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05/05/2017

LE CHARIVARI ... le saviez-vous ?

Le charivari est une coutume amusante que l'on retrouve dans plusieurs régions.

C'est un acte destiné à dénoncer publiquement, sur le ton de l'humour, une histoire privée contraire aux bonnes moeurs ou à la morale.

*

 

J'ai autrefois employé ce mot au sens de vacarme, boucan, sans en connaître l'origine qui remonterait au MOYEN-AGE

 

(Histoire) Au Moyen Âge, bruit tumultueux de poêles, chaudrons, etc., accompagné de cris et de huées, que l’on faisait à la suite d’un mariage jugé mal assorti ou inconvenant, par exemple dans le cas de veufs ou des veuves âgées qui se remariaient.

 

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(Par extension) Tout bruit par lequel des gens attroupés témoignent à quelqu’un leur désapprobation.

 (Figuré) Toute sorte de criailleries, de querelles.

(Par extension) Musique bruyante et discordante.

  • Ce fut d’abord un long charivari de basses ronflant, de violons grinçant, de pistons trompettant, de flûtes et de flageolets qui piaulaient. (Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1867)

 

"moi je l'ai fait, j'ai participé à un charivari " qu'il a dit mon ami landais, avec un veuf 

-Ah bon ? oh quand même !

"On n'avait pas la télé, il fallait bien s'amuser" renchérit son épouse.

 

C'est une vieille coutume gasconne dont la plus ancienne trace se retrouve sans doute dans un texte mentionnant parmi les usages, statuts et foi de gabarret ** que "celui qui sera surpris avec une femme mariée sera mis en prison et paiera l'amende au seigneur et au mari pour moitié" et que "si un homme marié est surpris avec une fille, ils courront la ville ensemble".

 

Toujours est-il que lorsque quelqu'un -homme ou femme- était pris en faute, les jeunes du village se rendaient en bande au domicile du coupable, menant un chahut infernal en frappant sur de vieilles casseroles ou en jouant d'instruments de musique.

S'il s'agissait d'un veuf ou d'une veuve qui se remariait -où est pourtant la faute ?- le charivari n'en était que plus vigoureux. Après le concert on plaçait la victime à califourchon sur un âne, la tête tournée vers l'arrière-train et on la promenait dans le village en l'accablant de quolibets et de plaisanteries.

La tradition du charivari s'affadit peu à peu : au début du siècle on se contentait de mettre le coupable à l'amende d'une tournée générale au café du village. Puis la coutume finit par disparaître.

 

** Commune située en Armagnac sur les routes (route nationale 656 et route nationale 524) entre Cazaubon et Nérac et sur l'itinéraire à Grand Gabarit.

Gabarret connut un triste sort en 1569 lorsqu'elle fut ravagée par des protestants. Gabarret n'a ensuite pratiquement rien gardé de son ancienne église et de son monastère. Seule la maison du Gabardan résista à ces troubles.

 

 

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http://remydelavingeanne.blog.lemonde.fr/2010/04/30/la-tradition-du-charivari-du-premier-mai-et-la-pose-du-mai/

La tradition du charivari du premier mai et la pose du mai

 

  1. La tradition du charivari (chambardement), du premier mai remonte à l’époque préchrétienne, elle s’accompagne de la pose d’un mai, posé devant les maisons dans lesquelles  des jeunes filles résident. Le charivari consiste, en principe, pour les jeunes garçons à ramasser ce qui traine dans les rues du village et à déplacer sur la place du village généralement, un assemblage d’objets variés.

La tradition au fil du temps dans la vallée de la Vingeanne, comme ailleurs, s’est quelque peu modifiée. Au départ, il s’agissait pour la pose du mai, d’honorer les jeunes filles à marier, généralement par  la pose d’une branche de charme. Dans le passé, tout un langage a existé, transmis par la tradition orale, le charme pour les filles charmantes, le sapin pour les filles indignes, l’épine pour les revêches, le cerisier pour les filles peu farouches… . Normalement les jeunes filles devaient « arroser » leur arbre de mai en  offrant à boire aux garçons en remerciement de cette délicate attention, dans le cas où elles étaient satisfaites. De nos jours, les jeunes filles ont tendance à se réunir collectivement à  la salle des fêtes locale afin de célébrer cet évènement avec les gars des villages environnant. Les jeunes ayant intégré l’esprit communautaire tournent dans les villages du canton et ne restent plus dans un seul lieu. De plus, de très jeunes filles  voire des enfants ont pu percevoir un mai, c’est une modification des règles ancestrales.

