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01/05/2017

MACRON : Ils ont choisi un certain profil psychologique et physique.. Présentable, malléable et sous influence

Rama Yade, pour sa part, n'avait pas compris durant la campagne que les défauts qu'elle pointait chez Macron (son inexpérience, ses contradictions, son vide, voire sa santé mentale) étaient en fait ses principaux atouts...

 

En effet, dans un article qui circule pas mal sur divers forums, "2017, le coup d'État", on nous explique, très longuement, que Macron "a été porté au cœur de l’appareil d’État par des apparatchiks européistes et atlantistes" ; et, pour parvenir à leurs fins, ils auraient ciblé un certain profil psychologique et physique  : "Il faut qu’il soit présentable, malléable et qu’il reste sous influence. Une forte personnalité aurait été contre productive et impossible à gérer." Macron correspond en tout point :

"La description psychologique qu’en font ses proches correspond exactement à l’objectif de ses traitants. Ce qui prouve, s’il en est encore nécessaire, que Macron est un personnage créé de toute pièce pour servir des intérêts puissants. Cette personnalité ne pouvait pas habiter un physique ingrat. Dents blanches, bien coiffé, « tête de premier de la classe » dirait Coluche, costumes de bonne facture, séducteur et charmeur, Macron est l’image même du quarantenaire qui a réussi. Il a sa « Rolex » au poignet."

Selon cet article, c'est François Hollande et son homme de confiance, Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l’Élysée, qui seraient à l’origine du projet "qu’il faut bien définir comme un véritable coup d’État" :

"Ils font, assez tôt, le constat qui s’impose : il faut à tout prix poursuivre la politique économique engagée depuis plus de 5 ans et continuer l’intégration du pays dans l’Europe et dans l’économie mondiale. Mais ni François Hollande, ni Manuel Valls ne sont en capacité de le faire. Ils sont, l’un et l’autre, rejetés par l’opinion publique. Pour eux, ils agissent dans l’intérêt du pays et c’est dans l’intérêt du pays qu’ils doivent s’effacer pour pérenniser « l’œuvre » qu’ils ont entreprise.

La solution, c’est Jouyet qui l’a dans sa manche depuis un certain temps : c’est Emmanuel Macron ! (...)

Jeune et avenant, une tête bien faite, cursus parfait, bien conditionné sous la férule de Jouyet et d’Attali, faisant consensus chez les patrons des multinationales et de la finance mondiale, adoubé par les américains, les anglais et les allemands, inculte politiquement et donc facilement contrôlable, un tantinet imbu de sa personne, il est le candidat idéal pour ce coup de force. Sa feuille de route est rédigée : appliquer une politique européenne libérale et atlantiste en matérialisant une alliance gauche/droite, poursuivre la politique économique engagée et l’inscrire durablement dans l’avenir du pays en créant un grand parti démocrate et « progressiste », à l’issue des élections. (...)

Jouyet met Macron sur les rails très vite afin d’éviter qu’il ne soit contraint de se présenter à la primaire de la gauche. Il lui conseille de créer un mouvement plutôt qu’un parti car « compte tenu de l’ambiance, c’est préférable »…

Et Valls ?

(...) Sa mission est alors de représenter le courant libéral à la primaire de la gauche. Pourquoi ? Simplement pour calmer les libéraux du parti et éviter qu’on fasse pression sur Macron pour qu’il participe à la compétition. Car si ce dernier se présentait à la primaire, il serait battu et anéantirait, du même coup, les chances de réussite du projet. (...)

Hollande et son ami sont parfaitement informés de l’état d’esprit de la majorité des militants socialistes, et du désamour profond qu’il règne à l’égard de la politique gouvernementale. Ils sont quasiment certains du résultat de la primaire et de l’éviction de Valls. Mais, dans le doute, ils vont miser sur Hamon. (...) Hamon est celui qui cristallise l’aile gauche du PS et qui peut empêcher le « populisme » (cf. les objectifs de la NED) de gauche de progresser en le divisant. En langage clair : il s’agit de contenir Mélenchon dans son pré carré.

Comme prévu, c’est ce qui va se passer.

Hamon est élu candidat. Les soutiens de Valls rejoignent, officiellement ou pas, un à un, le camp Macron et Valls lui même ne tardera pas. Le PS sera réduit à sa plus simple expression et ne servira, à l’avenir, qu’à entretenir la division parmi les tenants de la gauche de transformation sociale, laissant ainsi le champ libre aux centristes pour mener à bien leurs desseins.

Le scénario à gauche et au centre est donc réglé. Il faut maintenant s’occuper des conservateurs.

La primaire de droite est incertaine. Une confrontation Sarkozy/Juppé est pour Hollande et Jouyet du pain béni. Il y a des arguments pour les discréditer aux yeux de l’opinion publique. (...) Mais le destin leur sourira. C’est Fillon qui sort vainqueur. Il suffit de lui porter l’estocade. Une « bonne âme » téléphone au Canard Enchainé. On connaît la suite. (...)

L’affaire est réglée. Les conservateurs sont hors champs.

 

Reste l’extrême droite. Rien de plus simple. Depuis Mitterrand, les socialistes savent s’en servir. Il faut tout faire pour que Marine Le Pen atteigne des sommets. « On » fait ce qu’il faut pour minimiser ce qui peut l’atteindre (cf. les affaires financières) et « on » dose savamment sa diabolisation. C’est Hollande qui sera le chantre de la lutte contre le FN dans cette séquence.

Les socialistes et les « populistes » de gauche neutralisés, les conservateurs anesthésiés, une confrontation Le Pen/Macron est donc probable. Une fois encore, le réflexe républicain écartera l’extrême droite… c’est donc boulevard et tapis rouge pour Macron."

Le scénario se confirme ces jours-ci, où l'on voit la diabolisation de Marine Le Pen, voire sa nazification, marcher à fond, alors qu'elle avait été inexistante jusque-là, pour la faire monter dans les sondages et lui faire atteindre le second tour face au vainqueur désigné d'avance par le locataire de l'Élysée.

Macron, dans ces derniers jours de campagne, s'est donc rendu à Oradour-sur-Glane, pour se poser en "résistant" contre le danger de l'extrémisme (y compris du protectionnisme, qui conduit selon lui à la guerre), puis au Mémorial de la Shoah, toujours dans le même but : assimiler, de manière au moins subliminale, son adversaire au nazisme.

L'avocat Gilles-William Goldnadel a dit son malaise devant cette instrumentalisation politicienne du malheur...

 

**

Après ça ils s'étonnent avoir fichu la pagaille dans la têtes des électeurs, à savoir qu'ils ne veulent pas voir arriver LE PEN au pouvoir pour ce qu'elle représente et pas davantage MACRON pour ce qu'il représente et c'est alors, en cohérence avec eux-mêmes, voter blanc ou s'abstenir... ou voter MACRON s'ils flippent.

Après ça ils osent nous insulter

nous donner des leçons

Qu'ils balaient devant leur porte et qu'ils dégagent

aux Législatives !

L'ancien maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, a appelé vendredi 28 avril à la "responsabilité" ceux qui ne voteraient pas Emmanuel Macron le 7 mai pour faire barrage au Front national, faisant un parallèle avec l'arrivée au pouvoir des nazis en Allemagne

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