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26/09/2017

lettre ouverte au plumitif de service ... TORRETON qui se fait MELENCHON

"J.P tu veux savoir ce qu'il a écrit TORRETON sur MELENCHON ?"
-On s'en fout ! ça ne m'intéresse pas.
Moi aussi, mais la réponse qui lui est faite est tellement chouette
que je suis obligée de savoir ce qu'il a bien pu scribouiller.
 
*****
 
 
Philippe Torreton ne mâche pas ses mots. Très remonté contre Jean-Luc Mélenchon, il a tenu à lui adresser son mécontentement. À l’origine de la longue lettre ouverte qu’il a publiée dans L’Obs samedi 23 septembre, un slogan qu’il juge "grave" et "choquant". En effet, le comédien n’a pas du tout apprécié "le coup d'Etat social" que l’ancien candidat à l'élection présidentielle dénonce sur les affiches de la manifestation contre la réforme du code du Travail organisée le samedi 23 septembre par La France Insoumise
 
"Emmanuel Macron a gagné l'élection sur un programme et une méthode. Devenu président, il applique son programme et sa méthode. Il n'y a donc, ni de près ni de loin, un coup d'État. Cela s'appelle la démocratie. (...) Si ce qui se passe en France est un 'coup d'Etat social', je ne sais comment qualifier le régime politique de Maduro", a expliqué l’acteur en ajoutant que la stratégie du député n’était "pas la bonne". Selon Philippe Torreton, ce dernier se "revendiqu[e] des valeurs pacifistes et humanistes" et "utilis[e] ces grosses ficelles de propagandes pour exciter les foules".
 
 
-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-
 
LA REPONSE DE Laure ZUDAS est formidable
TOUT EST DIT
 
 
 
 
Monsieur Torreton,
 
 
Je me permets de répondre à votre lettre ouverte, car même si elle ne m’est pas directement adressée, il s’y trouve des phrases qui parlent de moi, Insoumise qui « s’étrangle en lisant ces lignes », Insoumise de cette « foule » que vous vous effrayez de voir excitée par « l’écho des formules à l’emporte-pièce » qui, dites-vous, « peut tuer ». Rien moins que cela !
 
Monsieur Torreton, en préambule à ma réponse, souffrez que je me dispense de toute formulation hypocrite en vous servant du « cher » en début de missive -chez vous, on appelle surement cela « la courtoisie »-, car s’il est d’usage chez les « biens mis » de la pratiquer en toutes circonstances, chez nous, les gens, la foule, les excités, les illettrés, on n’est peut-être moins bien fagotés, mais on ne donne du « cher » qu’à ceux qui le sont réellement pour nous -chez moi, on appelle cela la franchise-.
 
Ainsi, Monsieur Torreton, votre énième diatribe est un exemple parfait de ce qui nous fait descendre dans les rues depuis tant d’années et qui longtemps continuera à nous motiver. Tout y est.
 
Suffisance et mépris, mâtinés de cette mauvaise foi qui vient parfaire le tout.
 
Sachez, Monsieur Torreton, que chez nous, les gens, la foule, les excités, les abrutis, les riens, les fainéants, les illettrés, ce qui tue le plus surement ce n’est pas « l’écho des formules à l’emporte-pièce », mais le manque de soin, quand on ne peut pas payer le médecin. Ce médecin qui pourra désormais, grâce à votre président « légitimement élu », facturer une consultation jusqu’à 70 euros.
 
On meurt de ne plus avoir de salaire, quand on voit son contrat aidé supprimé. Parce que chez ceux qui ne sont rien, Monsieur Torreton, quand on n’a plus de salaire et qu’on n’a jamais eu de quoi épargner, on ne peut plus aller au supermarché du coin acheter sa nourriture empoisonnée au glyphosate. Le glyphosate, vous savez, Monsieur Torreton, cet herbicide que sont venus défendre 250 clampins de la FNSEA sur les Champs Elysées, juste avant qu’un ministre « écolo » se déplace pour les caresser dans le sens du poil.
 
Chez nous, Monsieur Torreton, on meurt de froid dans la rue quand on n’a aucun revenu, qu’on n’a rien sur la tête pour passer l’hiver et que rien n’est fait pour réquisitionner les logements vides.
 
