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20/02/2018

RENCONTRE INTER-GENERATIONS AU CAFE DE LA PAIX : intéressant

RENCONTRES INTER GENERATIONS 1ER TRIMESTRE 2018

Ce matin, avait lieu la rencontre mensuelle inter-générationnelle qui rassemble une fois par mois, au Café de la Paix, tous les passionnés de notre village désireux d'échanger et de se remémorer l'Histoire de Habas, d'Antan à nos jours.

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Ainsi, des habassais amoureux de leur histoire locale revisitent le patrimoine culturel et historique local que des nouveaux habitants, découvrent avec plaisir- un passé "que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître" (Aznavour)-.  Le patrimoine culturel et historique local est ainsi remis sur la table par des anecdotes, des faits rapportés avec humour et tendresse. Quelques photos, coupures de presse ou vidéos témoignent ainsi de ce passé gravé dans les coeurs et les têtes.

C'est Sandrine LAHITTE qui est à l'origine de cette idée géniale parce que "je regrette" dit-elle, "de ne pas avoir filmé mes grands-parents qui avaient tant à dire, à montrer...". Elle se souvient mais elle aurait aimé transmettre autrement. Comme moi et beaucoup d'autres qui regrettons de ne pas avoir questionné les parents, la famille, sur une vie qui fait aussi partie de la nôtre et dont nous avons quelques notions quand nos ancêtres ont bien voulu s'exprimer. Quand on est jeunes, on a d'autres préoccupations et plus tard il est trop tard pour avoir des réponses à ces interrogations.

Ce 19 février, le thème portait sur la naissance et le développement du Syndicat d'Initiative à HABAS qui a connu des années fastes en d'autres temps. 

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Francine LALANNE qui animait la rencontre rappelait l'Historique des Syndicats d'Initiative, qui ont pris leur envol dans les années 60, lorsque le Conseil Général, présidé alors par M. LAVIEILLE, maire de SAINT-PAUL-LES-DAX émettait le souhait de développer "le tourisme intérieur" (le tourisme côtier étant déjà bien lancé). En s'appuyant sur le Comité Départemental de tourisme avec à sa tête le dynamique Président, M. Louis DARMANTE.

"Ainsi plusieurs axes d'action sont mis en oeuvre. Les Offices de tourisme s'installent dans les villes landaises, les Syndicats d'Initiative dans les cantons. 

"Ces nouvelles institutions s'activent avec passion pour revivifier cet arrière pays landais, de la CHALOSSE, du MARENSIN, DU PAYS D'ORTHE, du TURSAN ...

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"L'objectif était de faire connaître ses magnifiques paysages, ses monuments, sa riche histoire, son économie, la douceur de son climat, ses traditions, son sens de l'accueil.

Tel était le cadre de travail à mettre en place par les Syndicats d'Initiative

pour intéresser le touriste.

 

"Le fleurissement "FLEURIR C'EST SOURIRE", les journées T.E.R. (Tourisme en Espace Rural), les gîtes ruraux, les chambres d'hôtes, les campings à la ferme, municipaux ; les animations culturelles, expositions, concerts, folklore, la gastronomie, les sentiers pédestres étaient autant "d'outils de développement" à la disposition du Syndicat d'Initiative. Vaste programme !

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"Le Conseil Général accordait des subventions pour ces activités : 30 à 50% des subventions.

 
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"Sous l'impulsion de Mme CABY et avec l'appui du Conseil Général, une première préoccupation fut d'embellir le village avec le fleurissement  (années 70-75)

"Entre 80-86, Dédée BIGNALET prenait alors le relais de Mme CABY à la tête du Syndicat d'Initiative et donnait une nouvelle impulsion à ce fleurissement du bourg mais également des maisons fleuries (avec concours). Une Commission "fleurs" que je présidais avait pour mission de parcourir le village et la campagne pour évaluer maison par maison l'effort de fleurissement réalisé par ses habitants. "

"Et Francine nous montre avec fierté son petit cahier de divers classements des années 84-85 avec les plans des massifs de fleurs dessinés minutieusement.

"HABAS reçoit ainsi 3 prix départementaux : une 1ère fleur en 1979 avec le panneau Village fleuri, une 2ème en 1982, une 3ème en 1984."

Et devinez ! ces prix ont été remis au SENAT par le Président POHER aux maires qui se sont succédés : Victor LAMARQUE et Jean LALANNE. Francine accompagnée de "Ginette" se rendait également au Sénat pour confirmation des trois fleurs.

"Le Syndicat d'Initiative participait activement à ce fleurissement et apportait une aide efficace aux employés communaux en "jouant les jardiniers" : semis, repiquages, plantations, entretien des parterres." Quand on aime on ne compte pas.. Enfin, si !

"8 000 fleurs étaient plantées !"

Aujourd'hui c'est impensable ! les temps ont bien changé !

Les mentalités aussi ! Les motivations ne sont plus les mêmes !

"En 1988, afin d'alléger les charges communales en matière de fleurissement, le Syndicat d'Initiative décidait le financement d'une serre plus moderne avec chauffage adapté et plans de travail fonctionnels. C'est ainsi qu'à l'automne 88, Claude BARBE, Président du Syndicat d'Initiative entouré de ses collaborateurs remettait les clefs de la serre au Maire Jean LALANNE.

4 000 fleurs étaient élevées dans la serre, faisant des heureux tels Jean LAVIELLE et Alain FRANCOIS."

 

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LES EXPOSITIONS ARTISANALES ... "Les premières avaient pour objectif de promouvoir l'artisanat local et le commerce local. (1ère exposition en 1980). Si elles étaient surtout le reflet de la valeur des artisans locaux, très vite et compte tenu du retentissement de la qualité des expositions, il a fallu "ouvrir".

Un long travail de préparation était mis en oeuvre : visite de nombreuses autres exposition dans le département, les Pyrénées Atlantiques et même la Gironde pour inviter à HABAS les meilleurs artisans; recherche de talents dans le travail du cuir, du bois et de la céramique, de la terre, des vitraux, de l'ébénisterie.

Bien naturellement, les artisans et commerçants locaux étaient toujours prioritaires. Voir le dôme en ardoises très original qui coiffait le stand des artisans réunis du Bâtiment chez Pierrot COCOYNACQ."

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Incroyable mais vrai !! 50 à 60 exposants d'exception

fréquentaient l'exposition.

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Ce succès attirait tous les ans des personnalités que Francine énumère : différents préfets, sous-préfets, Henri EMMANUELLI fidèle à ces rendez-vous, le Président de la Chambre des Métiers M. MAPIAS et son épouse, le Directeur de la Chambre des métiers M. MULH, Franck MARCADE, Conseiller Général, le député J.Pierre PENICAUT, les maires du canton.

Même lors d'une exposition, la présence de Madame BERNADAC, Conservatrice en Chef du Musée d'Art Moderne au Centre POMPIDOU à PARIS.

"C'est dire combien notre exposition avait largement dépassé le cadre départemental, voire régional".

"Lorsque l'exposition a été déplacée dans le hall des sports, le Foyer Municipal a abrité une exposition peintures qui accueillait de 40 à 50 peintres. Le prix du public a permis d'offrir au peintre élu un magnifique trophée. Un cours peinture était proposé aux enfants, récompensés par de nombreux prix."

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 Sous l'égide de la Mutualité Sociale Agricole, l'objectif des journées T.E.R. (Tourisme en Espace Rural), était de faire découvrir aux touristes camps autour des plages ce qu'est une économie paysanne ou rurale. En  fait, sortir des plages.

Une journée T.E.R. débutait vers 9 ou 10 Heures. Les touristes affluaient devant la mairie soit en car, soit en voitures particulières. Ils étaient reçus par les représentants du Syndicat d'Initiative aidés des bénévoles locaux.

Après une rapide présentation du déroulement de la journée, les groupes étaient dirigés vers des sites précis, préalablement programmés :

  • Fermes spécialisées 

dans la naissance et le gavage des canards, telles chez Michelle LAHITTE et sa fille Sandrine s'en souvient très bien.

dans l'élevage bovin, boeufs gras chez M. DESCAZEAUX à MOUSCARDES

  • Maïs, semences chez Eric NASSIET
  • Caves coopératives de POUILLON et BELLOCQ
  • Apiculture chez M. TACHOIRES
  • Conserveries locales chez BIGNALET et BARUCQ
  • Ganaderia locale chez André DESCAZEAUX

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"A midi, il y avait une réception en mairie par M. le Maire avec vin d'honneur, suivi du repas gastronomique concocté et confectionné par les cuisinières 3*** du Syndicat d'Initiative dirigées par leur chef étoilé Jacqueline LAMAISON"

Les visites se poursuivaient l'après-midi et le bilan de satisfaction des visiteurs était toujours élogieux concernant l'organisation, l'accueil et le repas."

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Francine annonce 250 visiteurs le 23 août 1984.

Ce qui paraît inouï quand on sait , comme le rappelait Gérald LAMATABOIS, un temps Président du Syndicat d'Initiative, comment s'est terminée cette initiative dans les années 2000, où 2 visiteurs seulement s'étaient présentés pour participer à ces journées T.E.R.

 

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 L'assistance était toute ouïe car la majorité avait vécu ces tranches de vie, bénévoles complètement impliqués dans les activités culturelles et de loisirs de leur village, acteurs locaux qui aimaient se retrouver, partager.

 

En fin de rencontre, furent évoqués LES GALAS FOLKLORIQUES

avec la réception tous les ans de groupes divers et variés (danses, orchestres, chants ...).

De bien belles soirées avec en 1981, les chants et danses avec le groupe polonais de l'Université de Lubin ; en 1982, avec le grand ballet du Daghastan et de l'Union Soviétique ; en 1983 avec le groupe culturel de MANILLE aux Philippines et plus tard la venue des guitaristes de renommée nationale et internationale Los Hermanos SANCHEZ.

Rien que ça !

"Monsieur LASSALLE, Professeur d'Espagnol était l'ambassadeur de ces groupes pour toute la région Landes, Pyrénées-Atlantiques (Festival des Pyrénées, de CONFOLENS)"

Naturellement, ces réceptions exigeaient beaucoup d'organisation. Il fallait assurer les repas, mais aussi loger ces groupes chez l'habitant.

