logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

« IMMIGRATION : PLUS DE SERIEUX, MOINS DE PETITS JEUX...(J.Luc MELENCHON) | Page d'accueil | "CEUX QUI N'AIMENT PAS L'ETAT... Ce sont" ... BRAVO Adrien QUATENNENS (France Insoumise) »

10/10/2018

REMANIEMENT MINISTERIEL : DISCORDE ENTRE PHILIPPE ET MACRON ? et la SAISON DU CHRYSANTHEME

Capture RT.JPG

 

Refus de ministrables, discorde entre Philippe et Macron : pourquoi le remaniement tarde-t-il tant ?

Edouard Philippe et Emmanuel Macron entendent recomposer le gouvernement mais ne parviendraient pas à s'entendre. Pire : les ministrables refuseraient de se lancer dans l'aventure. Le suspense ne devrait prendre fin, au mieux, qu'en fin de semaine.

Après une journée de crispation qui a vu Edouard Philippe passer une partie de la matinée à l'Elysée le 9 octobre sans que lui et le président ne parviennent à s'entendre sur un nouveau gouvernement, la séquence continue et les indiscrétions s'étalent dans les médias. Si le gouvernement devait annoncer sa refonte ce 10 octobre, l'Elysée a finalement fait savoir que la France devrait attendre le retour du président de son voyage en Arménie, prévu pour le soir du 12 octobre.

Selon les informations de RTL, pas moins de cinq ministrables auraient déjà refusé de faire leur entrée au gouvernement, notamment pour remplacer le démissionnaire Gérard Collomb à l'Intérieur, ou pour prendre la place de Françoise Nyssen qui selon Valeurs actuelles serait sur la sellette au ministère de la Culture.

Jacques Mézard, ministre à la Cohésion des territoires et Stéphane Travert, ministre de l'Agriculture, seraient aussi sur le départ, selon les informations du journal Le Parisien, qui cite un ministre anonyme : «C’est le grand flou. [Edouard Philippe et Emmanuel Macron] n’arrivent pas à se mettre d’accord sur le casting.»

Le scénario était pourtant ficelé et devait permettre au président de reprendre un peu d'air après un été particulièrement difficile : le Premier ministre devait démissionner avec son gouvernement pour ouvrir la voie à un remaniement large, avant un discours de politique générale avec vote de confiance devant l'Assemblée.

Hélas, Edouard Philippe aurait refusé cette petite musique qui résonnait mal à ses oreilles et qui l'aurait acculé à une situation incommode : le vote de confiance n'aurait pas été dithyrambique, contrairement à celui qui avait suivi sa nomination en juillet 2017 et qui l'avait vu rafler 370 voix. «Il y a eu une bagarre très forte avec le président pour qu’il fasse ce discours de politique générale. Mais Edouard Philippe n’avait pas envie d’un vote de confiance qui l’affaiblisse», assure un membre du premier cercle présidentiel interrogé par Le Parisien.

Je ne veux pas de ça

L'hebdomadaire Valeurs actuelles croit pour sa part savoir qu'Edouard Philippe tenterait de faire valoir les candidatures d'ex-figures de son parti d'origine, Les Républicains (LR), tandis qu'Emmanuel Macron préférerait réserver ses faveurs à des figures de la gauche. Parmi les noms évoqués par Matignon, figurerait Gérald Darmanin à l'Intérieur, secondé par l'ex-patron de la police, Frédéric Péchenard, mais le locataire de l'Elysée aurait opposé son veto à cette combinaison. «Je ne veux pas de ça», aurait-il balayé, estimant que ce duo serait «estampillé sarkozyste pur jus», selon Le Canard enchaîné qui cite «un intime du chef de l’Etat».

C’est moi le patron. Je suis à la manœuvre. Je veux une équipe professionnelle et unie, sans histoire d’étiquettes

Emmanuel Macron préférerait voir arriver le patron des La République en marche (LREM) à Beauvau : le fidèle Christophe Castaner. Proposition à laquelle Edouard Philippe opposerait Jean Castex, ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée sous Nicolas Sarkozy.

