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« Je me sens moins seule... Ils ont réagi à la lettre du maire communiste de LA COURNEUVE | Page d'accueil | Marlène Schiappa n’annonce rien de bon pour les droits des femmes »

25/05/2017

J'SUIS PAS CONTENT !

 

BEAU CASTING !

NI DE DROITE, NI DE GAUCHE

"SI TOUS LES GARS DU MONDE DECIDAIENT D'ETRE COPAINS ... pfff)

une sacrée couche  de CONNERIES

POUR VOUS SERVIR

 

C’est devenu un sujet de campagne pour les élections législatives. Depuis la parution d’un article du Parisien, jeudi 18 mai, sur le harcèlement de rue contre les femmes du quartier Chapelle-Pajol, à Paris, nombreux sont les responsables politiques qui se sont saisis de ce problème. Après Valérie Pécresse qui a demandé vendredi 19 mai au président de la République "d’agir" vite, le député PS de l’Essonne Malek Boutih a proposé, quant à lui, une solution plus radicale ce dimanche 21 mai : "Dégager tous les gens qui emmerdent les femmes".

Autre proposition avancée cette fois lundi 22 mai par la fondatrice d'Osez le féminisme, Caroline de Haas : "Élargir les trottoirs".

Ex-conseillère de Najat Vallaud-Belkacem au ministère des Droits des Femmes, Caroline de Haas est également candidate aux législatives dans la 18e circonscription de Paris. Selon elle, le problème du harcèlement de rue relève surtout de l’aménagement urbain. "On pourrait élargir les trottoirs pour qu'il y ait plus de place et qu'il n'y ait pas de cohue dans ces endroits-là", assure-t-elle sur franceinfo: dimanche 21 mai :

 

 

Marlène Schiappa, la nouvelle secrétaire d'Etat, rattrapée par un livre ...

www.20minutes.fr › High-Tech
Il y a 7 jours - En 2010, Marlène Schiappa publiait « Osez l'amour des rondes », où ... pas pourquoi l'auteur pense utile de rappeler aux grosses qu'il faut se ...
Vous avez consulté cette page le 23/05/17.

« Osez l'amour des rondes »: le livre de trop - Pensées by Caro

www.penseesbycaro.fr/2011/03/osez-lamour-des-rondes-le-livre-de-trop/
16 mars 2011 - Où l'on apprend que quand on est grosse, on "sent" et qu'on doit donc se ... un prochain titre à la Musardine pour sa petite collection "Osez" :.

DOSSIER: » Osez l'amour des ( femmes ) rondes « , le livre à ne pas ...

www.paolaaudrey.com/.../chronique-osez-lamour-des-femmes-rondes-le-livre-a-ne-p...
24 déc. 2010 - Osez l'amour des rondes » est donc, dans ce contexte, un titre plutôt ... puisqu'en fait il s'agit d'un « Osez faire l'amour avec des grosses » .

Marlène Schiappa n'annonce rien de bon pour les droits des femmes ...

https://www.streetpress.com/sujet/1495119624-marlene-schiappa-sexiste-grossophobe

Il y a 7 jours - C'est la collection « Osez » de la Musardine. ... Par exemple, elle rappelait aux femmes grosses qu'il fallait se laver parce qu'elles puaient, qu'il ...

 

***

*

Le nouveau Premier ministre est coauteur d’un polar intitulé Dans l’ombre, qui nous livre une vision des femmes pour le moins sexiste et pleine de clichés.

Notre nouveau Premier ministre fut un temps romancier, comme l’ont révélé nos confrères de BuzzFeed. Avec son comparse Gilles Boyer, il a ainsi écrit L’Heure de vérité (2007, Flammarion) et Dans l’ombre (2011, JC Lattès). Polar politique aux airs de fiction érotique, Dans l’ombre raconte les derniers mois d’une campagne présidentielle perturbée par des rumeurs de fraudes (Édouard Philippe aurait-il pressenti l’affaire Fillon ?), et finit par une série de meurtres. Dans ce roman à clef, les deux proches de Juppé racontent l’art (presque martial) de faire de la politique, sans oublier de parler de sexe – car le sexe, ça fait vendre des livres.

