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05/04/2018

CORBIERE, RUFFIN ET LA GREVICULTURE

 

 
945Yayaya
 
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Francette JB
 
Le rail ne doit pas être soumis à la concurrence, ce serait la fin du Service public.
Pauline Delfau
 
Quel est le pays ou la SNCF marche le mieux ??? la Suisse ! 100% publique !!

 ***

 

N'en déplaise à Patrick COHEN, si le mot gréviculture

n'a pas été inventé par LE PEN

IL A ETE UTILISE PAR LUI ...comme par ATTAL de la LREM

(C'est ce qui a choqué Alexis CORBIERE)

UTILISE aussi par la CFDT, LA DROITE, etc..

 

*

Dans un conflit, les mots sont importants. Celui de Gabriel Attal, prononcé lundi sur France Inter, a fait son effet. Le porte-parole de la république en marche a appelé à sortir de la "gréviculture, où on annonce une grève avant même que des réformes soient annoncées." Il dénonce ce qu'il qualifie d'"opposition de principe, un conservatisme" en France.

Ce choix de terme qui lui a aussitôt été reproché par le député de la France insoumise Alexis Corbière: l'élu l'accuse de reprendre un terme "inventé et utilisé" par Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine.

***

Un mot effectivement utilisé en 1995 par l'ancien président du Front national.

*

Il n'a pas été inventé par LE PEN... Alexis CORBIERE avait certainement en tête cette affiche éloquente. Il a été utilisé par lui comme d'autres l'ont fait.

 

 En appelant la SNCF à sortir de la gréviculture, le porte-parole de LREM Gabriel Attal a suscité un débat historico-sémantique enflammé.

Sur Twitter, le député insoumis Alexis Corbière a dénoncé l'utilisation d'un mot inventé et utilisé par les Le Pen père et fille.

Gabriel Attal a répondu en assurant que le terme venait de la CFDT.
Et Alain Auffray, journaliste à Libération, s'est mêlé à la joute, affirmant lui que le terme « gréviculture » provenait plutôt du vocabulaire des patrons de la SNCF, de Louis Gallois à Guillaume Pepy.
Alors ?

« Gréviculture » est-il un mot utilisé par l'extrême droite, un syndicat réformiste, ou les patrons de la SNCF ? 

Le mot apparaît dans un ouvrage de... 1900

En réalité, le mot est bien plus ancien que ce que croient Gabriel Attal et Alexis Corbière. Comme le fait remarquer Ferocias, un usager de Twitter, le mot "gréviculture" apparaît déjà dans l'ouvrage  La Science sociale suivant la méthode de Frédéric Le Play

Le terme a du mal à passer auprès de certains élus. "Il a quelque chose d'odieux et de méprisant", estime la députée communiste Elsa Faucillon sur Franceinfo. Même Richard Ferrand, le patron des députés LaREM, prend ses distances: "Chacun parle avec ses mots (...) C'est une question de génération", dit-il sur Public Sénat.

 

Peut-on faire plus « vieux monde » dans la bouche d'un jeune parlementaire qui a longtemps promu les nouvelles méthodes d'Emmanuel Macron ? Rien n'est moins sûr, car cette critique d'une culture de la grève en France remonte... au début du XXe siècle. C'est dans un manuel de 1900 intitulé La Science sociale suivant la méthode de Frédéric Le Play que l'internaute Ferocias – un féru d'archives – a retrouvé les premières traces du mot.

Dans cet ouvrage, sous la direction du sociologue royaliste et contre-révolutionnaire Edmond Demolins, on lit alors : « On a même trouvé un mot pittoresque pour désigner cette profession malheureusement trop répandue de nos jours. On compte l'appeler désormais la gréviculture. »

 En mars de la même année, le quotidien anti-dreyfusard L'Univers apprécie ce « néologisme dont on peut dire, sincèrement, qu'[il n'est] pas mal trouvé ». Dans Le Figaro daté du 18 octobre 1902, le dessinateur Caran d'Ache – anti-dreyfusard notoire – esquisse un dessin intitulé « Gréviculture ».

C'est sur ce néologisme que presse nationaliste et journaux républicains s'écharperont des années durant. Déjà.

 

Ce mot, on le retrouve ainsi dans les prises de parole de divers syndicats et parlementaires. Dans un livre de 1906 titré Le Socialisme et les Jaunes, le député de Brest Pierre Biétry – fondateur de la Fédération nationale des Jaunes de France, un syndicat conservateur et ouvertement antisémite – moque les syndicats marxistes dirigés par « ces meneurs de la gréviculture [...], vivant du travail des autres ». Il faudra ensuite attendre plus de 60 ans pour que le terme ressurgisse dans les débats publics, sous la plume des jeunesses gaullistes qui dénonçaient « la gréviculture » dans leur bulletin citoyen. En 1979, c'est sur la tribune du congrès du Parti républicain que le résistant et ancien ministre de l'Intérieur Michel Poniatowski tance la « gréviculture ».

En mars 1999, la présidente d'alors de la SNCF Anne-Marie Idrac – et ex-secrétaire d'État aux Transports du gouvernement Juppé – dénonçait lors d'une conférence à Séville la « gréviculture » des syndicats qui avaient alors déposé 220 préavis de débrayage. Jean-Marie Le Pen n'avait donc rien inventé. Ni Gabriel Attal.

 

 

 
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