Pour remplacer Jacques Mézard à la Cohésion des territoires, Matignon aurait à nouveau fait montre de «pulsions droitières» selon le palmipède et aurait avancé deux autres noms marqués par un parcours aux Républicains : Christophe Béchu, maire d'Angers ou Sébastien Lecornu, en poste au secrétariat à l'Ecologie. Le Canard enchaîné assure que le président aurait réaffirmé son autorité : «C’est moi le patron», aurait-il ainsi tempêté auprès de ses ministres et de préciser : «Je suis à la manœuvre. Je veux une équipe professionnelle et unie, sans histoire d’étiquettes.»

Le remaniement attendra le retour du président

En tout état de cause, les Français devront encore s'armer de patience avant que le suspense ne prenne fin. Selon un communiqué du gouvernement ce 10 octobre, l'annonce n'interviendra pas avant le retour d'Emmanuel Macron de sa visite en Arménie, le soir du 12 octobre.

Cependant, à la question de savoir s'il s'agira d'un gouvernement Philippe III, impliquant une démission de son gouvernement ou seulement d'un remaniement large, mais sans démission du Premier ministre, le flou demeure.

 La saison du chrysanthème

 Affaibli dans les sondages, Gérard Collomb ne veut pas de l'étiquette LREM aux municipales à Lyon

La saison du chrysanthème

Dans quelques heures le remaniement aura lieu. Cet exercice est une diversion. En effet, il a lieu pour tenter de résoudre une crise de débandade unique en son genre. Mais il ne peut pas la régler. Le jeu des apparences qui commence est peint à la peinture à l’eau. À la première averse politique, il n’en restera rien. Par exemple, un grand remaniement maintenant ne sera plus possible après la raclée aux européennes. Donc il nous faut secouer le cocotier sans pause ni trève. Chutes garanties.

Les sorties de Bayrou et Hulot s’étaient amorties dans leur contexte respectif en dépit de la gravité du signal donné. La fuite de Collomb dans l’ambiance de l’affaire Benalla et des foucades du Président a été la goutte qui a fait déborder le vase. La déliquescence politique de la coalition présidentielle à travers le départ des trois figures emblématiques qui l’incarnaient ne se compense pas avec des seconds couteaux de chacune de ces trois sources déjà rendues bien maigrelettes. Les figures du centre sont Bayrou et De Sarnez, les autres sont aimables mais sans consistance de masse. Collomb incarnait la bureaucratie centriste du PS qui croyait se ripoliner après le désastre du Hollandisme.

À présent, ceux-là ont compris que seule la disparition dans le paysage municipal serait le plus raisonnable : Collomb lui-même ne prendra pas l’étiquette présidentielle pour les prochaines municipales. Le recrutement de Bruno Julliard, s’il a lieu, après celui de Dussopt, fait de la macronie la gire des bois morts du PS. Mais il n’entraine pas une seule personne sur ce qu’il reste de terrain au PS. Quoi qu’il en soit, cela répand sur le PS une délicieuse odeur de chrysanthème bien en phase avec la saison qui arrive. Pour ceux qui ne veulent ni se vendre ni se rendre, le moment est venu de changer de poste de combat. La fidélité au vaisseau fantôme de la rue de Solferino n’a plus de sens.

***

 

*

https://francais.rt.com/france/54395-affaibli-dans-sondages-gerard-collomb

Gérard Collomb semble vouloir définitivement prendre ses distances avec la macronie. Pour les prochaines muncipales à Lyon, il a déclaré ne pas vouloir se présenter sous la bannière LREM. L'édile doit aussi faire face à de mauvais sondages...

 

Commentaires

manions remanions union désunion
la vie politique éternel recommencement
amitiès

Écrit par : ventdamont | 13/10/2018

Écrire un commentaire

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique