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08/03/2017

LEUR LUTTE pour leur émancipation NE DATE PAS D'AUJOURD'HUI

Et les mentalités rétrogrades non plus !

 

1832 : GEORGE SAND est une femme !

D'un homme, elle a toutes les apparences : l'allure, le vêtement, le nom, l'indépendance, jusqu'à sa garçonnière du quai Saint-Michel.

Pourtant, celle qui circule dans les salons en redingote et pantalon et signe son roman Lélia George Sand, n'est autre qu'une ravissante jeune femme aux cheveux noirs, Aurore Dudevant, née Dupin.

Fuyant une union mal assortie, elle a laissé son époux dans son château de Nohant et goûte depuis un an les charmes de la bohème parisienne.

Cette femme de lettres est aussi une femme de coeur : elle doit son pseudonyme à son amant, Jules Sandeau, qui a consenti à lui prêter la moitié de son nom.

Mais les journaux n'ont pas été longs à deviner la supercherie : avec ironie, ils ont loué le style viril et délicat de ce premier roman.

 

1833- Lyon 1er octobre

UNE VOIX SOCIALISTE CHEZ LES FEMINISTES

Grande et brune, Eugénie Niboyet est journaliste. Elle sort son premier numéro du Conseiller des femmes, un hebdomadaire pour les bourgeoises et les ouvrières.

Car il faut se battre sur tous les terrains et aider les femmes à sortir de leur condition.

Leur délier l'esprit et le corps !

Elles sauront tout sur la grammaire, la politique, l'économie, la médecine, la littérature et ... la mode !

L'égérie du socialisme et du féminisme ne doute de rien et espère convaincre les timides ménagères ...

 

1837

PETITION POUR L'EGALITE CONJUGALE

La Charte de 1830 a consacré l'égalité de tous les Français et donc de toutes les Françaises.

Mme de Mauchamps, directrice de La Gazette des femmes, vient en conséquence de présenter à la Chambre une pétition visant à obtenir la suppression de l'article 210 du Code civil ainsi rédigé : "La femme doit obéissance à son mari".

Il lui semble illégitime qu'une moitié de la nation soit subordonnée à l'autre.

 

L'article 212 du même Code ne stipule-t-il pas que "les époux se doivent mutuellement secours, fidélité et assistance ?"

On a objecté à Madame de Mauchamps qu'il était nécessaire dans le mariage qu'une volonté s'impose à l'autre, faute de quoi l'attelage tirant dans deux sens opposés risquait fort de verser ...

 

1844 - Nîmes

LA CAMPAGNE FEMINISTE DE FLORA TRISTAN

Flora Tristan continue son voyage de propagande commencé en avril. Elle vient défendre son journal "L'Union ouvrière", dans lequel elle prône l'union des travailleurs, mais se heurte à l'indifférence.

Elle rencontre le poète et boulanger Jean Reboul, qui lui paraît vaniteux. Elle se fait l'apôtre du féminisme, se montre partisan de l'amour libre, du divorce et de l'abolition de l'esclavage.

Ses rencontres avec le clergé la déçoivent : ici elle s'ennuie deux heures chez le président du consistoire protestant, ailleurs elle affronte un évêque hostile.

Epuisée par la fièvre et poursuivie par la police, elle sent sa fin proche.

 

1867 - DURUY CREE DES COLLEGES DE JEUNES FILLES

Riche année pour l'instruction ! La loi du 10 avril sur l'enseignement primaire a déjà imposé, en théorie seulement il est vrai, la gratuité scolaire.

Victor Duruy, ministre de l'Instruction Publique, s'intéresse à présent à l'éducation des jeunes filles. Il a ainsi proposé la fondation de cours secondaires, mais sans financement officiel ni plan d'ensemble.

Certes, des cours de lettres, de sciences, de langues vivantes et d'histoire se sont ouverts dans une quarantaine de villes un peu au hasard et la plupart du temps sans attribution de locaux fixes.

Cette précarité ainsi que l'opposition de l'Eglise, qui détenait jusqu'alors le monopole de l'instruction des filles, ne permettent guère à ce projet de prendre corps.

