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24/07/2017

LES COMMUNISTES INSOUMIS ET INSOUMISES...

Communistes, nous soutenons Jean-Luc Mélenchon pour 2017
par Francis PARNY · 4 283 signataires
Mise à jour sur la pétition

NOUS CREONS « LES COMMUNISTES INSOUMIS & INSOUMISES »

 
Francis PARNY
France
 

6 juil. 2017 —

 Comme les autres fois, je m’adresse à vous en tant que communiste parlant à des communistes pour évoquer avec vous l’avenir. Je le fais en accord avec Françoise Quainquard, Christian Audouin, David Pelllicer et Bernard Bandelier, membres de l’espace politique de la France insoumise qui s’est réuni le 26 juin pour tracer des pistes pour le développement de notre « mouvement ». Je le fais également avec Laurent Klajnbaum qui a rejoint notre groupe sans être dans l’espace précité.


Communistes, nous n’avons pas repris notre carte d’adhérent au PCF. Nous savons que beaucoup d’entre vous ne l’ont pas reprise ou s’interrogent. C’est un geste difficile à faire sans doute pour nous toutes et nous tous car beaucoup de liens se sont tissés avec des militantes et militants formidables. Parfois l’attitude de rejet, violent à notre égard, du PCF lui-même, nous a également consterné.


Mais c’est de notre de liberté de penser dont il s’agît.


Ce que nous avons vécu avec la France insoumise (FI) et son candidat Jean-Luc Mélenchon a été très fort. Beaucoup de citoyennes et de citoyens qui désespéraient de la politique y ont repris goût et se sont investis. A nouveau l’espoir d’un autre pouvoir, fondé par le peuple, nous a envahi. Un espoir que nous avions connu en 2012 mais plus fort encore tant notre programme était en phase avec notre temps et tant la perspective de gagner est apparue possible.
Cela ne peut pas s’arrêter.


Le temps d’une analyse complète de la situation politique est un temps long qui mérite de nombreuses réflexions collectives. Mais le temps de l’engagement se décide aujourd’hui. Parce que c’est tout de suite qu’il faut continuer ou pas de s’adresser à l’ensemble du peuple, de nos concitoyennes et de nos concitoyens, pour leur dire que nous continuons avec eux et elles.
Pour nous, notre choix est fait.


Nous voulons faire vivre ce que nous portons depuis des années, nos idées communistes comme nos meilleures pratiques, dans la FI à partir du nouveau qui s’est révélé dans cette campagne.


Nous avons décidé de nous organiser en association des « communistes insoumis & insoumises » aux côtés de la Nouvelle gauche socialiste, d’Ensemble insoumis, du parti de Gauche et de la « coopérative écologique » constituée par d’ex membres de EELV qui viennent de nous rejoindre. Aux côtés de personnalités indépendantes qui déjà contribuent à l’espace politique de la FI.


Sans doute ces différents groupes seront-ils appelés à être dépassés dans une organisation unique du mouvement. Mais pour une période transitoire, ils peuvent permettre l’accueil et la contribution de celles et ceux qui les rejoindront en fonctions de leur parcours. Nous allons ouvrir un site WEB pour permettre les échanges les plus fructueux.
Nous vous appelons à nous rejoindre dans cette association.
Quelle est notre réflexion ?


Les deux élections de 2017 ont chamboulé le paysage politique français. Le système politique sur lequel nous avons vécu depuis des dizaines d’années s’est écroulé.


Une nouvelle ère commence qui ne peut plus être celle des partis mais qui doit être celle du peuple.
Nous avons acquis la conviction que tout changement passe non pas par une reconstruction inspirée du passé, mais par un mouvement qui va de l’avant, qui rassemble largement et qui se met au service du peuple pas seulement dans des paroles de dénonciation de ce qui va mal, ou de mise en cause des dirigeants nouvellement élus, mais dans l’aide concrète à son auto organisation.


La poursuite de la politique libérale va amplifier la crise démocratique, culturelle, sociale et écologique dans laquelle nous sommes alors que seuls 18% des électeurs inscrits ont élus le Président.


Construire un rassemblement majoritaire ne pourra pas se faire en « préparant des échéances électorales ».


La mondialisation néolibérale se développe dans une logique d’expulsion sociale, environnementale et civique qui conduit à la privatisation de l’espace public, de la politique, de la vie même dont la loi travail est l’exemple le plus emblématique. Nous défendons une société fondée sur le contrôle collectif et la discussion collective, de la vie sociale comme du travail mais c’est dès maintenant qu’il s’agit d’en développer les formes pour résister en actions à l’évolution de ce capitalisme “absolutisé” (selon le terme de Jacques Rancière dans une interview consacrée aux nuits debout) et construire une autre voie.


