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10/10/2017

OH LES JEUNES ! BOUGEZ-VOUS !

 

Un petit et précieux rappel  d'Histoire les jeunes ?

1936 : les avancées sociales historiques du Front populaire

Gérard Vindt

 

« Nous agirons à l’intérieur du régime social actuel, de ce même régime dont nous avons démontré les contradictions et l’iniquité au cours de notre campagne électorale. (…) Il s’agit de savoir s’il est encore possible de distribuer une petite ration de justice et de bien-être, une grande ration d’espoirs. » Ainsi s’exprimait Léon Blum il y a quatre-vingts ans, le 31 mai 1936, devant le congrès socialiste de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) au lendemain des élections législatives des 26 avril et 3 mai, victorieuses pour la gauche unie.

Le programme du Rassemblement populaire – vite rebaptisé Front populaire – est un plan anticrise réformiste, très modéré.

Le programme du Rassemblement populaire – vite rebaptisé Front populaire, une alliance entre radicaux, socialistes et communistes – est un plan anticrise réformiste, très modéré, beaucoup plus proche du programme du Parti radical que de l’anticapitalisme théorique du Parti socialiste (SFIO).

Fonds national de chômage, grands travaux, relèvement des prix agricoles et donc du revenu des paysans, réduction du temps de travail…, toutes ces mesures ont pour but de relancer le pouvoir d’achat et la consommation, ce qui est censé en retour stimuler la production.

En matière de réformes structurelles, l’Etat renforcera son contrôle sur la Banque de France, alors privée et dominée par les grosses fortunes (« les 200 familles »). Quelques Offices (du blé, de l’azote et des potasses) seront également créés pour contrôler les prix et les revenus agricoles.

Ce programme rompt avec les politiques déflationnistes antérieures, et notamment celle menée depuis 1935 par le gouvernement du radical Pierre Laval avec de fortes baisses des dépenses publiques. Il ne prévoit pas pour autant de dévaluation pour rendre plus compétitifs les produits français, à l’instar de ce qui s’est fait en 1931 au Royaume-Uni et en 1934 aux Etats-Unis. Depuis la difficile stabilisation du franc en 1926-1928 (à un niveau qui correspond au cinquième de sa valeur-or d’avant 1914), la ­parité-or du franc est défendue bec et ongles par tous les gouvernements successifs, car elle est perçue comme garante d’une saine gestion.

Les accords de Matignon

Le gouvernement de Léon Blum, sans les communistes qui ont choisi le soutien à l’Assemblée sans participation, va devoir faire avec un calendrier bouleversé. En effet, le gouvernement n’est pas encore en place qu’une immense vague de grèves déferle sur le pays. Cette mobilisation est en grande majorité spontanée.

La philosophe Simone Weil, qui a travaillé en usine, en a bien perçu les motivations profondes : « Il s’agit, après avoir toujours plié, tout subi, tout encaissé en silence pendant des mois et des années, d’oser enfin se redresser. »

La protestation est clairement dirigée en premier lieu contre le patronat, et les grévistes espèrent l’aide du gouvernement

La protestation, qui part de secteurs très peu syndiqués, est clairement dirigée en premier lieu contre le patronat, et les grévistes espèrent l’aide du gouvernement. Tout le monde est frappé par l’ampleur du mouvement : plus de 12 000 grèves, près de 2 millions de personnes mobilisées.

Plus encore, c’est la forme que prend le mouvement – « la grève sur le tas » – qui marque les esprits. Pour empêcher les patrons d’utiliser leur arme habituelle, le lock-out (licencier tout le monde et ne pas réembaucher les « meneurs »), les salariés occupent les usines et y font la fête, tout en respectant et entretenant la plupart du temps scrupuleusement l’outil de travail.Le patronat s’étrangle mais fait néanmoins le dos rond, satisfait au fond que le gouvernement à peine installé mette tout son poids pour arbitrer le conflit.

Les accords de Matignon entérinent la liberté d’adhérer à un syndicat pour les salariés, l’élection de délégués d’atelier, et une augmentation générale des salaires

Les accords de Matignon, signés sous la houlette de Léon Blum dans la nuit du 7 au 8 juin 1936 par la Confédération générale du travail (CGT) et la Confédération générale de la production française (CGPF, l’ancêtre du Medef), entérinent la liberté d’adhérer à un syndicat pour les salariés, l’élection de délégués d’atelier, et une augmentation générale des salaires de 7 % pour les plus hauts salaires, de 15 % au bas de l’échelle. La CGT soutient la reprise du travail contre l’engagement patronal à ne prendre aucune sanction pour fait de grève. Il faudra cependant attendre la fin du mois pour que la vague gréviste se retire.

