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03/05/2018

TRES NOMBREUX ET TRES DIVERS... LE 5 MAI .. Cheminer d'un pas ferme sur de longues distances

Ça bouge bien

 

extraits - https://melenchon.fr/2018/05/02/ca-bouge-bien/

Jean-Luc Mélenchon

Le 5 mai doit être une réussite pour donner de la respiration au mouvement social en cours. Et aussi parce que c’est le moyen d’avancer sur le chemin de la nouvelle stratégie qui nous importe. C’est une façon de rappeler que nous construisons dans et par la mobilisation en cours les outils utiles aux combats. C’est pourquoi nous avons mené la bataille pour cette fameuse date commune et marche nationale. Ce qui se dessine ce n’est pas encore le raz de marée. On ne pourra l’envisager qu’avec une vraie fédération des efforts de toutes les composantes de la bataille actuelle. La dispersion actuelle ne le permet pas. Mais c’est aussi pourquoi nous avons voulu trouver une formule concrète pour répondre au besoin concret d’un rapport de force que la « France insoumise » ne peut ni construire ni incarner seule.

Cette formule est nécessairement politico sociale. C’est-à-dire qu’elle doit fédérer les forces disponibles et engagées dans les secteurs politique, syndical et associatif. Loin d’être une chimère de colloque savant, cette formule émerge d’ores et déjà. On l’a vu à Marseille. Ce n’est pas le fumeux cartel des partis de la petite gauche. Ce n’est pas la seule unité syndicale qui laisse aussi en dehors de l’action tous ceux qui ne sont pas salariés dans la jeunesse et les divers âges. Ce ne sont pas non plus les seules assemblées citoyennes qui le peuvent à cette étape.

C’est la méthode Marseillaise qui, pour ce moment, représente le pas à accomplir.

D’ailleurs, ce premier mai, j’étais à Marseille. J’ai marché dans le carré de tête du défilé traditionnel. Ici la jonction entre l’action politique et l’action syndicale se fait naturellement et volontairement, sans les procès d’intention et les rivalités artificielles entretenues ailleurs.

Donc ce qui se fait à Marseille n’en a que plus de portée. La méthode marseillaise a déjà montré ses fruits le 14 avril dernier. C’était alors une marche fédérée à l’appel des syndicats, en pleine coordination avec les organisations politiques qui se reconnaissaient dans le combat contre la politique de Macron sur les services publics. Nous fûmes nombreux et très divers. Très nombreux, très divers.

Cet exemple a fait réfléchir. Nombreux sont les secteurs professionnels et les lieux où l’idée fait son chemin depuis. C’est un enjeu décisif que cette contagion de la méthode. Certes, elle ne résout pas le problème de la division syndicale. Mais elle règle celui du cloisonnement des forces politiques, associatives et syndicales. C’est notre objectif stratégique numéro un.  Et en ce sens, elle prépare l’avenir puisqu’elle facilite les jonctions de demain. Et qu’elle reste ouverte à tout moment à qui veut venir. Beaucoup, donc, travaillent dans ce sens partout en France.

La marche du 5 mai doit être la belle respiration qui permet de retrouver son souffle. Le moment de fraternité tranquille dont on a besoin pour cheminer d’un pas ferme sur de longues distances.

Le moment de faire la seule chose qui compte : adresser un message clair à Macron et aux milieux économiques qui l’entourent.

Celui de la détermination et de la volonté de ne rien céder.

Car c’est le fil conducteur du moment : qui, de Macron ou des salariés en résistance, sortira plus fort ou plus faible de la lutte en cours ?

Pas dans les commentaires des médias : on peut les écrire d’avance.

Dans la conscience collective. Dans ce que le peuple pensera ensuite du futur qu’il se souhaite. Car notre objectif au plan politique n’est pas limité aux conséquences sociales du combat, si décisives qu’elles soient évidemment. Il est inscrit dans la durée et dans la perspective du changement complet de projet de société.

 

5 MAI - PARIS-2

 

La date du 5 mai prend sa place dans une série de mobilisations qui forment autant d’étapes dans la construction du rapport de forces en cours. Là encore l’objectif est de nourrir le soutien au mouvement social. Là encore, il s’agit de mettre en place un cadre aussi décloisonné que possible pour y parvenir. Des progrès considérables ont été faits. À l’initiative d’Attac et de la fondation Copernic, un cadre de travail commun national a été mis en place sur le même mode qu’à Marseille. Syndicats, associations et partis s’assoient à la même table. Cela ne veut pas dire qu’ils soient d’accord. Mais on se parle, au même moment, tous. Nous y voyons un résultat décisif auquel « la France insoumise » a pris sa part en choisissant de placer son action sous le pilotage de ce collectif.

