logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

« La Lyre Habassaise... toute une histoire | Page d'accueil | LA MINISTRE DU TRAVAIL EN PLEIN BUSINESS.. FRANCE ! »

17/05/2017

PAS SI CLEAN que ça !

https://actu.fr/normandie/havre_76351/edouard-philippe-premier-ministre-casseroles-patrimoine-flash-exces-vitesse-tacles-macron_2002016.html

Excès de vitesse, patrimoine, tacles à Macron… Les « casseroles » du Premier ministre Édouard Philippe

Homme pressé, Édouard Philippe ne l’est pas qu’en politique. Le maire du Havre, nommé Premier ministre lundi 15 mai, l’est aussi en voiture ou dans sa déclaration de patrimoine.

 

Édouard Philippe, maire du Havre (Seine-Maritime) et nouveau Premier ministre d’Emmanuel Macron, est un homme pressé. En politique, bien sûr, en voiture aussi, en déclaration de patrimoine surtout. En octobre 2015, l’avocat de 46 ans avouait s’être fait arrêter en grand excès de vitesse, sur l’autoroute A13, à Tourville-la-Rivière. En 2014, sa déclaration de patrimoine était épinglée, comme celles de 23 autres parlementaires.

Honnête, il avait rendu lui-même public son excès de vitesse, 150km/h au lieu de 110. « Cette infraction est regrettable », affirmait-il dans un communiqué. « Qu’elle soit la première en plus de vingt ans de conduite ne la rend pas excusable. J’en assume donc les conséquences et c’est normal. » Maire du Havre depuis 2010, Édouard Philippe avait été flashé au volant d’une voiture de la ville, en se rendant à une réunion de famille. 

Édouard Philippe, pas toujours fan d’Emmanuel Macron

L’engouement autour de sa nomination à Matignon aidant, les internautes se sont attelés à déterrer d’anciennes publications d’Édouard Philippe. Notamment ses déclarations sur son nouveau président, Emmanuel Macron. En août 2014, à sa nomination au poste de ministre de l’Économie et des Finances, le député-maire du Havre ironisait sur le métier de banquier d’Emmanuel Macron. 

Le 18 janvier 2017, dans l’une de ses tribunes sur Libération, il désignait Emmanuel Macron comme « Brutus ». Le député LR écrit douter que le futur président soit « le fils naturel de Kennedy et de Mendès France ». Il tacle à la gorge : « Le premier avait plus de charisme, le second plus de principes ». Et de continuer sur le « banquier technocrate en marche », qu’il traduit en latin : « ambulans »

Quand Édouard Philippe « plaisante » avec la transparence

Les finances d’Édouard Philippe sont aussi sujettes à discussion. Dans un article publié vendredi 12 mai, Mediapart évoque un blâme reçu au sujet de sa déclaration de patrimoine. En 2014, le député proche d’Alain Juppé aurait refusé « de fournir certaines informations sur sa déclaration de patrimoine de 2014, pourtant exigées par la loi ».

Selon Mediapart, Édouard Philippe a indiqué n’avoir « aucune idée » des valeurs de ses biens immobiliers. À savoir : un appartement à Paris, une résidence en Seine-Maritime et un bien en Indre-et-Loire. Édouard Philippe qui, avec le groupe UMP, s’était opposé aux lois sur la transparence en 2013, fait partie des 23 parlementaires (sur 1 048) à avoir eu une « appréciation ». C’est à dire l’ajout de la valeur fiscale estimée des « oublis ». 

Sur sa déclaration, Édouard Philippe manie une certaine forme d’humour. À la première question, celle sur « les activités professionnelles donnant lieu à rémunération », le nouveau Premier ministre s’est un peu amusé : « Je ne suis pas certain de comprendre la question », écrit-il concernant sa profession d’avocat. « Vous voulez connaître mon taux horaire au jour de l’élection ? Ma rémunération mensuelle moyenne ? Annuelle ? »

Un sarcasme avec la transparence pas neuf pour Édouard Philippe. Il aurait raconté, toujours selon Mediapart, avoir déjà rempli des déclarations du même type avec des points d’interrogation. 

 

https://actu.fr/normandie/havre_76351/edouard-philippe-macron-compatible-premier-ministre-payait-president-republique-emmanuel-macron_2009195.html

Sur les plateaux télévisés, Édouard Philippe déclarait qu’Emmanuel Macron était « un homme de gauche, socialiste, rappelant que c’est lui qui a organisé la politique économique de la France de 2014 à 2016 ». Cinglant, le député-maire de Seine-Maritime ne mâchait pas ses mots : « Il n’a pas fait grand chose de considérable. Il a été nommé par un Président qu’il a fini par trahir. » Le mot est lâché : Édouard Philippe, resté fidèle et loyal à son parti, n’aime pas les traîtres. Et pourtant… Certains pourront assimiler son départ pour Matignon à une haute trahison. Coup de poignard dans le dos de son camp ou coup de pouce pour les législatives ? 

 Et l’élu normand de s’enflammer : « Macron, qui n’assume rien mais promet tout, avec la fougue d’un conquérant juvénile et le cynisme d’un vieux routier (si j’ose dire, s’agissant du promoteur des autocars) ».

 

« J’aime bien Emmanuel Macron »

Pourtant, Emmanuel Macron, Édouard Philippe avoue l’apprécier. On n’ose imaginer les mots qu’il emploierait s’il n’avait pas un minimum de sympathie pour le nouveau Président : 

De quoi restera-t-il le nom ? D’une révolution manquée ou d’une victoire éclair ? D’une trahison misérable ou d’une ambition démesurée ? Personne ne peut le dire aujourd’hui. Car une chose est sûre depuis le début de cette campagne : en matière politique, au moins autant que nos ancêtres les Romains, nous sommes fous, nous les Gaulois.

Aucun doute, Édouard Philippe est bel et bien un Gaulois : il fait le pari de travailler avec « un homme de gauche, socialiste, nommé par un Président qu’il va finir par trahir… » Celui qui disait « ne pas se placer dans l’hypothèse de participer au gouvernement d’Emmanuel Macron » a bel et bien fait le choix de la « transgression ».

***

Pour manger à la gamelle, ils sont prêts à tout !

Écrire un commentaire

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique