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11/09/2017

LES VACANCIERS SONT PARTIS POUR UN RETOUR AU BERCAIL ET AU TRAVAIL

Ils sont arrivés jeudi soir avec trois belles muges du port de St-Cyprien

et sont repartis dimanche matin

Avec mon beurre landais thermomix (qu'ils m'avaient demandé de préparer)

vin blanc sec, échalotes, maïzena, beurre de Guérande

c'était UN DELICE !

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Vendredi je leur ai conseillé d'aller faire un tour à SALIES DE BEARN

pour la fête du sel

sauf que vendredi à l'heure où nous sommes partis, il n'y avait pas d'animation

mais nous avons apprécié la balade dans les rues de SALIES qui se préparaient à la fête

et à accueillir la centaine de voitures anciennes stationnées dans le Parc du Casino

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Les frangins avaient ce jour-là, l'esprit festif

contents de se retrouver un moment sans doute

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Je ne me lasse pas de ces détours.. J'y retourne à chaque fois.

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Pascal était vraiment attiré par cette jeune femme

Parce qu'elle était muette ?

nous l'avons retrouvée un peu plus loin, près des Thermes

et il est allé la saluer

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SAMEDI NOUS SOMMES RETOURNES A SALIES

ET NOUS AVONS ADMIRE LES VOITURES ANCIENNES

STATIONNEES DANS LE PARC DU CASINO

AVANT LE DEFILE de CES BELLES QUI ONT REUSSI LEUR SHOW

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Nous avons regardé le défilé avant de retourner à la maison

contents de n'avoir pas été arrosés comme le ciel le laissait apparaître.

À propos de la mobilisation contre le coup d’État social

 Jean-Luc Mélenchon

Rentrée blogueuse

 

Rentrée blogueuse

De tous côtés montent des échos favorables. Il semble que la mobilisation en cours pour la journée d’action du mardi 12 septembre et la marche du samedi 23 septembre se prépare bien. De plus, nous avons réussi à stopper la campagne médiatique absurde selon laquelle il y aurait une compétition entre ces 2 dates. Je dis « absurde » » pas seulement parce que nous avons appelé dès la première minute à soutenir l’initiative que la CGT avait prise d’abord toute seule pour la date du 12 septembre. Mais surtout parce que, en toute hypothèse, deux événements séparés de 11 jours ne peuvent pas être concurrents ! Surtout s’ils ont le même objet. Et davantage encore quand ceux qui y appellent en partagent le fond alors même que d’autres déclarent ouvertement ne pas être concernés !

Rappelons tout de même que le mot d’ordre de « retrait de l’ordonnance sur le code du travail » ne fait pas l’unanimité. En effet, l’ensemble de la « vieille gauche » n’appelle pas au retrait des ordonnances. Loin s’en faut. Le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Bertrand Faure a bien précisé : « nous ne demandons pas l’abrogation des ordonnances mais leur aménagement ». Le PS, EELV, les radicaux de gauche (PRG), et qui sais-je encore se tiennent cois. De même dans le champ syndical.

La rencontre à l’Assemblée nationale du groupe parlementaire « la France insoumise » avec le secrétaire général de la CGT, à sa demande, a donc permis de clore ce feuilleton sans objet. Au demeurant, il suffisait de voir qui jetait de l’huile sur le feu pour se faire une idée de la nocivité attendue de cette opération. Naturellement, son seul objet était de répandre une mauvaise ambiance démoralisante et démobilisante. Je crois pouvoir dire que cette manœuvre a désormais échoué. Les propos bienveillants de Phillipe Martinez à l’égard de notre initiative en attestent, côté syndical.

Pour le reste, tous ceux qui réfléchissent comprennent vite ce qui est en jeu. La marche du 23 a besoin que la mobilisation syndicale du 12 septembre soit un succès. Elle a également besoin que le 21 septembre syndical soit également succès. Car ces rassemblements décentralisés dans tout le pays ne peuvent qu’élargir la prise de conscience populaire et l’approfondir. Dès lors, les 2 dates concourent comme autant de vagues successives au déferlement de la marée que nous nous efforçons de faire monter pour le 23.