"Geneviève PENDANX était chargée de trouver les chambres particulières pour loger tous les membres de ces sociétés. De nombreuses anecdotes sont rattachées à ces rencontres : d'abord la langue..."

Et chacun de raconter, de se souvenir pour un plaisir partagé. Je n'ai pas perdu mon temps.

 ***

*

 Gérard LAMATABOIS  a fait remarquer que si le Syndicat d'Initiative n'a plus pignon sur rue à HABAS, faute de subventions et de membres actifs, il n'a pas été supprimé comme tant d'autres mais modifié, remplacé par l'Association Culture et Loisirs de HABAS, à l'initiative de ces rencontres.

 

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Merci Francine pour ce petit rappel historique

 La rencontre bien entendu,  s'est terminée par un petit verre servi au comptoir du Café de la Paix

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*

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 LA PROCHAINE RENCONTRE AURA LIEU

LE DIMANCHE 25 MARS A 10 H 30.

19/02/2018

SANS-ABRI SOUS LA NEIGE AU XXIème siècle en FRANCE

 

Sans-abri : l'hébergement d'urgence à Paris, est-il suffisant ?

https://www.francetvinfo.fr › Météo › Pic de froid
 Combien sont-ils, parmi les 200 000 SDF de France, à dormir dehors chaque nuit, malgré les températures glaciales ? Dans les rangs de la majorité, une bataille de chiffres s'est engagée. 
 

 

Combien sont-ils, parmi les 200 000 SDF de France, à dormir dehors chaque nuit, malgré les températures glaciales ? Dans les rangs de la majorité, une bataille de chiffres s'est engagée. Pour certains, ils seraient très peu nombreux et pour d'autres, les SDF dorment dehors par choix. Sujet sensible pour le gouvernement, d'autant qu'Emmanuel Macron avait pris un engagement juste après son élection : "Je ne veux plus d'ici la fin de l'année avoir des femmes et des hommes dans les rues. C'est une question de dignité", avait-il alors déclaré. En grande majorité, ce sont des hommes célibataires, et de plus en plus de familles qui dorment à la rue..

450 personnes à la rue, rien que dans le 10e arrondissement de la capitale

Combien de SDF dorment dehors ? À cette question, le gouvernement apporte une réponse très précise : "À peu près une cinquantaine d'hommes isolés en Île-de-France", selon Julien Denormandie. Un chiffre largement sous-estimé, selon le SAMU social, qui a compté le 24 janvier dernier, rien que dans le 10e arrondissement de Paris, 450 personnes à la rue. Faute de place dans les structures d'accueil, beaucoup de sans-abri renoncent à appeler le 115. Une saturation que confirme le SAMU social. Ce soir-là, trois personnes sur quatre ne trouvent pas de solutions pour la nuit. Au mois de novembre, à Paris, 75% des demandes d'hébergement n'ont pas abouti. À Lyon : 83%. Dans le Nord, 87% et dans les Bouches-du-Rhône, 57%.

Résultat de recherche d'images pour "SDF DANS LA NEIGE"

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LA SNCF et les CHEMINOTS DANS LA RUE LE 22 MARS

PAUVRE DEMEURE ... EUH ! PAUVRE DEMORAND !

 

 

UNE POLITIQUE ANTI-FERROVIAIRE

Rapport Spinetta

 | Espace presse
 

Le rapport Spinetta a été officiellement présenté le 15 février 2018. Les préconisations qu’il contient, si elles étaient retenues, porteraient un coup sérieux aux cheminots, aux usagers, aux chemins de fer français.

Ce rapport, commandé par le gouvernement, constitue la 4ème mauvaise proposition après le projet de loi Maurey/Nègre, les assises des mobilités et le rapport Duron. Les professionnels du service public ferroviaire que sont les cheminots, et les usagers qui, eux, en sont les premiers utilisateurs, n’ont donc, pour l’heure, pas été entendus.

Ce rapport vient confirmer la politique anti-ferroviaire du gouvernement et de la direction SNCF.

Depuis plusieurs mois, la Fédération CGT des cheminots pose la question : « POURQUOI veulent-ils en finir avec le train public ? » Ce rapport répond à la question « COMMENT veulent-ils en finir ? »

QUELS SONT LES GRANDS AXES DU RAPPORT SPINETTA ?

  •  Ouverture à la concurrence,
  •  Transfert obligatoire des cheminots vers les entreprises ferroviaires qui remporteraient un appel d’offres,
  •  Possibilité de mettre un terme aux recrutements à Statut,
  •  Filialisation du Fret SNCF,
  •  Fermeture des lignes jugées non rentables et concentration des moyens sur les métropoles,
  •  Transformation des EPIC Mobilités et Réseau en Sociétés Anonymes,
  •  Amplification de l’externalisation des fonctions dévolues à l’EPIC de tête.

Au-delà des attaques contre les conditions sociales des cheminots qui sont inacceptables, ces préconisations constituent une attaque inédite contre le transport ferré public et contre celles et ceux qui, au quotidien, font le choix du train, quel que soit la région ou le territoire.

La Fédération CGT des cheminots redit que d’autres choix sont possibles et nécessaires, tant sur l’organisation de l’entreprise publique, son désendettement, son efficacité et son fonctionnement, permettant de répondre aux besoins des populations.

Il faut maintenir et développer le service public ferroviaire, pas le saborder.

