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09/02/2018

DES SOUS ... DES SOUS ... pour que leur projet se réalise. COLLECTIF A CONTRE TEMPS

Alicia termine sa seconde année de cours à la COMPAGNIE MARITIME

DE MONTPELLIER

la mère grand va casser sa tirelire

parce que ces jeunes le méritent bien

et qu'elle aussi a fait du théâtre dans sa jeunesse, AU CERCLE LAIQUE DE GAGNY

tout simplement, tout modestement, passionnément

 

Quittons-nous sur un thriller...

Création de sortie d'école dirigée par Romain Lagarde

du 28 Avril au 6 Mai !

8 FEVRIER 1943 ...LES 5 MARTYRS DU LYCEE BUFFON

Le 8 février 1943, avenue de la Porte de Sèvres, dans un stand de tir transformé en lieu d'exécution, cinq très jeunes gens étaient fusillés par la Gestapo. Connus sous le nom des "cinq martyrs du lycée Buffon"

 

Ces lettres ont été lues, lors de la première entrée scolaire qui a suivi la Libération, à tous les élèves de France. Ces cinq martyrs seront cités à l'ordre de la nation le 24 mars 1947.

 


« Les martyrs du Lycée Buffon »
Résistants à l’occupant allemand, Jean ARTHUS, Jacques BAUDRY, Pierre GRELOT, Lucien LEGROS sont arrêtés le 31 mai 1942. Pierre BENOIT, sera arrêtés en août 1942. Ils avaient participé avec plusieurs centaines d’étudiants à la commémoration – évidemment interdite – de l’anniversaire de la défaite allemande de 1918. Tous les cinq étaient élèves au lycée Buffon à Paris, ils furent arrêtés par la police française qui les remit aux Allemands. Ils seront fusillés le 8 février 1943 sur le champ de tir d’Issy-les-Moulineaux. Avant leur exécution ils adressèrent à leurs parents une dernière lettre. C’est seulement au lendemain du débarquement allié que ces lettres ont pu être obtenues de l’occupant par leur famille. Ces lettres dont un proviseur du lycée Buffon, Monsieur Lamicp a dit qu’ « il plaindrait celui qui pourrait en achever la lecture d’un œil sec ». Ces lettres ont été lues, lors de la première entrée scolaire qui a suivi la Libération, à tous les élèves de France. Ces cinq martyrs seront cités à l’ordre de la nation le 24 mars 1947.


Lettres écrites par les cinq Élèves du Lycée Buffon fusillés par les Allemands

 

Lettre de Jean ARTHUS (mort à 18 ans)

Paris, le 8 février 1943,

Mon Grand Chéri,

Je ne sais si tu t’attendais à me revoir, je m’y attendais. On nous a appris ce matin que c’était fini, alors, adieu ! Je sais que c’est un coup très rude pour toi, mais j’espère que tu es assez fort et que tu sauras continuer à vivre en gardant confiance en l’avenir. Travaille, fais cela pour moi, continue les livres que tu voulais écrire, pense que je meurs en Français pour ma Patrie. Je t’embrasse bien. Adieu, mon grand Chéri, Jean ARTHUS

Lettre de Jacques BAUDRY (mort à 21 ans)

Mes Pauvres Parents chéris,

On va m’arracher cette vie que vous m’avez donnée et à laquelle je tenais tant. C’est infiniment dur pour moi et pour vous. J’ai eu la chance de savoir, avant de mourir, que vous étiez courageux. Restez-le, surtout ma petite maman que j’embrasse de tout mon pauvre cœur. Mes pauvres chéris, j’ai accepté le combat, vous le savez. Je serai courageux jusqu’au bout. La guerre sera bientôt finie. Vous serez quand même heureux dans la paix, un peu grâce à moi. Je veux retourner à Dieu à côté de pépère et mémère. J’aurais voulu vivre encore pour vous aimer beaucoup. Hélas ! Je ne peux pas, la surprise est amère J’ai eu les journaux. Nous mourons en pleine victoire. Exécution ce matin à onze heures. Je penserai à vous, à Nicole. Hélas ! mes beaux projets d’avenir ! Qu’elle ne m’oublie pas non plus, ni mes parents Mais surtout, que la vie continue pour elle, qu’elle profite de sa jeunesse. Jacques BAUDRY

