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« 4. LA CAPITALE LIBEREE PAR L'INSURRECTION NATIONALE... C'est dans la rue qu'ça se passe. | Page d'accueil | 6. L'INSURRECTION PARISIENNE A EFFACE LA HONTE DU "PARIS VILLE OUVERTE" de 1940 et de quatre années d'humilition »

28/09/2017

5. C'est bien dans la rue qu'ça s'est passé pour libérer PARIS.. dans chaque immeuble, chaque toit, chaque fenêtre, chaque coin de rue

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achevé d'imprimer en 1980

 

...Les manifestations de juillet 1944 avaient justement pour objectif de montrer au peuple que la lutte était possible, de lui faire prendre conscience de sa force, d'une force infiniment supérieure à celle de l'occupant. Ainsi, le 1er juillet va marquer le passage de l'action clandestine à la lutte ouverte, en disputant le pavé de Paris aux soldats nazis. Le rendez-vous a été fixé au faubourg Saint-Denis à dix-huit heures, au milieu d'une population nombreuse d'ouvriers, d'artisans soutenant les manifestants.

...

 Il en est qui ont attendu vingt ans pour affirmer que si Paris n'a pas été détruit, on le doit à la "sagesse" de Von Choltitz. Nous prétendons, nous, que si Paris n'a pas été détruit, c'est grâce à l'insurrection parisienne bouleversant à la fois les plans de l'état-major allemand et ceux des Alliés. On sait aujourd'hui que le plan initial des armées alliées était de contourner Paris par le Sud (vers Melun).

Le général américain Bradley l'a écrit noir sur blanc :

"Paris n'avait aucune signification tactique. En dépit de sa gloire historique Paris ne représentait qu'une tâche d'encre sur nos cartes ; il fallait l'éviter dans notre marche sur le Rhin".

Le général Eisenhower lui-même en a fait l'aveu :

"Les F.F.I. et l'insurrection parisienne nous forcèrent la main".

... A l'heure où l'appel à l'insurrection va être lancé, l'armée allemande reflue de Normandie ; ses convois traversent Paris et sa banlieue.

... Partout, on va voir bientôt dans Paris et la banlieue, des hommes couchés sur le capot des tractions avant, armés de mitraillettes et de revolvers. La chasse aux soldats nazis s'engage...

... Quelle joie de voir fuir en 1944 devant de jeunes ouvriers parisiens les vainqueurs qu'on avait vus plein de morgue en 1940 !

...  Dans la nuit du 18 août, les murs de la région parisienne se couvrent d'affiches : elles sont signées des élus communistes de la Seine, de la Seine-et-Oise... C'est l'appel à l'insurrection. On y lit :

"Citoyens, citoyennes, partout les Alliés avancent. A l'Est, la glorieuse armée rouge allonge la liste de ses retentissantes victoires. En France, la bataille approche de la capitale ... En tant qu'élus de la région parisienne .. nous appelons le peuple de Paris et de sa grande banlieue à l'insurrection libératrice ...

Vivent nos vaillants alliés anglo-soviéto-américains !

Vive la République ! Vive notre grand Paris ! Vive la France libre, indépendante et démocratique ! ...

...

La première phase de la bataille a rendu l'insurrection maitresse des principaux points stratégiques. Les soldats nazis divisés en petits groupes, harcelés par les détachements F.F.I. commencent à se concentrer dans des îlots qui deviendront autant de prisons.

... Pendant les journées des 19 et 20 août où les combats font rage dans tout Paris  et sa banlieue, la Résistance domine ; elle a, dans l'ensemble, l'initiative et elle est à peu près partout à l'offensive.

 

 QUELLE TREVE ? TRAHISON

Mais voici que le soir ; les haut-parleurs de la police sillonnent les rues de Paris et de la banlieue avec des gardiens de la paix en uniforme, accompagnés souvent de soldats allemands.

Ces voitures annoncent une "trève".

La foule s'interroge. Elle ne comprend pas d'abord. Avons-nous déjà gagné ? On a peine à croire à la trahison. Devant tant d'élan, tant de générosité d'un peuple soulevé pour un si noble idéal, tant de lâcheté est difficile à comprendre. Pourtant c'est ainsi....

 

Von Choltitz sait ce qu'il veut. Il lui faut un répit lui permettant de regrouper ses unités et de recevoir les renforts attendus. Après cela, grâce à la trêve, il pourra jeter toutes ses forces en avant de Paris et faire face à l'avance alliée. Au besoin,  il établira le front dans Paris. Tel est son plan.

La trêve est donc pour lui le seul moyen de faire de la région parisienne le centre des combats et de Paris un monceau de ruines. La 26e division S.S. de panzers est arrivée à Metz. Elle doit marcher sur Paris.

.. Von Choltitz a sauvé Paris ? .. NON, FALSIFICATEURS DE L'HISTOIRE !

Si les combats de l'insurrection parisienne ne s'étaient pas amplifiés, si les insurgés parisiens n'avaient pas rejeté ce déshonneur qu'était la trêve, c'était la bataille frontale, la bataille dans Paris, la bataille pour Paris ; c'était la région parisienne transformée en ruines par les aviations, les artilleries et les chars allemands et alliés...

... Si dans tout Paris et sa banlieue, nous n'avions pas mené une bataille qui était celle de chaque carrefour, de chaque rue, alors il aurait été facile aux nazis, avec leurs chars "Tigre",  leur artillerie, leur aviation, d'écraser sous les obus et les bombes les défenseurs de l'Hôtel de Ville et de la préfecture de police.

Combien les nazis auraient été heureux d'enfermer la Résistance dans une prison, dans une sorte de camp de concentration, d'avoir un Paris et une banlieue paisible au lieu de faire face à la situation terrible pour eux, où chaque immeuble, chaque toit, chaque fenêtre, chaque coin de rue pouvaient à tout moment cracher son feu meurtrier. Rassembler les F.T.P. et les autres unités F.F.I. comme le proposaient Von Choltitz et les protagonistes de la trêve jusqu'au bout, c'était en la multipliant par cent, recommencer l'erreur tragique du Vercors ....

Notre combat aboutira au résultat inverse. Les nazis seront eux, enfermés dans une dizaine d'îlots de résistance qui seront liquidés les uns après les autres par les F.F.I.

Von Choltitz a écrit :

"L'insurrection a éclaté trop tôt.."

... L'insurrection parisienne n'a pas été déclenchée, comme certains l'expliquent, par un coup de baguette magique, par un homme ou quelques hommes. L'insurrection sera l'aboutissement normal de luttes de plus en plus puissantes, entraînant des masses de plus en plus nombreuses d'hommes et de femmes.

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