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09/06/2017

MELENCHON = BASHING MEDIATIQUE

Thomas Guénolé : Oui, il y a bien un « Mélenchon-bashing » médiatique

   Thomas Guénolé publie aujourd’hui (6 juin) dans Marianne, à quatre jours du premier tour des élections législatives, une tribune intitulée « Oui, il y a bien un « Mélenchon-bashing » médiatique ». L’article complet est accessible gratuitement sur le site du journal hebdomadaire.
Pour appuyer sa thèse, le politologue se base sur une étude quantitative de la tonalité des médias, en comparant le taux de contenu négatif sur Jean-Luc Mélenchon et sur Emmanuel Macron.

En particulier il avance ceci :

« Il apparaît ainsi que durant le mois de mai 2017, 40.1% des contenus médias consacrés à Jean-Luc Mélenchon et à la France insoumise étaient à tonalité négative. À titre de comparaison, sur la même période, seulement 24.8% de ceux consacrés à Emmanuel Macron et à En Marche l’étaient. »

Et ce n’est pas tout :

« du 26 mai au 1er juin, Emmanuel Macron demeure stable avec 28.3% de contenus médias négatifs, tandis que Jean-Luc Mélenchon subit un taux qui grimpe à 65,1%. »

Pour l’OPIAM, tout cela n’a rien d’une révélation, mais cela pourrait en être une pour les journalistes de Libération, fact-checkeurs auto fact-checkés de l’« honneur la profession », qui jugent que notre travail relève du « procès d’intention » (il est vrai que confondre « intox » et « erreur » ne relève pas du procès d’intention) et de la « parano ». À moins que les chiffres soient eux aussi atteints de trouble paranoïaque ?

 

L’article montre également que la négativité des commentaires au sujet de Jean-Luc Mélenchon augmente systématiquement à l’approche des scrutins, confirmant ainsi le rôle politique des médias. Ce n’est d’ailleurs pas le cas qu’en France : toute figure jugée trop à gauche est une cible du Parti Médiatique national. Ainsi, Paul Rimbert écrit à propos de Jérémy Corbyn, leader du parti travailliste au Royaume-Uni, dans Le Monde Diplomatique :

« Le Daily Telegraph l’a traité de « morveux » (16 septembre 2015) ; le journal du soir de la BBC l’a assimilé à un camion-poubelle en route vers la décharge des « losers ». […] Le Sun l’a qualifié de « marxiste abruti », affublé en « une » d’un bonnet à clochettes et accusé de soutenir « les tarés djihadistes à longue barbe impatients de détruire l’Occident » (30 et 9 septembre 2015). Les plus fins limiers du Royaume-Uni ont révélé que l’individu se déplaçait sur une « bicyclette de style maoïste » (The Times, 14 septembre 2015) et qu’il aurait « salué la perspective qu’un astéroïde “anéantisse” l’humanité » (MailOnline, 12 août 2015) »

Et le rédacteur en chef-adjoint du journal mensuel de citer des études quantitatives analogues à celle utilisée par Thomas Guénolé :

« […] la Media Reform Coalition […] a passé au peigne fin 494 articles publiés au cours de la semaine qui a suivi l’élection de M. Corbyn à la tête de son parti, le 12 septembre 2015. Conclusion : 60 % étaient négatifs, 13 % favorables (1). En juillet 2016, le département médias et communication de la London School of Economics clarifie encore le paysage en analysant 812 articles publiés entre le 1er septembre et le 1er novembre 2015 par les principaux quotidiens (2). L’enquête conclut à un « processus de dénigrement qui outrepasse largement les limites normales du débat démocratique ». Les propos de M. Corbyn sont sous-représentés et les sources citées, majoritairement hostiles »

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Ci-dessus, la Une du tabloïd The Sun le 8 juin 2017, jour d’élection nationale majeure au Royaume-Uni. « Ne jetez pas la Grande-Bretagne dans la Cor-bin », jeu de mot avec « Corbyn » et « bin » qui signifie « poubelle ».

***

Le peuple anglais n'a pas écouté  la presse

Si le peuple français pouvait en faire autant !

*

 www.latribune.fr › Économie › Union européenne

Royaume-Uni : la revanche de Corbyn "l'incapable"

Par Sasha Mitchell  | 

Élu à la tête du Parti travailliste en septembre 2015, Jeremy Corbyn, 68 ans, a fait l'objet d'attaques répétées émanant de l'opposition et surtout de son propre camp, pendant près de deux ans. Jusqu'à jeudi soir. Contre toute attente, et grâce à une très bonne campagne, son Labour a gagné 30 sièges à la Chambre des communes, privant les conservateurs d'une majorité absolue.

 Au terme d'une longue nuit consacrée au dépouillement des votes, le Royaume-Uni s'éveille, au lendemain des élections législatives, avec un "parlement suspendu" et une instabilité politique tout à fait inattendue. Alors que tous les résultats ne sont pas encore parvenus, plusieurs éléments sont d'ores et déjà établis. À 43%, Theresa May perd sa majorité absolue et Jeremy Corbyn fait une percée inespérée, dépassant, avec ses 40%, les scores de Tony Blair, Gordon Brown et Ed Milliband depuis 2005. Les ressorts du vote ont été économiques et sociaux, loin du seul Brexit derrière lequel Theresa May voulait dissimuler la poursuite de ses attaques anti-sociales et de l'austérité.

Corbyn a réussi à mobiliser comme jamais la jeunesse britannique

Dans un électorat trahi par les travaillistes convertis au néolibéralisme (Tony Blair et Gordon Brown, en particulier), son programme anti-austérité et pro-justice sociale, intitulé "Pour le plus grand nombre, pas quelques-uns", a manifestement été plébiscité (voir ci-dessous) et a emporté une adhésion enthousiaste, comme en témoignaient les foules de milliers de sympathisants rassemblées lors de ces déplacements dans toute l'île. Il a redonné confiance aux acteurs des mouvements sociaux et des syndicats. Corbyn a surtout, et ça a beaucoup joué dans les conquêtes du parti travailliste, réussi à mobiliser comme jamais la jeunesse britannique: ce sont les jeunes qui, en bonne part, ont permis la hausse de la participation et d'après un sondage à la sortie des urnes, 63% des moins de 35 ans ont voté Labour (contre 27% pour les tories).

Lire :

"Il n'y avait jamais eu une participation aussi élevée tout au long de la campagne, lance Corbyn, juste après l'annonce officielle de sa réélection dans un fauteuil, et sans surprise là, à Islington-Nord, un quartier de Londres. Les conservateurs pensaient que le peuple leur était acquis, ils ont été sévèrement punis, ils voulaient un mandat clair et le peuple leur a répondu en leur faisant perdre des sièges. Theresa May n'a plus la confiance de personne, je pense qu'il est temps qu'elle parte. Nous sommes tous très fiers de ces résultats qui nous parviennent cette nuit. Tout change en politique ce soir. Les citoyens en ont plus qu'assez des politiques d'austérité, ils n'en peuvent plus des coupes dans les dépenses publiques, du sous-financement de notre système de santé, de nos écoles

Ils veulent donner la chance à laquelle les jeunes ont droit dans notre société."

Signe que le Labour, sous l'impulsion de Corbyn, fait mieux que résister au tsunami conservateur attendu, il l'emporte largement là où il devait être battu à plates coutures. Les exemples sont nombreux.

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