Lettre de Pierre BENOIT (mort à 17 ans)

Paris, le 8 février 1943mes Chers Parents, Chers amis, C’est la fin !… On vient de nous chercher pour la fusillade. Tant pis. Mourir en pleine victoire, c’est un peu vexant, mais qu’importe !… Le rêve des hommes fait événement…Nano, souviens-toi de ton frangin. Jusqu’au bout, il a été propre et courageux, et devant la mort même, je ne tremble pas. Adieu, petite Maman chérie, pardonne-moi tous les tracas que je t’ai faits. J’ai lutté pour une vie meilleure ; peut-être un jour, tu me comprendras ! Adieu, mon vieux Papa. Je te remercie d’avoir été chic avec moi. Garde un bon souvenir de ton fils. Tototte, Toto, adieu, je vous aimais comme mes propres parents. Nano, sois un bon fils, tu es le seul fils qui leur reste, ne fais pas d’imprudence. Adieu tous ceux que j’ai aimés, tous ceux qui m’aimaient, ceux de Nantua et les autres. La vie sera belle. Nous partons en chantant. Courage. Ce n’est pas si terrible après six mois de prison. Mes derniers baisers à vous tous Pierre BENOIT.

Lettre de Pierre GRELOT (mort à vingt ans)

Paris, le 8 février 1943

Maman chérie, Papa et Jacques chéris,

Tout est fini, maintenant. Je vais être fusillé ce matin à onze heures. Pauvres parents chéris, sachez que ma dernière pensée sera pour vous, je saurai mourir en Français. Pendant ces longs mois, j’ai beaucoup pensé à vous et j’aurais voulu plus tard vous donner tout le bonheur que votre affection pour moi méritait en retour. J’ai rêvé tant de choses pour vous rendre heureux après la tourmente. Mais, hélas ! mes rêves resteront ce qu’ils sont. Je vous embrasse beaucoup, beaucoup. La joie de vous revoir m’est à jamais interdite. Vous aurez de mes nouvelles plus tard. Je vous embrasse encore et toujours, mes parents chéris. Gardez toujours dans votre cœur mon souvenir…Adieu, Maman, Papa, Jacques Chéris, adieu…Pierre GRELOT

Lettre de Lucien LEGROS.(mort à 19 ans)

Paris, le 8 février 1943.

Mes Parents Chéris, mon Frère Chéri,

Je vais être fusillé à onze heures avec mes camarades. Nous allons mourir le sourire aux lèvres, car c’est pour le plus bel idéal. J’ai le sentiment, à cette heure, d’avoir vécu une vie complète. Vous m’avez fait une jeunesse dorée : je meurs pour la France, donc, je ne regrette rien. Je vous conjure de vivre pour les enfants de Jean. Reconstruisez une belle famille… Jeudi, j’ai reçu votre splendide colis ; j’ai mangé comme un roi. Pendant ces quatre mois, j’ai longuement médité ; mon examen de conscience est positif, je suis en tous points satisfait. Bonjour à tous les amis et à tous les parents. Je vous serre une dernière fois sur mon cœur. Lucien LEGROS.

 

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RUGBY : CE WEEK-END - HABAS à ST PAUL LES DAX et GRENADE SUR ADOUR A HABAS

Samedi 3 FEVRIER 2018

En championnat Territorial Phliponeau et Teulière B,

Les équipes Junior et Cadet de l'Entente P H L se déplacent à Saint Paul le Dax

Coup d'envoi à 14h00 et 15h30 

Arbitre Equipe Cadet : M.  Larrue Thibault du Comité Côte Basque Landes.

Arbitre Equipe Junior : M.   Pamphile Cyrille  du Comité Côte Basque Landes.

 

 

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LES SUPPORTERS HABASSAIS REPONDRONT ENCORE PRESENTS, COMME ICI A CAPBRETON

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ET LES BLEUS GAGNERONT

COMME ICI A CAPBRETON

 

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Dimanche 11 FEVRIER 2018

En championnat Territorial Côte Basque Lanndes Promotion d'Honneur

Les 2 équipes seniors de l'U S HABAS reçoivent Grenade sur Adour

Coup d'envoi à 14h00 et 15h30

Arbitre Equipe I : M.  du Comité Côte Basque Landes.