La France insoumise a pris ses responsabilités de première force politique d’opposition sociale. Elle l’a fait à l’Assemblée nationale pendant toute la session extraordinaire. Puis en appelant pendant cette session extraordinaire aux rassemblements des 5 et 12 juillet. Elle le fait de nouveau en en appelant à une marche commune le 23 septembre, un samedi. Elle y appelle toute la population, salariée ou pas, contre le fait politique majeur que représente pour notre société la fin du règne de la loi en matière de droit social. Notre responsabilité est de montrer que cette question concerne absolument tous les Français, de toutes conditions et de toutes opinions. C’est pourquoi depuis le début nous affirmons que nous ne visons pas une marche des seuls « insoumis » mais de tous ceux qui se sentent concernés. Nous les avons appelés à venir s’ils le souhaitent avec leurs pancartes et drapeaux particuliers. Enfin si bien sûr, comme par le passé, la meute des aboyeurs essaiera de nouveau de réduire cette marche à ma personne, il va de soi que cette tentative ne dissuadera pas davantage que par le passé.

En toute hypothèse, beaucoup de choses ont bougé en peu de temps. L’officialité médiatique et la macronie pensait d’abord avoir réussi à isoler « Mélenchon et Martinez », comme l’avait annoncé le journal Le Figaro, dans le camp étriqué des archaïques ronchonneurs. Mais, au fil des jours, l’arc des forces qui se mobilisent s’est élargi. La FSU, Solidaires, l’UNEF se sont joints à l’initiative syndicale. Puis la direction de la CFDT n’a pas manifesté l’enthousiasme espéré par l’équipe Macron. Enfin les syndicats de Force Ouvrière sont largement passés dans l’opposition. À cela s’est ajouté que la tentative pour opposer l’action syndicale et la marche du 23 septembre a échoué. De nombreux syndicats de branche ou du niveau départemental et local intègrent la date du 23 septembre dans leurs appels à la mobilisation. On verra donc ce jour-là aussi des bannières syndicales.

 

Enfin, quelque chose de nouveau et important s’est aussi produit. On sentait qu’une volonté politique de rompre les routines existait. J’avais noté l’appel à la marche du 23 de Sébastien Jumel et Stéphane Peu, députés communistes très unitaires qui avaient d’ailleurs été candidats avec l’appui de la France insoumise dès le premier tour.. Puis il y a eu l’intervention de Benoît Hamon sur Europe 1. En décidant d’appeler lui-même à participer au 23, Benoît Hamon a rompu la muraille de confinement politique que les chefs de la « vieille gauche » cherchaient à dresser. Je considère sa décision et son appel public comme un événement politique de première importance.

Il faut saisir sans hésitation la main qui se tend.

Quoi qu’il leur en coûte, je demande à tous ceux qui me font confiance de jeter la rancune à la rivière et de tourner la page. Il faut partout où cela est possible préparer sur le terrain en commun cette mobilisation. Il s’agit bien sûr d’abord d’assurer le succès de la marche. Mais puisque l’occasion s’en présente, ce sera une bonne chose de cultiver une jonction de choix politique qui peut avoir sans doute des lendemains. La mise en mouvement commun de nos « mouvements » pour le succès du 23 peut faire de cette date un heureux commencement. Je le souhaite.

Pour ma part, je subordonne toute mon activité et mes contacts à sa réussite. Toute la sphère médiatique macroniste et les satellites de toutes sortes du président sont déjà en alerte et passent à l’action dans leurs domaines respectifs. L’enjeu de ce bras de fer est parfaitement compris de part et d’autre. Le niveau de la mobilisation sera l’indicateur le plus net du rapport de force. L’adversaire le sait. Nous aussi. Il faut donc agir en conséquence avec sens des responsabilités. Celle de « la France insoumise » dans cette séquence est considérable. Nous agissons donc avec méthode jusque dans les détails.

Au fond, nous retrouvons dans le contexte actuel les mêmes données que pendant la campagne présidentielle. Mais j’estime que l’élargissement désormais acquis de forces qui appellent à la marche antigouvernementale du 23 et choisissent ainsi de se fédérer par l’action est une situation nouvelle plus favorable au rapport de force avec le système. Sans oublier que des milliers de militants de toutes origines, des syndicalistes, des communistes, des socialistes, y seront présents par milliers mêmes si leurs dirigeants n’ont pas choisi d’y appeler. Je crois à la force irrésistible de cette fédération. Je crois à la force de la contagion de l’unité par l’action dans les milieux populaires. Tout ce que nous faisons doit y être subordonné. Pour ma part, je m’y dévoue.

 

 

Des roses et du jasmin

 

Adel Hakim, tragédien d’Orient

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Ce grand homme de théâtre avait mis la cruauté contemporaine au centre de son œuvre.