L’Assemblée nationale, quant à elle, vote dès les 11 et 12 juin trois mesures sociales majeures : les premiers congés payés (deux semaines), le passage à la semaine de 40 heures (dont les modalités doivent être définies par branche) et l’obligation de négocier dans chaque branche des conventions collectives. Congés payés et hausse des salaires se conjuguent pour entraîner une progression du coût du travail moyen de 20 %, avant même l’application des 40 heures sans réduction de salaire.

Le gouvernement se retrouve alors contraint de dévaluer le franc. D’abord, parce que l’augmentation des coûts salariaux a fait grimper les prix (d’autant que le gouvernement n’a pas institué de contrôle en la matière). Ensuite, parce que, depuis les dévaluations ­anglo-saxonnes, les prix français sont surévalués. Enfin, en raison de l’évasion des capitaux due au mouvement social, à l’absence de contrôle des changes et à l’hostilité de la bourgeoisie à ce gouvernement de gauche. En septembre 1936, en accord avec le Royaume-Uni et les Etats-Unis, le franc est dévalué de 30 %.

Vifs débats autour des 40 heures

Si les congés payés ne font guère débat, la dévaluation est en revanche vivement attaquée par les libéraux. Ils y voient une conséquence de la politique « laxiste » de la gauche en passe d’être encore aggravée par l’application de la loi sur les 40 heures. Sa généralisation, négociée par branche, dure un an. C’est elle qui est la cible des attaques les plus violentes de la part des adversaires du Front populaire : elle est accusée d’augmenter les coûts salariaux et d’entraîner un ralentissement de la production, alors même que ses effets sur la baisse du chômage semblent réduits.

Les débats sont particulièrement vifs fin 1936-début 1937, alors que le pays connaît une brève reprise : quelle part attribuer à la dévaluation, à la politique du pouvoir d’achat ou à la reprise mondiale dans cette embellie ? La rechute est-elle imputable à la mise en œuvre des 40 heures ? Ou bien à l’impossibilité d’augmenter la productivité du travail ou encore de se mettre d’accord dans les entreprises sur les assouplissements horaires permis par la loi ?

Le patronat rêve de reprendre le plus vite possible ce qu’il a dû céder sous la pression de la grève et du gouvernement

Une enquête sur l’industrie française réalisée par des hauts fonctionnaires fin 1937 souligne le climat de méfiance qui règne dans les usines. Le patronat rêve de reprendre le plus vite possible ce qu’il a dû céder sous la pression de la grève et du gouvernement. Les ouvriers n’ont nulle envie de consentir aux exigences d’intensification du travail sous les ordres de cadres encouragés par le patronat à s’organiser contre les syndicats ouvriers.

Le temps est, en France, à la lutte des classes.

Le patronat lui-même se réorganise et va profiter de l’affaiblissement, puis de la dislocation du Front populaire. Le contexte extérieur joue alors un grand rôle. D’abord, la guerre civile espagnole, allumée par l’armée contre le gouvernement du Frente Popular dès juillet 1936, divise le gouvernement. Les communistes soutiennent la République espagnole. Les radicaux, d’accord en cela avec l’allié anglais, s’y opposent, craignant un engrenage guerrier. Blum se résigne, le cœur serré, à la non-intervention.

Par ailleurs, la prudente politique d’extension de la citoyenneté française à 21 000 membres de l’élite musulmane d’Algérie (diplômés, militaires, fonctionnaires) est étouffée dans l’œuf par le lobby colonial, puissant chez les radicaux. Enfin et surtout, la politique agressive de l’Allemagne nazie contraint les gouvernements du Front populaire à augmenter les dépenses militaires : en 1937, elles représentent 30 % du budget de l’Etat français, contre 21 % en 1935, alors même que les dépenses économiques et sociales ont diminué de 22,7 % à 19,4 %3.

Le Front populaire n’a plus ni l’unité politique ni les moyens financiers pour poursuivre une politique violemment combattue par le patronat. Il doit de plus faire face à la haine antisocialiste, anticommuniste et antisémite (contre Léon Blum en particulier) et calomniatrice contre le ministre de l’Intérieur Roger Salengro, poussé au suicide par une extrême droite déchaînée.

