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« LE DEPUTE INSOUMIS ERIC COQUEREL SUR LCP Assemblée Nationale à 19 H 30 | Page d'accueil | CLOTURE CE WEEK-END DE LA CONVENTION DE LA FRANCE INSOUMISE »

22/11/2017

BAD BUZZ... pendant ce temps-là, on ne parle pas de ce qui intéresse la population

À l'origine, buzz est un mot anglais signifiant « bourdonnement » ou « brouhaha ». Au fil des générations, ce terme a pris différentes significations selon qu'il s'agit d'une mouche, au plus ancien, ou d'un phénomène de civilisation, au plus récent, « Bzzz » étant une onomatopée signifiant le vol d'un insecte, potentiellement nuisible, au battement d'aile évoquant le son « bzzz ». 

Le buzz est initialement un phénomène ou une technique de communication qui consiste à faire parler d'un produit ou d'un service avant même son lancement en entretenant un bouche à oreille savamment orchestré et des actions ciblées auprès des leaders d'opinions (journalistes, blogueurs, etc

 

La France insoumise veut tourner la page des buzz

 

La semaine dernière, Raquel ­Garrido annonçait dans le JDD son retrait de la vie politique après presque une décennie dans l'entourage de Jean-Luc Mélenchon. Fini les polémiques sur son usage des réseaux sociaux et les controverses incessantes autour de sa personne. Garrido est désormais chroniqueuse sur le plateau de Thierry Ardisson, un point c'est tout. S'il lâche pudiquement qu'il fut "désagréable" de se retrouver cloué au pilori avec sa compagne, Alexis Corbière dénonce surtout "la responsabilité des médias". "Pendant toute cette période, on nous a volé les trois quarts de notre temps de parole en nous interrogeant sur des histoires qui n'en valent pas la peine. Il nous a donc été impossible de parler du fond, des vrais sujets, du travail de l'ombre que nous fournissons, en séance à l'Assemblée, au sein des sections, avec des experts et en dialoguant avec les citoyens."

Montrer le travail accompli

L'épine Garrido désormais extraite – "sans traumatisme", nous assure-t-on – du pied mélenchoniste, les Insoumis espèrent que cela signe la fin des bad buzz. Ils entendent profiter de la convention qui se tiendra les 25 et 26 novembre à Clermont-Ferrand pour ouvrir une nouvelle séquence. Le groupe parlementaire aimerait notamment montrer qu'il ne chôme pas. "Un travail malheureusement passé sous le radar médiatique, puisque les journalistes étaient trop occupés à chercher la petite phrase", explique Corbière. Le mouvement alimente quotidiennement une chaîne YouTube spécialement consacrée à son groupe de députés. Lancée au cœur de l'été, celle-ci comptabilise déjà 764.000 vues et 14.000 abonnés.

Notre tâche est de poursuivre cet effort collectif qui s'apparente parfois à un travail de fourmis

Pour Mélenchon et ses troupes, il s'agit donc d'ouvrir une nouvelle séquence politique. Jeudi, le député de la deuxième circonscription du Nord, Ugo Bernalicis, affichait sa volonté de "passer à autre chose" : tous les week-ends depuis la rentrée, les militants de section ratissent le terrain à la rencontre des citoyens et de leurs attentes. "Notre tâche est de poursuivre cet effort collectif qui s'apparente parfois à un travail de fourmis", explique-t-il. Un combat qui se mène dans la rue, dans les manifestations mais également au Palais-Bourbon "en déposant des amendements propositionnels, et en contribuant à voter des lois, c'est [l']objectif" des Insoumis. Et le même d'assumer les ambitions de son mouvement : "Si demain nous arrivons au pouvoir, que fera-t-on concrètement ? Notre but se situe dans la recherche d'efficacité. Pour en arriver là, il faut une solide construction programmatique, sur laquelle nous nous échinons. Tout le monde est concerné, ceux qui se trouvent à l'intérieur comme à l'extérieur du mouvement."

"On essaie de nous éliminer comme cela"

Les résultats sont là : rien que sur la loi de finances, le groupe de députés LFI a déposé 365 amendements avec pour seul objet de demander des rapports au gouvernement. Les sujets sont vastes et vont de la "création d'un service citoyen obligatoire" à "l'archéologie préventive en outre-mer". "Obstruction parlementaire !", clame la majorité, "Participation active au débat !", rétorquent les Insoumis. L'enjeu, s'il est bien de faire feu de tout bois, est également d'émerger en tant que force de proposition crédible aux yeux de l'opinion. Un travail qui passe notamment par la publication d'un contre-budget d'une cinquantaine de pages. Au programme : "un choc d'investissement de 100 milliards sur cinq ans", ou encore plus de 173 milliards d'euros de dépenses publiques supplémentaires financés, entre autres, par la suppression du pacte de responsabilité et des niches fiscales. "Au budget pour les hyper-riches, nous opposons le budget pour l'intérêt général", affirmait ainsi le membre de la commission des finances Éric Coquerel.

Mais la machine à buzzer s'est remise en marche vendredi avec les révélations du magazine Capital et de L'Express. En cause, le­ ­patrimoine de Mélenchon et notamment les conditions d'acquisition de sa permanence à Massy. Illico, le leader des Insoumis a pris le taureau médiatique par les cornes : "La 'révélation' de Capital est que je l'aurais achetée en 1998 et payée avec l'argent de mon IRFM [indemnité représentative de frais de mandat] et sans doute avec celui des locataires du lieu", raconte-t-il sur son blog. "Tout faux Capital ! […] Je n'ai pas eu besoin de payer ma permanence avec mon IRFM. […] J'ai payé cash l'acquisition du local." Il a annoncé qu'il comptait mettre en demeure les deux journaux et se réservait le droit de porter plainte pour diffamation. Une nouvelle polémique que Corbière analyse comme une énième tentative de déstabilisation : "À chaque semaine sa nouvelle petite histoire infondée. Il s'agit d'une chasse à courre, d'une battue. On essaie de nous éliminer comme cela." La suite au prochain épisode ?