 

 

1848 - Paris 25 mars

LES VESUVIENNES POUR LA REPUBLIQUE

Elles ont fière allure et les badauds se retournent sur leur passage. Défilant comme de petits soldats, des compagnies de femmes, vêtues d'un pantalon, d'une redingote à épaulettes et coiffées d'un képi, ont envahi les rues.

Le corps militaire des Vésuviennes vient d'être créé par le citoyen Borme Fils. Les demoiselles, âgées de 15 à 30 ans, s'initient au métier des armes et sont divisées en trois groupes : les ouvrières, les vivandières et les infirmières.

Elles vivent dans une communauté à Belleville où elles sont logées, nourries et payées dix francs par mois.

Leur engagement est d'un an.

Hier, elles se sont rendues à l'Hôtel de Ville pour réclamer, dans l'ordre, le droit de vote, le mariage obligatoire et la participation des hommes aux besognes ménagères.

 

1871 - LES FEMMES DANS LA LUTTE

Les femmes ne sont pas les dernières à jouer un rôle actif dans la Commune. Institutrices, blanchisseuses, lingères, femmes du peuple excédées par leur condition misérable, elles sont des milliers à vouloir se battre jusqu'au bout. Souvent, elles agissent alors que les hommes discutent.

Actives dès le début de la guerre, on les voit maintenant sur les barricades elles soignent, organisent le ravitaillement, remplacent parfois les combattants.

Dans les clubs, elles viennent entendre Louise Michel, Paule Mink, André Léo ou Elisabeth Dimitrieff. Cette aristocrate russe de 20 ans, fille illégitime d'un officier et d'une infirmière et membre de l'Internationale, demande la gestion des ateliers par les ouvrières et l'application de la formule

"A TRAVAIL EGAL, SALAIRE EGAL".

146 ans plus tard, même revendication

 

1880

UNE FEMINISTE FAIT LA GREVE DE L'IMPOT

Hubertine Auclert veut que les femmes votent, et elle le fait savoir... par la grève de l'impôt.

Elle proclame que le terme de "Français" qui désigne les hommes et les femmes quand il s'agit de payer, doit avoir le même sens quand il s'agit de voter.

L'audacieuse qui, depuis 1876, veut attirer l'attention sur les droits politiques des femmes, a réussi aujourd'hui à attirer celle ... des huissiers. Les députés resteront-ils longtemps sourds à de tels arguments ??

 

OUI ASSEZ LONGTEMPS !

 

1880

Louise MICHEL de retour de la déportation

Malgré le quadrillage policier du quartier, une foule nombreuse se presse à la gare Saint-Lazare pour accueillir Louise Michel qui revient de déportation. Pendant son absence, la militante est devenue le symbole de la Commune.

Envoyée au bagne en Nouvelle-Calédonie en 1873, avec ses compagnons de lutte, elle attendit sept ans l'amnistie générale, refusant la mesure de grâce exceptionnelle que ses amis, réunis en comités, cherchaient à obtenir pour elle.

 

Dès le premier jour, elle demanda à être traitée comme les hommes et consacra son temps à l'éducation des Kanaks qui l'adoptèrent.

Ces dures années n'ont entamé en rien sa fougue révolutionnaire et elle compte reprendre rapidement son action.

 

UN LYCEE DE JEUNES FILLES A MONTPELLIER

Le bâtiment est entouré d'un parc et derrière ses murs, les externes et les internes portent des jupes et des cheveux longs.

Pour la première fois en France, on vient d'ouvrir un lycée de jeunes filles. Les élus de la ville ont appliqué la loi votée en décembre 1880 en faveur de l'enseignement secondaire de jeunes filles.

Cette réforme est due à Camille Sée, député républicain et ami de Jules Ferry.

Mais cette ouverture ne va pas sans restrictions ; il n'est pas question d'initier ces demoiselles à la philosophie ou au latin. Et leur diplôme de fin d'études ne sera pas l'équivalent du baccalauréat.

 

 IL Y AURA BIEN D'AUTRES  LUTTES ..

LA LISTE EST LONGUE !

 

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