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23/07/2017

Bénédicte, une femme qui s'investit à fond... Comme tous les Insoumis

Bénédicte Taurine (France insoumise) : «Pour moi, être députée n'était pas accessible»

Élections législatives

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Bénédicte Taurine a été élue députée de la première circonscription de l'Ariège en juin dernier. Une mission «compliquée mais très intéressante» dans laquelle elle juge nécessaire de «s'investir»./ Photo DDM, Florent Raoul.
Bénédicte Taurine a été élue députée de la première circonscription de l'Ariège en juin dernier. Une mission «compliquée mais très intéressante» dans laquelle elle juge nécessaire de «s'investir»./ Photo DDM, Florent Raoul.

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Elle l'avoue sans peine : Bénédicte Taurine ne s'attendait pas à siéger au Palais-Bourbon. Mais elle s'est attelée avec fougue à sa nouvelle fonction. Premières impressions de la nouvelle députée.

 

Enseignante, Bénédicte Taurine découvre depuis plusieurs semaines une tout autre activité. Celle de représentante de la première circonscription de l'Ariège à l'Assemblée nationale. «Madame la députée» – elle préfère la version féminisée — revient sur son premier mois de mandat de parlementaire.

Quelles sont vos impressions après ces premières semaines ?

«C'est compliqué. Il y a beaucoup de travail, notamment avec le vote des ordonnances sur la loi “Travail”. Cela va très vite et nos équipes n'étaient pas complètement faites. Cela n'a pas empêché le groupe de déposer 132 amendements, mais aucun n'a été retenu. Ce qui prouve bien que la majorité de la République en marche (REM) ne fait pas preuve d'ouverture… En outre, nous ne sommes que dix-sept députés Insoumis. Donc entre les séances dans l'hémicycle, le travail en commissions, les auditions des ministres, les votes de nuit et le travail dans les circonscriptions, les rotations ne sont pas évidentes. Enfin, il y a le problème du transport entre l'Ariège et Paris. Ce n'est pas simple parce que les conditions se dégradent régulièrement : il y a moins de trains qu'avant, donc ceux qui restent sont complets. Du coup, il est difficile de réserver une place quand vous avez dû annuler le billet sur le train précédent… Même si la SNCF propose de débloquer des places pour les députés, ce qui est tout inadmissible car pourquoi, au prétexte que je suis élue, bénéficierais-je de passe-droits ? C'est comme pour l'aéroport de Toulouse-Blagnac qui a offert aux députés de la région une carte gratuite de stationnement : j'ai refusé. D'autant que prendre l'avion n'est pas plus simple.»

Vous allez donc continuer à prendre le train et défendre les services publics…

«Oui, et j'envisage même de faire une intervention en séance pour alerter sur ce problème. D'autant que les agents SNCF de la gare de Pamiers sont en grève depuis plus de vingt jours. Je vais donc mêler les deux.»

Vous ne vous destiniez pas à devenir députée et votre élection a constitué une surprise, même pour vous. Mais ces premières semaines correspondent-elles à ce que vous imaginiez être la fonction de parlementaire ?

«Non, parce qu'en fait, je n'imaginais rien ! Pour moi, cette fonction n'était pas accessible et, oui, j'ai été candidate un peu par hasard. Mais si on s'investit et qu'on est correctement accompagnée – ce qui est mon cas — un député peut faire avancer les choses.»

Dans quelle commission siégez-vous ?

«Siéger à la commission Éducation aurait été jouer la carte de la facilité de par mon métier d'enseignante et mon passé de militante syndicale. Je siège donc avec François Ruffin au sein de la commission des Affaires économiques. C'est celle dont Frédérique Massat assurait la présidence mais ce n'est pas pour ça que je l'ai choisie. Car j'ai choisi cette commission – et je l'ai eue — parce que le département est concerné par la défense du maintien des entreprises, par le développement de l'agriculture et les circuits courts… Autant de sujets qui me semblent être les plus importants pour les départements ruraux. C'est donc intéressant parce que c'est un domaine que je découvre. Mais je compte sur les informations que je recueille auprès des personnes qui sont directement concernées en Ariège. Car je compte mettre en place des groupes de travail locaux. Cela me permettra de mieux préparer certains projets de loi, comme celui sur les TPE-PME qui doit être présenté en 2018. Le but est d'être le plus efficace possible car il y a eu plus de 50 % d'abstention lors du scrutin : il ne faut donc pas décevoir les gens sur notre implication. Après, concernant les résultats de notre action, ce sera peut-être compliqué si la majorité continue à rejeter tous les amendements qu'on propose…»

Même si ce n'est pas votre mission initiale, comment la députée ariégeoise que vous êtes va-t-elle s'impliquer localement ?

«Je ne me suis pas encore saisie de dossiers locaux. Mais certains peuvent avoir un impact national. Ils seront donc intéressants à défendre. Cependant, je ne suis pas favorable à la réserve parlementaire, trop “clientéliste”. Mais notre système de confier à un jury populaire tiré au sort la possibilité de choisir quel projet soutenir n'a pas été retenu. Cela aurait pourtant été un bon moyen d'impliquer les électeurs.»

Vous êtes-vous installée dans une permanence parlementaire ?

«Elle est implantée à Lavelanet où j'ai installé mon secrétariat. Mais avec mes attachés parlementaires – je suis en train d'en recruter – nous allons surtout nous déplacer sur l'ensemble de la circonscription pour aller à la rencontre de toutes les personnes qui veulent nous voir. Et je n'oublie pas, non plus, mon suppléant Marcel Lopez qui occupe une place prépondérante.»

Vous siégez au côté de personnalités fortes comme Jean-Luc Mélenchon ou très connues comme François Ruffin. Comment se passe le travail au sein du groupe Insoumis ?

«En fait, ça se passe très bien. Car lors de nos réunions de groupes, Jean-Luc Mélenchon est très loin de l'image qu'il donne dans les médias. Il ne parle pas plus que les autres et n'impose rien, pas plus que François Ruffin ou Clémentine Autain ou Alexis Corbière. Toutes nos décisions — comme l'histoire des cravates (à laquelle Jean-Luc n'était pas favorable) – sont prises en consensus et chacun s'y plie. Cela a été la même chose pour nos places dans l'hémicycle : il y a eu une concertation entre nous et j'ai eu celle que je demandais. C'est la 609.»


En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/23/2616865-benedicte-taurine-france-insoumise-etre-deputee-etait-accessible.html#Xmzzp55ru5kGfgmK.99

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