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01/12/2017

Gérald BLONCOURT expose son "OEIL EN COLERE"

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http://www.bloncourt.net/

 

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Le Blog de gérald Bloncourt

 

BLONCOURT photographe

- Les archives photo de Gérald BLONCOURT
- Textes sur l'oeuvre photographique de BLONCOURT
- Mes images sont diffusées par l'Agence photos "RUE DES ARCHIVES" - "RUE DES ARCHIVES" (Page sur BLONCOURT)

 


 

- BLONCOURT peintreImage associée

 

....la Terre tourne....les pages aussi...

 

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Page 2-Regards d'enfants:
Page 3-Les années 60...:
Page 4- Les années soixante (suite):
Page 5- Un demi-siècle de mémoire photographique:
Page 6- Des images à dire le temps passé:
Page 8- Un poème d'André Laude:
Page 9-Isabelle de Paris:
Page 10-Les amoureux sont seuls au Monde...:
Page 11-LES Page 11-SAHAROUIS (les femmes soldats):
Page 13-Montand-Lemarque:
Page 14-Belmondo-Jeanne Moreau:
Page 17-BRASSENS/TRENET, 1ère rencontre:
PLAN DU SITE:
Page 1bis- BLONCOURT, Peintre-:
DUVALIER-(Haïti)15 :
Pour me joindre : gerald.bloncourt@club-internet.fr

 

https://pentaxklub.com/photographes-damerique-centrale/

Photographe haïtien

Si nous avons joint les Grandes Antilles à l’Amérique Latine c’est aussi parce qu’elles nous offrent des photographes de premier plan. Après Cuba, Haïti, un des pays les plus pauvres du monde.

Rappelons qu’avant de s’appeler Haïti, cette partie occidentale de l’ancienne île d’Hispaniola était une colonie française, connue sous le nom de Saint Domingue. À ne pas confondre avec la partie orientale de l’île qui constitue la République Dominicaine.

 

Gérald BLONCOURT

Gérald Bloncourt est né le 4 novembre 1926, à Bainet, ville de la côte sud d’Haïti, d’un père guadeloupéen et d’une mère française d’origine métropolitaine.

Avant de se lancer dans la photographie, il a été peintre et a participé, notamment, à la fondation du Centre d’Art Haïtien de Port-au-Prince.

Venu s’installer en France à la fin des années 1940, il couvre d’abord de nombreux conflits sociaux pour le compte de l’Humanité. Il devient ensuite photographe indépendant pour divers journaux aussi différents que Le Nouvel Observateur, l’Express, La vie Catholique, La Vie Ouvrière. Pendant toute sa « période européenne », il couvre de nombreux évènements et conflits. C’est le cas de la « Révolution des œillets » au Portugal, la guerre du Front Polisario au Sahara occidental (conflit entre le Maroc et la Mauritanie).

Après la chute des Duvalier, il retourne à Haïti en 1986.

Mais la photographie ne lui a pas fait abandonner la poésie et la peinture. S’il expose parfois ses photos, il publie également des livres sur la peinture haïtienne. En 2004, paraissent ses mémoires de reporter photographe. Au cours des années suivantes paraîtront d’autres ouvrages. Les récompenses et distinctions s’accumulent. Médaille de Vermeil de la Ville de Paris en 2008, il est fait Chevalier des Arts et Lettres en 2012 puis Chevalier de la Légion d’Honneur en 2015.

Le Portugal ne l’oublie pas non plus et, en 2016, il est décoré de la Grand Croix de l’ordre de l’Infante d’Henrique, par le Président de la République portugaise.

De nombreuses et très belles images et beaucoup d’autres choses encore sont à découvrir sur son blog.

 

Page 7 - PHOTOS BLONCOURT

 

La mémoire est là!...incassable!...

