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11/10/2018

QUAND LE RAMONEUR RIME AVEC PORTE-BONHEUR

2018-10-10 habas RAMONAGE.jpg

Après ça une bonne douche s'imposait

 

 

*****

Les ramoneurs sont nés, il y a plus de quatre cents ans.

Ils protègent les foyers contre le feu, ce qui leur vaut une popularité sans égale

et leur attache la réputation de porte-bonheur

petit_ramoneur

Dès le Moyen-Âge, semble-t-il, la Savoie a pratiqué l’émigration saisonnière pendant les mois d’hiver. Quand la rudesse du climat interdit toute activité à une population agricole, les hommes des villages se font colporteurs et se dirigent vers les pays rhénans - à partir de 1750 une prédilection pour la France, Paris et Lyon. Bien que pour le Français ramoneur signifie "Savoyard", leur recrutement se fait dans trois régions : la Maurienne, la Tarentaise et la vallée d’Aoste.

Au XIXe siècle, la tradition des petits ramoneurs savoyards amène certains enfants de Savoie à partir sur les routes de France pour aller ramoner les cheminées dans les villes, afin de fuir la pauvreté des familles nombreuses.

ramoneurs

 

Le petit ramoneur est devenu l'emblème joyeux et coquin
des Pays de Savoie.


Quand ils quittent leurs montagnes, ils emportent avec eux une petite marmotte pour se rappeler leur pays et ils la font danser pour gagner un peu plus d'argent.

 

marmotte

 

 

Au XIXe siècle, la tradition des petits ramoneurs savoyards amenait certains enfants de Savoie à partir sur les routes de France pour aller ramoner les cheminées dans les villes, afin de fuir la pauvreté des familles nombreuses. Le petit ramoneur est devenu l'emblème joyeux et coquin des Pays de Savoie.

Départ des petits ramoneurs

Le ramonage était mal payé, mais les parents des familles pauvres devaient accepter que leurs enfants fassent ce travail. Départ le jour de la Saint-Gras et retour l'année suivante, à la belle saison. Dès 6 ans, les enfants sillonnaient à pied les routes de France, avec le maître ramoneur qui les a enrôlés...

Ils ramonaient avec un hérisson, mais ils pouvaient aussi grimper à l'intérieur du conduit de cheminée pour la racler. En arrivant en haut, ils criaient « Haut en bas ! ». Une échelle de 2 mètres leur permettait d'accéder à l'ouverture en bas de la cheminée. La suie, récupérée dans des sacs, était revendue à des usines.

Le maître ramoneur imposait 14 heures de travail par jour toute la semaine. S'ils voulaient aller à la messe le dimanche, ils devaient en acheter ce droit à leur patron. Les maîtres ramoneurs étaient, la plupart du temps, d'anciens ramoneurs trop grands pour grimper dans les cheminées et se trouvaient responsables d'une équipe de 3 à 6 enfants, appelés « Farias ». Tous travaillaient pour un patron.

Petits ramoneurs savoyards

L'argent récolté, était récupéré intégralement par le maître ramoneur. Et souvent, il battait les enfants pour prendre aussi leurs pourboires. Il était chargé de fournir des vêtements neufs, de leur donner un logement, une paire de chaussures et le matériel de travail. Quand ils rentraient, en mai, le maître reversait aux familles une somme d'argent, équivalente au prix d'un veau.

Malheureusement, il arrivait que les petits ramoneurs meurent de froid ou la tête fracassée lors d'une chute. Fréquemment, ils contractaient des maladies respiratoires et devenaient allergiques ou aveugles à cause de la suie.

ramoneur - petit savoyard

Pour finir, les lois françaises de 1874 et de 1892, relatives à l'emploi des enfants, découragèrent les maîtres ramoneurs à employer tous ces pauvres enfants en bas âge et les obligèrent à changer leurs méthodes de travail.