La démocratisation des loisirs

En moins de deux ans, dans l’adversité, le Front populaire a su pourtant initier une nouvelle politique sociale, en harmonie avec une nouvelle politique de l’éducation, de la culture et des loisirs. Autour du ministre de l’Education nationale Jean Zay, épaulé par Jean Perrin et Irène ­Joliot-Curie pour la recherche ou Léo Lagrange pour les loisirs, le sport et l’éducation physique, la démocratisation est en route.

La prolongation de la scolarité obligatoire à 14 ans, la compatibilité entre tous les programmes scolaires, l’organisation de l’orientation, les multiples expérimentations pédagogiques (comme l’introduction de l’éducation physique obligatoire) préparent une refondation de l’Education nationale pour tous en trois niveaux (primaire, secondaire, supérieur) qui verra le jour pendant les Trente Glorieuses.

La popularisation de la science se concrétise avec les fondations du Musée de l’homme ou du Palais de la découverte. Et Léo Lagrange favorise le développement des associations de sport et de tourisme pour que les salariés puissent profiter au mieux de leur temps libéré. Dans ces domaines aussi le Front populaire a, en peu de temps, durablement marqué la société française.

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 Le journal, constitué en coopérative, n'est pas adossé à un groupe de presse et vit principalement de ses ventes. Il reçoit néanmoins des aides directes de l'État français 

Sur le plan juridique, Alternatives économiques est une Société coopérative et participative (Scop). En conséquence, elle appartient à ses salariés. Une association de lecteurs et une société des lecteurs se sont aussi constituées autour de la revue

Depuis l'élection présidentielle de 2017, le magazine a adopté un ton très opposé à Emmanuel Macron et à son gouvernement, multipliant les attaques contre la loi travail et contestant certaines réformes comme celles touchant aux rythmes scolaires et à la diminution des effectifs des classes de cours préparatoire dans les zones les plus défavorisées

 

 

ETRE FONCTIONNAIRE, C'EST QUOI ?

Etre fonctionnaire, c’est quoi ?

 

Service public

Gérard Moreau

Etre fonctionnaire, quel métier décrié ! Depuis Courteline, ou peut-être Balzac, le fonctionnaire est cet être poussiéreux, routinier, mal aimable et abusant chaque fois qu’il le peut de son pouvoir, protégé par son « emploi à vie », comme l’appellation en survit encore aujourd’hui jusque dans les questionnaires officiels. Qu’on le moque ou qu’on le craigne, le fonctionnaire a donc presque l’image d’un parasite payé bien inutilement et qui est constamment en surnombre. Supprimer des postes est donc la mantra de tous les temps, jusque dans les écrits permanents, on n’ose dire automatiques, de la Cour des comptes selon les syllogismes suivants : il faut équilibre les budgets publics, donc diminuer les dépenses publiques (ne plus augmenter les prélèvements), donc diminuer leur principale composante, la masse salariale des agents, donc diminuer le nombre des agents publics, autrement dit des fonctionnaires…

Qu’est-ce donc qu’un fonctionnaire ? A quoi servent-ils donc ? S’il n’y avait cette image trop constamment serinée, sauf pour les forces de sécurité ces derniers mois, on aurait presque honte de rappeler des faits et des règles simples. Sans doute, les unes et les autres se sont certes construits peu à peu à travers l’histoire ; ils s ‘y trouvent ancrés, y compris dans les habitudes et les esprits, et donc difficiles à modifier. Du coup, des décisions trop mécaniques, si tentantes, se retournent inutilement contre les politiques recherchées.

Quelques faits, publics mais souvent méconnus, cadrent les choses : 5,4 Mns de personnes (20% du total des emplois en France) travaillent dans les trois fonctions publiques, celle de l’Etat (44%), celle territoriale (collectivités et établissements locaux)- 35%- et celle « hospitalière » (hôpitaux et établissement sociaux et médico-sociaux)-21%.

Ces agents publics ont de multiples statuts, mais les fonctionnaires statutaires (ce qui inclut la fameuse garantie de l’emploi) n’y représentent que 3,8 Mns (70% du total). A vrai dire, le statut et les contrats se différencient essentiellement par le fait que la plupart des contrats aujourd’hui sont à durée déterminée, souvent non renouvelables, alors que le statut de fonctionnaire ne permet pas le licenciement sauf faute très grave entraînant une révocation du statut. Pour le reste, statut comme contrat sont constitués des multiples clauses, qui, comme dans le secteur privé, portent sur tous les aspects du travail et de la rémunération.

