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11/01/2018

L'EAU SALE MEDIATIQUE


 

France-Info-la-honte-nationale avait décidé de me faire lyncher pour « n’avoir rien dit en hommage à Johnny ». Quelques-uns de ses collègues moutons de Panurge précisèrent même que je « refusais de participer à l’hommage à  Johnny », crime dont chacun mesure la laideur dans un contexte d’adulation obligatoire. Cependant, plusieurs journalistes réagirent quand même pour démentir cette invention.

Il est vrai que ceux-là se sont donné la peine d’aller voir sur ma chaîne Youtube ce qu’il en était vraiment. Ils ont découvert que je m’étais exprimé. Autrement, il est vrai. Avec mes mots. Comme quelqu’un qui n’était pas un fan (un choix semble-t-il interdit), à ma façon raisonnée. Je m’en suis sorti à peu près indemne. Corbière a eu moins de chance. Pour un tweet mille fois incendié, il a même eu droit à sa dose de menaces de mort au siège du mouvement. Bravo les petits soldats du pilori médiatique ! Encore un effort et l’un d’entre nous finira par prendre un mauvais coup de la part d’un dingue. Ça fait des mois que c’est votre but avec vos buzz pourris tous les deux jours, non ?

S’il fallait un argument de plus, cet épisode ridicule de plus pour comprendre dans quel abîme est en train de sombrer l’info de « service public » de l’information politique, il est donc servi. J’ai donc proposé ici même que soit créé un tribunal déontologique des médias. Le mot « tribunal » est inadapté. Il sous-entend une vocation punitive qui n’est pas dans l’esprit du dispositif dont il est question. Le mot « conseil déontologique » est plus conforme à l’idée sur le sujet. Car il ne s’agit, le cas échéant, que de sanction symbolique, c’est-à-dire morale. Le point de départ : il n’existe aucun recours individuel ou collectif contre un manquement avéré aux règles de déontologie du métier de journaliste.

Plusieurs textes ont été publié pour appuyer cette proposition. Thomas Guénolé s’est exprimé par une tribune dans Marianne.net et par une vidéo que j’invite à lire. J’ai trouvé aussi un texte d’Olivier Tonneau, paru dans Médiapart. Les deux ont fait un très grand effort d’argumentation.

Je crois en effet que l’argumentation est notre meilleur outil de conviction de masse. Car il ne s’agit pas de rallier nos signataires pour qu’ils soutiennent la condamnation du spectaculaire mauvais traitement dont j’ai été l’objet sur France 2 ou par France Info.

Il s’agit de tirer d’un mal un bien.

Il s’agit de créer un recours déontologique qui assainira une atmosphère devenue aujourd’hui insupportable. Il s’agit de défendre un bien commun : le droit de connaître la vérité d’aussi près que possible. J’ai bien noté l’assaut immédiat de quelques médiacrates contre l’idée : d’abord « c’est Mélenchon qui la propose ». Ensuite c’est « pour surveiller les journalistes et limiter leur liberté ». Et voilà.

Quelques-uns ont poussé le corporatisme plus loin en invitant sur leur plateau Lenglet et Saint-Cricq pour recueillir leurs émouvantes pleurnicheries.

Le monde à l’envers : présenter deux prototypes de l’abus de pouvoir médiatique comme de pauvres victimes et les repeindre en défenseurs de la liberté de la presse : un comble ! Ceci dit c’est une émission de divertissement et l’humour noir, c’est de l’humour.

Merci à Yann Barthez d’avoir placé ces deux caricatures en position d’accusés, obligés de se défendre. Un seuil symbolique intéressant a été franchi. D’autant que la réponse de Lenglet sur la TVA des automobiles achetées en Belgique n’a pas arrangé son cas.

 

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