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17/06/2015

LA TOUTE PREMIERE FOIS ... LA PREMIERE BACHELIERE

 

  

La première bachelière, une nana qui en avait ! - Site ...

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1 juil. 2008 - La toute première bachelière de France, en 1861, était vraiment une sacrée ... Elle sera la première femme de France à réussir cet examen, ...

           Description de cette image, également commentée ci-après

La première bachelière, une nana qui en avait !

La toute première bachelière de France, en 1861, était vraiment une sacrée nana ! Portrait en quelques lignes.

 

Fille du comptable de la Manufacture royale de Bains-les Bains (Vosges), Julie-Victoire Daubié est née en 1824 et sa courte vie (elle meurt en 1874) a été bien et très utilement remplie.

 

A onze ans déjà, elle se fait remarquer en estimant que le cadeau de Noël offert par le patron, c'est bien, mais qu'un meilleur salaire pour les ouvriers serait plus appréciable encore.

 

En 1846, à 22 ans, elle réussit le "certificat de capacité", diplôme qui devait lui ouvrir l'accès à un poste dans l'enseignement. Mais c'est là un domaine exclusivement réservé aux hommes, à cette époque.

 

Qu'à cela ne tienne! La voilà, à 37 ans, en 1861, qui se présente aux épreuves du baccalauréat, à Lyon. Elle sera la première femme de France à réussir cet examen, et avec la mention "Très Bien", s'il vous plaît.

 

Julie-Victoire se lance alors dans une carrière de journaliste et d'écrivain économique. Son ouvrage "La femme pauvre du XIXe siècle" (3 tomes) fait encore référence aujourd'hui. A l'époque, cette audace est pourtant mal récompensée: elle se retrouve interdite de publication et - accrochez-vous - promptement excommuniée par l'Eglise catholique pour avoir prôné l'égalité des hommes et des femmes.

 

Avant sa mort, Julie-Victoire Daubié créera encore une école de broderie destinée à sortir les femmes des Vosges de leur condition précaire, par la formation et par l'emploi.

 

Moderne et prophétique, Mlle Daubié. N'écrivait-elle pas: "Il est de fait que l'ordre économique ne serait pas troublé comme il l'est chez nous, si le scandale des fortunes illicites était soumis au contrôle de l'opinion."?

 

Je viens de vous entendre parler de stock-options et de parachutes dorés ?

 

Source : ici
Biographie de Julie-Victoire Daubié : ici

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Julie-Victoire Daubiée, la première femme française à décrocher le bac

 

Catégorie : Célébrités, Vosges  |  le 16 Août 2011 par Jean-Louis Beaucarnot

 

Voilà 150 ans cette année que Julie-Victoire Daubiée a été, en 1861, la première femme française à décrocher… le bac, qui existait déjà depuis plus d’un demi siècle.

C’était en effet Napoléon Ier qui l’avait instauré en 1808 – avec cette année-là 21 diplômés – et en le réservant alors évidemment aux garçons. Il avait été ainsi nommé en référence au nom de l’ancien premier grade universitaire, délivré avant la licence et donnant la permission d’enseigner, et qui venait lui-même du latin bacca laurea, signifiant ni plus ni moins que "baie de laurier" et était donc e, quelque sorte un symbole de victoire.

Parallèlement, le mot bachelier, qui existait déjà, avait eu à l’origine un tout autre sens, pour venir d’une contraction de "bas chevalier". Au Moyen Âge, il avait effectivement d’abord désigné le jeune homme aspirant à devenir chevalier, autrement dit l’écuyer, qui effectuait une sorte d’apprentissage en travaillant à "l’écurie" et en portant l’"écu" de son maître, c’est à dire son bouclier, sur lequel étaient représentées ses armoiries (d’où notre terme "écusson"). Rapidement, il avait vu son sens évoluer, pour désigner le jeune homme de façon générale, d’où sa "récupération", outre Manche, avec le bachelor anglais, désignant le "célibataire".

Peu à peu ce baccalauréat avait été perfectionné. Ainsi, y avait-on ajouté la première épreuve écrite, en 1830, puis les mentions, en 1840, sachant que l’on de donnait alors pas de notes et que l’on ne calculait pas de moyenne. Les examinateurs attribuaient seulement des boules, blanches en cas d’avis favorables, noires en cas d’avis défavorable et rouges en cas d’abstention.

Née à Bains-les-Bains, dans les Vosges, Julie Victoire (dite Victoire) Daubié était le huitième et dernier enfant d’un comptable de la Manufacture royale de fer blanc de la ville, qui mourra peu après sa naissance, voyant sa veuve retourner à Fontenoy-le-Château, d’où la famille était originaire et où ses ancêtres paternels et maternels, Daubié et Colleüille, membres de la bourgeoisie du lieu, avaient été de fervents protecteurs, sous la Terreur, des prêtres réfractaires.

Très tôt, Victoire Daubié se lancera dans les études. Elle obtiendra en 1844 son certificat de capacité, brevet d’enseignante de l’époque. Plus tard, elle se verra refuser au baccalauréat à l’Université de Paris, au seul prétexte qu’elle est une femme, et devra beaucoup lutter pour être admise à passer l’épreuve à Lyon, qu’elle remportera donc, le 16 août 1861, en totalisant six boules rouges, trois boules blanches, une boule noire… Une grande date donc !