Arbitre Equipe II : M.  du Comité Côte Basque Landes.

Représental Fédéral : M.   du Comité Côte Basque Landes.

 

 

8 février 1962 Manifestation tragique au métro Charonne

8 février 1962

 
 
"Ce n'était pas un "accident"
mais le résultat d'une violence policière banalisée et routinière."
 
Alain Dewerpe (le fils de la victime Fanny DEWERPE)***

 

Extraits : POEME de Roger VIDAL

 

Le jeudi huit février, ils étaient trente mille

A battre le pavé de notre capitale,

Parce qu'ils refusaient cette marque brutale

Qu'imprimaient les factieux dans le coeur de nos villes

Ils étaient trente mille en harmonie totale.

 

"Des slogans et des chants mais aucune violence",

Telle était la consigne et tous la respectaient

Leur combat était vrai et sans ambigüité

La paix juste la paix et sans ambivalence

Ils étaient venus là sans animosité.

 

Mais la mort les guettait à l'angle d'un bistro

La mort par le "bidule" en un choix de hasard

Thanatos attendait n'importe où, charognard

Puis il les rattrapa aux portes d'un métro

Et s'écoula leur vie comme un sang communard.

 

Ils s'y mirent à neuf, sans chichis ni dentelles

Pour mourir à Paris, quoi d'autre en vérité ?

Ah oui ce rêve là d'une autre Humanité.

Lisez leur nom gravé simplement sur la stèle.

 

Le 8 février 1962, 20 000 personnes participent à Paris à une manifestation contre les attentats de l'OAS et pour la paix en Algérie. A l'issue de ce défilé pacifique, les forces de l'ordre chargent les manifestants aux abords de la station de métro Charonne. Un déchaînement de violences policières qui fera neuf morts et plus de 250 blessés.

Le 8 février 1962, 20 000 personnes participent à Paris à une manifestation contre les attentats de l'OAS et pour la paix en Algérie. A l'issue de ce défilé pacifique, les forces de l'ordre chargent les manifestants aux abords de la station de métro…
HUMANITE.FR
 
- Jean-Pierre BERNARD, 30 ans, dessinateur aux PTT;
- Fanny DEWERPE, 30 ANS, sténodactylographe;
- Daniel FERY, 15 ans, employé de presse;
- Anne GODEAU, 24 ans, agent d'exploitation aux PTT;
- Edouard LEMARCHAND, 40 ans, employé de presse;
- Suzanne MARTORELL, 40 ans, employé de presse;
- Hippolyte PINA, 58 ans, militant du PCF et de l'Union Syndicale du Bâtiment de Seine et Oise CGT;
- Maurice POCHARD;
- Raymond WINTENGS, 44 ans, imprimeur typographe.

 

 

Charonne, 8 février 1962

 

Dans l'Humanité: Il y a 50 ans, le massacre de Charonne

MARDI, 7 FÉVRIER, 2012
HUMANITE.FR
 
 

Le 8 février 1962, neuf personnes tombaient au métro Charonne sous les coups de la répression policière d'une rare férocité, alors que 60 000 manifestants défilaient contre les attentats de l'OAS.

Cinquante ans plus tard, l'Humanité de ce mercredi 8 février 2012 rappelle cette sanglante page de l'histoire française à travers un cahier de quatre pages de témoignages d'une rescapée, de témoins et d'un journaliste de l'Humanité présent. A lire:

  • "Après le massacre, la situation a basculé": militant communiste du XXe arrondissement de Paris, Henri Malberg, alors âgé de 32 ans, se trouvait au métro Charonne
  • "La liste des victimes s'allongeait, c'était vraiment affreux. Nous étions en rage": entretien avec Jean Le Lagadec, journaliste de la rubrique politique de l'Humanité
  • "Je pensais juste à respirer": en février 1962, la sociologue Maryse Triper a 16 ans. Rescapée de la manifestation, elle a toujours tu son histoire, jusqu'à ce que deux auteurs en fasse une bande dessinée
  • "J'étais un jeune étudiant communiste du lycée Buffon": témoignage de Nicolas Devers-Dreyfus, qui avait quinze ans à l'époque. 

