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29/05/2017

A VOMIR...ces journalistes qui vomissent sur MELENCHON

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Deux femmes journalistes, toute honte bue, utilisent les funérailles de François DELAPIERRE (Parti de Gauche) en juin 2015 pour cracher leur haine, vomir sur MELECHON.

Ecoeurée j'ai cherché à en savoir plus et je suis heureusement tombée sur le blog d'Alexis CORBIERE qui retraçe ces instants émouvants où des camarades assistent aux obsèques d'un des leurs.

"Quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage". Ce sont elles qui ont la rage. Pauvres, pauvres médiocres ! Pauvre Presse aux ordres !

ça pue !

***

Qu'y a-t-il de choquant ? de terrible ?

dans le déroulement de ces obsèques ?

 

 https://antoineleaument.fr/2017/05/28/magazine-monde-vomit-melenchon/

.... Pour la deuxième fois en quatre ans, M, le magazine du Monde a décidé de consacrer sa « une » à Jean-Luc Mélenchon. Et, pour la deuxième fois en quatre ans, il s’agit de tenter de salir celui qui a réuni plus de 7 millions de voix à l’élection présidentielle autour du programme L’Avenir en commun.

Aujourd’hui, rebelote. Le magazine du Monde consacre de nouveau sa « une » et un long « portrait » (ils appellent ça « portrait » parce que ça fait plus sérieux que « dégommage en règle ») à Jean-Luc Mélenchon. En « une », une photo du tribun. Il est jeune, il a de grosses lunettes, et sur le bas de son visage s’étale ce titre : « QUI EST VRAIMENT JEAN-LUC MÉLENCHON ?». Voilà que l’honnête bourgeois frémit : il va enfin tout savoir, « vraiment », sur le diable rouge. Frisson garanti. Et puis, sur les autres pages, il pourra trouver toutes les publicités nécessaires au bon choix de sa prochaine montre de luxe.

.... Vous savez tout, « vraiment », sur Mélenchon, n’est-ce pas ? Passons sur les références sur le parcours de Jean-Luc Mélenchon (« trotskyste », « lambertiste », etc.) disséminées un peu partout dans l’article. C’est pour situer le diable rouge et faire frémir le bourgeois. Bon, bien sûr, nous autres, on s’en fout : on a l’habitude de lire ou d’entendre ça depuis des années. La caste est tellement bête et sans imagination qu’elle est en général incapable d’inventer de nouvelles trouvailles.

 

Avec cet odieux article, le magazine du Monde montre une fois de plus qu’il ne recule devant aucune ignominie dès qu’il s’agit de salir Jean-Luc Mélenchon et ses proches. La dernière fois, ils avaient trafiqué des photos pour le transformer en Hitler, à la veille d’une grande marche populaire ; cette fois-ci, ils sont allés cherchés d’opportuns témoins anonymes de funérailles, à deux semaines du premier tour des élections législatives… « Jamais deux sans trois », dit le proverbe. Qu’est-ce que ce sera la prochaine fois ?

 

Souvenez-vous. Il y a quatre ans, M avait fait une couverture ignoble. On y voyait un montage réalisé à partir de photos de Jean-Luc Mélenchon elles-mêmes trafiquées. Des photos qui, mises ensemble, n’étaient pas sans rappeler le montage qu’Heinrich Hoffmann avait réalisé sur Hitler. Sur la « une » s’étalait aussi ce titre : « Le grand MÉCHANT Mélenchon ». À l’intérieur, pas mieux : tout était fait pour diaboliser le tribun avec l’utilisation d’un champ lexical ramenant tout à des éléments psychologisants (sa « rage », sa « susceptibilité », sa « colère », etc.). J’avais écrit à l’époque un article pour en faire la liste. Et il y avait enfin le moment de la publication de ce numéro de M, qui ne laissait rien au hasard : le 4 mai 2013, c’est à dire la veille (la veille !) de la marche pour la 6e République qu’avait organisée Jean-Luc Mélenchon et qui avait réuni 130 000 personnes à Paris.

 

Pourtant, cet article innove dans l’abjection. Cette fois-ci, ils sont allés chercher jusqu’à des funérailles pour nous inventer des tares. Et pas n’importe quelles funérailles : celles de François Delapierre. Il était le bras-droit de Jean-Luc Mélenchon. Et un éclaireur politique et intellectuel pour nombre d’insoumis d’aujourd’hui engagés depuis des années à leurs côtés à tous les deux. François est décédé en juin 2015 d’une tumeur au cerveau foudroyante qui l’a diminué physiquement mais jamais intellectuellement, comme le montrent les éditoriaux qu’il a continué à écrire puis à dicter à Charlotte Girard, sa compagne, qui l’aidait à accomplir le travail.

 Aussi, quand François Delapierre est décédé, nombre de gens ont voulu lui rendre un dernier hommage à la hauteur de ce qu’ils lui devaient.

 Alors, pour ses funérailles, nous avions mis nos écharpes rouges et porté des oeillets.

