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08/06/2018

LES COMPTES DE CAMPAGNE OU L'HEURE DES COMPTES .... A RENDRE.. POUR MACRON

Comptes de campagne de Macron : la commission a-t-elle fermé les yeux sur certaines factures ?

 

Comptes de campagne de Macron : la commission a-t-elle fermé les yeux sur certaines factures ?

Les révélations sur les dépenses de campagne d'Emmanuel Macron se multiplient. Après avoir mis en lumière les rabais très avantageux dont a bénéficié le candidat pour louer des salles de meeting, France Info dévoile que la commission de vérification des comptes n'a pas respecté son propre règlement en laissant passer certaines ristournes accordées à En Marche. Explications.

Plus d'un an après son accession à l'Élysée, Emmanuel Macron apparaît malmené. Le président de la République doit faire face à une succession de révélations autour de ses comptes de campagne. Jeudi 7 juin, France Info annonçait que le candidat d'En Marche avait profité de larges ristournes pour la location de salles parisiennes où il a tenu des meetings. Il aurait notamment profité de prix d'amis pour la location de des théâtres Bobino et Antoine, tous deux la propriété de Jean-Marc Dumontet, homme incontournable dans le monde du spectacle et soutien sans faille d'Emmanuel Macron.

Dans son règlement, la commission de vérification des comptes indique que les ristournes accordées à un candidat pour l'organisation de meetings ou de réunions publiques ne doivent pas dépasser les 20 à 30%. Au-delà, ces rabais doivent être inspectés dans le détail car ils pourraient être considérés comme des "avantages directs ou indirects". Or, les prix cassés dont a bénéficié Emmanuel Macron dépassent largement les 20%. Par exemple, la remise accordée par la société GL Events pour la location de la Maison de la Mutualité atteignait ainsi 26%. Pour le Théâtre Antoine, la remise atteignait presque 75%, assure FRance Info.

Interrogé par France Info, le président de la commission, François Logerot, a déclaré qu'il considérait qu'il "n'y a(vait) pas de prix de marché" dans le secteur de la location de salles. Ce qui signifierait qu'il est impossible de placer la limite entre un simple geste commercial et une aide déguisée. Pourtant, un document interne à la commission consulté par France Info fixe la règle noir sur blanc :  "La Commission admet, en principe, que des rabais ou remises puissent être accordés dans une limite maximale comprise entre 15 et 20%".  

 

 

 

Le Parisien logoGrosse augmentation de salaire pour le président de la Commission des comptes de campagne

 

Président de la Commission depuis 2005, François Logerot voit son salaire fortement revalorisé à la hausse.

Le calendrier tombe plutôt mal. Au moment où l’État cherche à faire de massives économies, un décret du 30 mai publié au Journal officiel revalorise nettement les émoluments du président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), François Logerot. Ils passent ainsi de 4 574 euros par mois à 7 182 euros nets mensuels (+ 57 %), à quoi s’ajoutera désormais une indemnité annuelle de 9 500 euros bruts. Le tout avec effet rétroactif au 1er janvier.

Certes prévue par une loi du 20 janvier 2017 sur les autorités administratives indépendantes, cette augmentation intervient pile au lendemain de l’annonce de l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les comptes de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, qui avaient donné lieu à la démission fracassante de l’un des rapporteurs.

Ces derniers, chargés d’éplucher les factures des candidats, voient pour leur part le montant de leur vacation - somme qu’ils perçoivent par jour travaillé - relevé de 18 à… 20 euros

 Jean-Luc Mélenchon

Pour Macron c'est l'heure des comptes (de campagne)

 

Pour Macron c’est l’heure des comptes (de campagne)

Ah le brave homme ! Comme ses services étaient mal connus et mal rémunérés ! Son employeur a donc donné suite à ses revendications salariales. Sa modeste retraite de conseiller de la Cour des comptes ne lui permettant aucun confort après tant d’années de dur labeur, sa paie de président de la Commission nationale des comptes de campagne a donc été soudainement mise a niveau grâce a une augmentation de 57% mensuelle et une prime de 9500 euros annuels. Avec effet rétroactif au premier janvier. Pas belle la vie ? Plus qu’un député ou un sénateur. Il gagnera donc dorénavant 7182 euros mensuels.

