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07/03/2017

DECLARATION DES DROITS DE LA FEMME

Illustration: Déclaration des droits de la femme - Olympe De gouges

 

Septembre 1791

"L'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de la femme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements ..."

Auteur d'une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges rappelle que beaucoup de femmes ont pris part aux bouleversements sociaux et n'entendent pas rester d'éternelles mineures.

Si "la femme a le droit de monter à l'échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune" ; en quinze articles, elle réclame pour le "sexe supérieur en beauté comme en courage" les mêmes droits inaliénables que pour les hommes : droit de participer à la vie politique et possibilité d'accéder à tous les emplois.

Olympe s'est déjà fait remarquer en écrivant des pièces de théâtre inspirées de l'actualité ; ce manifeste passe pourtant inaperçu.

 

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Avant propos

 

Homme, es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fait la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis-moi ? Qui t’a donné le souverain empire d’opprimer mon sexe ? Ta force ? Tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi, si tu l’oses, l’exemple de cet empire tyrannique. Remonte aux animaux, consulte les éléments, étudie les végétaux, jette enfin un coup d’oeil sur toutes les modifications de la matière organisée ; et rends-toi à l’évidence quand je t’en offre les moyens ; cherche, fouille et distingue, si tu peux, les sexes dans l’administration de la nature. Partout tu les trouveras confondus, partout ils coopèrent avec un ensemble harmonieux à ce chef-d’oeuvre immortel. L’homme seul s’est fagoté un principe de cette exception. Bizarre, aveugle, boursouflé de sciences et dégénéré, dans ce siècle de lumières et de sagacité, dans l’ignorance la plus crasse, il veut commander en despote sur un sexe qui a reçu toutes les facultés intellectuelles ; il prétend jouir de la Révolution, et réclamer ses droits à l’égalité, pour ne rien dire de plus.

 

 

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Elle demanda l’instauration du divorce — le premier et seul droit conféré aux femmes par la Révolution — qui fut adopté à l’instigation des Girondins quelques mois plus tard. Elle demanda également la suppression du mariage religieux, et son remplacement par une sorte de contrat civil signé entre concubins et qui prenait en compte les enfants issus de liaisons nées d’une « inclination particulière ».

C’était, à l’époque, véritablement révolutionnaire, de même lorsqu’elle militait pour la libre recherche de la paternité et la reconnaissance d’enfants nés hors mariage. Elle fut aussi une des premières à théoriser, dans ses grandes lignes, le système de protection maternelle et infantile que nous connaissons aujourd’hui et, s’indignant de voir les femmes accoucher dans des hôpitaux ordinaires, elle demandait la création de maternités. Sensible à la pauvreté endémique, elle recommandait enfin la création d’ateliers nationaux pour les chômeurs et de foyers pour mendiants. Toutes ces mesures préconisées « à l’entrée du grand hiver » 1788-1789 étaient considérées par Olympe de Gouges comme essentielles, ainsi qu’elle le développe dans Une patriote persécutée, son dernier écrit avant sa mort.Résultat de recherche d'images pour "«femme, réveille-toi !»: déclaration des droits de la femme et de la citoyenne et autres écrits"

 

Marie Gouze, dite Olympe de Gouges, née à Montauban le 7 mai 1748 et morte guillotinée à Paris le 3 novembre 1793, est une femme de lettres française, devenue femme politique. Elle est considérée comme une des pionnières du féminisme français

Construite sur le modèle de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 27 août 1789, elle en constitue un pastiche en énumérant les droits qui ne s'appliquaient alors qu'aux hommes.

L'objectif de cette déclaration est d'exiger la pleine assimilation légale, politique et sociale des femmes auprès de l'Assemblée nationale et de dénoncer le fait que la Révolution oubliait les femmes dans son projet de liberté et d'égalité.

Elle fut une des premières à réclamer des droits pour les femmes et les esclaves et se prononça pour l’abolition de la peine de mort. Le texte fut refusé par la Convention.

Elle a fait partie de la Société des amis des Noirs, et la défense de ses prises de position politiques lui vaudront la guillotine.

 

Olympe-de-Gouges-à-léchafaud.jpg

 

 

 Le 18 janvier 2016, Christiane Taubira, ministre de la Justice, a baptisé « Olympe de Gouges » le bâtiment des services centraux du ministère de la Justice, situé au 35, rue de la Gare, dans le 19e arrondissement de Paris.

*

*

En 1793, la Convention Nationale exclut les enfants, les malades mentaux, les femmes, les criminels et les mineurs des droits civiques. Les jacobins dissoudront tous les cercles de femmes.

Le 3 novembre de cette même année Olympe de Gouges sera guillotinée publiquement.

Il a fallu attendre le 21 avril 1944 pour que le droit de vote soit accordé aux femmes françaises !

 

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L’hostilité à l’égard de femmes engagées comme le fut Olympe de Gouges a souvent été le fait d’autres femmes, ainsi qu’elle le déplorait déjà en son temps. Elle déclare, dans une de ses pièces de théâtre : « Les femmes n’ont jamais eu de plus grands ennemis qu’elles-mêmes. Rarement on voit les femmes applaudir à une belle action, à l’ouvrage d’une femme. »

Dans le postambule de sa Déclaration des droits de la femme (septembre 1791), elle émet l'idée que l’infériorité contrainte de la femme l’a amenée à user de ruse et de dissimulation : « Les femmes ont fait plus de mal que de bien. La contrainte et la dissimulation ont été leur partage. Ce que la force leur avait ravi, la ruse le leur a rendu ; elles ont eu recours à toutes les ressources de leurs charmes, et le plus irréprochable ne leur résistait pas. Le poison, le fer, tout leur était soumis ; elles commandaient au crime comme à la vertu. Le gouvernement français, surtout, a dépendu, pendant des siècles, de l’administration nocturne des femmes ; le cabinet n’avait point de secret pour leur indiscrétion ; ambassade, commandement, ministère, présidence, pontificat, cardinalat ; enfin tout ce qui caractérise la sottise des hommes, profane et sacré, tout a été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé ». Elle exhortait donc les femmes de son temps à réagir : « Femmes, ne serait-il pas grand temps qu’il se fît aussi parmi nous une révolution ? Les femmes seront-elles toujours isolées les unes des autres, et ne feront-elles jamais corps avec la société, que pour médire de leur sexe et faire pitié à l’autre? 

 « Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l'univers,  reconnais tes droits..."

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