L’appellation « d’emploi à vie » est donc réductrice, voire franchement tendancieuse, y compris parce qu’elle donne l’image d’une immobilité qui ne correspond évidemment pas à la plupart des carrières de fonctionnaires : la garantie de l’emploi s’accompagne de toute une série de souplesses et d’obligations. Elle se décline du reste dans une multitude de fonctions d’une immense diversité, plus ou moins fluide, dans tous les domaines de l’action publique.

Etre fonctionnaire, c’est donc un ou plusieurs statuts (notamment avec les distinctions classiques entre emplois civils et militaires, mais aussi magistrats relevant de textes spéciaux), pour des métiers très divers.

Est-ce une vocation ? Si une vocation se réfère non pas à un statut mais à un métier ou une activité, on ne se présente pas, le plus souvent, à un concours statutaire par vocation : les concours de la fonction publique conduisent à des carrières et des métiers bien trop variés. Est-ce donc un « vrai » choix au moment où on postule pour le statut ? Sans doute pas. En effet, une des caractéristiques du statut est, globalement, qu’on y accède par un concours anonyme, égalisant les conditions de réussite. Réussir à un concours, c’est franchir une étape de sélection, ni plus ni moins. On devient donc fonctionnaire d’abord par la réussite à une épreuve globale, avec la part d’aléas qu’elle comporte et le fait qu’un échec ne conduit qu’à une autre forme de vie professionnelle.

 

Dès lors quelle est la caractéristique de l’emploi de fonctionnaire (avec la définition large qu’on a esquissée ci-avant) que l’impétrant ne découvre qu’à l’entrée dans la carrière, en y réfléchissant dans sa vie pratique ? Elle est simple : le fonctionnaire a pour employeur une collectivité publique dans une démocratie, c’est à dire représentée par un élu émanant de la population des électeurs ; le fonctionnaire travaille par conséquent pour le compte et au service de cette population, de toute la population puisqu’en démocratie, chaque voix compte à l’égale des autres.

Dans une entreprise privée, le salarié a pour patron le représentant des propriétaires de l’entreprise et le client est celui qui achète le produit en contrepartie d’un paiement correspondant.

Dans une collectivité publique, le paiement par la population de ses contributions fiscales met au service des bénéficiaires des services organisés, fournis par les fonctionnaires.

La différence est essentielle : d’un côté, un achat individuel, de l’autre un service fourni, grâce à la solidarité collective de la population qui paie ses impôts, par les agents de la collectivité.

De part et d’autre, il y a exigence de service, et le service collectif n’interdit pas, bien au contraire c’est un point essentiel dans le mode de fonctionnement, l’adaptation individuelle du service rendu. Mais être au service de tous sous l’égide principielle d’un élu démocratique distingue l’employé public de l’employé privé.

Il en résulte une exigence fondamentale pour le fonctionnaire : puisque le prix du service n’est pas lié directement à la prestation fournie, l’égalité de tous les bénéficiaires, donc l’indépendance du fonctionnaire à l’égard de chacun, est l’axe déontologique de l’emploi.

Obtenir de la collectivité le service auquel on a droit, par l’effet de la loi comme de la contribution collective dont on s’est acquitté fiscalement est la base du service public. C’est le fonctionnaire (l’agent de la collectivité) qui distribue ce service.

Or le service doit être adapté à la demande formulée mais doit être rendu sans aucune distinction tenant à l’origine sociale, culturelle ou économique du demandeur. Il doit être rendu sans faveur ni passe-droit ; il suppose donc l’indépendance entière du fonctionnaire.

Il n’y a jamais indépendance de quiconque si celui-ci est menacé dans sa vie même, donc d’abord dans sa survie économique : inutile de parler d’indépendance quand on n’a pas les moyens de vivre. A la base de la corruption, il y a la pénurie de ressources pour les intéressés. La garantie d’un salaire suffisant est à la base de l’indépendance, mais aussi d’un salaire durable, non soumis aux caprices ou aux aléas de l’employeur.