Le triomphe de l’imaginaire capitaliste a fait douter les couches sociales victimes du système, de la possibilité d’une alternative au pouvoir de la finance, à cette économie du profit, à cette société de concurrence.


Le formidable effort d’explication menée par Jean-Luc Mélenchon et par nous tous, nous toutes, autour de notre programme « l’avenir en commun » a dessiné un nouvel imaginaire commun opposable à celui du capitalisme. Il s’agit maintenant de passer aux travaux pratiques, à la construction de solidarités effectives dans des communautés reconstruites sur ces bases nouvelles.


La campagne nous a donné des exemples de cette reconstruction. La lutte pour la défense de notre planète peut être le fait d’actions citoyennes, l’organisation de circuit court d’échange alimentaires n’a pas besoin de l’intervention du privé et la maîtrise des pratiques numériques peut se construire sur des places publiques où chacun apporte son ordinateur.
Voilà de nouvelles façons politiques de faire société.


Les députés et les députées de la France insoumise vont être l’alternative au projet de Monsieur Macron. Mais ils et elles porteront également, à l’Assemblée Nationale, les expérimentations et les nouvelles pratiques que le peuple saura construire comme autant d’invitations à les multiplier.


Cette voie n’est évidemment pas celle qu’on choisit les rescapés des partis « de gauche » désavoués aux élections. Ceux-là essaient de convaincre qu’ils vont « reconstruire la gauche » ou bien « reconstruire à gauche ».
Comment ce qui a échoué hier pourrait réussir demain ? Sont-ils sourds à ce point pour ne pas entendre le rejet dont ils sont l’objet ? Sont-ils aveugles à ce point pour ne pas voir les centaines de milliers de personnes qui ont reconstruit un engagement politique au service de l’intérêt général en dehors des partis politiques ?


La direction PCF vient de proposer une fois de plus la rénovation de son parti comme la solution aux problèmes qui sont posés.
Une fois de plus cet objectif interne à une organisation est déconnecté du projet de société qu’un parti révolutionnaire devrait porter dans notre monde contemporain pour être reconnu comme une force utile à la société.


Ce que dit le PCF est inaudible car il ne tient pas compte de l’évolution du monde.


Il sous-estime par exemple la défense de notre écosystème comme un élément indissociable de l’émancipation humaine. Il apparaît comme englué dans le productivisme et le consumérisme. Il se refuse à dire clairement que la désobéissance aux traités européens, à défaut de les changer, est la condition d’une autre politique en France. Sa vision des questions d’identité est refermée sur l’hexagone bien loin de l’altermondialisme nécessaire à la reconnaissance des identités, sans lesquelles coopération et politique de paix sont impossibles à construire.


Quant aux alliances à la carte du PCF chacun voit maintenant qu’elles ne servent qu’à sauvegarder un appareil et un pouvoir local sans cesse réduit et voué à la disparition tant l’audience nationale de ce parti diminue constamment.
C’est à partir de ce constat que nous avons fait notre choix. Les idéaux communistes qui ont conduit notre vie ne peuvent aujourd’hui trouver une place utile que dans l’extériorité au PCF.


Pour nous, seule la France insoumise peut contribuer à construire un rassemblement majoritaire et transformateur de notre société. C’est un chantier bien sûr, mais nous voulons en être, aux côtés de celles et ceux qui dans un autre parcours politique ou associatif, écologique, social ou culturel, ou tout simplement neuf en politique, veulent construire ce rassemblement.
Beaucoup s’interrogent sur l’avenir de ce mouvement FI.


Comment va-t-il s’organiser ? Comment s'y prendront les décisions ? Quelle place aura Jean-Luc Mélenchon dans la France insoumise, quelle place auront d’autres acteurs qui sont intervenus partout sur notre territoire. Ces questions, toutes, sont en débat.


La première réponse nécessaire à notre engagement tient dans l’affirmation qu’il s’agit de poursuivre un mouvement et non pas de faire un parti.


Nous sommes attachés à l’existence d’espaces de débats collectifs permettant de déboucher sur des propositions les mieux à même de rassembler le plus grand nombre. La diversité dans la France insoumise est une richesse. Elle existe dans les groupes d’appui. Elle doit se retrouver au plan national dans des assemblées rassemblant celles et ceux qui ont été actifs dans cette campagne sans être membre d’une organisation politique aux côtés des autres acteurs de ce mouvement. Ces espaces se construisent. Une convention nationale se tiendra début octobre.