 

 C’est l’une des plus proches de Jean-Luc Mélenchon. Depuis des années, elle est de tous ses combats. Raquel Garrido a pourtant choisi de tourner la page de la politique. En exclusivité dans le JDD, elle explique le choix qu’elle fait ni en raison des récentes polémiques, ni sur demande du leader de La France insoumise. Mais en raison de sa nouvelle activité de chroniqueuse chez Thierry Ardisson sur C8 : "Le CSA a comptabilisé mes passages à l’antenne en temps de parole France Insoumise, ce qui a créé un déséquilibre sur la chaîne. Le CSA m’a placée devant un dilemme. Soit renoncer à mon engagement politique, soit être décomptée FI. J’ai fait mon choix. Compte tenu de l’essor du mouvement, je considère que je n’y suis pas indispensable. A la télé, il y a si peu d’Insoumis, tandis qu’à la FI, des "Raquel", il y en a plein."

 

Vous êtes une des voix de La France insoumise. Depuis la rentrée, vous êtes aussi chroniqueuse dans l'émission de Thierry Ardisson, "Les Terriens du dimanche". Est-ce compatible
Je le croyais, mais le CSA a comptabilisé mes passages à l'antenne en temps de parole France insoumise, ce qui a créé un déséquilibre sur la chaîne. Le CSA m'a placée devant un dilemme. Soit renoncer à mon engagement politique soit être décomptée France Insoumise.

Avez-vous décidé d'arrêter la politique?
Oui. J'ai réfléchi et j'ai fait mon choix. Compte tenu de l'essor du mouvement, je considère que je n'y suis pas indispensable. À la télé, il y a si peu d'Insoumis, tandis qu'à La France Insoumise, des "Raquel", il y en a plein! Je tourne donc la page sans états d'âme.

Jean-Luc Mélenchon apprécie mes passages dans l'émission

Jean-Luc Mélenchon vous a-t-il demandé de faire un choix entre politique et télé?
Jamais. Jean-Luc Mélenchon apprécie mes passages dans l'émission et il est content que je m'épanouisse. Je l'ai informé de ma décision. Il m'a dit qu'il comprenait.

Les récentes polémiques vous concernant vous ont-elles poussée vers ce choix?
Je ne suis pas du genre à céder à la pression et aux injonctions, surtout quand elles sont malveillantes. Les spéculations vont bon train sur mon compte, méfiez-vous !

Je répète : pour maintenir ma chronique hebdomadaire il fallait l'ôter du décompte France insoumise. Pour cela, le CSA a exigé un retrait total de mes activités politiques.

Concrètement, vous ne serez pas présente le 25 novembre pour la convention de La France insoumise ou lors d'éventuelles marches de Jean-Luc Mélenchon?
Effectivement. Ce retrait implique discrétion et retenue.

Vous ne serez donc pas candidate aux européennes en 2019?
C'est la conséquence logique.

Allez-vous demander votre carte de presse?
Surtout pas! Je suis avocate. Mon ordre a confirmé que j'exerçais dans le parfait respect de notre déontologie. Je suis indépendante de mon client, la maison de production TéléParis. Les modalités d'embauche des journalistes ou du monde du spectacle sont interdites aux avocats.

Faites-vous ce choix aussi pour des raisons financières?
Je n'ai jamais perçu un centime en rétribution de mon engagement politique. Je parle quatre langues, j'ai une expertise en droit international économique. Si j'étais ­vénale, j'aurais fait avocate ­d'affaires, pas mélenchoniste!

Je n'ai jamais perçu un centime en rétribution de mon engagement politique

 

Est-ce compatible de critiquer l'oligarchie tout en travaillant sur C8, la chaîne de Vincent Bolloré?
Je dénonce la concentration oligarchique du pouvoir. Je n'ai pas mis d'eau dans mon vin. Avec Ardisson, je dis librement ce que je pense. Je n'ai aucun intérêt à m'autocensurer. Le téléspectateur veut une voix de rupture dans le cadre d'une émission où toutes les opinions sont représentées.

Vous avez répondu aux accusations du Canard enchaîné via le compte Snapchat de Jeremstar. Comprenez-vous que ce mélange des genres choque?
J'adore le mélange! Ériger des murs et mettre des gens dans des cases est un mal que je déplore. Cette vidéo est un pied de nez à un petit monde journalistique agressif qui a ouvert une guerre contre moi à partir du 31 août, jour où j'ai posé une question sur les ordonnances Macron au Premier ministre.

Ne pensez-vous pas que votre place était du côté du média militant que lancent Sophia Chikirou et Gérard Miller plutôt qu'avec Thierry Ardisson?
Le Média citoyen est un projet courageux et salutaire que je soutiens. Quant à moi, ne m'assignez pas ainsi à résidence. Ma vie entière a été parsemée de moments de grand chamboulement. Ma place est là où cette vie me mènera. Comme a dit le poète espagnol Antonio Machado : "Le chemin se fait en cheminant."

***

*

RAQUEL, tu as fait le bon choix pour ton couple, ta famille... Tu es forte et ils n'ont pas réussi à te détruire ces médias baveux, ces hallucinés Gilles-William Goldnadel et Franz-Olivier Giesbert qui t'entourent chez Ardisson avec une haine pas possible. Bravo !

GOLDNADEL est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

 

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