Le gouvernement s’apprête donc à confisquer à la Nation son entreprise publique ferroviaire.

Par le passé, de nombreux rapports ont fini dans les archives des ministères. Il reste encore de la place dans les armoires et sur les étagères.

C’est donc avec conviction et détermination que la Fédération CGT des cheminots abordera les rencontres prévues avec le ministère dans les jours et semaines à venir.

Si d’aventure, le gouvernement décidait de reprendre ces mauvaises propositions et tentait le passage en force, la Fédération CGT, avec les cheminotes et les cheminots, mettrait tout en œuvre afin d’envisager un autre avenir pour le service public ferroviaire que celui tracé par la direction de la SNCF et le gouvernement.

 

 

« La SNCF, certains veulent la descendre,
nous, on la défend ! »

 

LE 22 MARS 2018 

LE RETOUR DES CHEMINOTS À PARIS !

Manifestation nationale

 | Espace presse
 

Les conditions climatiques avaient contraint la Fédération CGT des Cheminots à reporter la manifestation nationale prévue le 8 février dernier. Conforme à ses engagements, la Fédération CGT donne à nouveau rendez-vous aux cheminots, aux associations d’usagers, aux usagers eux-mêmes le 22 mars prochain à Paris.

Les motivations qui avaient conduit à l’organisation du 8 février demeurent.

La Fédération CGT des cheminots travaille depuis plusieurs mois, en cohérence avec ses syndicats locaux à rassembler les cheminots autour des questions d’organisation de la production ferroviaire, de la réponse aux besoins des populations, du maintien et du développement du service public ferroviaire en tous points du territoire.

La direction SNCF et le gouvernement veulent en finir avec le train. Le rapport SPINETTA, paru le 15 février dernier, constitue la 4ème mauvaise solution proposée après le projet de loi NÈGRE/MAUREY, les assises des mobilités, le rapport DURON.

Le gouvernement confirme donc sa politique anti-ferroviaire. La direction SNCF, quant à elle, semble satisfaite d’un texte dont une partie significative a vraisemblablement été rédigée par elle-même.

Cette manifestation constitue donc une nouvelle étape dans une démarche plus globale qui vise à amplifier les convergences entre cheminots et usagers afin de gagner un service public SNCF de qualité.

Les recommandations de ce rapport vont à l’inverse du développement du service public ferroviaire : ouverture à la concurrence, fermeture programmée de 4000 à 9000 km de lignes d’ici 2026, filialisation du FRET SNCF, transformation des EPIC Mobilités et Réseau en sociétés anonymes, possibilité de mettre un terme aux recrutements à statut, transférabilité des cheminots, etc…

La Fédération CGT des cheminots réaffirme que l’heure n’est pas au sabordage du chemin de fer français mais bien à son maintien et à son développement face aux défis environnementaux, sociaux et d’aménagement des territoires auxquels la Nation est confrontée.

Par le passé, de nombreux rapports ont fini dans les archives des ministères. Il reste encore de la place dans les armoires.

Si d’aventure, le gouvernement décidait de reprendre ses mauvaises propositions et tentait le passage en force, la Fédération CGT, avec les cheminotes et les cheminots, mettrait tout en oeuvre afin d’envisager un autre avenir pour le service public ferroviaire que celui tracé par la direction de la SNCF et le gouvernement.

C’est à ce titre et conformément à ce qu’elle avait annoncé le 8 février dernier, que la Fédération CGT appelle les cheminotes et les cheminots ainsi que toutes celles et tous ceux qui veulent en finir avec la casse de l’entreprise publique SNCF, à s’inscrire massivement dans la manifestation nationale des cheminots le 22 mars 2018 à Paris.

« La SNCF, certains veulent la descendre, NOUS, on la défend »

 

SILENCE DANS LES RANGS !

 | Fédération
 

Les objectifs des ordonnances Macron sont clairs : réduire le rôle des organisations syndicales, affaiblir les Instances de Représentation du Personnel, mettre au pas les salariés du public et du privé sur tout le territoire de notre République.   Les premiers dirigeants de la SNCF décident de supprimer le dialogue indispensable en Proximité.

Y avait-il à attendre autre chose du Président du monde des affaires, le représentant des plus fortunés, de la finance folle et débridée, pour qui toute contestation de ses choix est un obstacle à la réalisation de son dogme « libéral ».

« Nos » premiers dirigeants s’engouffrent sans hésitation dans le sillage de cette guerre antisociale. Ils y trouvent leur compte d’un triple point de vue, financier, politique et stratégique.

FINANCIER, car l’amaigrissement des Instances Représentatives du Personnel est perçu par ces dirigeants obsédés par le « cash » comme une aubaine. Dans un contexte où le travail s’intensifie (forfait-jours, suppressions de postes imposées par Bercy…), c’est pour eux l’opportunité de ne plus dégager de la production des cheminots, élus, mandatés mais aussi cadres en responsabilité engagés dans la gestion des différentes instances.

POLITIQUE, car leur amour du dialogue social peine à cacher leur antipathie pour les organisations syndicales exigeantes. Le dialogue social conduit dans l’entreprise n’est qu’une parodie qui ne débouche sur rien, sans le recours indispensable à une forme de rapport de forces. Les hauts dirigeants ne jouent ce jeu que pour la communication avec un manque de sincérité évident.