Avec eux ont disparu ces migrations savoyardes, qui néanmoins survécurent quelques temps encore de l'autre côté des Alpes, chez nos voisins Piémontais.

 

 

 Dès le 16ème siècle, les particuliers se sont pris de passion pour les cheminées, il en fallait dans "toutes les pièces". Devant un tel engouement, leurs dimensions ont été revues à la baisse. Alors pendant plus de 100 ans, (avant que les outils de nettoyage ne soient inventés), ce sont les jeunes enfants (5/10 ans) qui grimpaient décrasser les "tuyaux".

Imaginez à quel point leurs conditions de travail pouvaient être pénibles et cruelles.


C'est donc pour rendre hommage à ces premiers "Spazzacamini" que les ramoneurs d'Europe se réunissent depuis des décénnies dans la Vallée Vigezzo et au Lac Majeur, Italie, berceau de leur profession. Pour leur rendre hommage et aussi pour célébrer les progrès réalisés.

Aussi un musée leur est dédié : instruments de travail, vêtements, des outils (brosses, râpes, balais), photographies et des publications sur un métier symbole de toute une époque.

 

 

 

Ramoneur, porte bonheur
La légende veut qu’en 1066, un ramoneur sauva la vie de Guillaume roi de Grande-Bretagne. Pour le remercier ce dernier l'invita au mariage de sa fille. Dans la foulée les ramoneurs se virent autorisés à porter le chapeau haut de forme, réservé à la royauté et à la noblesse. Octroyer le pouvoir de chasser les mauvais sorts d'un simple coup de balais, porter 13 boutons à sa veste (comme eux) devint même symbole de chance.

Forts de ce nouveau statut, il n'était pas rare de voir dans les rues le jour du nouvel an, des ramoneurs transportant des cochons (eux aussi porte-bonheur). Les personnes payaient une petite somme afin de tirer un poil du porc et de faire un vœu.

Aujourd'hui encore, cette superstition persiste et beaucoup de ramoneurs sont conviés à des mariages afin d'assurer aux époux tout le bonheur qu"ils espèrent.

https://www.aufeminin.com/deco-pro/ramoneurs-porte-bonheur-s

 https://hautesavoiephotos.com/ramoneur.htm

ramoneur

Besogne de gagne-misère plus que métier, itinérante et saisonnière, masculine, en groupe. Surnoms: le ramona, le ramonicha. Les petits ramoneurs itinérants, les commis des bougnats et les grâleurs de marrons étaient appelés également les "hirondelles d'hiver", parce que leur passage, au déclin de l'automne, annonçait l'imminence des froidures. Saison des ramonages: de Pâques à la Toussaint, quand l'âtre ne servait plus à chauffer les pièces à vivre. On sait qu'en Alsace, les cigognes se plaisent à coiffer de leur nid les souches de cheminée.
Les ramoneurs ne passaient dans les villages qu'après l'envol des cigogneaux.
Le maître portait un habit de drap noir orné d'une double rangée de gros boutons dorés. Il se coiffait d'un chapeau haut-de-forme. Le ramoneur finissait d'user des penailles qui lui laissaient une grande liberté de mouvement; il se coiffait d'un bonnet de laine, qu'il s'enfonçait jusqu'aux oreilles, et marchait pieds nus dans de méchants sabots. Protection de travail: les manchons et les genouillères de cuir.

Maladies professionnelles: l'arthrite des rotules. La quasi-totalité des cheminées étant basses, on ne pouvait les écouvillonner qu'en s'agenouillant. La tumeur dite "des ramoneurs". Ce cancer débute généralement par une affection du scrotum ou des testicules.

Outils: des cordes, une large raclette rectangulaire en fer, la brosse hérisson.

http://www.histoire-en-questions.fr/metiers/ramoneurs.

 

Commentaires

et comme la combustion du bois et les fumées
contiennent de substances toxiques
ce boulot n'était pas une synécure
tout juste bon à nourrir son homme
amitiès

Écrit par : ventdamont | 13/10/2018

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