Nous sommes attachés aussi à la présence active et durable des groupes d’appui dans les territoires. Mais cela ne doit pas nous conduire à structurer notre mouvement dans des échelons locaux, départementaux, voire régionaux qui ne feraient que réanimer les enjeux de pouvoir que ces différents échelons délégataires, produisent dans les partis.
Les groupes locaux doivent être tournés résolument vers la population au milieu de laquelle ils vivent, pour mettre en place de nouvelles formes de bataille politique constituées également par des actions et des expérimentations d’une vie sociale différente fondée sur les valeurs humanistes, sociales, écologiques et culturelles de notre programme « l’avenir en commun ».
Nous vous invitons à participer à tous ces débats en rejoignant, dans la France insoumise, l’association des « communistes insoumis & insoumises ».


Notre association déposera ses statuts dans le courant du mois d’août mais si vous souhaitez nous rejoindre vous pouvez le faire savoir par un message sur ces trois adresses mails : fquainquard91@gmail.com ou klajnbauml@gmail.com ou parny.francis@gmail.com


Et nous vous invitons à nous retrouver à Marseille dans les « Am(phi)s de l’été » qui auront lieu du 24 au 27 août prochain dans la Faculté des Sciences quartier St Charles près de la gare et pour lesquels inscription et programme vous seront bientôt communiqué.


Dans ce cadre, le jeudi 24 août en soirée nous ferons une assemblée des communistes insoumis et insoumises. Une occasion de débattre tous ensemble, à partir de notre patrimoine commun, de notre apport dans la toute nouvelle France insoumise.
Bon été à toutes et tous.
Francis Parny

23/07/2017

HABAS RUGBY : ça bouge

Mouvements pour la saison 2017 / 2018

 

Bienvenue aux joueurs qui ont choisi notre club pour cette nouvelle saison.

Avec tous nos remerciements aux joueurs qui nous quittent, pour leur parcours,

apprécié au sein de l'USH,

avec tous nos meilleurs voeux de réussite sportive à ceux

qui  poursuivent leur passion rugbystique sous de nouvelles couleurs.

 

US HABAS -  Mouvements Saison 2017 / 2018
Arrivées
BARBAT Stéphane 1ière ligne PASSICOUSSET William Arrière
BASTIAT Paul Demi de mélée SALOMON Teddy Vient du basket
BONNAN Xavier 1ière ligne DANE Alexandre 2ième ou 3ième ligne
DIZABEAU Rémi 2ième  ligne FAVIER Antoine 1ière ligne
FEL Maxime 1ière ligne JOSSET Pierre Vient du basket
LABORDE Vincent 3ième ligne centre LAFOURCADE Arnaud 1ière ligne
LAPLACE Florian 1/2 ouverture LESBARRERES Vincent Vient du basket
MOREAUX Paul 2ième ligne OLANGUA Vincent 2ième ligne
OSCAR Kevin 1ière ligne SUBERCHICOT Thomas Vient du basket
THAIS Sonny Ailier VIERA Anthony Centre
       
Retour au CLub Montée Junior > Senior
LALANNE Raphaël Centre  PEREZ LOPEZ Julian  
    DUFOURG Thomas  
Départs
GAZARD MAUREL Martin 3/4 centre    
FRINGAN Julien 3ième ligne    
Arrêts
BUSQUET Romain HILLOTTE Jérôme GARANX Xavier LAHERERRE Fabien
LADONNE Denis DOS SANTOS Marco    
       

 

 http://habasrugby.waibe.fr/article-21--mutations-saison-2017-2018.html

HABAS : LE RUGBY REPART LE 17 SEPTEMBRE

SAISON 2017 - 2018

************************

Phase Préliminaire de Championnat Territorial

Honneur - Promotion Honneur - Côte Basque Landes

Composition de la Poule 2

Habas, Léon, Tartas, Montfort, RC Béarnais, Grenade.

