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01/09/2018

HULOT "aime ce gouvernement" MAIS LE QUITTE... LA FIN DES ILLUSIONS

 

LA FIN DES ILLUSIONS

Etre ministre, ça n'a d'intérêt que si vous avez le sentiment de faire avancer les choses", confiait Nicolas Hulot en décembre dernier sur France Inter. Ce sentiment a quitté le ministre de la Transition écologique et solidaire au cours des derniers mois et il a donc choisi d'annoncer sa démission, mardi 28 août.

 

LA FIN DES ILLUSIONS

Dans un salon de l'Elysée, Nicolas Hulot attend le chef de l’Etat, lundi 27 août dans l'après-midi, pour évoquer la réforme de la chasse. Il est accompagné par son secrétaire d’Etat, Sébastien Lecornu, et par le président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), Willy Schraen. Arrive un invité que le ministre ne souhaite pas voir : Thierry Coste, ancien agriculteur, et lobbyiste en chef de la FNC. "Je [lui] ai dit frontalement qu'il n'avait rien à faire là", raconte Nicolas Hulot sur France Inter le lendemain. Pour lui, c'est "symptomatique de la présence des lobbys dans les cercles du pouvoir".

Depuis son arrivée au gouvernement, le militant écologiste subit les assauts répétés des groupes de pression de toutes sortes. "Leur influence a énormément pesé sur ses épaules. lls sont présents dans tous les ministères. Hulot expliquait souvent combien c’était compliqué de mener une politique environnementaliste à cause de leur omniprésence", se désole le sénateur EELV Joël Labbé. Comme de nombreux ministres avant lui, Nicolas Hulot n'est pas parvenu à réguler le poids de ces lobbys dans la prise de décision finale. Symbole de cet échec : l’implantation de la bioraffinerie Total dans les Bouches-du-Rhône, bien qu'elle importe 300 000 tonnes d’huile de palme par an.

C’était David contre Goliath : il n’a rien pu faire contre la puissance des lobbys. Leur couvert est mis à l’Elysée.

Noël Mamère

"On constate même que ce gouvernement, c'est les lobbys, avec notamment Edouard Philippe, ancien lobbyiste chez Areva", rappelle Julien Bayou, porte-parole d'EELV. De nombreux écologistes pointent également le rôle du ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, souvent au bras de fer face à Nicolas Hulot, comme sur le dossier des néonicotinoïdes. "Tout le monde sait que Travert défend les intérêts de la FNSEA et de l’industrie agroalimentaire. Devant l’Assemblée, il a osé dire qu’il y avait des controverses scientifiques sur les néonicotinoïdes. C’est un représentant assumé de Monsanto", attaque l'eurodéputé Pascal Durand.

Les lobbys ont finalement eu raison de Nicolas Hulot, qui a jeté l'éponge. "Il est parfois totalement naïf. Il n’a pas mesuré la difficulté d’affronter des groupes de pression ni la nécessité de créer des rapports de force, estime Pascal Durand. Il ne suffit pas de dire le bien pour que le bien arrive." Matthieu Orphelin reconnaît qu'il y a sans doute "d'autres méthodes de fonctionnement à inventer", mais qu'il est "facile de refaire le match après coup". Le député LREM espère désormais que la démission de Nicolas Hulot va permettre au pays de se ressaisir en matière de défense de l'environnement : "Il faut réagir, il faut que cela nous serve d'électrochoc."                                              

                                                        ***
               Récit : Clément Parrot, Thomas Baïetto, Juliette Campion

 

 Là-bas si j'y suis

21 h · 

CHAPEAU M. HULOT ? HEU...

Le capitalisme est en guerre contre la vie sur terre. La démission surprise de Nicolas Hulot confirme avec éclat ce que l'on sait depuis longtemps et qu'il faut dire clairement, il n'y a pas d'arrangement. Pour ceux qui en doutaient encore, la démission du ministre de la Transition écologique, montre Macron pour ce qu'il est : l'actuel fondé de pouvoir du néo-libéralisme installé depuis quarante ans avec des dégâts sociaux et environnementaux chaque fois plus violents. Or, tout en avouant son impuissance avec émotion, Hulot fait l'éloge de ce gouvernement. Donc, pas d'issue ? Pas d'alternative ? Ou seulement un petit pinceau pour repeindre le Titanic en vert ?

[VIDEO] Un débat entre Michèle Rivasi, député européenne EELV, et Olivier Tonneau, enseignant-chercheur à l'Université de Cambridge, ancien candidat La France insoumise aux élections législatives et auteur du blog « Lettres d'un engagé à ses amis qu'il dérange : https://la-bas.org/la-bas-magazi…/entretiens/chapeau-m-hu...

 

HULOT : 'J'aime ce gouvernement"

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