La mort d’Adel Hakim, codirecteur avec Élisabeth Chailloux du Centre dramatique national du Val-de-Marne (La Manufacture des Œillets, à Ivry), nous touche dans une double résonance. C’est la perte d’un grand homme de théâtre et la disparition d’un homme qui, victime d’une maladie dégénérative – une sclérose latérale amyotrophique –, n’a pu avoir droit à la procédure de suicide assisté qu’il avait souhaitée, en raison de la législation française, qui l’interdit.
 
Son dernier écrit réclame ce droit pour ceux qui sont victimes d’une souffrance incurable. Adel Hakim meurt à 64 ans, après avoir fait preuve d’un immense courage souriant. Né en Égypte, formé au théâtre du Soleil, il a été un directeur de théâtre très actif, un metteur en scène omniprésent et un auteur sporadique. Pourtant, ses quelques pièces ont été à chaque fois des coups d’éclat.
 
Exécuteur 14, créé par Jean-Quentin Chatelain, fait entrer le spectateur dans « le mental d’un guerrier », dont le modèle pourrait être un baroudeur de la guerre du Liban. Corps reprend le thème de Macbeth et transforme la forêt en personnalisation du destin.
 
Récemment – c’était au mois de janvier – Des roses et du jasmin contait, à travers une longue fresque, les relations des Israéliens et des Palestiniens de 1945 aux années 2000, et montrait l’écrasement à la fois insidieux et militaire de tout un peuple

Adel Hakim est un acteur, metteur en scène, dramaturge et directeur de théâtre français né le 13 octobre 1953 au Caire et mort à Ivry-sur-Seine le 29 août 2017.

Il a vécu en Égypte puis au Liban. Il vivait en France depuis 1972

Né au Caire en 1953, Adel Hakim est un comédien, metteur en scène et auteur.Parallèlement à ses études, il apprend le théâtre auprès d’Ariane Mnouchkine et de John Strasberg de l’Actor’s Studio.

En 1984, il crée sa propre compagnie, le Théâtre de la Balance, avec laquelle il joue dans de nombreuses pièces (La Surprise de l’amour de Marivaux, Le Paradis sur terre de Tennessee Williams, Alexandre le Grand de Racine, etc.).

Il est aussi metteur en scène pour sa troupe pour des spectacles comme Prométhée enchaîné d’Eschyle, Ce soir on improvise de Pirandello, Les Jumeaux vénitiens de Goldoni, etc.En 1991, il crée sa première pièce, Exécuteur 14, au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis. Ce spectacle reçoit un prix et la pièce est traduite et représentée dans de nombreux pays.

En 1995, il met en scène sa seconde pièce, Corps, au Théâtre des Quartiers d’Ivry, et en 2001 La Toison d’or.

Depuis 1992, il est le directeur du Théâtre des Quartiers et de l’Atelier Théâtral d’Ivry.

Il enseigne aussi à l’école du Théâtre national de Strasbourg et à l’école de la Rue Blanche

 

Il y avait du jasmin et des roses par centaines. Rouges. Déposées une à une par autant de proches et d’admirateurs endeuillés ce lundi après-midi au cimetière Monmousseau d’Ivry-sur-Seine. La ville et le monde du théâtre ont rendu un dernier hommage à Adel Hakim, auteur, comédien et metteur en scène, décédé mardi dernier à l’âge de 64 ans. Emporté par une maladie dégénérative, le dramaturge a co-dirigé jusqu’à son dernier souffle le Théâtre des Quartiers d’Ivry, Centre dramatique national du Val-de-Marne inauguré l’an dernier à la Manufacture des Œillets.

Elisabeth Chailloux a salué le « départ vers les étoiles » de celui qui fut son « binôme » durant plus de trente ans. Elle a raconté, tendre et émouvante, leur rencontre sur les planches en 1980, son « amour fou du théâtre », sa plume engagée et son « courage ». Jusqu’à son tout dernier projet, à l’heure de « passer de l’autre côté du miroir ». Adel Hakim, notamment applaudi pour sa version revisitée d’Antigone, et son récit romanesque du conflit israélo-palestinien avec Des roses et du jasmin, militait dernièrement pour le droit à mourir dans la dignité.

Ecrit et mis en scène par Adel Hakim Interprété par les acteurs du Théâtre National Palestinien

 "Un texte et un spectacle profondément humanistes, qui montrent la résistance des hommes et des femmes à l’absurdité des conflits culturels, politiques et militaires."