****************

Calendrier de rencontres

Phase de Brassage - Honneur / Promotion d'Honneur

17 Septembre 2017 GRENADE / Adour U S HABAS
24 Septembre 2017 U S HABAS SALIES / SAUVETERRE
01 Octobre 2017 MONTFORT U S HABAS
15 Octobre 2017 U S HABAS TARTAS
22 Octobre 2017 LEON U S HABAS
     
29 Octobre 2017 U S HABAS GRENADE / Adour
12 Novembre 2017 SALIES / SAUVETERRE U S HABAS
19 Novembre 2017 U S HABAS MONTFORT
26 Novembre 2017 TARTAS U S HABAS
10 Décembre 2017 U S HABAS LEON

 

SAISON 2017 / 2018

 

 ENTRAÎNEURS

  EQUIPE SENIOR A:

*  Pascal LORREYTE

*  François PEÑA

EQUIPE SENIOR B :

  *  Vincent GETTEN

 *  Romain VILLE

PREPARATEUR  PHYSIQUE

*  Willy YEE TCHONG CHEE KAN

 Les entraînements se déroulent tous les lundis, mercredi et vendredi de 19H30 à 21H00 avant le début du championnat et à  partir du 20 septembre tous les mercredi et vendredi de 19H30 à 21H00.

 

EQUIPE JUNIORS ET CADETS  :

 BONNAN Pascal

*   BIARNES Hervé : 05 58 98 04 41 / 06 70 31 00 07  (hervebiarnes@orange.fr)

Les entraînements se déroulent tous les mercredi et vendredi de 19H30 à 21H00 ; en roulement sur HABAS, POUILLON et LABATUT.

 

RESPONSABLE ECOLE DE RUGBY :

*  Mathieu TUQUOI - 06.64.76.70.52

Pour les Minimes :

*  Didier MONTAGUT - 05.58.98.18.30 / 06.84.36.63.04

Les entraînements, les matches amicaux ou de championnat ont lieu les samedi après-midi

Educateurs pour les – de 15 ans (MINIMES) : LALANNE Lilian : 06 83 29 57 35  -     MONTAGUT Didier: 05 58  98 18 30 / 06 84 36 63 04

Educateurs pour les – de 13 ans (BENJAMINS) : PEREZ LOPEZ Maurice: 05 58 98 08 01 / 06 28 30 47 34 (perez-lopez.maurice@orange.fr)  -  BARBE Pierre : 06 77 14 11 41

Educateurs pour les – de 11 ans (POUSSINS) : GOURGUES Francis : 05 58 98 82 46  -  LALANNE Denis : 0558 98 08 41 / 06 22 10 52 14

 Educateurs pour les – de 9 ans (MINI-POUSSINS) :  BONNAN Pascal : 05 58 98 89 13  -  SAINT PAUL Ludovic: 06 33 32 12 17 

Educateur pour les – de 7 ans (CREVETTES) : LABASTIE Francis : 05 58 98 07 32/ 06 62 51 51 52

 

 

TOURNOI DE TENNIS A HABAS

Capture tennis

Bénédicte, une femme qui s'investit à fond... Comme tous les Insoumis

Bénédicte Taurine (France insoumise) : «Pour moi, être députée n'était pas accessible»

Élections législatives

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Bénédicte Taurine a été élue députée de la première circonscription de l'Ariège en juin dernier. Une mission «compliquée mais très intéressante» dans laquelle elle juge nécessaire de «s'investir»./ Photo DDM, Florent Raoul.
Bénédicte Taurine a été élue députée de la première circonscription de l'Ariège en juin dernier. Une mission «compliquée mais très intéressante» dans laquelle elle juge nécessaire de «s'investir»./ Photo DDM, Florent Raoul.

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Elle l'avoue sans peine : Bénédicte Taurine ne s'attendait pas à siéger au Palais-Bourbon. Mais elle s'est attelée avec fougue à sa nouvelle fonction. Premières impressions de la nouvelle députée.

 

Enseignante, Bénédicte Taurine découvre depuis plusieurs semaines une tout autre activité. Celle de représentante de la première circonscription de l'Ariège à l'Assemblée nationale. «Madame la députée» – elle préfère la version féminisée — revient sur son premier mois de mandat de parlementaire.

Quelles sont vos impressions après ces premières semaines ?

«C'est compliqué. Il y a beaucoup de travail, notamment avec le vote des ordonnances sur la loi “Travail”. Cela va très vite et nos équipes n'étaient pas complètement faites. Cela n'a pas empêché le groupe de déposer 132 amendements, mais aucun n'a été retenu. Ce qui prouve bien que la majorité de la République en marche (REM) ne fait pas preuve d'ouverture… En outre, nous ne sommes que dix-sept députés Insoumis. Donc entre les séances dans l'hémicycle, le travail en commissions, les auditions des ministres, les votes de nuit et le travail dans les circonscriptions, les rotations ne sont pas évidentes. Enfin, il y a le problème du transport entre l'Ariège et Paris. Ce n'est pas simple parce que les conditions se dégradent régulièrement : il y a moins de trains qu'avant, donc ceux qui restent sont complets. Du coup, il est difficile de réserver une place quand vous avez dû annuler le billet sur le train précédent… Même si la SNCF propose de débloquer des places pour les députés, ce qui est tout inadmissible car pourquoi, au prétexte que je suis élue, bénéficierais-je de passe-droits ? C'est comme pour l'aéroport de Toulouse-Blagnac qui a offert aux députés de la région une carte gratuite de stationnement : j'ai refusé. D'autant que prendre l'avion n'est pas plus simple.»

