » sur la dette allemande et vendre – du moins après la fin du programme de rachat d'actifs de la BCE -, juge Bill Gross.

Une provocation ? L'Allemagne a enregistré l'an dernier un excédent budgétaire pour la première fois depuis 1969. Le DAX, l'indice de la Bourse de Francfort, a gagné 25 % depuis le début de l'année. Ses fleurons profitent de l'euro faible et de cours du pétrole au plancher. Mercredi, le ministre allemand de l'Economie, Sigmar Gabriel, a corrigé à la hausse sa prévision de croissance pour cette année, de 1,5 % à 1,8 % L'Allemagne devrait créer 300.000 emplois cette année et atteindre un nouveau record avec 43,1 millions d'actifs.

« Préparer l'Allemagne du futur »

Et pourtant, Sigmar Gabriel reste prudent, comme en témoigne le décalage entre ses prévisions et celles des instituts de conjoncture allemands, qui tablent sur une croissance de 2,1 % en 2015. « Le succès économique n'est pas automatique, juge le ministre. Nous devons avant tout travailler à améliorer nos perspectives de croissance à moyen terme », a insisté le social-démocrate (SPD), en évoquant les investissements nécessaires en Allemagne dans l'éducation, la recherche et les infrastructures.

Le patronat allemand est plus alarmiste. « Nous devons préparer maintenant l'Allemagne au futur », a déclaré mercredi Ulrich Grillo, président de la Fédération de l'industrie allemande (BDI), lors d'un forum du groupe parlementaire de la CDU d'Angela Merkel. Dans une lettre au gouvernement, en début de semaine, il avait appelé avec les autres organisations patronales le gouvernement à revoir complètement sa politique économique et à « renouer enfin avec une politique pour une croissance durable ».

« Angie, mets le turbo »

Leur critique : depuis sa prise de fonction, fin 2013, la grande coalition entre la CDU et le SPD a mis en oeuvre essentiellement des réformes sociales qui risquent de peser sur leur compétitivité, dont l'introduction d'un salaire minimum et un coup de pouce aux retraites. « Angie, mets le turbo », titre le quotidien populaire « Bild » qui a dévoilé leur lettre.

« Je sais que notre politique ne suscite pas le soutien à 100 % de l'économie allemande », s'est excusé mercredi Volker Kauder, le chef du groupe parlementaire CDU, à l'occasion du Forum économique de son parti. Appelant à une « coopération dans la confiance » avec les milieux économiques, la chancelière a promis une « solution raisonnable » en ce qui concerne la réforme des droits de succession, qui inquiète particulièrement les entreprises familiales, pilier de l'économie allemande. Elle a également indiqué que la coalition, dont les leaders se réunissent à huis clos dimanche, allait « regarder quels changements » il fallait apporter au salaire minimum, dont les employeurs critiquent la bureaucratie. « Il n'y aura pas de changement de la loi sur le salaire minimum», avait prévenu dans la matinée Sigmar Gabriel, rejetant les critiques du patronat.

 

 
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