Résumé 

En 1944, Miriam, une jeune femme juive qui a fui l’Allemagne pour rejoindre Jérusalem, rencontre John, un officier britannique. Ils ont une fille, Léa. Mais John est tué lors d’une offensive de l’Irgoun (organisation armée sioniste) à laquelle appartient Aaron, le frère de Miriam. Vingt ans plus tard, et malgré la forte opposition de ce dernier, Léa épouse Moshen, un jeune homme palestinien. En 1988, Yasmine et Rose, les filles de Léa et Mohsen qu’Aaron a séparés de force, sont chacune engagées dans des luttes ennemies. Trois générations, trois moments clés de l’histoire du conflit israélo-palestinien.

 

Pierre-Alain Mannoni : Un humaniste au tribunal

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https://www.politis.fr/articles/2017/09/pierre-alain-mannoni-un-humaniste-au-tribunal-37515/

 

Pour avoir accompagné des migrants jusqu’à Nice en voiture, Pierre-Alain Mannoni a été relaxé dans un premier temps, mais le procureur a fait appel. Verdict le 11 septembre.

Le poing levé, le sourire inaltérable, Pierre-Alain Mannoni sort abasourdi mais heureux du tribunal correctionnel de Nice, le 6 janvier 2017 : le juge a acté sa relaxe. Deux mois plus tôt, il comparaissait pour aide au séjour et à la circulation de migrants ayant franchi la frontière franco-italienne. Le premier acte d’un acharnement judiciaire. Car le procureur de la République a fait appel : il l’accuse d’être un passeur, et même un militant. Originaire d’Île-de-France, Pierre-Alain Mannoni se retrouve professeur de géographie à l'université de Nice Sophia-Antipolis.
Le bord de mer lui permet de poursuivre ses recherches en écologie marine au CNRS, mais la mentalité dominante de la Côte d'Azur ne lui correspond pas vraiment.
 
Il sympathise avec de jeunes paysans qui descendent de la vallée de la Roya pour vendre du fromage de brebis, et découvre alors l'altruisme des habitants de l'arrière-pays niçois.
 
Lorsque les migrants arrivent par milliers à la frontière franco-italienne en 2015 ...

 

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« Nous soutenons la mobilisation du 12 septembre »

Couverture de l’Hebdo Politis N°1468 

par Collectif

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Photo : LOIC VENANCE / AFP

Des élus et des responsables nationaux de diverses forces de gauche, écologistes, réaffirment leur soutien aux mobilisations syndicales et politiques à venir contre la réforme du code du travail.

Nous l’avions dit ensemble dès le mois de juin : « Nous refuserons une loi Travail bis par ordonnances ! » 

Aujourd’hui, nous soutenons la journée de lutte intersyndicale du 12 septembre ainsi que toutes les mobilisations syndicales et politiques à venir contre la politique de casse sociale de Macron. Aujourd’hui, les forces de gauche et écologistes se rassemblent et agissent contre les nouveaux visages de la droite libérale.

Après la loi El Khomri de 2016, le président Macron annonce un plan de casse sociale en 18 mois pour renverser les principes du Code du travail, réduire les libertés syndicales, diriger lui-même l’assurance-chômage en menaçant les droits des sans-emplois, augmenter la CSG pour fiscaliser la Sécurité sociale, briser les acquis du Conseil national de la résistance. De plus, il veut gouverner par l’austérité, baisser les budgets sociaux (APL, emplois aidés…) et ceux des collectivités territoriales. Il veut montrer son autorité pour imposer les disciplines financières et diriger l’Europe libérale.

Il ne faut pas le laisser faire !

On nous dit que Macron avait mis le Code du travail dans son programme et qu’il faut l’appliquer. Mais jamais un tel projet n’a été rendu public avant l’élection. Et la véritable démocratie exige aussi le respect de la démocratie sociale, l’écoute des salarié-es, des syndicats, des associations.

La véritable démocratie demande un débat public contradictoire, et non de passer en force par des ordonnances ou par le procédé du 49-3 comme en 2016. Le gouvernement prétend qu’il faut aller vite. En réalité, il veut limiter ou supprimer le débat social et politique.

A peine élu, le gouvernement commence par réduire le rôle de ses députés à être au service du pouvoir exécutif. En même temps qu’un coup d’état antisocial, il y a aussi un coup porté à la démocratie. C’est logique : libéralisme et autoritarisme vont de pair. Emmanuel Macron est un président qui veut tout diriger d’en haut.

La Vème république monarchique continue et s’aggrave. Ce n’est pas ce que voulaient nos concitoyens au printemps. La popularité en chute libre du président le prouve.