Vous allez donc continuer à prendre le train et défendre les services publics…

«Oui, et j'envisage même de faire une intervention en séance pour alerter sur ce problème. D'autant que les agents SNCF de la gare de Pamiers sont en grève depuis plus de vingt jours. Je vais donc mêler les deux.»

Vous ne vous destiniez pas à devenir députée et votre élection a constitué une surprise, même pour vous. Mais ces premières semaines correspondent-elles à ce que vous imaginiez être la fonction de parlementaire ?

«Non, parce qu'en fait, je n'imaginais rien ! Pour moi, cette fonction n'était pas accessible et, oui, j'ai été candidate un peu par hasard. Mais si on s'investit et qu'on est correctement accompagnée – ce qui est mon cas — un député peut faire avancer les choses.»

Dans quelle commission siégez-vous ?

«Siéger à la commission Éducation aurait été jouer la carte de la facilité de par mon métier d'enseignante et mon passé de militante syndicale. Je siège donc avec François Ruffin au sein de la commission des Affaires économiques. C'est celle dont Frédérique Massat assurait la présidence mais ce n'est pas pour ça que je l'ai choisie. Car j'ai choisi cette commission – et je l'ai eue — parce que le département est concerné par la défense du maintien des entreprises, par le développement de l'agriculture et les circuits courts… Autant de sujets qui me semblent être les plus importants pour les départements ruraux. C'est donc intéressant parce que c'est un domaine que je découvre. Mais je compte sur les informations que je recueille auprès des personnes qui sont directement concernées en Ariège. Car je compte mettre en place des groupes de travail locaux. Cela me permettra de mieux préparer certains projets de loi, comme celui sur les TPE-PME qui doit être présenté en 2018. Le but est d'être le plus efficace possible car il y a eu plus de 50 % d'abstention lors du scrutin : il ne faut donc pas décevoir les gens sur notre implication. Après, concernant les résultats de notre action, ce sera peut-être compliqué si la majorité continue à rejeter tous les amendements qu'on propose…»

Même si ce n'est pas votre mission initiale, comment la députée ariégeoise que vous êtes va-t-elle s'impliquer localement ?

«Je ne me suis pas encore saisie de dossiers locaux. Mais certains peuvent avoir un impact national. Ils seront donc intéressants à défendre. Cependant, je ne suis pas favorable à la réserve parlementaire, trop “clientéliste”. Mais notre système de confier à un jury populaire tiré au sort la possibilité de choisir quel projet soutenir n'a pas été retenu. Cela aurait pourtant été un bon moyen d'impliquer les électeurs.»

Vous êtes-vous installée dans une permanence parlementaire ?

«Elle est implantée à Lavelanet où j'ai installé mon secrétariat. Mais avec mes attachés parlementaires – je suis en train d'en recruter – nous allons surtout nous déplacer sur l'ensemble de la circonscription pour aller à la rencontre de toutes les personnes qui veulent nous voir. Et je n'oublie pas, non plus, mon suppléant Marcel Lopez qui occupe une place prépondérante.»

Vous siégez au côté de personnalités fortes comme Jean-Luc Mélenchon ou très connues comme François Ruffin. Comment se passe le travail au sein du groupe Insoumis ?

«En fait, ça se passe très bien. Car lors de nos réunions de groupes, Jean-Luc Mélenchon est très loin de l'image qu'il donne dans les médias. Il ne parle pas plus que les autres et n'impose rien, pas plus que François Ruffin ou Clémentine Autain ou Alexis Corbière. Toutes nos décisions — comme l'histoire des cravates (à laquelle Jean-Luc n'était pas favorable) – sont prises en consensus et chacun s'y plie. Cela a été la même chose pour nos places dans l'hémicycle : il y a eu une concertation entre nous et j'ai eu celle que je demandais. C'est la 609.»


En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/23/2616865-benedicte-taurine-france-insoumise-etre-deputee-etait-accessible.html#Xmzzp55ru5kGfgmK.99
 
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