 

Pour mieux circuler dans le site

 

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Les liens des pages: Les Photos, la Dictacture , la Révolte de 1946

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Page 10-Les amoureux sont seuls au Monde...:
Page 11-LES Page 11-SAHAROUIS (les femmes soldats):
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Page 14-Belmondo-Jeanne Moreau:
Page 15-DUVALIER-Duvalier et ses macoutes:
Page 17- Georges BRASSENS-Charles TRENET:
Page 18- DUVALIER- Le Père Soler vous parle:
Page 19- DUVALIER-documents:
Page 20- DUVALIER- LE COURRIER:
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Page 20ter- LES COMMUNIQUÉS (suite):
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Page 24- DUVALIER-Documents:
Page 25- DUVALIER-Documents:
Page 26- DUVALIER-Documents:
Page 27- DUVALIER-Livres à lire:
Page 28- DUVALIER-Liste de morts:
Page 31- TEXTES SUR OEUVRE PHOTOGRAPHIQUE DE BLONCOURT:
Page 32- La révolte de 1946 en Haïti:
Page 33- La révolte dite "Les 5 Glorieuses":
Page 34- La révolte dite "Les 5 Glorieuses":
Page 35- La révolte dite "Les 5 Glorieuses": Nouvelles pages à venir....
Page 36- La révolte dite "Les 5 Glorieuses":
Page 37- La révolte dite "Les 5 Glorieuses":
Page 38- La révolte dite, en Haïti,des "5 Glorieuses":
Page 39-

1804/2004 :Bicentenaire en HAÏTI

 


 

Pour me joindre :
gerald.bloncourt@club-internet.fr

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Gérald Bloncourt

  • PhotoGbloncourtweb  

    Gérald Bloncourt, né le 4 novembre 1926 à Bainet (Haïti), est peintre, photographe, graveur et écrivain. Il participe en 1944 à la fondation du Centre d’art haïtien. Militant révolutionnaire, il lutte aux côtés des écrivains Jacques Stephen Alexis et René Depestre. Exilé en France à la fin des années 1940. À Paris, il peint et se fait une réputation de reporter-photographe dans les milieux de la presse parisienne. Il poursuit cette carrière de photographe dès 1949 au journal L’Humanité et à L’Avant-Garde puis en 1958 devient reporter indépendant jusqu’en 1986. Cette année-là, Bloncourt publie chez Nathan La Peinture haïtienne, en collaboration avec Marie-José Nadal-Gardère. Gérald Bloncourt donne de nombreuses conférences sur la peinture haïtienne, notamment en France (à l’Unesco) et aux États-Unis (à l’Université de La Nouvelle-Orléans). Parmi ses publications, notons Les Prolos, un livre-album de 140 photographies accompagné par des textes de Mehdi Lallaoui (Au Nom de la Mémoire, 2004); Le regard engagé, parcours d’un franc-tireur de l’image (Bourin, 2004); avec Michael Löwy, Messagers de la tempête; André Breton et la Révolution de janvier 1946 en Haïti (Éditions Le Temps des Cerises, 2007).

    Il a également publié chez Mémoire d’encrier le recueil Dialogue au bout des vagues (2008) et Journal d’un révolutionnaire (2013). Témoin exceptionnel de son temps, il nous livre dans ce journal un vibrant témoignage pour que ne soient trahis les testaments.

    ***

    *

     

    Publications chez Mémoire d’encrier :

    C1dialogueauboutdesvaguesweb  c1journalrevolutionnaireweb

 

 

 

JE ME SOUVIENS...

Je me souviens des purges administrées tous les samedis matin pour guérir des vers, du paludisme et du "sang-gâté".

Je me rappelle la tête coupée, fichée sur une pique, qu'une foule en colère a baladé des heures durant, dans les rues de Jacmel.

Je me souviens l´avoir vu passer, montant et descendant dans le roulis de la manifestation, au ras de mon balcon. Je me souviens que le ciel était bleu-féroce et que le soleil cernait de lumière le macabre visage. Je me souviens que j'avais 7 ans.

Je me souviens de Diogène, le conteur, matraqué et jeté ensanglanté dans un camion par des types de la Garde, parce qu'il allait pieds nus et en guenilles. Je me souviens d'avoir entendu dire qu'il fallait nettoyer la ville de tous les mendiants à cause du bateau de touristes yankee qui devait faire escale dans le port ce jour-là. Je me souviens que Diogène n'a jamais plus reparu. Je me souviens qu'un voisin a dit qu'il était mort.

Je me souviens du cyclone de 1936. Du tremblement de terre et du raz-de-marée qui l'ont précédé. Je me souviens des quinze mille victimes et de ceux que la peur a rendus fous. Je me souviens des cadavres brûlés en tas pour éviter l'épidémie. Je me rappelle cette odeur de cochon grillé et les volutes de fumée noire dans le ciel redevenu bleu et serein.

