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21/02/2017

Les 600.000 canards encore vivants dans les Landes vont être abattus pour éradiquer la grippe aviaire

Capture CANARDS.JPG

Il faut passer à une autre étape : dépeupler l'ensemble des animaux sans dérogation pour démarrer enfin un vide sanitaire", François Lesparre président de la FDSEA des Landes.
Plusieurs voix s'élèvent désormais pour demander un abattage total des canards. Le président du conseil départemental des Landes Henri Emmanuelli, la FDSEA, le CIFOG réclament cette mesure.
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Tous ne partagent pas l'avis selon lequel l'abattage massif est justifié.
Pour Jérôme Cordier, dont la famille entière travaille à l'attrapage, dans les Landes, d'autres solutions auraient pu être trouvées : "pourquoi abattre des bêtes saines ?
Pour les éleveurs, c'est un crève-coeur. Pour le reste de la filière, c'est-à-dire les attrapeurs, les gaveurs, les abattoirs, c'est une catastrophe aussi. Tout le monde va se retrouver au chômage."
Tous les professionnels se rejoignent au moins sur un point : cette nouvelle vague de grippe H5N8 est un constat d'échecs. L'échec du vide sanitaire de l'an dernier.
L'échec des politiques de biosécurité, qui ont demandé des investissements importants aux éleveurs.
L'échec des autorités, disent les agriculteurs, à circonscrire l'épizootie dès les premiers signes.
"C'est vrai qu'aujourd'hui, on n'a pas d'autres choix que d'abattre les canards, mais si les pouvoirs publics avaient réagi un mois plus tôt, nous en aurions perdu 100.000 au lieu d'un million", fulmine Christian Candelon.

Grippe aviaire : 80 "Canards en colère" à Auch

Par Lisa Melia, France Bleu Gascogne et France Bleu jeudi 5 janvier 2017 à 19:26


Les dettes s'accumulent

Jusqu'au 20 janvier, les volailles continueront donc à être éliminées. On abat et on jette. Sont concernées 53 communes des Landes, 6 des Hautes-Pyrénées, 3 des Pyrénées-Atlantique et 88 du Gers, y compris celle où travaille Michael Launet. Il possède trois bâtiments de poulets et un atelier de gavage de 800 places. Aujourd'hui, il cède au désespoir.

Je n'ai pas pu faire les mises aux normes, c'était trop cher. Financièrement, je n'en peux plus, je ne peux plus nourrir ma famille. L'an dernier, j'ai rentré 1.500 euros de bénéfices, alors que les frais fixes continuent de tomber tous les mois. J'ignore complètement de quoi demain et après-demain seront fait. On me demandait 15.000 euros d'investissement, alors que j'ai déjà des dettes de 150.000 euros. Pourquoi continuer ? - Michel Launet

La fin du canard fermier

La plupart des agriculteurs présents devant la préfecture du Gers ce jeudi viennent de petites exploitations indépendantes. Nombreux sont ceux qui blâment les grands groupes et la logique de concentration des volailles. Sébastien Héreau, éleveur à Bergerac, laisse sa colère exploser :

Pourquoi les animaux parcourent-ils des centaines de kilomètres pour être gavés ? Pourquoi l'âge des gavages est-il toujours plus bas ? Certaines volailles arrivent au gavage à onze semaines, elles ont encore du duvet derrière la tête !

On paye la facture de l'agro-industrie. Si ça continue comme ça, dans cinq ans, nous ne mangerons plus de canards fermiers - Sébastien Héreau, éleveur à Bergerac

 

Le comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras craint des pertes de l'ordre de 75 à 80 millions d'euros. Beaucoup d'éleveurs attendent encore les 30% restants de leurs indemnités de l'an dernier, alors ils ne sont pas très optimistes concernant les prochaines indemnisations promises par les pouvoirs publics.

Attention, préviennent les agriculteurs, "nous sommes au bord du gouffre, mais nous ne mourrons pas en silence. Nous ferons du bruit".