Pour en savoir plus sur elle-même, voir Wikipedia et sur sa généalogie, conduisant dans les Vosges (dont Fontenoy, pour les Daubié) et la Haute-Saône (dont Aillevillers-et-Lyaumont, pour les Colleuille) voir notamment l’arbre mis en ligne sur GeneaNet par Jean Linoir.

Photo : Pierre Petit /Bibliothèque Marguerite Durand (Paris)

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Julie-Victoire Daubié — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Julie-Victoire_Daubié

C'est la première femme française ayant obtenu le droit de se présenter au ..... Camille Destouches, La Première bachelière de France, L'Echo de la Mode, n°53 ...

Le 17 août 1861, elle obtient son baccalauréat en totalisant six boules rouges, trois boules blanches, une boule noire. Ce système de boules était le moyen de vote des professeurs examinateurs. En ce temps-là, ils ne calculaient pas de moyenne. Une boule blanche signifiait un avis favorable, une boule rouge, une abstention, une noire, un avis défavorable.

 

« ...Nous sommes heureux d'annoncer qu'elle a été reçue avec distinction et qu'elle s'est montrée bonne latiniste, soit dans les compositions, soit dans les explications. On peut citer un certain nombre de femmes qui au Moyen Âge et surtout à l'époque de la Renaissance, ont obtenu leur bonnet de Docteur, mais Mademoiselle Daubié est certainement le premier bachelier de sexe féminin qu'ait proclamé l'Université de France...»

 

Il a souvent été écrit qu'elle dut attendre longtemps son diplôme de bachelier ès Lettres et que prétendant qu'il « ridiculiserait le ministère de l'Instruction publique », le ministre Gustave Rouland refusait de le signer. Et aussi qu'il fallut une intervention pressante d'Arlès-Dufour auprès de l'entourage de l'impératrice Eugénie ainsi qu'une campagne de presse menée par Léon Richer pour que l'ordre soit donné à ce ministre d'apposer sa signature au bas du diplôme. Cependant, il est habituel à cette époque d'attendre entre six mois et un an la réception du diplôme.

« En France (j'aime à le dire pour l'honneur de mon pays) l'initiative sociale nous manque ici beaucoup plus que la liberté, car j'ai pu être admise, l'année dernière, à l'examen du baccalauréat, par la Faculté des lettres de Lyon, sans faire de demande exceptionnelle. J'ai rencontré partout, pour cette innovation, une bienveillance impartiale et des sympathies généreuses, dont je ne saurais trop remercier ma patrie et mon siècle.

la militante

Julie-Victoire Daubié n'était pas socialiste...

Victoire Daubié est une moraliste, une économiste féministe par sa nature même. Elle laisse le souvenir de sa ténacité dans la lutte pour la reconnaissance de nombreux droits aux femmes. Outre son combat pour leur accès à l'enseignement et à une formation professionnelle efficace, elle milite pour le vote des femmes qui, d'après elle, moraliserait la vie politique. Avec Léon Richer, Alexandre Dumas fils, Ernest Legouvé elle prend la défense des enfants adultérins privés de droits, comme les femmes, par le Code Napoléon. Elle écrit dans l'hebdomadaire de Léon Richer Le Droit des femmes.

 

" RESPECT Madame DAUBIE ! Ravie d'avoir fait votre connaissance"

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  LA MAISON DES FEMMES DE PARIS

Les premières fois...

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1806 : Première chaire d’obstétrique.  

1830 : Création des premières écoles de filles.

1861 : Première femme bachelière : Julie Daubie. Elle a préparé seule l'examen. 

1875 : Madeleine Brès : première femme médecin, sans être passée par l'université.

1876 : Hubertine Auclert fonde le premier mouvement suffragiste Le droit des femmes.

1882 : Premier lycée de jeunes filles à Montpellier.  

1884 : Clémence Royer, femme de sciences, donne des cours à la Sorbonne. Première femme décorée, en 1900, pour des travaux scientifiques.

1888 : Première organisation internationale féministe : le Conseil International des Femmes (CIF).

1892 : Jeanne Chauvin est la première femme docteur en droit, mais elle ne peut ni prêter serment ni plaider, puisqu'elle ne jouit pas de droits politiques.

1901 : Jeanne Chauvin est la première femme à prêter serment et à pouvoir plaider comme avocate.

1903 : Marie Curie reçoit le prix Nobel de physique pour sa découverte de la radioactivité.

1911 : La première journée internationale des femmes est célébrée le 19 mars.

1914 : Pour la première fois les femmes fêtent en France la journée des femmes, le 8 mars.

1838 : Création de la première école normale d’institutrices.

1945 : 29 avril, les élections municipales sont les premières auxquelles les femmes participent.

1947 : Germaine Poinso Chapuis est la première femme nommée ministre.  

1960 : La première pilule est commercialisée aux Etats-Unis.

1972 : Anne Chopinet, major de la promotion à Polytechnique.

1976 : Apparition du mot "sexisme" dans le Petit Larousse.

1978 : 1ère coordination lesbienne.

1978 : 1er refuge pour les femmes victimes de violences.

1991 : Edith Cresson est la première femme nommée Premier Ministre.

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Copyright © 2001 La Maison des Femmes de Paris
Dernière modification : 1er décembre 2002

 

 
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