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03/10/2017

5. Comprendre les évènements en Espagne où le recours à la violence a souvent eu lieu, hélas !

Après la victoire de la gauche aux élections municipales de 1931, qui entraîne l’exil du roi Alphonse XIII et la proclamation de la République (14 avril 1931), Azaña est nommé président du Conseil (octobre). Principal tenant de l’exécutif sous l’autorité du président de la République, Niceto Alcalá Zamora, il dirige, dit-il, un « gouvernement de raison » et mène une politique laïque radicale tout en essayant de préserver la difficile cohésion des partis républicains. Pratiquement, il épure l’armée ***, limite la puissance de l’Église (expropriation de nombreux couvents et monastères), met en chantier de grandes réformes agraires, électorales (suffrage universel) et administratives (autonomie provinciale). Mais, en 1933, il perd les élections face à une coalition de droite regroupée dans la CEDA de José María Gil-Robles.

*** La réforme militaire d'Azana constituait un ensemble de mesures contradictoires : les unes excellentes, les autres néfastes (L'offre faite aux officiers de prendre une retraite anticipée avec maintien intégral de leur solde, constituait une erreur de taille. Par cette mesure , il se proposait surtout de se débarrasser de nombre d'officiers monarchistes. L'armée s'allégea mais ne se débarrassa guère des éléments hostiles au nouveau régime. De nombreux officiers de tendance républicaine prirent, en effet, leur retraite, mais les généraux monarchistes et fascisants , appartenant au clan dur des "africanistas" se gardèrent, eux, de s'en aller... il fallait rester dans l'armée, y regrouper leurs forces... unir leurs efforts pour renverser la République.

Le général FRANCO engagea ses pairs à rester dans l'armée, où leur dit-il, " le moment venu, ils pourraient être très utiles".

Azana, non seulement ne comprit rien à cette évidence, mais il ne destitua aucun des officiers généraux dont il connaissait pourtant l'hostilité à la République.

Il porte alors une responsabilité non négligeable dans la montée aux extrêmes que connaît le pays en se compromettant lourdement dans les insurrections socialistes et anarchistes de septembre et octobre 1934, planifiées comme coup d'État par leurs chefs, qui ont lieu dans plus de 20 provinces, entre autres en Catalogne, à Madrid et dans les mines des Asturies.

Durant ses huit mois d'existence, le Gouvernement provisoire dut faire face à une agitation ouvrière d'autant plus vive que les anarcho-syndicalistes de la C.N.T. rivaux essentiels de l'U.G.T. contrôlés par les socialistes, pensèrent pouvoir à cette occasion étendre leur champs d'influence.

... le Gouvernement provisoire clama l'état de guerre le 22 juillet, n'hésitant pas à faire tirer au canon sur les travailleurs sévillans. Bilan : 30 morts et 200 blessés.

La répression, par son implacable brutalité, et du fait même que les socialistes membres du gouvernement, y étaient associés, envenima les rapports entre les deux centrales syndicales.

Elle retentit même sur les rapports entre la CATALOGNE et le pouvoir central.

Deux dirigeants catalans libéraux, le colonel Macia et le futur président de la Généralitat de Catalunya, Lluis Companys, dénoncèrent publiquement ce recours à la violence, ce dernier refusant de voter pour le Gouvernement provisoire, lors du débat aux Cortes constituantes qui suivit le rétablissement de l'ordre à Séville.

...Dès lors, journaux et militants anarcho-syndicalistes se considérèrent en état de guerre contre le Gouvernement et réglèrent leurs divergences avec les socialistes et l'U.G.T. à coups d'invectives et de revolvers.

Les responsabilités sanglantes prises par le gouvernement ne s'arrêtèrent pas là.

La persécution des anarcho-syndicalistes, lancée à BARCELONE, dès le mois de septembre, par le gouverneur Anguera de Sojo, rappela les jours haïs du règne du "Boucher de Barcelone", Martinez Anido où toute l’Espagne est sous un régime de Terreur.  Personne ne peut parler de politique ou lire publiquement la presse sociale.

Comme si cette dégradation des rapports avec le monde ouvrier ne suffisait pas, une loi dite de "Défense de la République" fut votée par les Cortes, à l'instigation de Manuel AZENA, permettant la mise en veilleuse des garanties constitutionnelles, apanage de tous les citoyens, quelles que fussent leurs opinions politiques.

 

***

On ne peut pas dire que le "gouvernement de raison" ait été raisonnable pour le monde ouvrier.

 

 Autonomie de la CATALOGNE ... Affaire à suivre

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