Pendant ce temps, l’homme qui s’est chargé personnellement des basses besognes de presse et interviews contre mon compte de campagne présidentielle n’a été, lui, augmenté que de deux euros par jour, passant de 18 a 20 euros par jour ouvré. Cela montre à quel tarif est estimé sa contribution aux diversions qui ont servi de camouflage aux révélations inévitables du compte de campagne de Macron.

Car bien sûr, les macronistes savaient que tout finirait par se savoir. L’ancien directeur de cabinet de Louis Mexandeau (PS) a donc été mis en mouvement pour distribuer ses dizaines de notes sur mon compte. C’était alors la seule information dont disposait la presse sur l’ensemble des comptes de compagne. Elle en fit ses choux gras et pompes à clics. Un succès total. Le suspect c’était moi. Le problème c’était moi.

Les factures rejetées du droit à remboursement devenait des « irrégularités » sur six colonnes dans Le Monde. Mensonge éhonté puisque cela prouvait au contraire que j’avais bien tout déclaré jusqu’au moindre détail pour ne pas être accusé de « sous facturer ». Que la Commission refuse de rembourser n’est donc nullement le signe d’une « irrégularité » de mes factures ! On le rabâcha pourtant sur tous les tons. Jusqu’à l’accusation d’avoir surfacturé prononcée sans un argument par Christophe barbier, qui aura bientôt l’occasion de présenter ses preuves devant le tribunal qui jugera cette diffamation. Cela suffit à me valoir un « signalement » et une enquête préliminaire ! Et cela alors même que mon compte a été validé par la Commission et par le Conseil constitutionnel.

Par contre, quand Macron tient une réunion sur son programme culturel, le président Logerot ferme les yeux et ne compte pas la somme de la location comme des frais de campagne. Un exemple parmi des dizaines d’autres de bienveillante cécité. Il est donc prouvé qu’il valait mieux ne pas déclarer que de tout déclarer.

On avait à peine finit d’appendre quelle récompense salariale venait de gratifier monsieur le président Logerot pour son épuisement à la tâche que l’on apprend que le compte de campagne de Macron est un nid de faveurs et ristournes qui fait craindre une pratique de sous-facturation systématique.

À cette étape, je ne retiens qu’une chose : les délires sur mon compte de campagne ont servi de leurre pour fabriquer une soupe dans laquelle les révélations prévues sur le compte de campagne de Macron passeraient sous le régime du « tous pourris ». Les stratèges qui ont imaginé cela ont joué avec des allumettes. Car mes comptes sont clairs, je suis sûr de mon fait, de l’honnêteté de mes comptes, je n’ai rien à cacher ni à regretter. Ce n’est pas le cas de mon adversaire .

Dans ces conditions, je suis certain que des tas de gens vont fouiller dans le cas Logerot, de Chalvron et compagnie. D’autres vont regarder de près les ristournes consenties à Macron et les possibles sous-facturations qu’elles constitueraient. Et ils finiront par calculer le total de ce que cela représenterait si cela avait été facturé au prix du marché ou de celui consenti pour les mêmes prestations à ses concurrents. Car il y a un plafond de dépenses en plus des obligations de sincérité des comptes que l’on présente !

Bref, j’encourage mes lecteurs qui en ont le temps et les compétences à faire ces enquêtes. Les Macron-leaks permettent pour qui a le temps de les dépouiller de riches investigations également. Tout cela, il faut le faire. Puisque je suis devenu pour eux une cible permanente de « diversions utiles », il faut que ce type de procédé coûte cher à ceux qui s’en rendent coupables.

Je ne serai pas étonné que les procédés de ristournes et usages des moyens de collectivité tels qu’ils sont mis en cause par les révélations sur les comptes de campagne de Macron soient mis en cause devant la justice. Cela serait sain et utile. Davantage en tous cas que l’épluchage de mes pauvres factures de personnel en campagne ! Car si la justice est désormais instrumentalisée par le régime de Macron pour tenter d’intimider un adversaire résolu et créer des diversions, elle doit aussi pouvoir faire son travail et analyser d’éventuelles « irrégularités » sur les comptes de tous les candidats. Y compris – et peut-être surtout – celui du président.

 

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