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13/05/2017

LE MARIAGE EN CHALOSSE (Landes) : le saviez vous ?

Les prochaines rencontres inter-générationnelles auront lieu au Café de la Paix, le dimanche 14 Mai à 10H30 et le Dimanche 18 juin à 10H30.

Ces rencontres permettent à tous les passionnés de notre village et des alentours d'échanger et de se remémorer l'Histoire de Habas, d'Antan à nos jours.

Organisé par l'Association Culture et Loisirs de Habas.

RENCONTRES INTER GENERATIONS 2EME TRIMESTRE
LE THEME EN EST LE MARIAGE
apparemment
Alors j'ai pris un peu d'avance
quelques extraits de mes almanachs landais

 

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Selon la tradition en CHALOSSE, chaque demande en mariage faisait l'objet d'un repas chez la future mariée.

 

Il y a de cela un siècle, la tradition dans les Landes voulait que l'amoureux transi était convié, accompagné de ses parents, à s'attabler chez les futurs beaux-parents. Le repas se déroulait, de l'entrée au dessert. A cette issue, la décision des parents de la belle était fixée par ... une assiette de noix. Ainsi, si la demande en mariage était refusée, seuls les fruits à coque, alors disposés sur la table, pouvaient consoler le malheureux. 

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Si le père de la fille acceptait de "causer" on allait chercher la longue de vin.

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Le repas terminé, les amies de la fiancée s'amusaient à éparpiller par la cuisine les cendres du foyer, que la jeune fille devait, au fur et à mesure, balayer et ramener dans l'âtre. De là l'expression : ha brase, "faire de la cendre" signifiant "faire les accords".

C'était au temps du Carnaval que les mariages étaient les plus nombreux, le clergé exigeant pendant l'Avent et le Carême une rétribution plus élevée.

Les mariages célébrés en mai étaient, dit-on, malheureux. La coïncidence du mariage simultané de deux frères et de deux soeurs passait, également, pour être de très mauvais augure.

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Les jeunes filles devaient, avant le mariage, confectionné le trousseau. Quelques jours avant le mariage, le futur marié, se rendait au domicile de sa fiancée pour lui remettre divers cadeaux qu'il avait apporté (dé, ciseaux, etc.).

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Il lui passait alors une ceinture autour de la taille ; cela s'appelait "ceinturer la noce".

Lorsqu'une jeune fille n'était pas en mesure de se procurer les objets nécessaires à son trousseau, il était de tradition en CHALOSSE, qu'elle pouvait aller de maison en maison quêter le lin. Et, la quenouille chargée de ce lin à la main, elle filait ou avait l'air de filer le long de la route.

Les invitations au mariage se faisaient par l'intermédiaire d'un voisin ou d'un ami, le casse-can (chasse-chien). Il battait la campagne pour convier les parents, les amis, à assister à la messe et à la fête. Chaque famille invitée lui remettait un bouquet ou un ruban, signe qu'il s'était acquitté de sa mission.

C'était souvent le premier voisin "lou permé bésin" qui jouait le rôle de "cassecan" et "d'imbitedous". Ils se déplaçaient par groupes de deux, ils étaient munis de bâtons, afin de se défendre contre les chiens des diverses propriétés. D'où le nom de casse-can - chasse-chien-.

Dans les demeures, ils buvaient un verre, le traditionnel "piquepoult" et la donzelle invitée ornait la canne de "l'imbitedous" d'un ruban, généralement de la couleur de la toilette prévue pour le jour du mariage.

Deux ou trois jours avant le mariage, le "porte-leyt" ou "porte-lit" consistait en un transport du lit et de l'armoire, chez le fiancé. Le "nobi" avait fourni le bois du lit et la "nobi" la garniture. L'armoire provenait de chez la fiancée. Toutes ces cérémonies étaient agrémentées de chants en gascon.

Concernant le costume de mariage, les hommes se mariaient toujours en béret.

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Les femmes portaient soit un mouchoir, soit une couronne de fleurs d'oranger ou de fleurs artificielles.

Le père de l'épouse place la couronne sur la tête de sa fille, en présence des donzelles et des donzelons désignés par le fiancé. Le premier donzelon du fiancé procède ensuite, au cintrage de la nobi : il attache une belle ceinture de soie blanche à la taille de l'épouse.

Il était de coutume de cacher une pièce de monnaie dans l'empeigne du soulier de l'époux, et neuf grains de mil dans celle de la chaussure de l'épouse (ce geste symbolique signifiait que le mari devait subvenir aux besoins du ménage et la femme soigner la basse-cour).

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Les grains de mil constituaient également un rite de défense contres les sorcières qui ne pouvaient nuire à l'épousée qu'après avoir compté les grains, opération qui les occupait jusqu'à la fin de la cérémonie, écartant ainsi les sortilèges.

 Au passage du cortège, en direction de l'église, des amis ou des parents offraient des rasades de piquepoult.. La fiancée entrait dans l'église au bras de son parrain et s'agenouillait à côté de son fiancé, en prenant soin de placer, sous les genoux du nobi, un peu de sa robe.

Durant le repas de noce, les nouveaux époux faisaient le tour de la table et trinquaient avec tous les invités.

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Dès qu'ils avaient regagné leur place, le parrain et la marraine, profitant  de l'inattention générale, subtilisaient les verres des mariés et jetaient le vin qui avait servi à trinquer, afin que quelque ami malveillant ne puisse l'utiliser pour quelque sortilège.

Le festin avait lieu soit dans la maison, soit dans les chais, pour les familles aisées.

C'était l'occasion de montrer aux invités que l'on possédait quelques biens. Draps blancs, fleurs, guirlandes de buis et de feuilles de laurier, décoraient à merveille la salle de réjouissances.

Dans certaines familles, chaque invité pouvait apporter son "écot" sous forme de victuailles ou de vin. Le menu se composait souvent d'un potage gras -avec le jus de poule farcie-, du boeuf aillé, d'un plat de sauce relevé "L'alicot" préparé avec des foies, des gésiers et les abattis de volaille. Venaient ensuite les rôtis, le tout arrosé de vieilles bouteilles mises en réserve dans les métairies. Le banquet se terminait par la tarte feuilletée et le pastis.

Après le repas très copieux, pendant que les invités dansaient tard dans la nuit, au son de l'accordéon et du tambourin, avec polka, mazurka, scottisch, quadrille... la mariée était conduite à la chambre nuptiale par un ou deux contre-époux (invités) et par la couturière, qui l'aidaient à se déshabiller.

Une heure après le coucher des mariés, les contre-époux (invités) frappaient à la porte et pénétraient dans la chambre, apportant un saladier contenant du vin chaud agrémenté de sucre et de cannelle, dans lequel nageait une tranche de pain grillé, la roste, pour retrouver quelques vigueurs.

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Les époux buvaient ce vin et trinquaient avec les contre-époux. Plus tard le vin a été remplacé par du thé.

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Un concert bruyant "le charivari" était offert aux veufs ou veuves remariés avec casseroles et chaudrons.

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