 

 
 
L'Humanité censurée au lendemain du massacre de Charonne le 8 février 1962. Parmi les neufs manifestants assassinés par la police du Préfet Papon, il y avait trois salariés de ce journal : Suzanne Martorell, Daniel Fery, Edouard Lemarchand.

 Accueil

À l'occasion du 54ème anniversaire de la répression sauvage du 8 février 1962 lors de la manifestation contre l’OAS et la guerre d’Algérie, le PCF et la CGT rendront un hommage aux neuf victimes au métro Charonne, lundi 8 février. Jean Friant, ouvrier chez Renault à Boulogne-Billancourt et rédacteur pour Avant-Garde était dans la manifestation et témoigne de la "bestialité policière" et de l'émotion lors de l'hommage aux victimes.

 

À l'époque je travaillais chez Renault à Billancourt et j'étais secrétaire du cercle des Jeunesses communistes de l'usine. Avec mon camarade Bernard B., nous avions rendez-vous à 20 heures au siège d'Avant-Garde dans le 15ème arrondissement, notre journal, pour y monter la garde de nuit. C'était prévu depuis une dizaine de jours.

Le 8 février 1962 de grandes manifestations se déroulaient contre les attentats de l'OAS à Paris. Nous rejoignons le rendez-vous avec les travailleurs de Renault au Pont-Marie, et nous remontons en cortège jusqu'à la place de l'Hôtel de ville. Soudain arrive, toutes sirènes hurlantes, un "chapelet" de cars de flics. Le temps que ceux-ci descendent et commence à charger, nous nous dispersons dans les rues étroites de ce quartier du centre de Paris. Nous prenons le métro jusqu'à la station Bir-Hakeim puis la rue Humblot (15ème) où se trouve le siège de notre journal. Soudain, une immence déflagration, des vitres tombent... Nous nous précipitons à la porte de notre journal, nous tambourinons, nous sonnons mais rien ! Du bruit à l'intérieur... Et, un quart d'heure plus tard, la porte s'entrouve : nous venons pour la garde !

Situation un peu surréaliste après cet attentat

Sont présents dans les locaux, les dirigeants et la rédaction du journal et des responsables des jeunesses communistes.Très vite, les nouvelles tombent : au métro Charonne des morts, des blessés. La bestialité policière !….

Les camarades préparent l'Appel national pour la mobilisation et la grève générale pour le lendemain, le 9 février ! Dans les locaux c'est le branle-bas de combat. Nouis passons toute la nuit à appeler toutes les fédérations de France des JC pour dicter le contenu de l'appel à diffuser pour le lendemain.

Le 9 février au matin, Bernard et moi retournons directement à l'usine. Meeting monstre dans le grand hall de l'Île Seguin: 10 000, 15000 travailleurs ?  Emotion et gravité ! Un million de personnes aux obsèques de nos 9 camades assassinés le 13 Février.

Un mois plus tard 19 mars 1962:  cessez-le-feu en Algérie.  ENFIN !

 

Le 8 février 1962, 9 travailleurs syndiqués de la CGT dont 8 étaient membres du Parti Communiste Français ont été sauvagement assassinés par des brigades spéciales de police sur l’ordre de Maurice Papon, alors Préfet de police de Paris et de Roger Frey, Ministre de l’Intérieur du gouvernement de l’époque

 

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Alain Dewerpe, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales a publié un ouvrage passionnant dont on peine à suspendre la lecture, malgré le format – près de 900 pages, dont 200 pages de notes – et la rigueur scientifique sans cesse explicitée de la démarche. Dédié à la mère de l’auteur, Fanny Dewerpe, l’une des neuf victimes des violences policières, le livre étudie dans toutes ses dimensions la manifestation du 8 février 1962, protestant contre les menées terroristes de l’OAS en France.

L’ouvrage, impressionnant de maîtrise, livre les résultats d’une enquête extrêmement fouillée qui place les événements de la manifestation du 8 février, jusqu’au gigantesque cortège des obsèques le 13 février, dans un cadre historiographique plus large.

On y trouve en effet des réflexions sur l’histoire de la police (chap. 3 Les politiques de la police), du fonctionnement de la justice (chap. 10 Impunités), de la violence de l’État gaullien (chap. 2 La violence d’État) fort éloignée de la légende pieuse aujourd’hui diffusée (chap. 4 Les raisons du pouvoir)

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