On meurt dans un accident du travail, parce que les CHSCT sont supprimés.
 
On meurt avec sa mère, sa soeur, son père, son bébé, dans une coquille de noix en Méditerranée, ou électrocuté dans une gare quand on se planque pour échapper aux contrôles.
 
C’est cela qui tue, Monsieur Torreton, aussi surement qu’une grenade lancée dans le dos d’un manifestant, que la privation de soin, de nourriture, que l’ingestion de légumes empoisonnés, aussi surement qu’une centrale qui va péter parce qu’on n’aura rien fait pour sortir du nucléaire.
 
C’est de cela qu’on meurt, Monsieur Torreton, pas d’un mot d’ordre, fusse t’il lancé par Jean-Luc Mélenchon.
 
A trop fréquenter les salons parisiens, Monsieur Torreton, on finit par ne plus savoir d’où l’on parle et donc à s’effaroucher d’un mot d’ordre.
Va donc pour l’explication…
 
Un « coup d’état social », Monsieur Torreton, c’est quand un président élu par une minorité de gens, dont un certain nombre a voté contre le Fn, se comporte comme un monarque, insulte et méprise le peuple, tout en caressant les possédants.
 
Un « coup d’état social », Monsieur Torreton, c’est lorsqu’un président « légitimement élu » (selon les règles d’une République qui permet de porter au pouvoir un homme qui reçoit 43,6% des suffrages exprimés face au Fn), se retourne contre la majorité de la population pour faire une politique qui favorise une minorité.
 
Un « coup d’état social », Monsieur Torreton, c’est encore et aussi quand ce président de la république, « légitimement élu », détruit sciemment la protection sociale, les services publics et le droit du travail, au bénéfice de quelques nantis qui s’empressent d’échapper à l’impôt grâce aux paradis fiscaux (légitimes, eux aussi ?).
 
Un « coup d’état social », Monsieur Torreton, c’est quand ce président « légitimement élu » met en place une « réforme fiscale » dans laquelle les 10% les plus riches vont voir leurs revenus augmenter 18 fois plus que les 10 % des plus pauvres. Ou quand 21 milliardaires possèdent autant que 40% des plus pauvres et que l’on continue à les favoriser ! Ou que l’on transforme l’ISF au bénéfice de 1% des plus riches qui économiseront 3,6 milliards sur les dos des plus pauvres !
 
Nous, les gens, la foule, les excités, les abrutis, les fainéants, les riens, les illettrés, on appelle cela favoriser les riches au détriment des pauvres, c’est moins ampoulé, mais nous ça parle.
 
Et c’est effectivement un coup d’état social ! Et vous savez quoi, Monsieur Torreton ?
C’est cela qui tue et continue de tuer, pendant que vous et vos amis « bourgeois conformistes de Calais », continuent de pleurnicher qu’on ne les a pas bien poliment invités à s’opposer à ça.
 
Oui, Monsieur Torreton, c’est très exactement cela qui tue, pas les mots de Jean-Luc Mélenchon !
 
 
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Ce pauvre garçon ne sait plus où il habite...
Il n'a pas peur de se contredire
 
Invité sur le plateau de PUJADAS en février 2017 comme invité surprise de MELENCHON, parce qu'il avait quelque chose à lui dire, il a nié les affirmations de PUJADAS : "Non je n'ai pas dit ça" et le ça c'était : "Je voudrais que Monsieur MELENCHON mesure bien la responsabilité qui est la sienne (au plan écologique) et peut-être que c'est à lui à faire le premier pas...)
 
Le comédien, ancien soutien au candidat écologiste Yannick JADOT, qui venait de se rallier à Benoit HAMON affirmait être venu "sans question".
Il y a eu un échange MELENCHON/TORRETON, une discussion littéraire, qui a totalement échappé aux journalistes de l'émission politique et beaucoup déconcerté le public en plateau.
 
