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23/01/2017

Les communistes face à leur destin : Au sein ou en marge ???

Je veux comprendre ce qui s'est passé, ce qui se passe

mes camarades du PCF reprochent à la France Insoumise

de JL MELENCHON de présenter des candidats aux Législatives

face à des candidats communistes sortants

Ne serait-on unitaires que lorsqu'on domine la situation ?

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http://www.regards.fr/auteur/roger-martelli

Qu'est-ce qu'il en pense Roger MARTELLI ?

Et qu'on ne vienne pas me dire que je vais chercher mes infos chez les ennemis de classe

Cet historien a participé pleinement aux mutations de l'historiographie du communisme français au travers de nombreux articles et ouvrages consacrés au communisme, au Parti communiste français et aux événements de mai 68.

Roger Martelli entre au Comité central du Parti communiste français lors de son 24e congrès, en , puis au Comité exécutif national depuis le 30e congrès, en 2000. Il quitte ces deux instances au 34e congrès en décembre 2008, puis le PCF en février 2010.

Il fut un des animateurs du courant refondateur du PCF à partir des années 1990, avec Patrick Braouezec, Pierre Zarka ou encore Lucien Sève.

Il participe souvent à des conférences et colloques où il donne son avis sur l'avenir de la gauche et du PCF. Il écrit également de nombreux articles sur la rénovation du PCF ou ses résultats électoraux dans des journaux tels que L'Humanité.

Il est codirecteur de la rédaction du magazine Regards, avec Clémentine Autain.

Extraits

  Aujourd’hui comme hier, droite et gauche l’emportent,

non pas quand elles sont totalement rassemblées au départ,

mais quand elles mobilisent des électorats, non pas sur leurs marges, mais en leur cœur

 

Dès 2012, sitôt passée l’élection présidentielle, le PCF considéra que son ancrage local militant justifiait que les élections suivantes (législatives, européennes, municipales, régionales et départementales) consacrent l’hégémonie écrasante de la représentation communiste. Or cette méthode s’est avérée faiblement payante : installant la dominante communiste, ces élections se situèrent dans la lignée des résultats communistes antérieurs et n’interrompirent pas l’érosion du communisme dans ses zones de force.
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mais on peut considérer que, en une décennie, le PCF a perdu entre un quart et un tiers de ses forces militantes et de ses élus. Or cette érosion le fragilise d’abord dans ses zones d’implantation les plus denses. Il est notable que, en 2012, alors que le score global du Front de gauche était supérieur de deux points au score législatif communiste de 2007, la représentation parlementaire communiste s’est, elle, affaiblie. Le Front de gauche a tiré la gauche de gauche de sa marginalité locale ; il n’a pas arrêté l’effritement de ce qui fut longtemps la "France communiste".
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La direction communiste en a conscience et considère que seul un gentleman agreement avec les socialistes peut sauver les sièges acquis et éventuellement en gagner quelques autres, dans des zones où la gauche est très majoritaire et le PS très affaibli. Mais si le geste en direction de l’électorat socialiste peut apporter quelques soutiens, comment mesurer les effets de la désunion du Front de gauche ? Une union de la plus grande gauche compensera-t-elle l’explosion de la gauche de gauche ? La perspective d’une multiplication de candidatures de France insoumise, jusque dans les zones où des communistes sont sortants, peut se payer très cher. Mais comment éviter des candidatures France insoumise, si le PCF et Mélenchon sont en rivalité à la présidentielle ? Et qui peut dire alors quels seront les effets à l’arrivée ?
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Sauver le parti, ou l’idée communiste ?

À une poignée d’années du centenaire du Congrès de Tours, les communistes français sont donc devant des choix qui les engagent à long terme. S’ils s’engageaient à soutenir un candidat issu de la primaire socialiste, ils se voueraient durablement à n’être plus que des supplétifs du socialisme. Si, par désir d’identité partisane, ils se décidaient à affronter une fois de plus le scrutin présidentiel sous leurs couleurs, ils confirmeraient qu’ils sont au mieux des aiguillons pour des majorités où le socialisme est durablement hégémonique.
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Reste le choix du combat "antilibéral", qui fut ensuite celui du Front de gauche. Nul, aujourd’hui, n’est en état de conforter et d’élargir à la présidentielle cet engagement de longue durée, si ce n’est Jean-Luc Mélenchon. Qu’il faille, à partir de ce constat, tout faire pour panser les plaies récentes de part et d’autre, qu’il faille trouver les modalités concrètes d’une mise en commun, voilà qui serait souhaitable. L’effet d’une désunion officialisée, l’éclatement définitif du Front de gauche risqueraient fort de pénaliser toute tentative de contestation de l’hégémonie sociale-libérale, quand bien même elle serait aujourd’hui expansive, comme l’est la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Tout ce qui rapproche ce qui est encore désuni est donc bon à prendre.

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Beaucoup de responsables communistes ont évoqué la crainte que la France insoumise ne vienne remettre en question l’existence du PCF. Mais l’histoire du PCF montre que la peur est rarement bonne conseillère.
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À force de vouloir préserver une forme politique, on risque que l’idée qui a légitimé son existence en pâtisse. La force du communisme en France ne tint pas à la seule existence d’un Parti communiste, mais à son enracinement dans une histoire qui débordait largement les limites du Parti communiste en tant que tel. À l’ignorer, ou à le sous-estimer, les militants communistes risquent d’en payer durement le prix. Mais seront-ils alors les seuls à le payer ?

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http://www.regards.fr/qui-veut-la-peau-de-roger-martelli/

Le PCF derrière Mélenchon : un scrutin serré pour un choix décisif

Ce qui compte dans l’immédiat, c’est que le PCF agira à partir de demain en soutien de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Il y a quelques semaines, on pouvait craindre qu’il ne reste décidément rien de l’expérience du Front de gauche. La décision nette d’Ensemble, le week-end dernier, et le vote des militants communistes aujourd’hui relancent la donne, enfin.

... Raisonnable pour la gauche de gauche, le choix des militants communistes l’est aussi pour leur parti. On sait que le potentiel militant des communistes est considérable. Mais il est en recul : le nombre officiel de cotisants est passé de 80.000 en 2008, à 70.000 en 2011 et 56.000 aujourd’hui, soit une baisse de 25% en cinq ans et de 30% en huit ans. Il en est de même pour la situation électorale : depuis le début de la décennie, le PCF pourrait avoir perdu entre 25% et 40% du nombre de mairies communistes et "apparentées" et peut-être un tiers du nombre total de ses élus.

Un grand nombre de militants a perçu qu’un nouveau solo communiste, comme en 2002 et 2007, pourrait être fatal à leur parti. Et ils ont considéré que la peur d’être entre les mains de Mélenchon et de la "France insoumise" était, tout compte fait, moins répulsive que celle d’un isolement meurtrier.

L’avenir dira ce qu’il en sera, après une phase électorale qui ouvrira vers des recompositions d’importance.

Quand celles-ci s’engageront, quelle place y occuperont les communistes ? Renforcée ou affaiblie à nouveau ? Au sein ou en marge des constructions à la gauche de la gauche ?

En mesure de disputer avec d’autres l’hégémonie d’une social-démocratie recentrée ? Ou, au contraire, en situation de dépendance et de plus ou moins grande marginalité ?

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