Une fonction publique qui répond aux exigences d’indépendance procure en conséquence à ses « serviteurs », à ses fonctionnaires, une garantie d’emploi sur la base d’une grille salariale claire et affichée.

Dans les entreprises privées, quels que soient les efforts des codes du travail, les enjeux de pouvoir ne sont pas les mêmes, les alternances de direction ne modifient pas fondamentalement l’exigence d’équilibre financier et de profitabilité de l’entreprise. Qui menacent en permanence l’emploi des salariés privés et les assujettissent non seulement à l’employeur mais aussi au client le plus offrant.

Dans la fonction publique, l’exigence structurelle d’indépendance a besoin de la garantie d’emploi. A défaut, le risque est certain, même s’il n’est pas assuré, d’une dérive.

Cette exigence structurelle a une dimension éthique puisqu’elle se rattache à la valeur du fonctionnement démocratique pour ce qu’il reconnaît aux citoyens. Elle ne saurait donc être traitée à la légère, comme une pesanteur historique, nuisible à l’efficacité et modernisable. Les valeurs fondamentales sont anciennes. Vouloir les moderniser n’a pas grand sens. Une bonne fonction publique, condition nécessaire même si elle n’est pas suffisante, repose sur l’indépendance de ses agents, la garantie de l’emploi en étant le meilleur et le plus simple support.

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Qui est Gérard MOREAU dont je viens de découvrir la note sur les fonctionnaires ?

Je crée un blog parce que je crois que j’ai, parfois, quelque chose à dire, une idée forte ou une analyse que je ne trouve pas ailleurs, une colère qui ne sort bien qu’en l’écrivant.  Et j’ai envie de les partager, en tout cas de ne pas les enfermer, donc d’ouvrir la possibilité que d’autres personnes en prennent connaissance, par hasard ou pas

Pour le lecteur éventuel, il faut pourtant que j’identifie ma signature, que je me présente, tant il est vrai qu’il est nécessaire, aujourd’hui plus que jamais avec les tourbillons médiatiques, de savoir non seulement qui parle mais d’où il parle.

Parisien, fils d’un père né dans le Poitou et d’une mère née en Autriche, j’ai fait mes études sur la Montagne Sainte Geneviève. Ingénieur civil des Mines de Paris, j’ai bifurqué, après une année de recherche à Berkeley, vers Sciences Po et l’ENA. Je croyais et crois encore dans le service public, mais l’expérience est venue par la suite. Ma « scolarité » à l’ENA (promotion Thomas More, du nom de celui qui fut un défenseur inflexible du bien public) a été marquée par un an outre mer à la préfecture de la Réunion et quelques stages ouvriers, dans l’atelier d’apprentissage de Renault à Boulogne ou dans la raffinerie de Lacq dans le Béarn.

Suivent plus de quarante ans de fonctions ministérielles variées et de magistrat à la Cour des comptes : aux ministères de l’équipement, de la santé et des affaires sociales, avant une nomination à la Cour des comptes en 1997. Les fonctions variées de l’énarque du chef de bureau au sous-directeur, puis quatre années dans des cabinets ministériels de 1981 à 1985... Ont suivi ensuite quinze  années comme conseiller maître à la Cour des comptes, pour contrôler et suivre les contrôles de cette institution, particulièrement autour des ministères dits régaliens, services du premier ministre, affaires étrangères, intérieur et justice.

Au-de là de l’engagement professionnel (et privé, mon couple a trois enfants), il y a aussi l’engagement « citoyen », associatif dans un premier temps, puisque j’ai participé à la petite aventure de la création du groupe d’information et de soutien des travailleurs immigrés (GISTI), que j’ai quitté en 1980, politique ensuite, puisque j’ai adhéré au PS en 1972 jusqu’en 1992, puis de nouveau de 2002 à aujourd’hui.

Est-ce assez dire ? Il faut fonder sa vie sur des valeurs selon moi, mais je n’ai pas à les mettre en avant, encore moins à donner la moindre leçon, seulement à essayer de les pratiquer dans mes actes pour qui voudrait s’interroger ou les lire dans ce que j’ai pu faire. Je suis sans doute un peu touche à tout et j’aime bien vivre ; j’aime aussi voir large, rechercher le débat franc où la réflexion a une possibilité de ses construire.

Mais la vie est difficile, pour dire le moins, à tant de gens. A moi d’apporter ma contribution pour qu’une forme de « civilisation », aussi universelle que possible, progresse.

 
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