****
*
Qu’est-ce que j’en ai à faire de la France Insoumise ? Qu’est-ce que j’en ai à faire du PS face aux urgences écologiques ? Alors ces gens qui essayent de dessiller les yeux des Français sur des urgences vont laisser la droite l’emporter, la droite sous une forme extrême, sous une forme traditionaliste, sous une forme moderne mais en tout cas ça va être la droite et ils préfèrent ça. Je trouve ça sidérant.
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Et nous, à la France Insoumise, qu'est-ce qu'on en a à faire de toi TORRETON ?

 

Commentaires

Merci à Laure pour cette réponse à Mr Torreton .Selon l'adage " sois belle est tait toi " , Mr Torreton qui excelle sur scène et à l'écran nous vous disons simplement " sois bon mais tais toi "
Comme tous les Insoumis , l'envie de vomir me vient quand ces personnages de nôtre environnement culturel se laissent aller à de telles dénégations .Mr Torreton n'a pas dû connaître les jours sans pain .
Attilio Contoli

Écrit par : contoli | 26/09/2017

À propos de la diatribe anti Mélenchon de Torreton dans Le Nouvel Obs


Décidément ces acteurs et actrices qui ,par leur notoriété artistique ,se placent "en juges des politiques alors qu'eux mêmes ont toujours évité de mettre les mains dans le cambouis ,m'agacent au plus haut point.
Fallait y aller Mr Torreton au combat, mouiller sa chemise, construire proposer inventer à moins que dans le fond ce ralliement Macronien ,sous prétexte de democratie vous arrange.
Déni de réalité dites vous????mais de quelle réalité parlez vous? Celle proposée par les nouvelles règles du travail qui aboutiront sans nul doute à fragiliser encore plus les travailleurs en les soumettant aux ordres et choix des patrons sans Défense possible? ??
Cette réalité dont les médias ,jusque là bien silencieux ,nous parlent en ce moment sur la misère en allemagne les petits boulots les emplois precaires les 50% de travailleurs pauvres?
Ce n'est surement pas de cette réalité dont vous parlez.
Quant à nous C'est bien de cette réalité la dont nous parlons. Il faudrait donc que le peuple se laisse faire ,accepte cette dégradation des lois sociales dont la droite n'a eu de cesse de les rogner consciencieusement depuis plus de trente ans et dont Macron est le fossoyeur final. Non Monsieur Torreton vous vous trompez il s'agit bien d'un coup d'état social et le mot est bien choisi. Les coups d'état sont à plusieurs facettes et celui qu'intente Macron et ses riches protecteurs envers le peuple est plus subtil. La violence n'est pas celle des armes, laquelle ne tarderait surement pas si les gens décidaient de ne pas se laisser faire, c'est la violence des riches des nantis de ceux qui pensent que le peuple n'est pas encore suffisamment asservi, violence sournoise avec des sourires carnassiers et méprisant aux coins des lèvres. Violence pour une société torturée que nous propose la droite macronienne et le peuple est légitime à s'y opposer par les seuls moyens qui sont encore entre ses mains : la rue. Un petit coup de Maduro en passant comme le coup de pied de l'âne bien entendu vous êtes bien dans le moule. Vous demandez au gens de se soumettre, ben voyons, moment ultime des dictatures ou le peuple devrait se faire complice de ses bourreaux . La réalité sous Petain était que la France avait perdu la guerre et ces terroristes qui résistaient n'avaient sans doute pas le sens des réalités. Votre article est une diatribe rien d'autre. Retournez à votre confort vous êtes bien meilleur acteur qu'analyste politique.
La phrase " on ne construit pas l'avenir sur un déni de réalité" sort tout droit des économistes de droite libéraux qui traitent d'utopistes ceux qui veulent un monde meilleur et plus solidaire. C'est une phrase toute faite bien pratique dont ils usent et abusent pour repousser très loin les aspirations légitimes des peuples. Elle bafoue l'intelligence qui est création renouveau invention rêve nécessaires. Elle dit aux faibles aux souffrants aux exploites aux humilies : " voilà votre réalité acceptez la au lieu de la refuser".

Écrit par : Durand jean noel | 27/09/2017

Merci pour vôtre analyse et réponse à ce pro de la tirade venimeuse.

Écrit par : contoli | 27/09/2017

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