Je me souviens des matelas contre les murs en cas de "balles perdues".

Je me souviens d'un doigt sectionné pour une banane volée. Je me souviens de la main de Théragène, coupée, pour tout un régime dérobé.

Je me souviens des lampes à pétrole, des bougies de baleine et des "torches-bois-de-pin" éclairant mes cahiers d'écolier.

Je me souviens de la route Jacmel-Port-au-Prince aux cent "passes" de torrents. Je me souviens de Moreau, la rivière aux écailles d'argent. Je me souviens de Cour-la-Boue et du Morne-à-Tuf.

Je me souviens des tambours dans la nuit et des "bandes" du mardi-gras.

Je me souviens de nos pigeons mangés par les voisins et... des colères de mon père ! Je me souviens de lui lorsqu'il partait à la recherche des trésors enfouis durant la guerre de l'Indépendance en 1804, et qu'il n'a jamais découvert.

Je me souviens de ma dysenterie amibienne et de l'eau bouillie qu'il m'a fallu boire durant un an.

Je me souviens de P'tit-Louis qu'il a fallu que je cesse de fréquenter parce qu'il avait la teigne.

Je me souviens de Maman-Dédé m'interdisant de parler créole pour ne pas gâter mon français.

Je me souviens que les petits "mulâtres" jouaient de préférence avec les petits "mulâtres", les petits "nègres" avec les petits "nègres", que les bonnes étaient toujours noires et les prêtres toujours blancs.

Je me souviens qu'il ne fallait jamais oublier de ne pas parler aux gens des bidonvilles et qu'il fallait surtout ne pas oublier qu'il était interdit de donner la main aux "enfants de la rue". Je me souviens qu'il ne fallait jamais dire de gros mots sous peine d'attraper le "gros-ventre comme certains gosses du voisinage. Je me souviens du "mal-mouton" que ma mère appelait oreillons. C'était une maladie terrible qui engendrait le "maklouklou" gonflant démesurément les testicules, comme c'était le cas pour Maître Bordes, doyen du tribunal.

Je me souviens du massacre des quinze mille travailleurs haïtiens en République Dominicaine. Je me souviens que cette tuerie eut lieu en une seule nuit.

Je me souviens des vingt-et-un coups de canons tirés du Fort-National pour saluer les bateaux de l'U.S Navy à chaque fois que l'un d'eux venait mouiller dans la rade.

Je me souviens des "marines" nord-américains dé-ambulant saouls dans nos rues, la bouteille de gin dépassant de leurs poches arrières. Je me souviens de leur allure chaloupée et de leur difficulté à avancer sous le soleil. Je me souviens de leur brutalité, de leur grossièreté, de leur peau violette, de leurs yeux injectés de sang, de leurs visages inintelligents, de leurs uniformes peu seyants, de leurs rictus repoussants, de leurs de leurs de leurs de leurs....

Je me souviens qu'il fallait oublier les amis emprisonnés parce qu'ils n'étaient pas d'accord avec le gouvernement. Je me souviens qu'il fallait ne plus se souvenir des "disparus". Qu'il fallait rayer de son vocabulaire : "politique", "à bas Borno", "indépendance " et "communisme".

Je me souviens de ma terre-natale dont on m'a privé quarante ans et que j'ai retrouvé à soixante.

Je me souviens qu'il m'a fallu dix-sept jours pour traverser l'Atlantique en 1946 à bord du San-Matéo et dix heures pour revoir le pays en 1986, à bord d'un Boeing 747.

Je me souviens que la terre est ronde. Que mon coeur bat. Que j'ai connu Georges Perec au Moulin d'Andée, Samy Frey en cassette, et Isabelle dans le métro.

Je me souviens des mots : amour, espoir, liberté, fleur et rêve.

Je me souviens qu'un jour viendra...

(Extraits) -
Paris 8 Novembre 1990

Gérald BLONCOURT

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Le rebel..., Gérald Bloncourt   Interprètes : Claude Aufaure, Benjamin Jules-Rosette, Céline Liger

 

Quand vous connaîtrez son site, vous y retournerez

vous ne le lâcherez plus

 

 

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