En ce qui concerne le chambardement, dans la nuit du 30 avril au 1er mai, les jeunes gens ont semblent il, là aussi fait évoluer la tradition au fil du temps en élargissant le choix des objets ramassés. A l’origine, il s’agissait essentiellement du déplacement d’un matériel agricole plus ou moins léger laissé négligemment par certains agriculteurs au bord de la chaussée. Ces dernières années, les habitants ont été obligés de venir chercher sur la place : bancs, portiques, salons de jardins, portails, volets… . Afin de se saisir de ces biens, les entrées dans les propriétés se sont multipliées.

La population dans les villages a changé, les résidences secondaires, la rurbanisation, l’apparition d’une population d’origine citadine a provoqué un changement d’attitude vis à vis de cette tradition au départ bien sympathique.

Les dégradations et les violations de propriétés privées ont fait l’objet de dépôts de plainte auprès de la gendarmerie. Certaines municipalités ont pris des arrêtés interdisant le charivari du premier mai.

Est-ce la fin d’une tradition?

 

 

 

Le Club de Mediapart

Charivari et ferblanterie

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 L'honorable corporation des ferblantiers n'y est pour rien, mais la Ve République et son régime présidentiel pourraient très bien disparaître dans un charivari de concerts de casseroles.

   Charivari et concerts de casseroles ont partie liée depuis fort longtemps. Aujourd'hui encore, il arrive que certains garnements attachent des boîtes de conserve ou des casseroles à la queue d'un chien lequel, gêné et affolé par le bruit, se met alors à courir en tous sens, déclenchant ainsi le tintamarre. Mais la chose remonte à beaucoup plus loin.

   Les concerts de casseroles sont apparus en France il y a près de deux siècles, dans les années 1820. Sous la Restauration et le règne de Charles X, les Républicains d'alors, évidemment bien différents de ceux d'aujourd'hui, y recouraient déjà  pour brocarder les monarchistes. La coutume de ces concerts aux sonorités métalliques se poursuivra après la Révolution de 1830, sous le règne de Louis-Philippe. Étaient alors visés les députés de la nouvelle Chambre accusés d'avoir trahi les idéaux des glorieuses journées révolutionnaires de Juillet 1830, celles immortalisées par Eugène Delacroix dans La Liberté guidant le Peuple.

 

   Ces bruyants et assourdissants tintamarres d'instruments culinaires reprenaient eux-mêmes une tradition populaire remontant au XIVe siècle, celle des charivaris, où des cortèges de moqueurs allaient percussionner des chaudrons et agiter crécelles et claquoirs sous les fenêtres des curés et des bourgeois.

   On raconte que le charivari pouvait se poursuivre plusieurs jours durant, jusqu'à ce que, amende honorable, les personnes mises en cause acceptent, au minimum, de payer à boire lors d'une tournée générale, ou, plus humiliant, soient sommées d'enfourcher un âne à l'envers, tournées vers le derrière en tenant de la main la queue de l'animal, le tout sous les lazzis, les huées et les conspuations.

Horresco referens (je frémis en y pensant). On frémit aujourd'hui aux abords immédiats du manoir de Beaucé, à Sablé dans la Sarthe, ou dans les environs du château de Montretout, à Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine, on frémit à l'idée de la résurgence de telles mascarades.

... Mais ne nous arrêtons pas aux casseroles. Une chose est aujourd'hui centrale et incontournable : l'homme qui accédera, au soir du 23 Avril, au second tour de l'élection présidentielle face à Marine Le Pen et sera donc élu 15 jours plus tard, le sera ni en raison de son programme, ni en raison de sa personne. Ce sera un Président sans mandat. J'en tire la conclusion : l'Institution Présidentielle et la Ve République ont vécu.

 

...La Ve République connaîtra-t-elle la fin tragique de ses prédécesseurs ?

 Oui, connaîtra-t-elle une fin aussi tragique que la IIe, celle de 1848, renversée par un coup d'état ; la IIIe, en 1940, abolie par le Maréchal Pétain, le territoire occupé par l'ennemi ; ou la IVe, en 1958, capitulant devant les factieux d'Alger du 13 Mai ?

   Karl Marx le disait : « L'Histoire ne se répète jamais, ou alors comme une farce. À la Tragédie, succède la Comédie ». Nous ne sommes plus en 1958, l'armée n'est pas au bord du putsch et il n'y a plus d'homme providentiel. Tout simplement des casseroles.

    La farce d'aujourd'hui ne peut trouver son débouché que dans l'avènement de la VIe République.

Commentaires

le charivari à été remis au goût du jour pour le plus grand "bonheur' de tout un Peuple !
jete bise !

Écrit par : Biche | 07/05/2017

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