 Le premier est l’un des symboles que l’on porte en tant que membre du Parti de Gauche ; le second est une fleur qui fait référence à la révolution au cours de laquelle le peuple portugais s’est débarrassé du fasciste Salazar. C’était une idée de François de se saisir de ce symbole. Nous avons écouté, ce jour-là, les discours poignants de Charlotte Girard et de Jean-Luc Mélenchon. Nous avons chanté « Grandôla Vila Morena », le chant de la « Révolution des Oeillets » (encore une idée de François). Puis nous avons formé une chaîne humaine en mettant la main droite sur l’épaule droite de celui ou celle qui se trouvait devant nous. La main qu’on posait devant réconfortait celui ou celle qui avait son épaule dessous ; la main qu’on avait sur l’épaule était un réconfort pour soi. Un acte de camaraderie au sein d’une cérémonie qui, aujourd’hui encore, laisse un souvenir ému à toutes celles et ceux qui l’ont vécue. Un dernier hommage rendu et bien rendu à un camarade que l’injustice de la mort avait fauché trop tôt.

 Mais ce n’est pas comme ça qu’Ariane Chemin, « grande reporter » du Monde, voit les choses. L’ignominie de l’article atteint son paroxysme au « récit » de la cérémonie. Un « membre de l’assistance d’alors (…) aujourd’hui encore un peu glacé » (bien sûr, il témoigne anonymement) décrit, paraît-il, un « groupe sectaire ». Et il ajoute qu’il y aurait là « tous les codes pour maintenir un clan homogène et très radicalisé ». Les mots sont blessants. Ils cherchent à salir une cérémonie pour laquelle chaque personne qui y a participé en souhaitant rendre un hommage sincère à François Delapierre conserve, aujourd’hui encore, l’émotion qu’elle contenait. Qui est ce témoin anonyme ? Était-il vraiment là pour rendre hommage à François ou pour se moquer des personnes endeuillées ? De quel droit se permet-il de qualifier ainsi une cérémonie laïque dont les codes ont été inventés pour célébrer la mémoire d’un défunt ? Se rend-il chez les chrétiens, les juifs, les musulmans pour commenter les bizarreries que tous leurs rites contiennent si on les regarde d’un œil extérieur au culte ? Est-il plus étrange de passer devant un cercueil en ayant la main sur l’épaule de la personne de devant que de jeter de l’eau dessus avec un objet métallique ? Non, bien sûr. Mais voilà que les médiacrates ne reculent plus devant rien et vont jusqu’à utiliser nos morts pour nous jeter des insultes à la figure. Bien sûr ce ne sont pas eux qui le disent, n’est-ce pas ? Ce sont des témoins anonymes. Mais qui tient la plume au moment d’écrire ?

Et ce n’est pas tout, car les « conséquences » de cet article ne s’arrêtent pas là. Dans sa « revue de presse » sur France Inter, la journaliste Hélène Jouan se délecte et répète les mots. « Groupe sectaire », « clan homogène très radicalisé », se délecte-t-elle à l’antenne. Ah ! Ah ! On casse du Mélenchon à peu de frais n’est-ce pas ? Et après ça fait les étonnés, ça fait les surpris, ça fait les indignés quand on leur dit qu’on n’a pas envie de leur parler. C’est qu’on doit être trop radicalisés, sans doute, pour trouver que tout se vaut et qu’on doit sourire comme des benêts quand on reçoit les coups.

 

Mais bien sûr, Hélène Jouan et Ariane Chemin font leur travail n’est-ce pas ? Ce sont des journalistes, au plus près de l’info, pour nous permettre d’avoir un avis éclairé sur les grands sujets de notre temps, n’est-ce pas ? C’est le hasard si, à deux semaines du premier tour des élections législatives, sort un article qui traite les insoumis de « groupe sectaire », de « clan homogène très radicalisé », n’est-ce pas ? Et puis, après tout, ce ne sont pas elles qui le disent, n’est-ce pas ? C’est « un membre de l’assistance d’alors (…) aujourd’hui encore un peu glacé », n’est-ce pas ?

 Bref, avec cet odieux article, le magazine du Monde montre une fois de plus qu’il ne recule devant aucune ignominie dès qu’il s’agit de salir Jean-Luc Mélenchon et ses proches. La dernière fois, ils avaient trafiqué des photos pour le transformer en Hitler, à la veille d’une grande marche populaire ; cette fois-ci, ils sont allés cherchés d’opportuns témoins anonymes de funérailles, à deux semaines du premier tour des élections législatives… « Jamais deux sans trois », dit le proverbe. Qu’est-ce que ce sera la prochaine fois ?

 

Ce jour-là, au bout de l’antenne, il y avait les filles de François qui écoutaient, il y avait Charlotte, et les ondes véhiculaient des mots qui étaient des coups de couteau dans la plaie.

 Charlotte Girard @charligarotte

Mes filles ne s'attendaient pas à s'entendre traiter de sectaires à l'évocation de la cérémonie d'hommage à leur père sur @franceinter

 

 

Commentaires

Ce qu'il faut bien reconnaître c'est que si les gens étaient moins bêtes et faisaient jouer leur libre arbitre et surtout qu'ils réfléchissaient un minimum, toutes ces ignominies ne seraient pas reprises en boucles.

Écrit par : Biche | 30/05/2017

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