 

 

Par Frédéric Denis, France Bleu Béarn, France Bleu Gascogne, France Bleu Pays Basque et France Bleu lundi 20 février 2017 à 22:12 Mis à jour le mardi 21 février 2017 à 7:23

 Stéphane Le Foll annonce ce matin sur France Bleu Gascogne l'abattage des 600 000 canards encore vivants dans les Landes pour éradiquer la grippe aviaire
Stéphane Le Foll annonce ce matin sur France Bleu Gascogne l'abattage des 600 000 canards encore vivants dans les Landes pour éradiquer la grippe aviaire © Maxppp - Alexandre Marchi

Changement de braquet pour lutter contre la grippe aviaire : tous les canards encore vivants dans les Landes vont être abattus pour en finir avec le virus H5N8. Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, l'annoncera ce mardi face aux professionnels de la filière avicole à Mont-de-Marsan.

Les 600.000 canards encore vivants dans les Landes vont être abattus pour en finir avec la grippe aviaire. Il faut assainir la Chalosse. Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, l'annoncera ce mardi après-midi face aux professionnels de la filière avicole réunis à la Chambre de Commerce et d'Industrie à Mont-de-Marsan.

 "Il faut malheureusement traiter la partie ouest des Landes, la Chalosse" confie Stéphane le Foll, ministre de l'Agriculture sur France Bleu Gascogne.

Henri Emmanuelli, la FDSEA, le CIFOG : beaucoup de professionnels de la filière avicole réclamaient un dépeuplement total des élevages suivi d'un vide sanitaire. Le ministre de l'Agriculture les a entendus. Stéphane Le Foll promet de tout faire pour éviter que des exploitations agricoles ferment à cause de cette crise aviaire. Sur la question des indemnisations, les aides pour les éleveurs touchés arriveront fin mars, début avril. Des avances de trésorerie seront possibles pour les entreprises de l'aval, la partie transformation.

"On ne s'est pas trompé de stratégie" - Stéphane le Foll, ministre de l'Agriculture

Pour Stéphane le Foll, le gouvernement ne s'est pas trompé de stratégie pour éradiquer la grippe aviaire : seul l'abattage est validé scientifiquement, dit le Ministre de l'Agriculture. Il n'existe pas de vaccin.

 

"On ne s'est pas trompé de stratégie" dit le ministre de l'Agriculture

 

Mont-de-Marsan, France

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Alexia Sierra a publié une vidéo sur Facebook mercredi, quand les canards de la ferme familiale de Clermont (Landes) ont été abattus à cause de la grippe aviaire. Elle s'adresse directement au ministre de l'Agriculture pour transmettre le découragement des agriculteurs. Déjà plus de 60.000 vues.

Certes la vidéo est un peu floue, on entend le bruit du vent dans le micro, mais en quelques mots Alexia Sierra a su toucher le cœur des agriculteurs de la filière canard dans les Landes.

 

 

 Alexia Sierra devant les bâtiments vides de la ferme familiale à Clermont (Landes)
 

 

La jeune landaise de 25 ans, a publié une courte vidéo sur sa page facebook mercredi matin, alors que les 3.000 canards de la petite exploitation de ses parents à Clermont en Chalosse étaient emmenés pour être abattus dans le cadre des mesures sanitaires contre la grippe aviaire.

De voir ces 3.000 canards partir par principe de précaution, ça m'a pris aux tripes - Alexia Sierra

 

"Je lance une bouteille à la mer pour faire bouger les choses"- Alexia Sierra

Il a répondu : tous les canards, même sains, seront abattus.

C'est sûr ! je boycotterai tout ce qui vient du canard, vendu dans les super marchés.

Il est dit que les Landes sont le plus gros client de la Hongrie

Les Delpeyrat, les Labeyrie iront se faire voir ailleurs que chez moi.

OUI AU CANARD FERMIER ! NON AU CANARD INDUSTRIEL

 

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