Dans l’ombre est particulièrement mal écrit. Mais ce n’est rien à côté de la liste de clichés qu’il nous sert sur un plateau d’argent, en particulier sur les femmes. Dans de multiples passages, dont on ne sait s’ils ont été écrits par Philippe ou Boyer, les stéréotypes sur cette espèce rare en politique s’enchaînent. Clichés, sexisme, paternalisme… tout y est. Lorsque les deux hommes politiques parlent de sexe, c’est graveleux, et l’image de la femme reste enfermée dans les vieux clichés. Si vous voulez vérifier par vous-même, des extraits sont disponibles sur Google Books.

"Les femmes ne sont pas comme ça"

L’obsession du narrateur, c’est Marilyn, son attachée de presse. Les auteurs qualifient ce personnage – qui s’occupe de la com' du parti du narrateur, tout en étant sa maîtresse – de "trophée". "Tout le monde se demandait quel serait le premier député à pouvoir faire état de ce trophée", écrivent-ils. Histoire de bien baigner dans le cliché, les narrateurs ont nommé l’attachée de presse sexy "Marilyn", sans "e", comme la Marilyn qui fut le fantasme des hommes de toute une génération. La leur.

Forcément, le narrateur finit par coucher avec Marilyn. Après leur première fois, elle lui fait comprendre que ce n’était que l’affaire d’une nuit et que leur relation resterait avant tout professionnelle. Sacrilège ! "Elle m’avait fait le coup que je faisais en général. Elle m’avait fait le coup d’un mec, enfin ce que je considérais comme le coup d’un mec, car enfin, les femmes ne sont pas comme ça." Voilà ce qu’on peut lire dans le polar de notre nouveau Premier ministre.

C’est bien connu, "les femmes ne sont pas comme ça". Ce sont de tendres, douces et fragiles créatures qui se font jeter par des hommes virils – surtout s’ils font de la politique. "Si elles font comme nous, on ne s’en sortira jamais", nous infligent à un moment Boyer et Philippe. En plus, les femmes se mettent à faire de la politique. Horreur. Heureusement, aucune d’entre elles n’a encore jamais été présidente de la France… Tout n’est pas perdu.

Pire encore : quand les deux auteurs parlent d’une opposante politique du narrateur, la description baigne dans le stéréotype de la femme qui a réussi en étant forcément frigide. Lisez donc : "Elle avait en elle cette imperceptible sécheresse des femmes qui ne seraient jamais mères, ce qui en faisait, assurément, une redoutable politique : un cœur d’homme dans un corps de femme." Terrifiant.

"Marilyn a des petits seins. Normalement, je n’aime pas ça"

Heureusement, Marilyn n’est pas frigide. En même temps, elle fait de la com', pas de politique – c’est donc normal. Quand elle entre dans son bureau vêtue d’un chemisier blanc entrouvert – car c’est bien connu que toutes les femmes portent des chemisiers blancs sexy au bureau – le narrateur nous livre un éloge de son décolleté qui aurait pu être écrit par un ado de 16 ans :

Outre l’écriture atrocement fade de ces quelques lignes, on relèvera tout de même le cliché, qui frise le ridicule, de l’homme béat devant une paire de seins. Mais bon, jusque-là, ça va. L’ennui, c’est que "Marilyn a des petits seins". En voilà un sacré problème… "Normalement, je n’aime pas ça", confie le narrateur, s’enfonçant un peu plus dans le cliché :

"Mon truc, je l’avoue, ce serait plutôt les poitrines un peu rondes. Pas accablées et avachies, non, pas lourdes au point d’être tombées, mais enfin, quelque chose en relief. Pas de petites excroissances décharnées et hasardeuses. Les mannequins qui défilent en offrant leur platitude me laissent sans voix. Une vraie poitrine, c’est rond, c’est confortable, c’est accueillant et on doit pouvoir mettre son nez au milieu avec jubilation."

Bon, là, on vous conseille d’arrêter la lecture de ce "roman" – à moins que vous ne soyez, vous aussi, obsédé par les nichons.

 

 

 

 
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