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31/03/2018

LES SALARIES DE CARREFOUR EN GREVE

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Chez Carrefour, rencontre avec des salariés « au bord de la psychose »

CYPRIEN BOGANDA
Jeudi, 18 Janvier, 2018
Humanité Dimanche

La direction du groupe Carrefour, premier employeur privé de France, doit annoncer un vaste plan de restructuration le 23 janvier. Alexandre Bompard a été propulsé à la tête de l'enseigne l'été dernier, avec pour principal objectif de faire remonter le cours de Bourse. En attendant, des informations parcellaires sont distillées en interne, mettant les 100 000 salariés sur les dents. La CGT estime que 5 000 postes pourraient être supprimés...

L'opération déminage a tourné court. La direction de Carrefour comptait annoncer à ses salariés un plan de restructuration en décembre, mais elle a préféré différer ses annonces à fin janvier. De peur de plomber l'image du groupe à la veille de Noël ? Ou de gâcher les fêtes de ses salariés ? Dans les deux cas, l'objectif est raté. La presse économique bruisse de rumeurs au sujet d'une purge éventuelle et se perd en spéculations sur le nombre de postes supprimés. Quant aux salariés, ils ont eu du mal à digérer leur dinde aux marrons, malgré le report de l'annonce. « La direction nous a pourri les vacances, peste Saliha, caissière à la station service du Carrefour de Thiers (Puy-de-Dôme) depuis dix-sept ans. Nos dirigeants jouent avec nos nerfs, en distillant les informations au compte-gouttes. Les comités d'entreprise ont informé les gens dès novembre du projet d'automatiser toutes les stations service du groupe, mais sans donner plus de détails. En gros, on sait qu'on va perdre notre poste, mais on ne sait pas quand, ni ce qu'on va devenir. »

« Bompard est un financier, qui veut gérer la boîte sans se soucier de son coeur de métier, s'agace Philippe Allard, délégué syndical CGT. Nous n'avons pas besoin de supprimer encore des postes pour survivre, mais de stopper la financiarisation de l'entreprise. Aujourd'hui, le groupe distribue 80 millions d'euros de participation aux bénéfices aux salariés et 500 millions de dividendes aux actionnaires ! » 

 

 

 

Carrefour : «Le personnel n’en peut plus»

 

Chez Carrefour, le positif est bien loin

César Prieto
Vendredi, 12 Juin, 2015
L'Humanité

12 000 postes supprimés en trois ans

Une dame, qui sort de l’assemblée, refuse un tract à un autre salarié, Karim, en s’expliquant : « Grâce aux dividendes de Carrefour, je touche 50 euros par an ! » Karim, avec ses vingt années d’ancienneté à Carrefour, est un bon témoin de la lente dégradation des conditions de travail des salariés : « Au début, j’allais au travail content, avec le sourire et aujourd’hui, j’y vais la boule au ventre. Car on n’est sûr de rien ! » Le groupe Carrefour, premier employeur de France, a supprimé, malgré de bons résultats, plus de 12 000 postes sur les trois dernières années. « Un salarié se retrouve à faire le travail de deux ou trois personnes », témoigne Zohra Abadallah. Le tract distribué dénonce la précarisation de la masse salariale, avec le pourcentage de CDI qui diminue graduellement depuis deux ans. « Par exemple, une salarié à Port-de-Bouc s’est retrouvée à faire deux ans en enchaînant des CDD à la petite semaine », dénonce Franck Gaulin, qui ajoute : « À la suite des restructurations, on se retrouve avec des caissières s’occupant de la charcuterie. » Ces conditions de travail entraînent, d’après la CGT, l’augmentation constante des temps partiels thérapeutiques, ainsi qu’une hausse des maladies professionnelles et des dépressions. Les salariés sont également victimes de la généralisation des ouvertures des hypermarchés les dimanches et dénoncent dans leurs tracts la responsabilité de l’État, d’autant que le groupe a touché 350 millions d’exonérations fiscales en 2014 sur les contrats précaires. À la suite des négociations annuelles obligatoires de 2015, les salariés n’ont obtenu qu’une augmentation de salaire de 0,5 %, mais ont perdu certains avantages acquis pour les nouveaux employés (prime de vacances, prime de fin d’année pour lesquelles on demande aujourd’hui 12 mois d’ancienneté, contre 3 auparavant). Un mouvement de grève avait éclaté le 13 mars dernier. Une autre est également prévu le 23 juin prochain.

 

 

 

 https://www.la-cgt-chez-carrefourmarket.com/

 

 

 

 

 

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