STRATÉGIQUE, car l’éloignement des Instances de Représentation du Personnel présenté par la direction comme « un dialogue social plus qualitatif que quantitatif » dissimule à peine le désir, illusoire et dangereux, de tordre le cou à la conflictualité sur le terrain, dans les services. Les salariés de tous collèges sont aujourd’hui méprisés. Les dirigeants locaux sont également embarqués dans une spirale destructrice, pris dans des situations pleines de contradictions (suppressions des pôles d’appui, de son propre poste) qui se traduisent par des pertes croissantes d’autonomie et de marges de manoeuvre.

Le refus de la direction de négocier une représentation du Personnel de proximité emmène les dirigeants de terrain dans le mur !

CASSER LE THERMOMÈTRE N’A JAMAIS FAIT BAISSER LA FIÈVRE.

Ce sont les dirigeants opérationnels qui risquent d’apprécier la vigueur de cette évidence. Les instances de proximité sont des éléments indispensables à la perception des problèmes, à leur traitement. Elles sont incontournables pour des dirigeants qui souhaitent piloter la production en mesurant au plus près les difficultés et les moyens de les résoudre. En les privant de ces outils les hauts dirigeants, bien loin du « front », laissent à ces encadrants de proximité le soin de gérer des situations pour lesquelles ils n’auront plus aucune visibilité et plus aucune prise. Les problèmes, les mécontentements, voire les exaspérations ne manqueront pas de se développer dans la période. Ils ne disparaîtront pas avec les élus et les mandatés.

Une chose est sûre, les milliers de militants de la CGT, élus et mandatés, qui engagent quotidiennement leurs convictions, leur énergie, leurs savoir-faire dans un dialogue social de proximité ne renonceront pas à l’action.

QUI DÉFENDRA L’ENCADREMENT DE PROXIMITÉ ?

Les évolutions envisagées par la direction portent également atteinte à la représentation de l’encadrement qui, si l’on en croit le projet qu’elle a présenté aux organisations syndicales, serait réduite à la portion congrue. Un des fantasmes de nos hauts dirigeants consiste à faire des managers une catégorie à part. La Direction de l’entreprise a en effet pris pour habitude dans ses discours et ses documents de dissocier « encadrement » et « salariés ».

C’est tout ce qui nous sépare : pour l’UFCM-CGT les encadrants ne sont pas des militants de la direction. Ce sont des salariés à part entière avec des droits, des aspirations (qualité et sens du travail, autonomie, équilibre vie personnelle/vie professionnelle…) et une production à organiser. Comment demander aux cadres de relayer une politique qui se traduit par la réduction continue de leurs moyens indispensables à la bonne réalisation du travail ?

Dans le projet d’accord porté par les 4 organisations syndicales représentatives, nous revendiquons que chaque cheminot puisse être entendu et chaque dirigeant dispose réellement de l’autorité des moyens et des compétences nécessaires à l’exercice de ses responsabilités.

AVEC L’UFCM-CGT DEFENDONS DES INSTANCES DE REPRESENTATION DE PROXIMITE, OUTILS DE TRAITEMENT DES PROBLEMES DE PRODUCTION ET FAVORISANT LA PRISE EN COMPTE DES BESOINS ET DES DROITS DE SALARIES !

DEFENDONS UNE REPRESENTATION DES MAITRISES ET CADRES A LA HAUTEUR DE LEUR PLACE, LEUR ROLE DANS L’ENTREPRISE ET LES PROCESSUS DE PRODUCTION !

 

 

 

 

Accueil

Mise en place des CSE

L' prévoit le remplacement des CE, DP et CHSCT par un CSE (Comité social et économique) d'ici le 1er janvier 2020. Réponses aux questions que se posent élus du personnel et salariés suite à la publication des décrets et arrêtés d'application.

 

Suite à la parution du  voici les modalités de fonctionnement du CSE (Comité social et économique) notamment le nombre des membres élus (titulaires et suppléants) et leurs heures de délégation.

Ce décret s'applique en l'absence d'accord.

 

Que deviennent les CE, DP et CHSCT ?

 Le Comité d’entreprise, les délégués du personnel et le Comité hygiène-sécurité et conditions de travail fusionnent en une seule entité appelée CSE (Comité social et économique).

Ce CSE se substitue aux délégués du personnel (DP) dans les entreprises de 11 à 49 salariés inclus et aux IRP (instances représentatives du personnel) que sont le CE, les DP et le CHSCT  dans les entreprises de 50 salariés et plus.

En conséquence, les élus CE, DP et CHSCT disparaissent et sont remplacés par des élus ou membre du CSE.

 

 

 

LE BERET... Quelle histoire !

    La chanson du béret (en Gascon)

I

Chaque pays possède sa coiffure :

Le marocain porte un Fez rigolo,

Le brésilien ne manque pas d’allure,

En arborant son brave sombréro !

Le bon bourgeois, ce n’est pas un reproche

Porte un chapeau, tant mieux si ca lui plait,

Moi, mon chapeau, je le mets dans ma poche,

Je suis Gascon, et porte le béret.

II

Notre béret, c’est toute la Gascogne,

Et per canta  « nosté bét cèou dé Paou »

Nos montagnards aux jambes de cigogne,

Avec orgueil le portent en haut « ataou »

Et avec ca c’est tellement pratique,

Quand M’sieur l’curé sur la rout’aparait

Ou le paysan dépose-t-il sa chique ?

Mais ‘diou biban’ mais c’est dans son béret.

III

Le béarnais aime le mettre en pointe,

Le basque, lui, le met sur l’occiput,

Et le landais, sans reproches et sans crainte,

Le pose ainsi quand il veut dire « zut »

C’est tout petit, mais c’est une merveille :

Pour réfléchir c’est ainsi qu’on le met

Et pour craner on l’accroche à l’oreille,

Quel orateur, ce coquin de béret

IV

Quand grand papa travaille dans la vigne,

Et qu’à l’église on sonne tant et plus,

Pour la prière il l’enlève et de signe,

Plus de béret, quand sonne l’angélus.

Les parisiens dont l’enfant n’est pas sage,

Pour le fesser prennent un martinet,

Un martinet ! c’est un truc de sauvage,

Nous on lui flanque un bon coup de béret.

V

Lorsqu’a Bayonne on joue à la pelote,

C’est son béret que l’on jette au vainqueur,

Et ce béret c’est pas de la gnogote,

Puisque dedans on a mis tout son cœur !

Et le dimanche, il fait bon qu’on le sache,

A la plazza ca fait beaucoup d’effet,

Nos jeunes gens vont exciter la vache,

Pour la sauter « pieds joints » dans le béret.

VI

Votre béret a fait le tour du Monde,

Tout les champions qui battent un record,

L’ont adopté sur la terre et sur l’onde,

Car un béret, ça tiens coquin de sort.

Malgré le vent et malgré le cyclone,

Il est solide, et peut-être qui sait ?

Alphonse XIII aurait gardé son trône,

S’il avait eu pour couronne un béret.

VII

Quand le conscrit quitte sa fiancée,

C’est le béret qui rythme les adieux,

Quand il est loin, seul avec sa pensée,

C’est au béret qu’il parle avec les yeux.

Je ne veux pas vous parler de la guerre,

Quelques grincheux me le reprocheraient,

Mais vous savez tout ce qu’ils ont pu faire,

Les petits gars qui portaient le béret.

 

 

 

 

 

 

 

La cansoun dou bèrét   (én Gascoun)

I

Cado païs poussèdo sa couèffuro :

Lou marocain porto un fèz rigolo

Lou brésilièn nou manquo pas d’alluro

En arbouran soun brabé soumbréro !

Lou boun bourgés, aco ni pas réproché

Port’un chapèou, tan méillou sé lou plat

Jou, lou chapèou, lou bouti à la pocho,

Qué soy gascoun, é porti lou bèrét.

II

Nosté bèrét, qui touto la Gascougno,

Et pèr canta  « nosté bèt cèou dé Paou »

Nostés mountagnards à la camos dé cigougno

Dabé orguil lou porton én haout « ataou »

Et dab aco y tèlomén pratiqué,

Quant moussu curè sur la routo apparéch,

Oun lou paysan paouzo t’il sa chiquo ?

Més « diou biban » qui diguén soun, bèrét.

III

Lou béarnés aymo lou boutà én punto,

Lou basquou, ét, lou bouto sur l’occiput,

Et lou landés sénsé réprochés ni crénto

Lou paouzo ataou, qu’an bo dizé « zut »

Qui tout pétit, més qui uo mèrvèillo,

Entà réfléchi, qui ataou qué lou boutan,

Entà « crana » l’accrouchan à l’aouréillo,

Qu’in oratur, aquét couquin dé bèrét.

IV

Quand lou papi trabaillo à la bigno,

Et qu’a la glèyzo sounon tant et plus,

Entà la prièro se déscoubrich, et sé signo,

E nat bérét quand souno l’angélus.

Lous parisièns doun lou dronlé ni pas satgé,

Entaou houata prénguén lou martinét,

Un martinét ! Yun truc de saouatgé,

Nouz’aous lou flanquan un boun cop de bérét.

V

Quand à Bayouno joguon à la péloto,

Qui soun bérét qué jétton aou gagnan,

E aquét bérét i pas de la gnognotto,

Pusqué diguén y aouén boutat lou co !

E lou diménché, qué hai bén qu’és sabio,

A la plazza qué hai un boun éffèt,

Nostés jouéns exciton la baco,

Entà la saouta « pè-jouéns » diguén lou bérét.

VI

Bosté bèrét à hèyt lou tour dou moundé,

Tous lous champious qué battén un récord,

L’an adouptat sur la tèrro é sur las oundos,

Pramou un bèrét, qué téns couqui dé sort.

Malgré lou vént é malgré lou cyclono ,

Qu’éy soulidé, é qui bélèou sap :

Alphonso trétzé aouré guardat soun trono

Saouè agut pèr courouno un bèrét.

VII

Quand lou counscrit quitto sa fiançado,

Qui lou bérét qué rythmo lous adious,

Quand y louy, soul dabé sa pénsado,

Qui aou bérét qué parlo dambé lous ouéils.

Nous bous baou pas parlà dé la guèrro,

Quaouqués  grinchous m’at réprochérén,

Més sabéts touts ço qu’an poudut hai,

Aquéts drounléts qué pourtaouon lou bérét.

Traduccioun dou Georges dou Cadét

 

 le port du béret est un élément d'identité culturelle

du Sud-ouest de la France.

 

Image associée

 

Le béret basque est... Béarnais


Son nom d'origine commence bien par un « b », mais le béret n'est pas d'origine basque mais béarnaise. Le mot béret provient en effet du nom béarnais (gascon) berret (Lo berret qu'ei bearnés ! : « le béret est béarnais »).

À l'origine, au XVe siècle, il est béarnais. Les bergers des Pyrénées le tricotent avec la laine de leurs moutons, puis le foulent aux pieds des heures durant. La petite « queue » qui dépasse au centre, le coudic, était l'extrémité des fils résultant du tricotage à la main. L'attribution à la région voisine est due à la couleur la plus utilisée, et qui se trouve être celle que portent les Basques.Il se doit cependant d'être bleu marine, souple et rond. En pure laine, il est, dans l'ordre, tricoté, remaillé, foulé, teint, mis en forme, séché, gratté, tondu.

Le béret arrive à Paris grâce aux poètes béarnais venus y chercher le succès. Il connaîtra le triomphe.

 

 

 

Identité culturelle, mais pas que ...

 

 Il coiffe les chasseurs alpins, les Américains aux jeux Olympiques de 1937, les anciens combattants, les miliciens, les maquisards  qui en font l'emblème de l'attachement à la patrie - le général Montgomery et ses unités de combat,le béret est progressivement devenu la coiffure militaire la plus répandue dans le monde, avec des couleurs et des insignes variés, et des manières de le porter très codifiées.

Il coiffe aussi,

 Claudel et Hemingway, Michèle Morgan et Greta Garbo, Fidel Castro et Ernesto « Che » Guevara.Etc.......!

 

Il y a peu de temps, je me suis posée la question :

mais au fait, mon père portait le béret. Pourquoi ?

 

Mon père n'était pourtant pas gascon 

En revoyant quelques photos, j'ai trouvé la réponse à mon interrogation

 Le béret fut un des symboles de la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale. Par la suite il est devenu un des emblèmes de la France

 Capture BERET RESISTANT.JPG

Béret des résistants

 

"Un signe distinctif qui permettait de reconnaître les maquisards était le port du béret basque suffisamment répandu pour ne pas éveiller de soupçons, mais en même temps assez explicite".

Ce béret, il a continué à le porter après la guerre.

Capture BERET MAQUIS CHATEAUMEILLANT.JPG

Sur la photo parmi d'autres que je ne connais pas :

mon père et les réfugiés des Ardennes pendant l'exode : ma mère, ma grand-mère, mon oncle Julien et sa femme,la tante Nénette qui prenait des risques en allant à vélo, ravitailler les maquisards et porter des messages cachés dans le guidon

***

Le mot « maquis » fait  référence à une forme de végétation dense. Les Maquisards se réfugiaient dans la forêt ou dans les montagnes pour se soustraire aux autorités ou à une vendetta.

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Diverses façons de le porter

 

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Ce béret me donne l'occasion de faire un petit rappel historique sur ces résistants

qui n'est pas pour me déplaire

Mon père appartenait aux maquis Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF, communistes), armés par des parachutages alliés.

Le béret de mon père ne portait pas l'insigne des maquisards F.F.I. dissous par De Gaulle à la Libération, qui font naturellement partie de la Résistance, et vont être progressivement encadrés, organisés au sein des Forces françaises de l'intérieur (FFI, liées au Gouvernement provisoire de la République française d'Alger)

Leur insigne se composait essentiellement de la croix de Lorraine avec une pointe à enfoncer pour symboliser l’instruction et l’implantation.

Signature copy

La croix de lorraine doit sa forme à la croix chrétienne à  laquelle on a ajouté une petite traverse supérieure représentant l'écriteau que Ponce Pilate aurait fait poser au-dessus du Christ. Cette croix est un symbole  de résistance et de victoire dans l’histoire. La France libre l'adopta pour symbole pour lutter contre la croix gammée. Par la suite, on retrouve la croix de Lorraine, sur de nombreux monuments aux morts français de la Seconde Guerre mondiale ainsi que sur de nombreux monuments en l'hommage de la Résistance intérieure dont les Maquisards faisaient partis.

La croix est implantée en équilibre au centre de deux blocs, un symbolisant la discipline et l’autre le courage, les mots d’ordre des Maquisards. La partie du bas forme un « M » pour se rapporter au nom du groupe. Les couleurs utilisées sont l’olive pour représenter la nature et nos forêts denses et le rouge pour symboliser la puissance du regroupement. Le tout se découpe sur un fond noir, symbolique du mystère qui entoure ce groupe qui sait se faire discret et furtif lorsqu’il est en forêt.

 resistance1.jpg

tenues civiles F.F.I.   (http://f-f-m.forumpro.fr/t1783-tenues-civiles-ffi)

 

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Les maquis étaient formés de groupes de résistants français à l'occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.