Nous ne voulions pas répéter la situation de septembre dernier. Là le parti médiatique s’était régalé. Il nous opposait au mouvement syndical. Pendant ce temps la « petite union de la gauche » nous tirait à vue. Dans ce petit monde régnaient encore les jalousies d’une campagne électorale commencée par eux sous l’égide des « primaires de toute la gauche ». « La France insoumise » avait renversé cette table politique et conquis une estime populaire qui ne s’est jamais démentie depuis. C’est pourquoi dès le début de la bataille du rail et des services publics, le groupe parlementaire de la France insoumise s’est réuni avec les responsables du Mouvement. Comment faire vivre notre conception d’une force parlementaire un pied dans les institution un pied dans les luttes ? Comment se rendre utile ? Que proposer dans le registre qui est le nôtre, celui qui doit parler et proposer à toute la société ?  Le groupe a donc longuement réfléchi en plusieurs séances. Entre un appel direct du Mouvement et une formule « citoyenne » comme l’a défendue François Ruffin, nous avons été vite convaincus de suivre cette dernière idée.

Dès lors, nous avons décidé que cette marche ne nous « appartienne » pas. Elle s’appartient depuis son lancement à la bourse du travail à l’appel de François Ruffin, de Frédéric Lordon et de nombreux syndicalistes. Certes, nous l’avons voulue. Certes nous l’avons accompagnée et soutenue dès qu’elle a été amorcée. Bien sûr, les Insoumis y sont profondément insérés. Mais nous refusons d’en être l’image. Ce n’est pas le plus simple à faire quand on est cependant la première force matérielle et militante. Mais c’est un choix volontaire. Le but est de retirer tout prétexte à l’obstruction. Il est aussi un test. Nous allons voir ce que valent les diverses signatures. De notre côté, nous faisons ce qu’il faut pour être à la hauteur de la nôtre.

 

 

 

Le , on se retrouve à 14 heures place de l'Opéra à Paris pour dire et faire ! Toutes les informations sur la marche sont à retrouver ici :

 

Commentaires

Bravo pour cette initiative du 5 Mai prochain ! J'avoue que j'ai eu beaucoup de "doutes", de "réticences" quand j'ai eu connaissance de votre action, au départ.......Je m'en explique : comme vous le savez certainement, notre beau Jura, département très rural, a subi de très nombreuses suppressions et destructions de services publics vitaux, cette dernière décennie....Et. début avril 2018, fermetures de 3 services à l'Hôpital de St Claude ...De nombreuses écoles seront "amputées" de classes, de personnel enseignant et ATSEM....Plusieurs lycées perdront des postes d'enseignants(exemple: le lycée JMichel à Lons)......Après s'être attaqués à l'Hôpital de St Claude, voici "les exécuteurs de basse besogne" à l'oeuvre à l'Hôpital de Lons- Champagnole-Orgelet-Arinthod-St Julien ...... DONC, MORAL AU PLUS BAS!!!!!..............pas question de "monter" à Paris ....! Ce qu'il se passe ds le Jura NE PARAIT ÉMOUVOIR PERSONNE....! ET PUIS, j 'ai écouté ce que disaient F Ruffin, C Fiat et JL Mélenchon, sur le 5 mai (et sur d'autres choses).......j'ai confronté mon avis à celui de beaucoup d'autres personnes (syndicalistes ,comme moi ou d'autres personnes,salariés hospitaliers,retraités divers etc...) COMME MOI, tous disent : « IL FAUT FAIRE QQ CHOSE ! MARRE DE CETTE POLITIQUE ! Macron a dit: "je ne suis ni de droite ni de gauche" ET MAINTENANT IL FAIT PIRE que ses prédécesseurs !!!! ......Ma propre conclusion a été d'adhérer à la journée du 5 mai SURTOUT si les cheminots, les EHPAD, les Hôpitaux, tous ceux et celles qui luttent sont en tête du cortège !!!!! Merci de m'avoir lue !
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c'est le désastre partout et les villes de province ne sont pas épargnées, loin s'en faut... Ils cassent les services publics, c'est affreux !
Merci pour ce commentaire. J'apprécie, j'approuve.

Écrit par : BOUILLON Annette | 03/05/2018

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