Nous sommes donc aux côtés des salarié-es, des précaires, des chômeurs.

Nous sommes solidaires de toutes celles et ceux qui comprennent très bien que leurs emplois pourront être supprimés avec des facilités accrues, des compensations très réduites, même lorsque les chefs d’entreprises licencient de manière frauduleuse.

Nous refusons qu’on puisse négocier dans les petites entreprises sans passer par les syndicats. Nous refusons que le chef d’entreprise puisse imposer un pseudo-référendum pour imposer son point de vue, alors que les salarié-es sont dans une situation de domination et de peur des représailles et des licenciements.

Nous nous élevons contre la possibilité ouverte de licencier une personne qui verrait son contrat de travail modifié sans son consentement, sous prétexte d’un accord de compétitivité.

Il est inadmissible que les Institutions représentatives du personnel (délégués du personnel, comité d’entreprise, comité d’hygiène et sécurité et conditions de travail-CHSCT), fruit d’une histoire sociale très longue, soient fusionnées en un seul organisme, avec moins d’heures octroyées aux élu-es du personnel pour les préparer.

Il est scandaleux que le CHSCT, institution qui permet de protéger les conditions de travail, la santé, d’alerter en cas de dangers, de dénoncer les maladies professionnelles, soit réduit à la portion congrue, voire quasiment supprimé.

C’est donc bien un coup d’état antisocial qui est annoncé, assorti de mensonges.

Il n’est pas vrai que la réduction des droits sociaux permet de lutter contre le chômage : les instituts d’analyse économiques officiels le reconnaissent (OCDE).

Faciliter les licenciements ne sert qu’à une chose : rendre les situations de travail plus angoissantes, et renforcer la sécurité pour les actionnaires, alors que les profits du CAC 40 dépassent déjà 50 milliards en 2017.

Nous avons des contre-propositions :

  • Protéger contre les licenciements par une sécurité sociale professionnelle, permettant la protection des droits, du salaire, des qualifications ;

  • Libérer la parole dans le travail par le droit de se réunir avec les syndicats, de débattre des horaires, de la santé, des techniques employées, des postes à créer ;

  • Valoriser l’autonomie des travailleurs-euses à l’opposé d’ubérisation sauvage ;

  • Réduire la durée du travail, garantir la semaine de 35 heures sans flexibilité, vers les 32 heures pour réduire massivement le chômage ;

  • Promouvoir une nouvelle politique industrielle, ainsi que le développement des services publics, répondant aux besoins sociaux et aux impératifs écologiques.

Préparons l’alternative !

Les premiers signataires

Éliane Assassi, présidente du groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC) au Sénat ; Clémentine Autain, Ensemble - député France Insoumise ; Guillaume Balas, député européen, Parti socialiste (PS) ; Jean- Claude Branchereau, Gauche démocratique et sociale (GDS) ; André Chassaigne, député et président du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale ; Éric Coquerel, coordonnateur du Parti de gauche (PG) député France Insoumise, conseiller régional IDF ; Isabelle de Almeida, en charge des relations avec les syndicats au Parti communiste français (PCF) ; Caroline De Haas, militante féministe ; Dominique Deharbe, membre du bureau national de Nouvelle Donne ; Gérard Filoche, bureau national du PS ; Lucien Jallamion, secrétaire général de République et socialisme (RS) ; Marianne Journiac, secrétaire national santé RS ; Philippe Juraver, secrétaire national du PG, entreprises et luttes sociales ; Pierre Laurent, secrétaire national du PCF ; Anne Hessel Lecarpentier, membre du bureau national de Nouvelle Donne ; Sarah Legrain, secrétaire nationale du PG ; Nicole Lozano, membre du bureau national de Nouvelle Donne ; Jean-Claude Mamet, équipe d’animation nationale d’Ensemble ! ; Jean-Alain Mazas, Gauche démocratique et sociale ; Myriam Martin, porte-parole d’Ensemble !, conseillère régionale Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (LRMP) ; Jean-François Pellissier, porte-parole d’Ensemble ! ; Éric Thouzeau, conseiller régional socialiste ; Philippe Reig, (RS) ; Simone Sebban, membre du bureau national de Nouvelle Donne ; Patrice Siard, secrétaire général adjoint de RS ; Danielle Simonnet, coordinatrice du PG, conseillère de Paris ; Paul Vannier, secrétariat national PG ; Marie-Christine Vergiat, députée européenne (groupe Gauche unie européenne) ; Marie-Pierre Vieu, en charge des relations extérieures au PCF.

 
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