La plupart des maquisards recouraient à des techniques de guerilla pour s'attaquer à la Milice et aux troupes d'occupation allemande. Le maquis constituait également une filière d'évasion pour les aviateurs britanniques dont l'avion a été abattu et pour les Juifs. Cette forme de clandestinité n'était possible que quand le terrain s'y prêtait, principalement dans le sud, le centre et l'est du pays, et avec la bienveillance des populations locales, fermes isolées ou petits villages.

 

Du point de vue politique, les maquis étaient très variés allant des nationalistes de droite aux communistes. Certaines cellules dans le Sud-ouest de la France sont composées exclusivement de républicains espagnols, vétérans de la guerre d'Espagne. La Lozère accueille même un maquis allemand, dirigé par le communiste Otto Kühne.

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Les hommes du maquis Prisme portèrent-ils un béret portant l'insigne "Ardennes, tiens ferme" ?

Telle est la question

Il semble que les maquisards du maquis des Ardennes aient été dotés d’un insigne récupéré sous l’Occupation dans dans un dépôt de l’armée. Les hommes du maquis Prisme le portèrent-ils sur leur béret ? 

Les hommes du maquis Prisme portèrent-ils un béret avec épinglé cet insigne ? Peu de sources corroborent cette assertion. Deux photographies prises au maquis lors d’une prise d’arme le jour du 14 juillet 1944 montrent des hommes vêtus de vestes imperméables sans manches portées sur un pull-over et tous porteurs d’un béret avec écusson circulaire. Selon Georgette Fontaine, il s’agit de gendarmes qui ont déserté leur casernement et ont rejoint avec armes et bagages le commandant Prisme au début du mois de juillet. Dans l’ouvrage de J.P. Cordier, Combat en Ardenne, l’insigne appartenant à l’un de ces gendarmes est dessiné (mais l’auteur n’en indique pas la provenance). Les gendarmes formant l’encadrement du maquis (ils ont l’expérience du commandement et du maniement des armes), on peut supposer qu’ils furent les seuls à porter cet insigne qu’ils amenèrent eux-mêmes ? Par ailleurs, au titre des sources, on peut citer ce témoignage d’un aviateur américain qui fut un temps hébergé au maquis : « Cette organisation s’appelait Maquis des Ardennes. Ses membres portaient un insigne métallique circulaire sur leurs bérets. » 

Cet insigne est marqué d’une tête de sanglier avec en arrière plan une vue sur une falaise au pied de laquelle se trouve une tour. Dans la symbolique militaire moderne, le sanglier figure sur de nombreux insignes, notamment sur ceux des régiments d’infanterie, de blindés, ou encore, avant la guerre de 1939-1945, de forteresse, dont ceux de la fameuse ligne Maginot. Le paysage est une vue du fort de Charlemont qui domine, du haut de sa falaise, la Meuse et la ville de Givet. Ce fort a été construit à partir de 1550 par Charles-Quint, il est revenu à la France sous Louis XIV, en 1680, puis il fut agrandi par Vauban. Au pied de la falaise figurent la Meuse, le pont de la ville, les quais avec la tour Victoire construite au XVe siècle. L’ensemble a donc pour vocation de représenter la puissance du système défensif en un secteur qui est aux avant-postes du territoire, la « pointe » de Givet étant enclavée en Belgique. Si son iconographie renvoie donc au 148e régiment d’infanterie qui tint ses quartiers à Givet de 1899 à 1914, il n’en reste pas moins que l’insigne fut celui du Secteur défensif des Ardennes.

maquis ardennes 055

"Je sais, il y en a qui disent :

"ils sont morts pour peu de chose. Un simple renseignement (pas toujours très précis) ne valait pas ça, ni un tract, ni même un journal clandestin (parfois assez mal composé).

A ceux-là il faut répondre :

« C’est qu’ils étaient du côté de la vie. C’est qu’ils aimaient des choses aussi insignifiantes qu’une chanson, un claquement des doigts, un sourire. Tu peux serrer dans ta main une abeille jusqu’à ce qu’elle étouffe. Elle n’étouffera pas sans t’avoir piqué. C’est peu de chose, dis-tu. Oui, c’est peu de chose. Mais si elle ne te piquait pas, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus d’abeilles. »
 
Jean Paulhan
« L’abeille », texte signé "Juste", paru dans Les cahiers de Libération en février 1944"

 

IL REVIENT A LA MODE

 Un brin démodé et ultra cliché, voici pourtant que cette saison, encouragées par les défilés Christian Dior et Giorgio Armani prêt-à-porter automne-hiver 2017-2018, les modeuses renouent avec le couvre-chef béarnais.

 

 Différentes manières de porter le béret repérées sur Instagram - Version frenchie

 

 Différentes manières de porter le béret repérées sur Instagram - Version frenchie

 

 Différentes manières de porter le béret repérées sur Instagram - Version révolutionnaire

 

 Associer une veste motard en cuir noire avec une combinaison pantalon noire est une option confortable pour faire des courses en ville. Apportez une touche d'élégance à votre tenue avec une paire de des bottines en daim noires.

16/02/2018

MON MEDIA ET LA REFORME EDUCATION

Diffusé en direct il y a 15 heures
Avec Aurélie Filippetti, Philippe Poutou et Paul Vannier. Vraiment Politique, la nouvelle émission en direct sur Le Média. Nous parlerons de la réforme de l'éducation. --
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